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L'EPFL enregistre un léger recul du nombre de ses nouveaux étudiants

Des étudiants révisent au Rolex Learning Center de l'EPFL. | Gaëtan Bally / Keystone

L’EPFL a accueilli 1920 nouveaux étudiants en première année de bachelor à la rentrée 2019-2020, contre 1974 l’année précédente, selon les chiffres consolidés communiqués par l’école. Cela représente un léger recul de 2,74%. Le nombre de nouveaux inscrits en master, lui, reste stable: ils sont 352 cette année, contre 349 en 2018.

Pourquoi c’est intéressant. L’EPFL a connu un important développement depuis le début des années 2000. Si l’on remonte encore plus loin, depuis la création de l’école en 1969, le nombre de nouveaux inscrits en première année a presque toujours augmenté. Cette tendance a connu quelques rares infléchissements. Le dernier d’entre eux, qui s’élève à - 2%, remonte à 2014.

| | interview

«Un professeur d’université doit pouvoir s’engager en tant que citoyen»

Kilian Stoffel | Gaetan Bally/Keystone

Ces dernières semaines, deux tribunes signées par de nombreux universitaires pour soutenir la lutte contre le réchauffement climatique ont été publiées. La première, une lettre ouverte propre à la Suisse, a paru en ligne et dans le journal Le Temps. Les signataires y affirmaient leur soutien au mouvement de désobéissance civile Extinction Rebellion. La seconde, internationale, regroupait plus de 11’000 scientifiques.

Le texte en faveur d’Extinction Rebellion avait fait réagir certains politiciens. Dans la presse, ces élus avaient fait part de leur agacement, et dénoncé l’activisme politique des universitaires. Kilian Stoffel, recteur de l’Université de Neuchâtel, a placé le dernier Dies Academicus de son établissement sous le signe de l’engagement, notamment environnemental. Il revient sur cette polémique.

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La science, plus que jamais représentée au parlement suisse

Affiches de campagne des Verts et des Verts libéraux, à Berne. | KEYSTONE / Anthony Anex

Ce dimanche 10 novembre, l’élection complémentaire dans le canton de Vaud a propulsé la verte Adèle Thorens au Conseil des Etats. Elle cède ainsi sa place au Conseil national à Valentine Python, première des «viennent-ensuite», docteure en sciences environnementales de l’EPFL et climatologue. Un signe de plus d’une tendance déjà esquissée lors du premier tour le 20 octobre: résultat de la «vague verte», les profils scientifiques sont particulièrement nombreux parmi les nouveaux élus.

Pourquoi c’est intéressant. Ce phénomène correspond aux aspirations des électeurs sur les questions environnementales et climatiques: ils font confiance à des candidats qui bénéficient de compétences pour traiter ces questions. Plus largement, la présence de personnes spécialisées reflète le fait que le parlement est amené à traiter des dossiers de plus en plus complexes.

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Le monde politique s'agace du soutien d'universitaires à Extinction Rebellion

Extinction Rebellion au pont Bessières à Lausanne, 20 septembre 2019 | Camille Andres

Des universitaires peuvent-ils s’engager en faveur d’un mouvement prônant la désobéissance civile? C’est la question que se posent plusieurs personnalités politiques dans Le Temps après la publication d’une tribune où environ 80 professeurs et chercheurs de tous bords ont affirmé leur soutien au mouvement Extinction Rebellion, également dans Le Temps.

Pourquoi on vous en parle. Extinction Rebellion s’est fait une spécialité de la désobéissance civile non violente au nom de la cause climatique. En septembre dernier, une partie de ses membres avaient par exemple bloqué durant quelques heures le pont Bessières à Lausanne. Rappelant que ce type d’action reste illégal en Suisse, plusieurs politiciens et politiciennes s’insurgent de voir des professeurs leur affirmer leur soutien.

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Lire la réaction des politiciens suisses dans Le Temps

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Les étudiants suisses réclament des cours obligatoires pour tous sur le climat

Grève pour le climat à Lausanne, en mai 2019. | Jean-Christophe Bott / Keystone

Intégrer des cours obligatoires sur l’environnement et le climat à toutes les filières de toutes les universités suisses: c’est ce que réclament un nombre croissant d’étudiantes et d’étudiants. La revendication figurait déjà dans un papier de position de la Fédération des organisations étudiantes pour la durabilité en 2016, mais n’avait alors pas trouvé beaucoup d’écho. Avec les grèves pour le climat, qui ont rassemblé des milliers de jeunes dans les rues en 2019, elle gagne désormais du terrain.

Pourquoi c’est intéressant. Une des missions de l’université consiste à diffuser le savoir qui doit permettre à la société d’aborder les grands enjeux de son temps. Or de plus en plus d’étudiants partagent le sentiment que leur alma mater ne les prépare pas suffisamment à relever les défis imposés par l’urgence climatique.

