#thérapie cellulaire


S'abonner
| | news

Les prix Louis-Jeantet 2020 vont à une neuroscientifique américaine et à deux pionniers italiens en médecine régénérative

La neuroscientifique Erin Schuman (à gauche) et le duo de chercheurs en médecine régénérative Graziella Pellegrini et Michele De Luca (à droite). | Max Planck et université de Modène, DR

Chaque année, la fondation Louis-Jeantet distingue des travaux de recherche biomédicale de pointe dans un des pays membres du Conseil de l’Europe. En 2020, l’organisation philanthropique a attribué son prix de médecine à l’Américaine Erin Schuman, du Max Planck Institute for Brain Research, pour ses travaux sur les neurones, et son prix de médecine translationnelle aux chercheurs italiens Graziella Pellegrini et Michele De Luca, de l’université de Modène, à l’origine de la première thérapie cellulaire de cornée dans les maladies ophtalmiques. La cérémonie de remise a lieu ce mardi 21 janvier à Genève.

Pourquoi on vous en parle. Basée à Genève, la fondation Louis-Jeantet a pour objectif de faire avancer la recherche européenne en médecine en récompensant des chercheurs de haute volée depuis 1986. Ses prix sont accompagnés d’une somme de 500'000 francs, dont 450'000 destinés à la poursuite des travaux de recherche et 50'000 à la convenance personnelle des lauréats. Ces prix sont aussi une récompense prestigieuse qui peut en préfigurer d’autres: 13 des 93 lauréats Louis-Jeantet ont par la suite reçu un prix Nobel.

| | news

L'assurance-maladie payera les 370'000 francs des thérapies géniques contre le cancer

Illustration 3D de cellules CAR-T attaquant des cellules cancéreuses. | Shutterstock

EXCLUSIF - Elles s’appellent Kymriah et Yescarta. Ces thérapies cellulaires et géniques commercialisées par Novartis et Gilead ont été reconnues comme prestation médicale par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), vendredi 6 décembre. Elles seront désormais prises en charge par l’assurance-maladie obligatoire des soins (AOS). Mais à quel prix? Heidi.news a mené l’enquête.

Pourquoi le prix pose problème. Le prix à l’unité de ces thérapies effraie. Au point d’être gardé sous silence et de faire craindre une explosion des coûts de la santé en Suisse. Novartis demandait initialement 375’000 francs le traitement quand santésuisse proposait une indemnisation à hauteur de 200’000 francs. Une centaine de patients sont susceptibles de bénéficier de ce traitement en Suisse.

| | radar

Les thérapies cellulaires de pointe du professeur qui soigne Michael Schumacher à Paris

Photo : Max Nash/AP

Lundi, Le Parisien révélait que Michael Schumacher était arrivé à Paris dans une ambulance immatriculée à Genève pour être hospitalisé à l'hôpital Georges Pompidou et suivre un mystérieux traitement. Pourquoi Michael Schumacher a-t-il quitté le canton de Vaud pour se faire soigner en France? Le quotidien parle de «perfusions de cellules-souches diffusées dans l'organisme afin d'obtenir une action anti-inflammatoire systémique». De son côté, Sciences et Avenir précise, grâce à un article d’archives, l’approche médicale pionnière utilisée par le Pr Philippe Menasché, entre les mains duquel se trouve l’ancien pilote.

Pourquoi c’est intéressant. Ce n’est pas la première fois que le professeur Menasché fait des merveilles. En 2014, il avait implanté un patch contenant des cellules dérivées de cellules souches dans le cœur d’une femme de 68 ans, explique l’article. L’enjeu était de rétablir la contraction des cellules cardiaques endommagées par un infarctus.

link

Lire l'article publié sur le site de Sciences et Avenir

| | radar

Une thérapie à base de cellules souches fait débat au Japon

Image d'illustration | Oregon Health & Science University / Keystone

Au Japon, un nouveau traitement à base de cellules souches pour la réparation de la moelle épinière, après que celle-ci a été sectionnée lors d’un accident, aurait dû réjouir la communauté médicale. Il n’en est rien, d’après le site Undark. Au contraire, les autorités l’ayant validée se sont vu reprocher de vouloir aller trop vite, dans une course internationale visant à approuver les thérapies le plus rapidement possible.

Pourquoi c’est important. Les cellules souches sont vues comme une voie potentielle pour nombre de traitements. Dans le cas présent, plusieurs médecins internationaux se sont opposés à l’utilisation de cette thérapie pour laquelle les preuves en matière d’efficacité et de sûreté seraient manquantes. Les autorités japonaises l’ont en effet autorisée après seulement une courte période de test. Mais au nom de la liberté des patients de choisir eux-mêmes leurs thérapies, beaucoup ne souhaitent pas voir ce traitement interdit.

link

Lire l'article dans Undark (EN)

| | radar

Les hôpitaux universitaires s'unissent pour concurrencer l'industrie pharmaceutique

Keystone / Gaetan Bally

Les thérapies cellulaires sont les traitements anticancéreux du futur. Les hôpitaux universitaires suisses ont décidé de créer une alliance pour concurrencer l’industrie pharmaceutique, selon la NZZ am Sonntag. Réunis sous l’égide du Groupe suisse de recherche clinique sur le cancer (SAKK), leurs travaux permettraient d’obtenir des traitements meilleurs marché que ceux des pharmas et de développer des thérapies qui n’existent pas encore.

Pourquoi c’est important. Le Yescarta et le Kymriah sont des traitements personnalisés permettant de traiter efficacement les patients souffrant de certains cancers du sang. Porteurs d’espoir, ils sont aussi très chers: environ 370’000 francs pour le second (prix officiel). En coopérant, les hôpitaux universitaires pourraient faire baisser ces prix et aussi partager plus rapidement leurs recherches et découvertes, pour en faire profiter le plus grand nombre.

link

Lire l'article de la NZZ am Sonntag (DE, paywall)