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L'Université de Neuchâtel se met à la finance verte

Image d'illustration | Simon Torsten / Pixabay

L'Université de Neuchâtel a décidé de modifier son portefeuille financier afin de ne plus investir que dans des placements durables. Cette annonce, faite lundi 20 janvier sur les différents réseaux sociaux de l'université, arrive alors que la pression sur le secteur financier se fait de plus en plus forte afin qu’il prenne conscience de son impact environnemental.

Pourquoi on en parle. La finance verte est dans l’air du temps. Déjà en 2018, la Global Sustainable Investment Alliance estimait à 30'000 milliards de dollars la valorisation des actifs durables dans le monde, soit une augmentation de 34% en deux ans. Pour s'engager dans ce mouvement, l'Université de Neuchâtel, dont les placements servent à financer diverses bourses et prix d'excellence, a commencé par lancer une évaluation de son portefeuille. A terme, et au plus tard cette année, c’est l’ensemble de son patrimoine financier qui devrait être 100% durable.

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Levée de boucliers contre la nouvelle loi sur les EPF

La nouvelle loi sur les EPF sera débattue au parlement. | Ennio Leanza / Keystone

La Confédération prévoit de réviser la loi sur les EPF. Le Conseil fédéral a transmis son message au parlement sur ce sujet en novembre dernier. Mais le projet, qui se traduit par un renforcement du rôle du Conseil des EPF, l’organe de surveillance des écoles polytechniques fédérales de Lausanne et Zurich ainsi que de quatre importants centres de recherche (PSI, WSL, Empa, Eawag), est loin de plaire à tout le monde, raconte la NZZ am Sonntag. Dans une lettre au Conseil fédéral, les institutions concernées dénoncent une «mise sous tutelle» et une «limitation de l’indépendance scientifique».

Pourquoi c’est intéressant. Le projet de révision de la loi intervient dans un contexte tendu. Le Conseil des EPF souhaite fusionner les deux instituts de recherche WSL et Eawag, une ambition qui suscite d’importantes réticences. Une autre affaire a également provoqué des remous à la fin de l’année dernière: le conseiller fédéral Guy Parmelin aurait tenté de freiner la publication d’un rapport sur la qualité de l’eau provenant de l’Eawag, avait révélé une enquête du Blick.

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Lire l'article de la NZZ am Sonntag

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Stress, dépression, harcèlement: une étude dévoile les difficultés des chercheurs britanniques

Image d'illustration. | Roland Schlager / APA / Keystone

Un nombre «choquant» de scientifiques souffrent de stress et de problèmes de santé mentale, révèle une vaste enquête sur la culture de la recherche en Grande-Bretagne, relayée par le Guardian. Deux tiers des plus de 4000 personnes interrogées ont été témoins de harcèlement. Un tiers des sondés indiquent avoir consulté pour des problèmes de dépression ou d’anxiété. Et quelque 70% des chercheurs se disent stressés par leur travail.

Pourquoi on en parle. Si elle concerne spécifiquement la Grande-Bretagne, cette enquête fait écho à la situation des scientifiques dans d’autres pays, notamment en Suisse. De nombreux chercheurs helvétiques sont confrontés à des conditions de travail précaires ayant des répercussions importantes sur leur vie personnelle, comme le racontait Heidi.news l’automne dernier. La démission de la professeure de l’ETH Zurich Marcella Carollo pour harcèlement psychologique a par ailleurs suscité d’importants débats sur les pressions subies par les doctorants.

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Lire l'article du Guardian

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Les universités suisses n’auront plus accès aux revues de Springer Nature dès janvier 2020

Une bibliothèque de l'Université de Berne. | Peter Klaunzer / Keystone

Les universités suisses n’ont pas réussi à s’entendre avec l’éditeur scientifique Springer Nature. Les deux parties ont quitté sans accord pour 2020 la table des négociations qu’elles menaient sur leurs contrats depuis bientôt deux ans. Résultat: les institutions de recherche helvétiques n’auront plus accès aux plus de 3000 revues de l’éditeur, dont les très prestigieux journaux Nature, à partir du 1er janvier.

