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Une méthode d'édition génétique à trois points de sécurité inspirée par CRISPR

Image d'illustration | dierk schaefer/Flickr/Creative Commons

Au cours des dernières années, l’édition génomique, c’est-à-dire le fait de réaliser des modifications très précises dans l’ADN, n’a cessé de progresser. Chaque innovation constitue une simplification de plus. Après les fameux ciseaux d’édition génétiques CRISPR Cas9, voici le «prime editing». Cette approche, imaginée par David Liu et Andrew Anzalone, du Broad Institute de Harvard et du MIT, à Boston, allie simplicité d’usage et précision. Les chercheurs ont détaillé leur invention dans une publication dans Nature.

Pourquoi c’est important. La précision des outils d’édition génomique constitue le principal frein au développement des thérapies géniques et des applications agronomiques. On craint les effets des modifications non désirées, dites «off target» (hors cible). L’atout du prime editing: il nécessite trois événements distincts de reconnaissance pour réaliser une modification. Autant de points de sécurité qui protègent contre les modifications indésirables.

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Les hôpitaux universitaires s'unissent pour concurrencer l'industrie pharmaceutique

Keystone / Gaetan Bally

Les thérapies cellulaires sont les traitements anticancéreux du futur. Les hôpitaux universitaires suisses ont décidé de créer une alliance pour concurrencer l’industrie pharmaceutique, selon la NZZ am Sonntag. Réunis sous l’égide du Groupe suisse de recherche clinique sur le cancer (SAKK), leurs travaux permettraient d’obtenir des traitements meilleurs marché que ceux des pharmas et de développer des thérapies qui n’existent pas encore.

Pourquoi c’est important. Le Yescarta et le Kymriah sont des traitements personnalisés permettant de traiter efficacement les patients souffrant de certains cancers du sang. Porteurs d’espoir, ils sont aussi très chers: environ 370’000 francs pour le second (prix officiel). En coopérant, les hôpitaux universitaires pourraient faire baisser ces prix et aussi partager plus rapidement leurs recherches et découvertes, pour en faire profiter le plus grand nombre.

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Lire l'article de la NZZ am Sonntag (DE, paywall)

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Deux ONG lancent un recours contre le brevet accordé à Novartis pour une thérapie génique

KEYSTONE/Georgios Kefalas

Le Kymriah est une thérapie anti-cancéreuse personnalisée, brevetée par Novartis. Mercredi, Public Eye et Médecins du Monde ont introduit une opposition au brevet octroyé par l’Office européen des brevets à Munich. Leur argument: «le Kymriah repose sur une technologie déjà connue».

Pourquoi on vous en parle. Selon le communiqué commun des deux ONG, le Kymriah n’est pas un médicament à proprement parler, mais une prestation médicale, un «produit de thérapie génique». Doter le procédé d’un brevet revient à le privatiser, alors que la commercialisation de cette thérapie n’est pas liée à un brevet. De plus, les hôpitaux publics pourraient utiliser la technologie liée au Kymriah plus facilement sans le brevet.