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La première image d'un trou noir, découverte de l'année selon la revue Science

Cette image d'un trou noir représente un des accomplissements scientifiques majeurs de 2019 | EHT Collaboration

Chaque année, la revue scientifique Science dresse un panorama des études les plus marquantes de l’année. Le premier cliché d’un trou noir (représenté ci-dessus), saisi en avril dernier grâce à un réseau de huit télescopes répartis à travers le globe, remporte la palme de la découverte de l’année. Science revient aujourd’hui sur son incroyable genèse.

Pourquoi on en parle. Cette image a résolument marqué le monde scientifique en 2019. Elle représente une prouesse inédite par les moyens humains (plusieurs centaines de chercheurs) et techniques qu’elle a nécessité autour du monde. Surtout, c’est la première image d’un trou noir obtenue autrement que par simulation numérique!

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Un trou noir deux fois plus massif que prévu découvert dans la Voie lactée

Vue d'artiste d'un trou noir | NASA/JPL-Caltech

Baptisé LB-1, ce trou noir est si gros qu’il met au défi les modèles astrophysiques utilisés pour prédire l’évolution des étoiles. Et il se trouverait au sein de la Voie lactée! C’est ce qu’une équipe d’astrophysiciens, principalement affiliés à l’Académie chinoise des sciences, a découvert, selon des travaux publiés dans Nature. L’un des co-auteurs, Roberto Soria, en précise les enjeux dans The Conversation.

Pourquoi c’est intéressant. Les astrophysiciens s’accordaient jusqu’alors à penser que la masse d’un trou noir, dans notre galaxie, était généralement comprise entre cinq et 20 fois celle du Soleil. Selon les chercheurs, il s’agira d’un nouveau type de trou noir, formé par un mécanisme stellaire différent de ceux que l’on connaît déjà, où une géante rouge s’effondre sur elle-même pour donner lieu à un trou noir, si elle est suffisamment massive. Il pourrait provenir de la fusion de deux petits trous noirs, ou plus vraisemblablement d’un trou noir classique qui aurait englouti une étoile avoisinante.

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Lire l'article publié dans The Conversation

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L'hypothétique «neuvième planète» du système solaire pourrait être un petit trou noir

Image d'illustration (rendu réalisé avec Space Engine) | Joeph/Flickr/Creative Commons

Faute de parvenir à l’observer directement, les spécialistes l’appellent «neuvième planète» ou «planète X». Elle serait responsable, via les effets gravitationnels, de curieuses anomalies détectées dans l’orbite des objets de la ceinture de Kuiper. Et s’il ne s’agissait pas d’une planète, mais d’un petit trou noir? C’est la curieuse hypothèse formulée par deux chercheurs, que relate Science Magazine.

Pourquoi cela reste à prouver. Disponible en préprint, l’étude n’a pas encore été publiée dans une revue scientifique. Il est possible, arguent-ils, que nous déployions la mauvaise approche en cherchant à observer cet astre au télescope, alors qu’il ne reflète peut-être aucune lumière dans le spectre visible. Ils appellent la communauté scientifique à scruter le ciel à la recherche de rayons gamma, qui peuvent indirectement signaler l’existence d’un trou noir. Le télescope spatial Fermi, en orbite depuis 2008, pourrait en fournir des indices. Les chercheurs s’apprêtent désormais à en explorer les données.

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Lire l'article publié sur Science et la publication en préprint sur arXiv

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La première image d'un trou noir a été récompensée par un prix de 3 millions de dollars

L'image reconstruite en avril 2019 à partir du Event Horizon Telescope | EHT Collaboration

La nouvelle, en avril, avait fait grand bruit. Pour la première fois, des astrophysiciens étaient parvenus à reconstituer l’image d’un trou noir grâce à huit télescopes répartis sur la planète, plutôt que par simulation numérique. L’équipe à l’origine de cette prouesse a remporté le Breakthrough Prize en physique fondamentale, qui s’élève à 3 millions de dollars.

Qui est derrière cette récompense. Ce prix est organisé chaque année par des mécènes de la Silicon Valley: il a été créé en 2012 par Mark Zuckerberg (Facebook), Sergey Brin (Google), et enfin Yuri Milner et Anne Wojcicki (23andMe).

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Lire l'article publié par le Guardian

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Les astrophysiciens ont peut-être assisté à la fusion inédite d'un trou noir et d'une étoile à neutrons

Vue d'artiste de la fusion de deux étoiles à neutrons | NASA/Swift/Dana Berry

Un trou noir qui fusionne avec une étoile à neutrons, c’est-à-dire le résidu extrêmement massif d’un astre effondré sur lui-même. C’est ce qu’auraient observé des astrophysiciens, pour la première fois, à l’aide des détecteurs d’ondes gravitationnelles LIGO et VIRGO.

Pourquoi c’est important. Utilisés seuls, ou combinés avec des télescopes, ces instruments d’un genre particulier peuvent, depuis 2015 seulement, capter et parfois localiser des cataclysmes cosmiques jusque-là mystérieux. On espère ainsi mieux comprendre leur origine et vérifier la validité de la théorie de la relativité générale d’Einstein.