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A Morges, la poésie se fiance au numérique pour la Saint Valentin

L'exposition présente une découverte en réalité virtuelle du monde d'Orphée de Rilke. DR

L’exposition «Digital Lyric: Beyond the book» débute au château de Morges le 14 février, jour de la Saint Valentin et se tient jusqu’au 10 mai, jour de la fête des mères pour renouer avec la tradition populaire des poèmes d’amoureux et d’enfants. Un objectif antiélitiste qui se poursuit en faisant entrer, en première mondiale, la poésie dans l’ère numérique. Financée par le fonds AGORA du Fond National Suisse et développée par l’UNIL en collaboration avec l’EPFL, la HEIG et la HEAD, cette exposition présente, entre autres, des installations d’intelligence artificielle destinées à assister les poètes amateurs, un Spotify de la poésie du XIXème siècle ou bien encore un voyage en réalité virtuelle sur les traces de Rilke en Valais. Elle s’envolera ensuite pour San Francisco et Montréal.

Pourquoi c’est intéressant A partir de la seconde moitié du XIXème siècle, la poésie a perdu, en occident, ses racines populaires pour devenir un genre élitiste. Les grandes maisons d’édition font des recueils de poèmes des objets de luxe. N’ayant pas cette tradition éditoriale, la Suisse romande, où la poésie reste vivace, est un terrain d’expérimentation pour l’ouvrir à de nouvelles expériences numériques interactives, immersives et personnalisables. L’exposition Digital Lyric étend ainsi le boom des applications high-tech pour la culture (lire notre exploration Les miracles de l’art et de la tech) au genre poétique.

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Dans une enquête, «l’enjeu, ce n’est plus qui a laissé l’ADN, mais comment il est arrivé là»

Christophe Champod. | Felix Imhof / UNIL

Le bureau de Christophe Champod ressemble à s’y méprendre à celui des autres chercheurs de l’Université de Lausanne. A quelques détails près: dans un coin de la pièce, une caisse déborde de chaussures de toutes tailles. Sur une étagère, des pinces diverses et variées forment un petit tas. «C’est pour mes étudiants», s’amuse le professeur à l’Ecole de sciences criminelles.

Le spécialiste de l’interprétation statistique des traces de semelles, digitales ou d’outils, mais aussi des analyses ADN, est le lauréat 2020 de la médaille Douglas M. Lucas, une des plus prestigieuses distinctions des sciences forensiques, attribuée tous les trois ans, qu’il a reçue en novembre dernier. Pour Heidi.news, il raconte ses recherches et le changement de culture en cours dans le domaine forensique.

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L’UNIL et l’EPFL créent un centre de solutions sur les impacts du changement climatique

La disparition du glacier du Pizol a rendu tangible les impacts du changement climatique sur la Suisse. Crédit: Keystone-ATS

EXCLUSIF - L'EPFL et l'UNIL s’associent pour former un nouveau Centre d'action sur les impacts du changement climatique, baptisé «CLIMACT». Situé à Lausanne, et avec un potentiel d'expansion dans toute la Suisse romande, CLIMACT agira comme une plaque tournante pour la recherche sur les conséquences du changement climatique. Il s’appuiera dans un premier temps sur les compétences existantes de la Faculté des géosciences et de l'environnement de l'UNIL et de la Faculté de l'environnement naturel, architectural et construit de l'EPFL. Des antennes des deux institutions en Valais seront aussi impliquées: le Pôle de recherche sur l’environnement alpin et polaire ALPOLE et l’Interdisciplinary Centre for Mountain Research.

Pourquoi c’est important. Pour être efficaces, les solutions à la crise climatique devront s'appuyer sur des prévisions solides et scientifiquement fondées concernant les lieux et les moments où les impacts se produiront. Mais il est aussi nécessaire de reconnaître les défis que posent la prévision de l'environnement naturel et de tenir compte du contexte social touché par les modifications de cet environnement. Les différentes régions connaîtront des conséquences différentes, que ce soit en termes de risques, de degré d'exposition ou de capacité à absorber ou à vivre avec les changements. Les solutions doivent donc reposer sur l'interdisciplinarité et l'innovation, raison pour laquelle l’UNIL et l’EPFL ont décidé ce rapprochement.

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Les hôpitaux suisses désirent produire leurs propres thérapies cellulaires contre le cancer

Illustration d'une cellule immunitaire CAR-T s'attaquant à des cellules cancéreuses. | Shutterstok

Le Groupe suisse de recherche clinique sur le Cancer (SAKK) a créé un groupe de travail «thérapies cellulaires» en novembre 2019. Ce dernier a pour but de coordonner une plateforme nationale pour les thérapies cellulaires et sera dirigé par le Professeur George Coukos, chef du Département d’oncologie de l’UNIL et du CHUV et directeur du Centre Ludwig pour la recherche sur le cancer. Cette plateforme veut s’imposer, selon le site spécialisé MedInside, comme un acteur incontournable dans la recherche sur les immunothérapies cellulaires innovantes.

Pourquoi c’est important. Le recours aux immunothérapies cellulaires CAR-T contre le cancer progresse rapidement et sont sources de grands espoirs pour les patients atteints de cancers. Elles sont très onéreuses. La recherche contre le cancer ne veut pas laisser le monopole de ces thérapies aux entreprises pharmaceutiques.

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Cinq institutions romandes lancent un centre de recherche pour restaurer la motricité des paralysés

Le professeur Grégoire Courtine avec trois des premiers paraplégiques traités par la neurotechnologie qu'il développe depuis quinze ans. | Hillary Sanctuary

Financé à hauteur d’un million de francs par an pendant cinq ans, un nouveau centre de recherche NeuroRestore rassemble le CHUV, l’EPFL, la Faculté́ de biologie et de médecine de l’Université de Lausanne, ainsi que la Clinique romande de réhabilitation de la Suva à Sion. Ce centre de recherche translationnelle (de la recherche fondamentale à la recherche clinique) s’appuie sur les travaux du professeur de l’EPFL Grégoire Courtine et de la neurochirurgienne du CHUV Jocelyne Bloch qui le dirigeront. Leurs travaux ont permis à neuf paraplégiques de remarcher grâce à une neurotechnologie révolutionnaire. NeuroRestore est conçu pour amplifier l’effort de recherche clinique afin que cette procédure devienne un standard et s’attaquer à d’autres pathologies, telles qu’AVC et maladie de Parkinson.

Pourquoi c’est important. La Suisse romande est devenue ces dernières années un pôle de classe mondiale dans la recherche et le développement clinique sur le cerveau et les thérapies associées. Le Wyss Center for Bio and Neuroengineering, le Campus Biotech, le centre de Neuroprothèses de l’EPFL de même que des acteurs privés comme Medtronic développent de nouveaux implants dont se servent les neurochirurgiens pour soigner des paralysies. Étendre ce mariage de l’ingénierie et de la médecine, qui a porté ses fruits pour des paraplégiques, à d’autres maladies du système neuromoteur comme les AVC ou Parkinson est logique. Grégoire Courtine évoque des résultats étonnement prometteurs dans ces derniers domaines.