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«Il a fallu que je voie un caillot de sang dans mon urine pour aller consulter»

Olivier Maccaud | Clinique de la Source / DR

Olivier Maccaud, 57 ans, est enseignant en électricité et information à l’Ecole professionnelle (EPSIC) de Lausanne. Son cancer de la vessie a été diagnostiqué fin 2016, soit deux ans après l’apparition des premiers symptômes. Il est l’un des trois hommes à avoir accepté de se livrer dans le cadre de l’exposition «Les cancers urologiques chez l’homme. Briser un tabou», à la Clinique de la Source à Lausanne. Il a accepté de parler de sa démarche à Heidi.news. Témoignage.

«J’ai vraiment été un imbécile. Attendre deux ans avant d’aller chez un urologue! J’aurais certainement encore ma vessie si j’avais consulté dès que j’ai vu apparaître du sang dans mes urines. Ma femme me l’avait conseillé d’ailleurs. Mais non, j’ai attendu et j’ai pensé qu’en buvant plus, ça passerait tout seul. Quand j’ai vu un caillot de sang… Ce fut l’électrochoc!

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Pour que les cancers urologiques tuent moins, il faut que les hommes en parlent

Image d'illustration | Shutterstock

Chaque année, quelque 8160 nouveaux cas de cancers du rein, de la vessie, de la prostate, du testicule et du pénis se déclarent en Suisse. Ces tumeurs sont le plus souvent gardées sous silence. Les hommes n’aiment pas avouer leur impuissance naissante face à ces maladies. L’exposition «Les cancers urologiques chez l’homme. Briser un tabou», visible gratuitement à la Clinique de La Source à Lausanne, se penche sur ce sujet hypersensible jusqu’au 17 mars 2020.

Pourquoi il faut en parler. A lui seul, le cancer de la prostate bouleverse la vie de 6100 Suisses chaque année et en tue 1300. De leur côté, 6000 femmes (pour 1400 décès) sont touchées par un cancer du sein dans le même temps. Les chiffres sont équivalents, mais les hommes se taisent quand les femmes osent exhiber leurs bustes amputés. Parler des cancers urologiques masculins est nécessaire pour qu’ils aillent consulter plus vite et qu’ils puissent être mieux pris en charge.