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Cent scientifiques suisses affichent leur soutien à Extinction Rebellion

Des militants d'Extinction Rebellion manifestent à Berne. | Anthony Anex / Keystone

Dans une lettre ouverte, 99 représentants des milieux académiques suisses déclarent soutenir le mouvement écologiste de désobéissance civile Extinction Rebellion. Parmi les signataires du document également publié dans Le Temps, on trouve le prix Nobel de chimie 2017 Jacques Dubochet, le professeur à l’Institut de géographie et de durabilité à l’Université de Lausanne Dominique Bourg ou encore le professeur d’économie de l’environnement à l’EPFL Philippe Thalmann.

Pourquoi c’est intéressant. De nombreux scientifiques affichent ouvertement leurs convictions écologistes et alertent sur l’urgence de la crise climatique. Mais cette lettre ouverte surprend car le mouvement Extinction Rebellion et ses actions coup de poing continuent de diviser. «Lorsqu’un gouvernement renonce sciemment à sa responsabilité de protéger ses citoyens, il a échoué dans son rôle essentiel. Le contrat social a donc été brisé et il est dès lors fondé de se rebeller pour défendre la vie, notre vie», estiment les signataires.

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| | chronique

Des Nobel, pour quelles universités et quels cantons?

Qu’il est difficile de ranger les lauréats suisses du prix Nobel dans des cases cantonales! Comme d’autres médias, nous avons désigné Michel Mayor et Didier Queloz comme étant “genevois”, parce que c’est à l’Observatoire de l’Université de Genève que ces deux astrophysiciens ont fait l’essentiel de leur carrière scientifique, et qu’ils se trouvaient employés par l’Université de Genève au moment de leur découverte de la première exoplanète, en 1995, depuis l’Observatoire de Haute-Provence.

Cela a déclenché une fureur certaine sur les réseaux sociaux, car Michel Mayor est né à Lausanne et a commencé ses études dans l’université de la capitale vaudoise. Didier Queloz, lui, est originaire de Saint-Brais, dans le Jura.

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| | opinion

Scientifiques, communicants et journalistes: un ménage à trois acrobatique

Denis Duboule | UNIGE

Denis Duboule est professeur au Département de génétique et évolution de la Faculté des sciences de l’UNIGE et à l’Institut suisse de recherche expérimentale sur le cancer de l’EPFL.

L’éditorial de Heidi.news du 6 octobre sur la communication institutionnelle de la science, son manque ontologique de sens critique et sa prise de pouvoir sans complexe sur le journalisme scientifique m’a bien intéressé. A-t-on encore besoin de journalistes indépendants pour communiquer la science ou les institutions se suffisent-elles à elles-mêmes, comme certains semblent le croire? Les arguments de Serge Michel sont tous recevables mais il sous-estime le point essentiel à l’origine de ce que l’on peut effectivement considérer comme une dérive: la quasi-obligation de communiquer faite aux chercheurs-euses depuis quelques années, ainsi qu’à leurs institutions.

  • Aux scientifiques, les bailleurs de fonds de toutes sortes demandent maintenant quels seront les impacts, sur la société, du travail prévu et par conséquent, quels sont les plans de communication des résultats futurs.
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Un centre de recherche Jacques Dubochet verra le jour à Lausanne

Le campus de l'EPFL. | KEYSTONE / Laurent Gillieron

L’EPFL et l’Université de Lausanne (UNIL) vont ouvrir conjointement un centre de recherche Jacques Dubochet, révèle la RTS. La nouvelle entité, qui devrait voir le jour d’ici à deux ans, sera consacrée à la spécialité du prix Nobel de chimie vaudois, la cryo-microscopie, une méthode d'observation des molécules.

Pourquoi c’est intéressant. Des centres similaires existent déjà à Zurich et à Bâle. Mais l’EPFL et l’UNIL veulent miser sur leur alliance, celle d’une école spécialisée dans les technologies et d’une université spécialisée en biologie et médecine, pour se démarquer, précise la RTS. Afin de concrétiser leur projet, les deux institutions recherchent encore 15 millions de francs auprès de partenaires publics et privés.

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Lire l'article publié par la RTS

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Les pays hors UE attendront fin 2020 pour négocier leur accès au programme de la recherche Horizon Europe

La Suisse souhaite réintégrer pleinement le programme d'échange d'étudiants Erasmus+ en 2021, dans le cadre d'Horizon Europe. | Christian Beutler / Keystone

Les négociations pour ouvrir Horizon Europe, le prochain programme-cadre pour la recherche et l’innovation de l’Union européenne, aux pays hors UE – dont la Suisse – ne commenceront probablement pas avant 2020. C’est ce qu’a indiqué une haute fonctionnaire de la Commission européenne, Signe Ratso, une information relayée par le site spécialisé Science Business.

Pourquoi c’est important. En raison des incertitudes liées au Brexit, les Etats de l’UE n’ont toujours pas adopté la loi définitive autorisant Horizon Europe. Selon les analystes, elle ne sera pas signée avant courant, voire fin 2020. Or il s’agit d’une étape indispensable pour démarrer les discussions avec les autres Etats. Horizon Europe commencera en 2021. Les pays hors UE qui veulent y prendre part craignent que leurs chercheurs ne puissent pas l’intégrer pleinement dès ses débuts si le processus prend trop de retard. Pour la Suisse, l’enjeu est primordial. La participation à Horizon Europe fait partie des priorités de sa politique scientifique.

