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REPORTAGE – A l’Hôpital de La Tour à Genève, on traque le coronavirus avec le sourire

Sonia est venue se faire dépister. Elle attend sous l'œil attentif de Xavier, membre de la protection civile, qui gère l'arrivée des patients. | Heidi.news

«Vous avez une narine de préférence?» Cette question insolite s’échappe des parois d’un box du centre de prélèvement de l’Hôpital de La Tour à Genève, où un jeune homme est en train de se faire administrer un frottis nasopharyngé. Depuis vendredi 27 mars, les patients sont pris en charge dans une nouvelle structure, destinée au dépistage du coronavirus, composée de deux tentes connectées l’une à l’autre. Afin d’anticiper un afflux massif de patients, l’hôpital a vu grand: il peut désormais tester 240 patients par jour. Reportage.

Pourquoi c’est intéressant. S’immerger au centre de dépistage de l’Hôpital de La Tour permet de comprendre comment la population perçoit le coronavirus, les premières étapes de prise en charge et d’appréhender la capacité d’adaptation remarquable du personnel de santé. À Genève, les HUG accueillent l’ensemble des patients Covid-19. En soutien, les cliniques privées partenaires et le Réseau des Urgences Genevois (RUG), dont fait partie l’Hôpital de La Tour, participent à l’effort de prise en charge ambulatoire et au dépistage.

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Au Nigeria, une autre épidémie dont on ne parle pas

Au Nigeria, on se prémunit contre le coronavirus mais la fièvre de Lassa tue plus. Photo: Keystone

Alors qu’une seule personne est contaminée par le coronavirus au Nigeria, la fièvre de Lassa, virus plus mortel, a infecté 774 personnes, en tuant 132.

Pourquoi c’est important. Depuis le début de l’année, elle a contaminé presque autant de personne dans le pays que durant toute l’année 2019.

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Quartz

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A Genève, la fondation Find coordonne les efforts mondiaux pour mieux diagnostiquer Covid-19

La fondation Find a reçu 220 candidatures de fabricants de tests diagnostiques pour Covid-19. | Keystone / Alex Plavevski

Les 11 et 12 février derniers, l'OMS a organisé un forum sur la recherche en matière de tests diagnostiques pour Covid-19. D’importantes lacunes dans la détection de l’épidémie ont été identifiées et des procédures pour accélérer et financer les recherches prioritaires ont été mises en place. La Foundation for Innovative New Diagnostics (Find) s’est vu confier la mission d’évaluer les nombreux (130) tests de dépistage du Covid-19 déjà utilisés ou sur le point d’arriver sur le marché, en collaboration avec les hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et l'OMS.

Pourquoi c’est crucial. Bien que les tests actuels de dépistage de Covid-19 soient considérés comme précis, leur utilisation est limitée aux agences centrales de santé et aux laboratoires accrédités. Cette approche est lente et exige beaucoup de ressources. Cela limite la capacité à suivre la maladie avec précision et à identifier les patients avant que leur infection ne soit largement transmise. La Chine, l'Italie et l'Iran se sont déclarés débordés sur ce plan.

Chaque jour, la newsletter qui vous livrera infos, témoignages et analyses au cœur des hôpitaux.

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Des pistes pour expliquer la contagion du nouveau coronavirus

Les virus s'échappent d'une cellule (image d'illustration) | NIAID- RML/NATIONAL INSTITUTES OF HEALTH

Alors que chaque pays touché tente de faire face à la flambée de Covid-19, le virus incriminé, baptisé SARS-CoV-2, reste encore largement mystérieux. Et pour cause: celui-ci n’avait pas été identifié avant les débuts de l’épidémie. Des travaux de biologie, notamment publiés début mars dans Science, commencent à éclaircir la structure moléculaire du virus et son mode d’action. Nature en dresse l’état des lieux. Ces travaux s’intéressent à la façon dont le virus parvient à s’accrocher à un récepteur sur la membrane des cellules du corps. Et plus particulièrement, à la protéine de forme pointue exprimée par le virus qui permet cet abordage, dix fois plus efficace que celle du SRAS.

