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Douleurs pelviennes masculines: «L'ostéopathie soulage, voire guérit, une grande majorité des patients»

Image d'illustration. | Shutterstock

Nous l’avions évoqué la semaine dernière: très difficiles à traiter médicalement, les douleurs pelviennes chroniques chez l’homme semblent pouvoir bénéficier d’une prise en charge ostéopathique. C’est là le bilan d’une expérimentation menée à l’hôpital universitaire Saint-Louis (Paris) par l’ostéopathe Yun Kyung Kim de Montebello, sous la houlette du Pr François Desgrandchamps, chef du service d’urologie. L’urologue parisien a bien volontiers accepté de nous en exposer les enjeux. Entretien.

Comment se présente ce syndrome de douleurs pelviennes chroniques chez l’homme?

Pr François Desgrandchamps Ce sont des douleurs que les patients ressentent de façon plus ou moins sourde et constante dans le petit bassin, typiquement entre les bourses et l’anus, et qui irradient parfois le long de la verge ou du scrotum, dans les cuisses ou le rachis lombaire.

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Pour que les cancers urologiques tuent moins, il faut que les hommes en parlent

Image d'illustration | Shutterstock

Chaque année, quelque 8160 nouveaux cas de cancers du rein, de la vessie, de la prostate, du testicule et du pénis se déclarent en Suisse. Ces tumeurs sont le plus souvent gardées sous silence. Les hommes n’aiment pas avouer leur impuissance naissante face à ces maladies. L’exposition «Les cancers urologiques chez l’homme. Briser un tabou», visible gratuitement à la Clinique de La Source à Lausanne, se penche sur ce sujet hypersensible jusqu’au 17 mars 2020.

Pourquoi il faut en parler. A lui seul, le cancer de la prostate bouleverse la vie de 6100 Suisses chaque année et en tue 1300. De leur côté, 6000 femmes (pour 1400 décès) sont touchées par un cancer du sein dans le même temps. Les chiffres sont équivalents, mais les hommes se taisent quand les femmes osent exhiber leurs bustes amputés. Parler des cancers urologiques masculins est nécessaire pour qu’ils aillent consulter plus vite et qu’ils puissent être mieux pris en charge.