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Les universités suisses paient 70 millions aux éditeurs scientifiques, mais veulent les faire plier

La bibliothèque de l'Université de Saint-Gall. | Christian Beutler / Keystone

Les institutions suisses dépensent plus de 70 millions de francs par an pour accéder aux articles publiés dans les revues scientifiques. Alors que l’open access gagne du terrain, la mainmise des éditeurs commerciaux sur la diffusion de travaux de recherche est toujours plus contestée. Universités, bibliothèques et chercheurs se sont alliés pour négocier avec les grandes maisons d’édition. Mais à peine lancées, les discussions prennent déjà du retard.

Pourquoi c’est important. Les trois principaux éditeurs scientifiques, Elsevier, Wiley et Springer Nature, publient des milliers de revues, parmi lesquelles certaines des plus prestigieuses: Cell, The Lancet, Nature. Ils bénéficient d’un monopole sur leurs produits qui leur permet d’imposer des augmentations annuelles de prix de l’ordre de 4% à 8%. Une situation difficilement tenable pour leurs abonnés qui essaient tant bien que mal de contenir ces coûts.

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La HES-SO lance trois nouvelles formations à la rentrée

Campus Bellevue HES-SO Valais Wallis | Creative Commons

La HES-SO lancera pour la rentrée universitaire 2019-2020 trois nouvelles formations de niveau Master, respectivement en développement territorial (avec l’Université de Genève), psychomotricité (à la Haute école de Travail social de Genève), et architecture d’intérieur (à la HEAD).

Quels sont les enjeux. Les professions du développement territorial font face à des évolutions fondamentales, notamment en lien avec la raréfaction des ressources, le vieillissement de la population, et l’essor de la «smart city». En même temps, le vieillissement des populations implique de miser davantage sur la psychomotricité. Enfin, l’architecture d’intérieur est vue comme le point de rencontre entre objets, espaces, territoires, faisant la part belle à des problèmes contemporains tels que l'impact environnemental ou la rénovation du patrimoine.

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L’UNIGE limite les déplacements en avion de ses chercheurs

Avion qui atterrit à l'aéroport de Zurich. | Christian Beutler / Keystone

Face au changement climatique, l’Université de Genève veut diminuer de 50% les émissions de CO2 provoquées par les déplacements en avion de son personnel, d’ici à 2030. Elle a présenté mercredi son programme pour atteindre cet objectif. Les vols pour des lieux facilement accessibles en train ne seront plus autorisés.

Pourquoi c’est important. Faire rayonner ses recherches en participant plusieurs fois par an à des conférences, parfois à l’autre bout du monde, est profondément ancré dans la culture académique. Résultat, le transport aérien représente une part importante des émissions des universités. L’UNIGE recense en tout 4000 vols par an, pour la mobilité de ses chercheurs et de ceux qu’elle invite.

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L’EPFL au 5e rang mondial dans l’enseignement des cryptomonnaies

Pour la seconde année, la plateforme d’échange de devises numériques Coinbase a établi son top 50 des meilleures universités du monde pour suivre des cours sur les cryptomonnaies et sur la technologie blockchain. L’EPFL arrive cinquième de ce classement dominé par l’Université Cornell, aux Etats-Unis, et première en Europe, devant l’EPFZ (8ème mondiale) et l’Université de Copenhague (9ème).

Pourquoi c’est important. Basé sur des enquêtes auprès des étudiants, le classement de Coinbase relève la popularité croissante des enseignements consacrés aux devises numériques comme le Bitcoin et Ethereum et à la technologie de stockage et d’échange (sans autorité centrale ou tiers de confiance) blockchain.

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Trente-et-un scientifiques suisses reçoivent une bourse européenne ERC Starting Grants

Le bâtiment principal de l'EPFZ, dans le centre de Zurich. | Christian Beutler / Keystone

Le Conseil européen de la recherche a accordé cette année 408 bourses pour jeunes chercheurs «ERC Starting Grants», pour un montant total de 621 millions d’euros. Trente-et-un lauréats suisses figurent dans la liste publiée ce mardi.

Pourquoi c’est important. Ces bourses très convoitées, attribuées chaque année, peuvent atteindre jusqu’à 2,5 millions d’euros. Les scientifiques d’institutions helvétiques y ont accès grâce à l’association de la Suisse au programme européen pour la recherche et l’innovation Horizon 2020.