Pourquoi on en parle. C’est cette compréhension qui permettra peut-être un jour de concevoir des antiviraux efficaces contre la maladie. Surtout, la protéine en question possède un site activé par la furine, une enzyme que l’on retrouve dans de nombreux tissus humains, comme les poumons, le foie et l’intestin, qui sont donc vulnérables face au virus. Les autres coronavirus (dont le SRAS) ne présentent pas cette caractéristique. Mais de là à dire que cela permet d’expliquer la diffusion rapide du virus chez l’humain, les chercheurs restent pour l’instant prudents.

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A lire sur Nature

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Un abécédaire pour comprendre le monde fascinant des virus

Illustration de virus. | Shutterstock

Il y a ceux qui sont latents, ceux qui nous aident à vivre. Il y a ceux qui infectent les animaux, ceux qui touchent les plantes ou les bactéries. Ces agents infectieux sont partout.

Pourquoi on en parle. Si 1500 agents pathogènes ont été identifiés chez les êtres humains et 200 virus environ identifiés, beaucoup de virus restent inconnus. Mais au fond, qu'est-ce qu'un virus? De leur origine à leurs activations et transformations, voici un abécédaire captivant sur cette forme de vivant.

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France Culture

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Des chercheurs bernois créent une «usine» à nouveau coronavirus

Shutterstock / Naeblis

Des chercheurs de l’université de Berne sont parvenus à synthétiser le nouveau coronavirus, responsable de l’épidémie de Covid-19. Pour ce faire l’équipe a trouvé le moyen de stocker le matériel génétique du virus de manière à pouvoir le «ressusciter» à la demande et étudier ses transformations, sa sensibilité à différentes substances, voire, à terme, élaborer un vaccin. Cette approche, dite de génétique inverse, est déjà utilisée dans le développement des vaccins et la recherche.

Pourquoi c’est important. Il s’agit là plutôt de recherche fondamentale que de travaux mobilisables immédiatement dans la crise Covid-19. Mais ces travaux, diffusés le 21 février 2020 en prépublication sur la plateforme BioRxiv, permettent de suivre l’évolution du virus, de mieux le comprendre et donc, à terme, de mieux le combattre.

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Covid-19: l'évolution de l'épidémie ce week-end en Italie et les craintes tessinoises

Des policiers italiens font barrage à l'entrée de la ville de Casalpusterlengo en Lombardie. | Keystone / EPA / Andrea Fasani

Nous suivons l'évolution de l'épidémie de Covid-19 qui prend sa source à Wuhan, au centre de la Chine. En voici les principales étapes depuis le 31 décembre 2019.

24 février. Ce week-end, la situation dans le Nord de l’Italie a pris des proportions inquiétantes: de 14 cas vendredi 21 février, le pays est passé à 155 cas dimanche soir. Un bilan auquel il faut ajouter 26 personnes en soins intensifs et trois décès. Environ 52’000 Italiens sont également confinés chez eux, en Lombardie et en Vénétie. Le carnaval de Venise s’est arrêté ce dimanche 23 février (alors qu’il devait se terminer demain) et la liaison ferroviaire entre l’Autriche et l’Italie (par le col du Brenner) a été interrompue brièvement dimanche soir.

Au Tessin, la situation inquiète. L’OFSP, le médecin cantonal tessinois Giorgio Merlani, les professionnels de la santé, les autorités et les organismes chargés de gérer une éventuelle propagation du virus en Suisse et au Tessin ont été en contact permanent de week-end. Le but: faire face à une éventuelle contagion en Suisse. Ce groupe de coordination élargi décide des mesures à prendre et en informera la population ce lundi 24 février dans l’après-midi.

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Covid-19: pourquoi le nombre de cas bondit soudainement en Chine

En orange, la courbe du nombre de cas de Covid-19 en Chine. | Capture d'écran du site de l'Université John Hopkins

Entre le 12 et le 13 février, 14’840 nouveaux cas de Covid-19 ont été annoncés par les autorités chinoises, portant le bilan du pays à près de 60’000 infections confirmées. Hors de Chine, 565 personnes sont infectées, dont une bonne partie (218) sur le seul navire Diamond Princess, en quarantaine dans le port de Yokohama au Japon. Jeudi 13 février, les autorités du Hubei ont annoncé avoir ouvert les critères de diagnostic, ce qui explique cette hausse.

