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Nouveau coronavirus: les dernières nouvelles alors que la barre des 100 morts vient d'être dépassée

Situation de l'épidémie dans le monde, le 27 janvier 2020. | John Hopkins University / DR

Depuis le 31 décembre dernier, la flambée de pneumonies liées à un nouveau coronavirus inquiète les autorités sanitaires mondiales. Retour sur les étapes importantes de cette épidémie, qui prend sa source à Wuhan, au centre de la Chine, et alors que le virus s'est exporté sur plusieurs continents et que le nombre de décès ne cesse d'augmenter.

Évolution en temps réel. Des ingénieurs de l’université John Hopkins à Baltimore ont créé une carte comportant de nombreuses informations utiles pour suivre l’évolution de l’épidémie du 2019-nCov. On y trouve le nombre de contaminations confirmées dans le monde et le nombre de décès enregistrés, notamment. Pour découvrir ce travail, c’est par ici: Wuhan Coronavirus (2019-nCoV).

29 janvier. L’épidémie continue à s’étendre et on comptabilise désormais 132 morts et 6057 personnes infectées.

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Nouveau coronavirus: l’OMS estime que l’urgence sanitaire est de portée… chinoise

Ls membres du comité d'urgence de l'OMS sur le 2019-nCoV en cours de délibération. | OMS, DR

Réunis pour le deuxième jour consécutif à Genève, les membres du comité d’urgence de l’OMS ont finalement décidé, jeudi 23 janvier, de ne pas classer l’épidémie à nouveau coronavirus (2019-nCoV) comme une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). «Ne vous méprenez pas: il s’agit bien d’une urgence en Chine, mais pas encore d’une urgence sanitaire mondiale», a précisé le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’institution.

Pourquoi on vous en parle. Le dernier bilan de l’épidémie fait état de près de 500 personnes contaminées (dont 95 dans un état grave) et de 17 victimes en Chine. Des cas sont avérés au Japon, en Corée, à Singapour, en Thaïlande, au Vietnam et aux États-Unis. À tort ou à raison, le monde entier était suspendu à la décision de l’OMS. Les impressionnantes mesures de confinement mises en œuvre par la Chine ont peut-être infléchi la donne – elles ont en tout cas donné matière à discussion aux experts.

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Nouveau coronavirus: pourquoi l’OMS temporise pour statuer sur l'épidémie en cours

L'OMS a tenu une conférence de presse mercredi 22 janvier. | KEYSTONE / Salvatore Di Nolfi

Un comité spécial de l’OMS était réuni mercredi 22 janvier pour déterminer si l’épidémie à nouveau coronavirus de Wuhan devait être classée comme une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), le plus haut niveau de classification en santé publique globale. Après plusieurs heures de délibérations, le comité n’a pas été en mesure de donner un avis. Une nouvelle réunion se tiendra ce jeudi 23 janvier.

Pourquoi c’est important. Le dernier bilan de l’épidémie à nouveau coronavirus (nCoV) fait état de près de 500 personnes contaminées, y compris dans d’autres pays d’Asie (Thaïlande, Japon, Corée du Nord), aux États-Unis (1 cas) et peut-être en Australie (1 cas, à confirmer). On recense à ce jour 17 victimes, toutes chinoises. A l’approche du Nouvel An asiatique, le risque de pandémie pourrait être sérieux. Mais les données présentées à l’OMS par les autorités chinoises laissent encore beaucoup d’éléments dans l’ombre, et quelques soupçons pèsent sur la bonne volonté de Pékin.

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Nouveau coronavirus en Chine: vrai risque pandémique ou émoi exagéré?

Personnel en combinaison de protection contre les risques biologiques avec un brancard métallique près du service des patients hospitalisés du centre de traitement médical de Wuhan, où certains patients infectés par un nouveau coronavirus sont traités, à Wuhan, en Chine, le mardi 21 janvier 2020. | Keystone / AP / Dake Kang

Se dirige-t-on vers une épidémie sur l’ensemble du continent asiatique? Les annonces de l’OMS lundi 20 janvier 2020 concernant la flambée de pneumonies à nouveau coronavirus (nCoV) inquiètent les autorités: avec les nouveaux tests diagnostiques, 139 nouveaux cas ont été diagnostiqués en Chine en l’espace de deux jours. Alors que le spectre de l’épidémie de Sras de 2002 commence à resurgir, le président Xi Jinping est apparu à la télévision nationale chinoise pour appeler à «enrayer résolument l’épidémie». L’ONU annonce une réunion d’urgence à Genève mercredi.