Pourquoi c’est important. Les institutions suisses dépensent plus de 70 millions de francs par an pour accéder aux articles publiés dans les revues scientifiques, des sommes en constante augmentation. Mais la mainmise des éditeurs sur la diffusion de travaux de recherche est toujours plus contestée. Des négociations ont lieu entre un consortium qui regroupe universités, bibliothèques et chercheurs et les trois principaux éditeurs, Elsevier, Wiley et Springer Nature. Elles font partie de la stratégie nationale sur l’open access, qui a pour objectif la diffusion en libre accès de toutes les publications académiques financées par de l’argent public d’ici à 2024.

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Contrairement à Bruxelles qui a fermé son Institut Confucius accusé d'espionnage, Genève défend le sien

Le siège des instituts Confucius, à Pékin. | Imaginechina via AP Images

La semaine dernière, l’Université libre de Bruxelles a fermé son Institut Confucius. Le directeur de ce centre chargé de promouvoir la langue et la culture chinoise aurait recruté des étudiants et hommes d’affaires, des faits qu’il conteste. En Suisse, l’Université de Genève (UNIGE) assure son soutien à son Institut Confucius, ouvert en 2011.

Pourquoi c’est sensible. Inspirés du fonctionnement de l’Alliance française, les instituts Confucius sont financés directement par l’Etat chinois, ce qui génère régulièrement des questions quant à leur indépendance. Dans un climat où la méfiance occidentale envers la Chine est grandissante, ils sont souvent décrits comme des lieux d’influence ou de propagande. Ces dernières années, en Europe, les instituts Confucius de Stockholm, Leiden et Lyon ont également fermé leurs portes. Le projet d’en ouvrir un à Zurich a été gelé.

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Comment l’armée chinoise tisse des liens jusque dans les hautes écoles suisses

Un soldat de l'Armée populaire de libération. | WU HONG /EPA/Keystone

La tentaculaire armée chinoise étend son pouvoir jusque dans les universités européennes, notamment en Suisse. Un rapport du think tank Australian Strategic Policy Institute a recensé 12 groupes d’armement et 68 écoles qu’elle utilise pour s’infiltrer dans les institutions étrangères, raconte Le Temps.

Pourquoi c’est intéressant. L’article du Temps détaille comment une académie chinoise de technologie qui dépend de l’un des principaux fournisseurs de missiles de l’armée chinoise et la Haute Ecole spécialisée du nord-ouest de la Suisse ont mis sur pied un laboratoire de recherche commun en 2013. Une collaboration depuis suspendue. Il revient aussi sur des articles de l’ETH Zurich publiés avec l’Université d’aéronautique et d’astronautique de Nankin, identifiée par les auteurs du rapport comme l’une des institutions particulièrement proche de l’armée chinoise et qui lui sert de tête de pont pour des incursions à l’étranger.

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Lire l'article du Temps

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Berne et la Fondation Wyss lancent leur centre pour l'environnement à 200 millions de francs

Peter Messerli, chef de projet et directeur du Centre pour le développement et l'environnement à l’Université de Berne, Christian Leumann, recteur de l’Université de Berne, Hansjörg Wyss, mécène à l'origine de la fondation Wyss, Christoph Ammann, Président du Conseil-exécutif du canton de Berne, André Nietlispach, secrétaire général de la Direction de l’économie publique du canton de Berne. | Ramon Lehmann / Université de Berne

La fondation Wyss vient de signer officiellement un accord avec le canton et l'Université de Berne pour la création d'un centre de recherche sur le climat, le Wyss Center Bern, qui devrait être opérationnel en 2020. La fondation de l'entrepreneur et mécène bernois Hansjörg Wyss met également sur la table une dotation de 100 millions de francs, à la condition que le canton et l’université versent chacun 50 millions chacun sur 10 ans.