Pourquoi on vous en parle. En début de semaine, la Chine et l’OMS se réjouissaient de voir le nombre de nouveaux cas diminuer. Ce qui faisait dire à certains experts que l’on s’approchait peut-être du pic épidémique. La décision de modifier les critères diagnostiques fait suite à une reprise en main du pouvoir central. Pékin vient de limoger les officiels aux manettes à Wuhan et dans la province du Hubei.

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Les Suisses confinés sur le «Diamond Princess» vont bien

Le bateau de croisière est en quarantaine dans le port de Yokohama, Japon. | Keystone / Eugene Hoshiko

Le 6 février, le département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a confirmé que deux Suisses se trouvaient à bord du bateau de croisière Diamond Princess, mis en quarantaine dans le port de Yokohama. Contacté ce 12 février, le DFAE donne des nouvelles rassurantes par la voix de sa porte-parole Noémie Charton: «Les deux ressortissants suisses qui se trouvent sur le navire sont toujours en bonne santé. Le DFAE est en contact régulier avec eux.»

Pourquoi on en parle. Le gouvernement japonais a annoncé ce matin que le nombre de personnes infectées sur le navire de croisière est passé à 174 personnes. Les deux personnes de nationalité suisse ne sont pas touchées, mais continue leur quarantaine.

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Un foyer de grippe aviaire en Europe de l’Est inquiète la Suisse

Les premiers cas ont été observés dans des exploitations de dindes en Pologne. | Pixabay / Alexas_Fotos

Depuis le 31 janvier 2019, plusieurs cas de grippe aviaire hautement pathogène H5N8 ont été diagnostiqués dans des exploitations de volaille et sur des oiseaux sauvages en Europe de l’Est et en Allemagne. Afin d’éviter toute propagation dans les élevages, l’Union européenne a pris une série de mesures, également adoptées par la Confédération. Bonnes nouvelles cependant: selon les connaissances actuelles, le virus H5N8 n’est pas transmissible à l’humain, ni à d’autres espèces animales que celles des oiseaux et son risque de propagation devrait redescendre dans les prochaines semaines.

Pourquoi on vous en parle. Parmi les mesures prises figure notamment l’interdiction d’importer de la volaille vivante en provenance des zones de protection et de surveillance instaurées autour des exploitations touchées. La viande de volaille provenant de ces zones ne peut être importées que si elle subit un traitement thermique spécifique. Par ailleurs, la population est priée de signaler tout oiseau d’eau ou rapace retrouvé mort ou malade à un garde-chasse ou au service vétérinaire compétant.

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Covid-19: pourquoi mettre un masque de protection à son chien relève de la psychose

Les animaux domestiques peuvent-ils être infectés et transmettre Covid-19 aux humains de leur entourage ? Cela est peu probable répond le journaliste Benoît Zagdoun sur franceinfo. Bien que le risque existe, il est faible, car le franchissement de la barrière entre les espèces nécessite une succession de conditions particulières et rares. Les humains et les animaux domestiques ne souffrent généralement pas des mêmes maladies virales et bien qu’il existe certains coronavirus chez les chiens et les chats, jusqu’à aujourd’hui, ils n’infectaient pas les humains. Pour l’heure, aucun cas n’a été découvert chez un animal domestique.

Pourquoi on vous en parle. L’OMS a annoncé que rien ne prouvait que les animaux de compagnie puissent être infectés par le nouveau coronavirus. Une information qui mérite d’être connue à l’heure où les images de chiens portant des masques de protection circulent en masse sur les réseaux sociaux et que les rumeurs sur les animaux domestiques abattus en pleine rue, de peur qu’ils ne transmettent le virus, s’accumulent.

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À lire sur Franceinfo

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Coronavirus: la quarantaine d'un enfant à Neuchâtel met en lumière les stratégies cantonales

À l’heure où un enfant de 10 ans a été placé en quarantaine à domicile dans le canton de Neuchâtel, Heidi.news vous propose un tour d’horizon des plans d’attaque en matière de lutte contre le coronavirus des cantons romands sans hôpitaux universitaires. Des stratégies ont été mises en place afin de permettre une gestion efficace du virus et d’éviter tous risques de propagation. Fribourg, Jura, Neuchâtel et le Valais ont désigné des sites de référence.