Pourquoi c’est alarmant. Alors que la flambée était jusque-là limitée à la ville de Wuhan (11 millions d’habitants) et à quelques voyageurs isolés (2 cas en Thaïlande, 1 au Japon, 1 en Corée du sud), le nouveau bilan fait état de trois fois plus de patients, dont certains dans les métropoles très peuplées de Beijing (23 millions d’habitants) et Shenzhen (13 millions). Par ailleurs, les autorités chinoises ont confirmé l’existence d’une transmission d’humain à humain. Avec le Nouvel An chinois en vue, la perspective d’une épidémie se fait plus sérieuse.

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Épidémie de pneumonies: un deuxième patient est décédé en Chine

Les coronavirus ont ainsi été baptisés à cause de leur "couronne" de protéines de surface, visible en microscopie. | CDC / Dr Fred Murphy

L’épidémie de pneumonies virales en Asie, liées à un coronavirus jusque-là inconnu, a fait une deuxième victime, rapporte le Guardian, sur la base d’une communication des autorités sanitaires de Wuhan. Il s’agit d’un homme de 69 ans résidant dans la cité chinoise. Les premiers symptômes se sont déclarés le 21 décembre 2019, au début de l’épidémie, et l’homme a été hospitalisé le 4 janvier, son état se détériorant. Il est décédé à l’hôpital deux semaines plus tard, le 15 janvier, à la suite de multiples défaillances d’organes.

Le point sur la situation. C’est le deuxième patient décédé dans l’épidémie, après un homme de 61 ans la semaine dernière, également à Wuhan. Une quarantaine de patients ont été diagnostiqués à ce stade, dont deux hors de Chine (Thaïlande et Japon). Ce coronavirus, a priori d’origine animale, semble se transmettre difficilement d’humain à humain, mais les autorités sanitaires restent sur le qui-vive. D’après l’agence de presse AP, une équipe de chercheurs en virologie de l’hôpital de la Charité à Berlin a mis au point un test de diagnostic rapide, qui permettra d’identifier plus facilement d’éventuels nouveaux patients.

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À lire dans le Guardian (EN)

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Le Japon annonce un premier cas de pneumonie liée au nouveau coronavirus

Keystone / Eugene Hoshiko

L’épidémie de pneumonies initiée en fin d’année à Wuhan, en Chine, continue de faire parler d’elle. Un homme d’une trentaine d’année vient d’être diagnostiqué au Japon, dans la préfecture de Kanagawa, rapporte le Japan Times. L’annonce a été faite par les autorités nippones jeudi 16 janvier. Ce ressortissant chinois a sans doute contracté le nouveau coronavirus à Wuhan, avant de rentrer au Japon le 6 janvier et d’être hospitalisé quatre jours plus tard. Il est désormais tiré d’affaire et a quitté l’hôpital.

Pourquoi on vous en parle. Après la Thaïlande, c’est seulement la deuxième fois qu’un patient est diagnostiqué hors de Chine depuis le début de l’épidémie, en décembre 2019. Tous les cas identifiés à ce jour sont liés au marché aux fruits de mer de Wuhan, y compris les deux patients diagnostiqués à l’étranger, et aucune transmission d’humain à humain n’a été formellement mise en évidence. À l’heure actuelle, et même si les autorités sanitaires restent en alerte, les nouvelles sont donc plutôt rassurantes.

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À lire sur le Japan Times (EN)

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Épidémie en Chine: les nouvelles sont moins alarmantes qu’il n’y paraît

Conférence des autorités sanitaires de Wuhan, le 11 janvier dernier. | Keystone / Andy Wong

Le 31 décembre 2019, la Chine a informé le monde sur l’apparition de cas de pneumonies d’origine inconnue dans la cité de Wuhan (10 millions d’habitants), à l’intérieur des terres. Une quarantaine de patients ont été identifiés à ce jour, qui sont tous en lien avec le marché aux fruits de mer de la ville. On sait désormais que ces cas de maladie sont dus à un nouveau virus respiratoire, de la famille des Coronavirus.

Les dernières nouvelles. Jusque-là cantonnée à la Chine, l’épidémie a traversé la mer: un nouveau cas a été diagnostiqué en Thaïlande le 8 janvier dernier, vient d’annoncer l’OMS. Il s’agit d’une femme ayant voyagé à Wuhan, placée en quarantaine depuis son retour, mais son état n’inspire pas grande inquiétude. L’épidémie a également fait sa première victime: un Chinois de 61 ans, coutumier du marché de Wuhan. Déjà atteint de problèmes au foie et de tumeurs à l’estomac, il est décédé de défaillance cardiaque le 9 janvier au soir.