Pourquoi on en parle. Ce nouveau centre doit développer la recherche sur la conciliation entre protection de l'environnement et développement humain. Il intégrera le programme de recherche Wyss Academy for Nature, qui comptera, en plus du centre suisse, des unités de recherche en Amérique latine, en Afrique, et en Asie du Sud-Est. La fondation Wyss, l'université et le canton espèrent voir ce centre devenir une référence mondiale sur l'environnement et le développement durable.

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Marie Laure Salles-Djelic, de Sciences Po Paris, prendra la tête de l'IHEID

Le nom de la personne qui remplacera Philippe Burrin à la direction de l’Institut des haute études internationales et du développement (IHEID) de Genève est connu: il s’agit de Marie Laure Salles-Djelic, professeure à Sciences Po Paris, dont elle dirige l’Ecole du management et de l’innovation. Elle entrera en fonction le 1er septembre 2020.

Pourquoi on en parle. L’IHEID est une des institutions phares de la Genève internationale. Elle doit largement son développement et sa visibilité croissante au cours de la dernière décennie à Philippe Burrin, qui est à sa tête depuis 2004. L’annonce de la personne qui succédera à celui que la presse locale a parfois qualifié de «Patrick Aebischer genevois» était donc impatiemment attendue.

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L'EPFL enregistre un léger recul du nombre de ses nouveaux étudiants

Des étudiants révisent au Rolex Learning Center de l'EPFL. | Gaëtan Bally / Keystone

L’EPFL a accueilli 1920 nouveaux étudiants en première année de bachelor à la rentrée 2019-2020, contre 1974 l’année précédente, selon les chiffres consolidés communiqués par l’école. Cela représente un léger recul de 2,74%. Le nombre de nouveaux inscrits en master, lui, reste stable: ils sont 352 cette année, contre 349 en 2018.

Pourquoi c’est intéressant. L’EPFL affiche un important développement depuis le début des années 2000. Si l’on remonte encore plus loin, depuis la création de l’école en 1969, le nombre de nouveaux inscrits en première année a presque toujours augmenté. Cette tendance n’a connu que quelques rares infléchissements. Le dernier d’entre eux, qui s’élève à - 2%, remonte à 2014.

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«Un professeur d’université doit pouvoir s’engager en tant que citoyen»

Kilian Stoffel | Gaetan Bally/Keystone

Ces dernières semaines, deux tribunes signées par de nombreux universitaires pour soutenir la lutte contre le réchauffement climatique ont été publiées. La première, une lettre ouverte propre à la Suisse, a paru en ligne et dans le journal Le Temps. Les signataires y affirmaient leur soutien au mouvement de désobéissance civile Extinction Rebellion. La seconde, internationale, regroupait plus de 11’000 scientifiques.

Le texte en faveur d’Extinction Rebellion avait fait réagir certains politiciens. Dans la presse, ces élus avaient fait part de leur agacement, et dénoncé l’activisme politique des universitaires. Kilian Stoffel, recteur de l’Université de Neuchâtel, a placé le dernier Dies Academicus de son établissement sous le signe de l’engagement, notamment environnemental. Il revient sur cette polémique.

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La science, plus que jamais représentée au parlement suisse

Affiches de campagne des Verts et des Verts libéraux, à Berne. | KEYSTONE / Anthony Anex

Ce dimanche 10 novembre, l’élection complémentaire dans le canton de Vaud a propulsé la verte Adèle Thorens au Conseil des Etats. Elle cède ainsi sa place au Conseil national à Valentine Python, première des «viennent-ensuite», docteure en sciences environnementales de l’EPFL et climatologue. Un signe de plus d’une tendance déjà esquissée lors du premier tour le 20 octobre: résultat de la «vague verte», les profils scientifiques sont particulièrement nombreux parmi les nouveaux élus.

Pourquoi c’est intéressant. Ce phénomène correspond aux aspirations des électeurs sur les questions environnementales et climatiques: ils font confiance à des candidats qui bénéficient de compétences pour traiter ces questions. Plus largement, la présence de personnes spécialisées reflète le fait que le parlement est amené à traiter des dossiers de plus en plus complexes.

