#VIH


S'abonner
| | radar

Bébés CRISPR en Chine: les fiascos de l'expérimentation

Le généticien He Jiankui lorsqu'il a stupéfié le monde, en octobre 2018. ALEX HOFFORD/EPA/Kesytone.

Le généticien chinois He Jiankui prétendait vouloir construire une immunité naturelle contre le sida. Il avait réalisé en 2018 des manipulations sur des embryons dans l'objectif de provoquer une mutation de leur génome.

Ce qui s’est passé. Deux jumelles sont nées de cette expérimentation, un troisième bébé peut-être aussi. Selon la revue du MIT, non seulement les modifications n'auraient pas atteint l'objectif contre le VIH mais des mutations aux conséquences imprévisibles ont pu se produire ailleurs. Il y a quelques mois, une publication scientifique, depuis rétractée, mettait déjà en garde contre le risque de mutations indésirables ailleurs dans le génome.

link

MIT Technoglogy Review

| | opinion

Le sida ne tue plus en Suisse, mais les porteurs de VIH vivent toujours dans la peur

Nathan Schocher. | Aide suisse contre le sida

Nathan Schocher est responsable du département «Personnes vivant avec le VIH» et responsable «Gestion du savoir» auprès de l’Aide suisse contre le sida, à Zurich. A l’occasion de la Journée mondial de lutte contre le sida, du 1er décembre, il évoque les enjeux de cette maladie devenue chronique, mais stigmatisante.

En Suisse, 17'000 personnes vivent avec le VIH. La plupart d’entre-elles profitent d’un traitement efficace et leur charge virale est indétectable. Cela leur permet de ne plus transmettre le virus. De nouvelles infections grossissent ce contingent chaque année, mais avec 425 diagnostics en 2018, le nombre de transmissions a atteint un niveau historiquement bas.

Pourquoi le sida est devenue invisible. Cette évolution, cette fin de la mortalité, cette transformation du sida en maladie chronique a fait disparaitre le VIH de l’espace public. Vivre avec le VIH est désormais une question qui ne sort (presque) plus de la sphère privée. Faites le test: dans votre entourage, combien de personnes séropositives connaissez-vous? Zéro? Statistiquement, ce chiffre devrait être plus élevé. Si l’on ne perçoit plus le sida, c’est qu’il se terre, se tait, se dissimule. La maladie ne tue plus, mais elle demeure stigmatisante.

| | twitter

La thérapie cellulaire CAR-T à l’essai contre le sida

La thérapie cellulaire CAR-T, à base de cellules immunitaires modifiées en laboratoire, est sans doute le traitement expérimental le plus prometteur contre les cancers. Mais des recherches existent aussi dans le sida. Dans une étude récente, des chercheurs ont développé une variante de ce traitement capable de diviser par deux la quantité de virus dans les réservoirs cellulaires in vitro. Une avancée qui, si elle débouche, pourrait à terme permettre aux patients d’interrompre leur trithérapie.

Nos offres de fin d'année

| | news

Le VIH a baissé de 4,5% en 2018 en Suisse

Déclarations VIH, par sexe et par année du test, depuis le début des tests, 1985-2018. | Source: OFSP

En 2018, 425 nouveaux cas de VIH ont été déclarés à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), soit 4,5% de moins qu’en 2017, révèle un rapport publié lundi 7 octobre. Cette baisse est continue depuis 2002. Pour la deuxième fois depuis le début de l’épidémie de Sida, au début des années 1980, l’OFSP a reçu moins de 500 déclarations. On comptait en moyenne 1300 cas par an dans les années 1990.

Pourquoi on vous en parle. Cette baisse serait notamment due aux campagnes d’informations et de dépistage. Davantage de personnes exposées se font régulièrement dépister. Les personnes infectées se font donc traiter plus tôt et ont moins de chance de contaminer autrui. De plus, l’utilisation de la chimioprophylaxie orale contre le VIH (PrEP), qui consiste pour des personnes non infectées par le virus d’utiliser des antirétroviraux pour prévenir son acquisition, est de plus en plus souvent utilisée.

| | interview

Pourquoi le test zurichois défectueux permettant de mesurer la charge virale du VIH ne concerne pas la Suisse romande

Test de dépistage du VIH dans un laboratoire de l'Institut de virologie médicale (IMV) de la faculté de médecine de l'Université de Zurich. | Keystone / Gaetan Bally

Les personnes porteuses du VIH qui suivent un traitement efficace ne sont pas contagieuses. Pour en être sûr, elles doivent faire des analyses sanguines régulières pour mesurer leur charge virale. Si celle-ci n’est plus détectable (en dessous du seuil minimal de mesure de la machine utilisée), c’est que le traitement est efficace. Mi-septembre, dans une clinique de la région zurichoise, des médecins ont constaté qu’un test particulier (Xpert HIV-1 Viral Load de Cepheid) avait donné un résultat faussement négatif.

Pourquoi on vous en parle. Alarmant, ce faux négatif doit être pondéré puisqu’il ne s’agit que d’un seul et unique cas comme l’explique le professeur Matthias Cavassini, médecin chef de la consultation ambulatoire des maladies infectieuse au CHUV à Lausanne. Interview.

| | news

Un test utilisé en Suisse pour mesurer la charge virale du VIH montre de faux résultats

Un spécialiste charge une machine d'analyse avec des échantillons de patients atteints du VIH à l'Institut de virologie médicale de Zurich. | Gaetan Bally / Keystone

Les personnes atteintes du VIH qui suivent un traitement peuvent avoir des rapports sexuels non protégés sans transmettre la maladie. Mais pour cela, il faut que leur charge virale - la réplication du virus dans leur organisme - soit supprimée. L’OFSP met en garde: un des dispositifs utilisés en Suisse pour la mesurer présente des défaillances.

Pourquoi c’est important. La mesure de la charge virale des patients constitue l’un des piliers de la stratégie Suisse pour endiguer l’épidémie de VIH. Quelque 20'000 personnes vivent avec le virus en Suisse. Le nombre de nouveaux cas baisse chaque année depuis 2008, mais la maladie continue de progresser: en 2017, 445 diagnostics ont été déclarés à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP)

newsletter_point-du-jour

Recevez_ chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

| | radar

Pourquoi la nouvelle mutation génétique protégeant du VIH n'a rien d'une bénédiction

Lymphocyte T infecté par le VIH | NIH/Creative Commons

Des chercheurs espagnols ont découvert une seconde mutation génétique qui jouerait un rôle protecteur face au VIH. Elle n’a toutefois rien d’une bénédiction, explique l’agence de presse espagnole SINC. Cette mutation est en effet à l’origine d’une maladie rare, la myopathie des ceintures de type 1F, qui provoque une dystrophie musculaire héréditaire rare. Elle ne touche qu’une seule famille en Espagne, à l’origine d’une association ayant co-financé l’étude grâce à une campagne de crowdfunding.

Pourquoi l’intérêt clinique est à nuancer. On connaît depuis une vingtaine d’années une mutation du gène CCR5 qui protège face au VIH en modifiant certains récepteurs exprimés à la surface des globules blancs. Des thérapies géniques sur cette base sont actuellement à l’étude. Mais la nouvelle mutation, sur le gène codant la Transportine-3, est ici associée à une maladie musculaire grave. Pour en faire un outil thérapeutique destiné aux malades du VIH, il faudra d’abord réussir à annuler l’action de la protéine au niveau musculaire… un enjeu de recherche qui reste très fondamental.

link

Lire l'article de l'agence de presse scientifique espagnole SINC (ES)