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Le blocage du projet Time Machine à Venise serait dû à un problème d'annotation des documents numérisés

Les Archives d'Etat de Venise contiennent 80 km de documents | EPFL

La suspension de l’effort de numérisation de milliers de documents des Archives d’Etat de Venise, au cœur du gigantesque projet Venice Time Machine piloté depuis l’EPFL, serait essentiellement due à une dissension sur la façon d’annoter les fichiers scannés. C’est ce que décrit un article publié sur le site de Nature.

Pourquoi c’est surprenant. Le 23 septembre, Heidi.news révélait que l’immense projet avait été stoppé, selon l’EPFL par décision unilatérale des dirigeants des Archives. Le directeur Gianni Penzo Doria indique pourtant à Nature que cette décision était bien mutuelle. La raison? L’utilisation, par les scientifiques de l’EPFL, d’un système d’annotation des métadonnées de chaque fichier numérique différent de celui qu’utilisent les archivistes italiens. Ceci au point de «rendre ces fichiers [scannés] inutiles», selon Gianni Penzo Doria. Le directeur en poste au début du projet en 2014, Raffaele Santoro, assure de son côté que la méthode d’annotation utilisée jusque-là est scientifiquement valide puisque son équipe de l’époque avait été étroitement associée au processus.

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Lire l'article de Nature

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Frédéric Kaplan: «L’enjeu de la Venice Time Machine, c’est celui de la liberté d’accès au savoir»

Sur la base des documents des Archives d'Etat de Venise, le projet Venice Time Machine a développé des outils de lecture automatique des manuscrits. Crédit DHLAB EPFL

Initié en 2013 par l’EPFL, le projet de numérisation des archives de Venise, la “Venice Time Machine”, est menacé dans son existence par la suspension du projet décidée par la nouvelle direction d’un des trois partenaires, les Archives d’État de Venise, comme l’a révélé Heidi.news lundi 23 septembre. Menée par l’EPFL et son partenaire l’Université Ca ’Foscari de Venise sur la base d’un Memorandum of Understanding valable pour l’année 2014, la collaboration manquerait d’une base légale, selon la nouvelle direction des Archives qui n’exclut pas une poursuite de la collaboration sur de nouvelles bases.

La réaction de professeur Kaplan. Moteur du projet du côté de l’EPFL, le professeur Frédéric Kaplan se dit très surpris par une décision prise unilatéralement alors que depuis cinq ans la collaboration avec les Archives d’État de Venise fonctionnait parfaitement, selon lui. Il insiste sur l’importance de l’accès public aux millions d’informations qui peuvent être extraites de ces archives