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L'université d'Oxford reçoit un don historique de 150 millions de livres sterling

Stephen Schwarzman, le généreux donateur, CEO de Blackstone. | Markus Schreiber / AP/ Keystone

L’université d’Oxford a annoncé qu’elle allait recevoir 150 millions de livres sterling du milliardaire américain Stephen Schwarzman, le fondateur du fonds d’investissement Blackstone. Il s’agit du don le plus important pour l’institution «depuis la Renaissance», raconte The Guradian (EN).

À quoi l’argent va servir. L’université utilisera cette somme pour créer un nouveau centre de sciences humaines, ainsi qu’un institut de recherche sur l’éthique dans le domaine de l’intelligence artificielle.

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Lire l'article du Guardian (EN)

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Aux États-Unis, les discriminations raciales et sexistes gâchent la vie des postdoctorants

Aux Etats-Unis, mieux vaut s'appeler Bradley Miller que Maria Rodriguez pour décrocher un post-doctorat |Creative Commons

Cet article fait partie de notre dossier sur la grève des femmes, qui sera enrichi au fil de la journée du 14 juin.

À compétences académiques égales, qui a le plus de chances d’être recruter pour un post-doctorat aux Etats-Unis: un homme, un homme dont le nom a des consonances étrangères, ou une femme? Les discriminations sexistes et raciales s’appliquent aussi à ce niveau de recrutement académique, révèle une nouvelle étude, que relaye la revue Science.

Pourquoi s’être intéressé au recrutement post-doctoral? Selon les auteurs, il s’agit d’une période critique où il n’y a pas vraiment de contrôle extérieur. Contrairement au recrutement de professeurs, ou d’étudiants, les recruteurs procèdent seuls, sans devoir en référer à un comité extérieur.

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L'Etivaz, le génie fromager

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A Sydney, les recettes d'une université championne du monde de l'égalité

Western Sydney University. | WSU

Cet article fait partie de notre dossier sur la grève des femmes, qui sera enrichi au fil de la journée du 14 juin.

En avril 2019, la Western Sydney University s’est hissée à la première place du classement de Times Higher Education qui distingue les universités les plus efficaces pour gommer les disparités entre hommes et femmes. L’établissement australien affiche 41% de professeures, et compte 47% de femmes au sein de sa direction, en progression de 5% par rapport à 2017

Pourquoi c’est surprenant. On s’attendait à voir apparaître une université scandinave sur la première marche du podium. L’Australie, si elle n’a pas à rougir, ne se trouve en effet pas parmi les pays qui brillent pour leur performance en matière d’égalité dans les universités. La moyenne de femmes professeures y est de 30%.

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Pourquoi la Roumanie a-t-elle les universités les plus égalitaires d'Europe?

Klea Faniko, de l'Université de Genève, répond à cette question.

Cet article fait partie de notre dossier sur la grève des femmes, qui sera enrichi au fil de la journée du 14 juin.

La Roumanie est le pays où la part de femmes professeures est la plus haute d'Europe. Ici, l'université Babes-Bolyai de Cluj-Napoca | https://www.ubbcluj.ro/

La question complète. Le rapport She Figures 2018 de la Commission Européenne propose un classement des pays européens en fonction du pourcentage de femmes professeures dans les universités. La Roumanie arrive en tête, avec plus de 54%. Sur le podium, on trouve aussi la Bosnie-Herzégovine, avec 45%, et la Lettonie, avec 41%. La moyenne européenne, en comparaison, stagne sous la barre des 24%. Comment expliquer que l’Europe de l’Est et les Balkans se démarquent à ce point?

La réponse de Klea Faniko, spécialiste des politiques d’égalité des genres à l’Unité de psychologie sociale de l’Université de Genève.

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Sexisme, «boys club» et plafond de verre: les universités suisses continuent de sacrifier les femmes

Visite de l'EPFL d'une délégation du Liechtenstein, avec Martin Vetterli et Ueli Maurer| Keystone

Cet article fait partie de notre dossier sur la grève des femmes, qui sera enrichi au fil de la journée du 14 juin.

L’université reste un bastion masculin en 2019. Si au niveau bachelor et master, la Suisse atteint la parité – et même une légère majorité de femmes! –, c’est loin d’être le cas lorsque l’on monte dans la hiérarchie académique. Le pays ne compte que 22,8% de professeures, alors que la Conférence des recteurs avait fixé l’objectif de 25% pour… 2012.

Pourquoi c’est grave. Ce phénomène appelé leaky pipeline représente une immense perte de compétences pour la recherche. Une fuite des cerveaux vers d’autres carrières, en quelque sorte.