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Le monde politique s'agace du soutien d'universitaires à Extinction Rebellion

Extinction Rebellion au pont Bessières à Lausanne, 20 septembre 2019 | Camille Andres

Des universitaires peuvent-ils s’engager en faveur d’un mouvement prônant la désobéissance civile? C’est la question que se posent plusieurs personnalités politiques dans Le Temps après la publication d’une tribune où environ 80 professeurs et chercheurs de tous bords ont affirmé leur soutien au mouvement Extinction Rebellion, également dans Le Temps.

Pourquoi on vous en parle. Extinction Rebellion s’est fait une spécialité de la désobéissance civile non violente au nom de la cause climatique. En septembre dernier, une partie de ses membres avaient par exemple bloqué durant quelques heures le pont Bessières à Lausanne. Rappelant que ce type d’action reste illégal en Suisse, plusieurs politiciens et politiciennes s’insurgent de voir des professeurs leur affirmer leur soutien.

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Lire la réaction des politiciens suisses dans Le Temps

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Les étudiants suisses réclament des cours obligatoires pour tous sur le climat

Grève pour le climat à Lausanne, en mai 2019. | Jean-Christophe Bott / Keystone

Intégrer des cours obligatoires sur l’environnement et le climat à toutes les filières de toutes les universités suisses: c’est ce que réclament un nombre croissant d’étudiantes et d’étudiants. La revendication figurait déjà dans un papier de position de la Fédération des organisations étudiantes pour la durabilité en 2016, mais n’avait alors pas trouvé beaucoup d’écho. Avec les grèves pour le climat, qui ont rassemblé des milliers de jeunes dans les rues en 2019, elle gagne désormais du terrain.

Pourquoi c’est intéressant. Une des missions de l’université consiste à diffuser le savoir qui doit permettre à la société d’aborder les grands enjeux de son temps. Or de plus en plus d’étudiants partagent le sentiment que leur alma mater ne les prépare pas suffisamment à relever les défis imposés par l’urgence climatique.

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Cent scientifiques suisses affichent leur soutien à Extinction Rebellion

Des militants d'Extinction Rebellion manifestent à Berne. | Anthony Anex / Keystone

Dans une lettre ouverte, 99 représentants des milieux académiques suisses déclarent soutenir le mouvement écologiste de désobéissance civile Extinction Rebellion. Parmi les signataires du document également publié dans Le Temps, on trouve le prix Nobel de chimie 2017 Jacques Dubochet, le professeur à l’Institut de géographie et de durabilité à l’Université de Lausanne Dominique Bourg ou encore le professeur d’économie de l’environnement à l’EPFL Philippe Thalmann.

Pourquoi c’est intéressant. De nombreux scientifiques affichent ouvertement leurs convictions écologistes et alertent sur l’urgence de la crise climatique. Mais cette lettre ouverte surprend car le mouvement Extinction Rebellion et ses actions coup de poing continuent de diviser. «Lorsqu’un gouvernement renonce sciemment à sa responsabilité de protéger ses citoyens, il a échoué dans son rôle essentiel. Le contrat social a donc été brisé et il est dès lors fondé de se rebeller pour défendre la vie, notre vie», estiment les signataires.

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Des Nobel, pour quelles universités et quels cantons?

Serge Michel

Qu’il est difficile de ranger les lauréats suisses du prix Nobel dans des cases cantonales! Comme d’autres médias, nous avons désigné Michel Mayor et Didier Queloz comme étant “genevois”, parce que c’est à l’Observatoire de l’Université de Genève que ces deux astrophysiciens ont fait l’essentiel de leur carrière scientifique, et qu’ils se trouvaient employés par l’Université de Genève au moment de leur découverte de la première exoplanète, en 1995, depuis l’Observatoire de Haute-Provence.

Cela a déclenché une fureur certaine sur les réseaux sociaux, car Michel Mayor est né à Lausanne et a commencé ses études dans l’université de la capitale vaudoise. Didier Queloz, lui, est originaire de Saint-Brais, dans le Jura.