Pourquoi on en parle. La prise en charge de patients atteints de 2019-nCoV est proche de celle mise en place pour une grippe sévère. Tous les cantons romands pourraient donc être amenés à prendre en charge un patient infecté au sein de leur hôpital de référence. Afin de construire une action coordonnée et efficace, les médecins cantonaux et l’OFSP tiennent deux conférences téléphoniques hebdomadaires. Les médecins cantonaux ont également l’appui d’une coordinatrice romande des maladies transmissibles.

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Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

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Pour les expatriés qui ont quitté la Chine à cause du coronavirus se pose la question du retour

De nombreuses personnes ont quitté la Chine depuis le début de l'épidémie. | Keystone

Le coronavirus vu de Chine, épisode 2. Ou plutôt de Shangaï, où Marco D’Amore y est installé depuis 2012. Il s'occupe d'accompagner l’installation d’entreprises en Chine. S'il est revenu en Europe le 1er février par précaution face au coronavirus, il envisage déjà d’y retourner. Mais ce ne sera pas pour tout de suite.

«Je suis pressé de revenir en Chine». Marco D’Amore a d’abord vu certains collègues de bureau, puis d’autres expatriés rentrer en Europe à cause de l’épidémie de coronavirus. Et ce, dès la semaine du 20 janvier «lorsqu’il y a eu les premiers articles dans la presse». C’est le 1er février que ce Lausannois, installé à un peu moins de 1000 kilomètres de Wuhan, décide de rentrer à son tour. Se pose à présent la question du retour en Chine.

Le départ de Shanghai. Tout commence au mois de décembre, bien avant l’emballement. Trois amis proches contractent des pneumonies. Les cas se multiplient. Les départs se multiplient. Rester à Shanghaï, où «tout le monde sans exception portait un masque» n’était plus envisageable.

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Pourquoi la fermeture des frontières ne bloquera pas la propagation du nouveau coronavirus

Keystone / Etienne Laurent

Le 31 janvier, les Etat-Unis annonçaient refuser l’entrée des ressortissants étrangers s’étant rendus en Chine au cours des deux dernières semaines. De telles mesures de restrictions sont-elles vraiment efficaces? Non, répond le journaliste scientifique Adam Rogers dans Wired. En cause, notamment: la méconnaissance du mode de transmission du virus, l’inefficacité de mesures similaires prises par le passé et le fait qu’il soit probablement déjà trop tard.

Pourquoi c’est intéressant. Est citée notamment une méta-analyse britannique de 2014 portant sur l’effet des restrictions de voyage sur les épidémies de grippe. Conclusion: celles-ci ont ralenti la propagation de l’ordre de… 3%. C’est même moins dans les grandes villes et lorsque les mesures entrent en jeu tardivement. À l’heure où plusieurs pays prennent des mesures à l’encontre de la Chine, de nombreux scientifiques rappellent que la lutte contre le nouveau coronavirus doit s’inscrire dans une politique de santé globale, et non une volonté illusoire de sécurité nationale.

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À lire sur Wired (EN)

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La Suisse toujours épargnée par le coronavirus

Virginie Masserey, responsable de la section contrôle de l'infection à l'OFSP, Daniel Koch, responsable de la division maladies transmissibles à l'OFSP, et Hans-Peter Lenz, chef du centre de gestion des crises au DFAE, lors de la conférence du presse du 7 février. | Keystone / Marcel Bieri

Tout va bien! C’est en résumé le message que désiraient faire passer l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) lors de leur conférence de presse ce 7 janvier à Berne. Les Suisses actuellement en quarantaine vont bien. Et il n’y a toujours pas de cas déclaré dans le pays.

Pourquoi on en parle. Deux cents cas suspects (tous négatifs) ont été recensé dans le pays. Le week-end dernier, cinq Suisses et trois membres de leur famille ont été rapatriés de Chine par les autorités françaises. Ils sont en quarantaine dans la région de Marseille. Un couple a également été placé en quarantaine sur le bateau de croisière Diamond Princess, à Yokohama (Japon).