#zoologie


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Cette méduse lance des grenades urticantes pour piquer à distance

Cassiopea xamachana | Allen Collins et Cheryl Ames

Personne n’aime se faire piquer par une méduse et cette nouvelle relayée par The New York Times ne devrait pas réjouir les baigneurs. Des biologistes ont en effet identifié un moyen de défense inédit pour l’une d’entre elle vivant aux Caraïbes: projeter autour d’elle un mucus rempli de petites boules de cellules urticantes, comparable à de petites grenades flottantes.

Pourquoi on en parle. L’espèce incriminée, Cassiopea xamachana a la particularité de vivre pratiquement immobile, posée à l’envers sur le fond marin. Sa capacité à projeter des cellules urticantes lui permettrait ainsi de mieux se défendre et de tuer des proies à proximités. Les chercheurs pensent également que cela expliquerait plusieurs cas de piqures rencontrés chez des nageurs qui pourtant ne s’étaient pas approchés de méduses.

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Lire l'article de The New York Times

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La fonte de l’Arctique aurait ouvert le passage à un virus

Fonte de l’Arctique Photo: KEYSTONE AP NASA

En 1988, le virus PDV faisait son apparition en Europe du Nord et décimait des milliers de phoques. 15 ans plus tard, des scientifiques détectaient l’agent infectieux chez des populations de loutres en Alaska.

Comment a-t-il passé de l’Atlantique au Pacifique? Dans Scientific Reports, des chercheurs californiens montrent que le virus emprunte probablement la voie de l’océan Arctique, libérée par le réchauffement climatique.

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National Geographic

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Les photos touristiques des safaris, un outil efficace et peu onéreux au secours de la faune sauvage africaine

Deux lycaons au Botswana | Megan Claase, Rafiq et al./ Current Biology, 2019

Participer à un safari photo tout en donnant un coup de pouce à la science. L’idée n’est pas antinomique! Les photographies touristiques permettraient en effet d’estimer aussi finement que les méthodes de suivi traditionnelles des populations de grands prédateurs africains. Et cela, pour moins cher!

Pourquoi c’est important. Selon la dernière actualisation de la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 28’338 espèces animales sont menacées d’extinction. Mais à cause des contraintes budgétaires, le suivi des populations et le comptage des espèces dans les zones protégées passent souvent après d’autres mesures plus immédiates, comme la lutte contre le braconnage.

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La collerette du dragon dériverait de ses branchies, selon une étude de l'UNIGE

Le dragon à collerette utilise son large cou pour effrayer les prédateurs et les concurents. | Pixabay

Le dragon à collerette est un lézard à la particularité bien étonnante: un large disque de peau repose autour de sa tête et de son cou. Aujourd’hui, le lézard déploie son ornement pour effrayer ses prédateurs et ses concurrents. Selon des chercheurs de l’UNIGE, cette peau ainsi que les os et cartilages qui la soutiennent, proviendraient d’arcs branchiaux embryonnaires.

Pourquoi on en parle. Cette découverte démontre une fois de plus que l’évolution «est capable de “recycler” les anciennes structures en de nouvelles formes jouant des rôles différents», s’enthousiasme Michel Milinkovitch, professeur à l’UNIGE et chef de groupe à l’institut suisse en Bioinformatique.

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Lire l'article complet dans eLife (EN)

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Agriculture, médecine, écologie… la génomique des ruminants est pleine de richesses

La régénération rapide des bois des cerfs (ici un élaphe) intéresse la recherche sur les tumeurs | Luc Viatour - Creative Commons

Afin de percer les secrets des ruminants, il existe désormais le Ruminant Genome Project, un programme de recherche d’envergure analysant et comparant l’ADN de ces animaux. De la vache à la girafe, en passant par le cerf, ces espèces iconiques, caractérisées par leur estomac à quatre compartiments, sont présents dans tous les milieux. Leur étude dessine des pistes pour améliorer l’élevage ou créer de nouvelles solutions biomédicales.

Pourquoi c’est intéressant. Les ruminants représentent un groupe très important d’herbivores. Certaines espèces sont essentielles dans les projets agricoles, comme les bovins, les ovins, les caprins, ou même les rennes. D’autres sont menacées d’extinction, comme le cerf d’Eld. Ces travaux soulignent la force d’adaptation de ces animaux et mettent en lumière des particularités génétiques d’intérêt, comme la capacité de régénération des bois de cerfs.

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Les poissons aussi perdent le moral après un chagrin d'amour

Un poisson femelle de l'espèce Amatitlania siquia | Haplochromis/Creative Commons

Les poissons aussi présentent un attachement émotionnel à leur partenaire, en tout cas chez le clichidé zébré (Amatitlania siquia), petit poisson monogame originaire de l’Amérique centrale. Lorsqu’on sépare les deux moitiés du couple, la femelle se montre rapidement plus “pessimiste”.

Pourquoi c’est étonnant. C’est la première fois que ce test d’attachement, dit de “biais de jugement”, est réalisé chez une espèce de poisson. L’expérience est relatée dans la revue scientifique Proceedings of the royal society B (EN).

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Communiquer ou conduire, les oiseaux aussi doivent choisir

Winger B. et al.

Utiliser son smartphone au volant est dangereux pour les humains. Cela pourrait aussi être le cas pour les oiseaux migrateurs, révèle une revue scientifique britannique (EN). Les espèces qui «tweetent» (gazouillent) le plus en survolant les villes de nuit, sont celles qui s’écrasent le plus contre les vitres des grands immeubles.

Pourquoi c’est important. Chaque année, près d’un milliard d’oiseaux seraient tués en heurtant des vitres, rien qu’aux États-Unis, selon une étude de 2014 (EN). La lumière nocturne perturbe le vol des oiseaux migrateurs et conduit certaines espèces à gazouiller pour alerter leurs congénères en cas de difficulté à se diriger.