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Lire l'article de Science Business

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Antonio Loprieno: «Aujourd'hui, la titularisation des professeurs d'université n'a plus lieu d'être. Il faut flexibiliser ces positions»

Antonio Loprieno, président des Académies suisses des sciences. | Gaëtan Bally / Keystone

Les jeunes scientifiques qui veulent poursuivre une carrière académique cumulent souvent les contrats de durée déterminée pendant de nombreuses années. Heidi.news a consacré ce lundi un article fouillé à ce phénomène qui suscite une fronde de plus en plus importante des associations de chercheurs.

Antonio Loprieno, président des Académies suisses des sciences et professeur d’égyptologie à l’Université de Bâle, livre son analyse de la problématique. Il plaide pour une remise en question du statut des professeurs.

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Dans les universités suisses, huit chercheurs sur dix n’ont pas de contrat fixe

Image d'illustration. | Gaëtan Bally / Keystone

Dans le système académique suisse, seuls les professeurs bénéficient de postes fixes, à quelques exceptions près. Après l’obtention d’un doctorat, ceux qui veulent poursuivre une carrière dans la recherche et gravir les échelons vers ce statut tant convoité cumulent souvent pendant de longues années des contrats à durée déterminée. Ils forment une armée de chercheurs qui enseignent et publient, sans qui la «machine universitaire» ne tournerait pas, mais qui se battent avec des conditions de travail difficiles et des perspectives incertaines

Pourquoi on en parle. Les incertitudes liées aux carrières dans la recherche universitaire ne sont pas nouvelles, ni propres à la Suisse. Mais le nombre de doctorants en Suisse augmente, ce qui accroît la pression sur le système et accentue la précarité. En 2018, les universités suisses ont décerné 4164 doctorats, contre 3100 en 2005. Les Académies suisses des sciences ont consacré l’an dernier un important rapport à ce sujet sensible. Et la pression est montée d’un cran ce printemps, avec la publication d’une série de revendications de la faîtière des associations de chercheurs, Actionuni.

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Neuchâtel mise sur la transversalité en biologie et en finance pour sa rentrée universitaire

Bâtiment principal de l'Université de Neuchâtel | Unine

Neuchâtel inaugure son année universitaire avec une réorganisation de ses formations. L’objectif: rendre ses cursus les plus transversaux possibles. C’est notamment le cas de la nouvelle orientation Conservation et Biodiversité du Master de biologie et l’orientation Data Science du Master de finance.

Pourquoi on vous en parle. Avec moins de 4500 étudiants (contre environ 15’000 à l’Université de Lausanne et 11’000 à l’EPFL), Neuchâtel cherche à se démarquer en se focalisant de plus en plus sur des cursus interdisciplinaires qui, de l’avis de Kilian Stoffel, recteur de l’Université de Neuchâtel, permettront aux étudiants de mieux répondre aux problématiques sociétales actuelles.

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Une grande campagne pour améliorer la santé psychique des étudiants démarre cet automne

Image d'illustration. | Christian Beutler / Keystone

L’Union des étudiants de Suisse (UNES) lance une campagne pour promouvoir la santé mentale des étudiants. Baptisée «Be kind to your mind!», l’opération démarre cet automne. Elle comporte notamment un sondage auprès des étudiants pour mieux comprendre la problématique.

Pourquoi c’est important. Selon un rapport de l’Office fédéral de la statistique publié en 2018, 18% des étudiants sont confrontés à des soucis de santé de longue durée et les troubles psychiques en sont la deuxième cause. Sur le terrain, l’UNES observe que de nombreux étudiants souffrent d’anxiété et de stress.

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Les universités suisses paient 70 millions aux éditeurs scientifiques, mais veulent les faire plier

La bibliothèque de l'Université de Saint-Gall. | Christian Beutler / Keystone

Les institutions suisses dépensent plus de 70 millions de francs par an pour accéder aux articles publiés dans les revues scientifiques. Alors que l’open access gagne du terrain, la mainmise des éditeurs commerciaux sur la diffusion de travaux de recherche est toujours plus contestée. Universités, bibliothèques et chercheurs se sont alliés pour négocier avec les grandes maisons d’édition. Mais à peine lancées, les discussions prennent déjà du retard.

Pourquoi c’est important. Les trois principaux éditeurs scientifiques, Elsevier, Wiley et Springer Nature, publient des milliers de revues, parmi lesquelles certaines des plus prestigieuses: Cell, The Lancet, Nature. Ils bénéficient d’un monopole sur leurs produits qui leur permet d’imposer des augmentations annuelles de prix de l’ordre de 4% à 8%. Une situation difficilement tenable pour leurs abonnés qui essaient tant bien que mal de contenir ces coûts.