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Destination Mars: le site où se posera le robot européen en 2021 dévoilé par l'ESA

Des scientifiques de l’Université TU Dortmund (DTM) ont généré des images en 3D animées de la région de Mars où se posera en 2021 le robot russo-européen ExoMars, renommé il y a peu Rosalind Franklin. Cette plaine, nommée Oxia Planum, est formée de minéraux consitués à une époque plus humide de la planète rouge, il y quatre milliards d’années.

Pourquoi c’est intéressant. Connaître au mieux quel sera la configuration du terrain où se posera le rover est évidemment crucial pour éviter tout crash. Les chercheurs de la DTM se sont basés sur les images collectées par la caméra HiRISE, à bord de la sonde de la Nasa Mars Reconnaissance Orbiter. Puis ils y ont appliqué une technique innovatrice de mélange d’image, nommée «Shape from shading», pour faire apparaître des reliefs. Ces images ont été présentées à l’European Planetary Science Congress, qui se tient cette semaine à Genève.

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«Si Vaud était un pays, il serait septième mondial pour la recherche»

Responsable Stratégie et Organisation à la BCV, Joao-Antonio Brinca (à d.) a mené l'étude sur l'écosystème d'innovation du canton de Vaud

La BCV, via son Observatoire de l’économie vaudoise, la Chambre Vaudoise du Commerce et de l’industrie et l’agence d’innovation Innovaud se sont associés pour publier la première étude approfondie de l’écosystème d’innovation du canton de Vaud. Il ne fait pas de doute qu’avec des locomotives comme l’EPFL ou le CHUV, le canton a développé une force de frappe exceptionnelle dans le domaine de la recherche. Au point que les Vaudois sont les champions du nombre des brevets par habitants (1500 par million contre 956 en moyenne suisse). Pour autant, ces atouts sont encore loin de se transformer en innovations au même niveau.

L’analyse de Joao-Antonio Brinca, responsable du département Stratégie et Organisation de la BCV et vice-président de la Fondation pour l’Innovation Technologique (FIT).

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Les Diablerets font la lumière sur DiabLab, le projet communal d’éclairage durable

Les Diablerets veulent changer leur système d'éclairage public pour être le plus durable possible. | Zacharie Grossen/Wikicommons

«DiabLab». Un nom de code plaisamment satanique pour décrire une expérience inédite d’investissement énergétique durable, lancée ce 6 septembre au Moving Mountains Forum qui se tient au Diablerets: ce village vise une rénovation «verte» de son réseau d’éclairage public, et a choisi de rendre publiques toutes les étapes du projet, depuis le tout début de sa conception.

Pourquoi on vous en parle. L’intérêt de cette initiative va bien au-delà du cas particulier des Diablerets. En réalité, l’ensemble des petites communes de moyenne montagne, entre 1000 et 2000 m d’altitude, est concerné. Car presque toutes ont en commun de ne disposer que de moyens modestes pour faire face aux multiples contraintes pesant sur elles aujourd’hui, notamment à l’impératif environnemental. Ainsi la commune d’Ormont-Dessus, dont le village des Diablerets fait partie, ne compte qu’environ 1500 habitants pour un budget annuel de l’ordre de 12 millions de francs.

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La Swiss Digital Initiative veut faire de Genève la place forte de l'éthique du numérique

Le président de la Confédération Ueli Maurer, lors du lancement de la Swiss Digital Initiative le 2 septembre 2019 à Genève | SALVATORE DI NOLFI / KEYSTONE

Un monde meilleur où les citoyens auraient davantage confiance dans les technologies proposées par les géants du numérique, grâce à un supplément d’éthique dans les algorithmes. Telle est l’ambition internationale de la Swiss Digital Initiative (SDI), une nouvelle fondation basée à Genève, lancée par digitalswitzerland le 2 septembre, qui veut rassembler grands groupes privés et ONG autour d’un questionnement commun sur les normes éthiques du numérique.

Pourquoi c’est important. Données personnelles, intelligence artificielle… Les progrès du numérique s’accompagnent de nouveau risques, et pas seulement pour le consommateur. Il s’agit aussi, pour les grandes sociétés, d’enjeux de réputation et de perte de confiance. En 2018, Facebook, par exemple, a vu son image sévèrement écornée après le vol de donnes du scandale Cambridge Analytica.

| | chronique

Toronto, première ville à basculer dans un cauchemar post-démocratique grâce à Google?

Bonjour, c’est Annick à Lausanne, où je me remets du jetlag après deux semaines à Toronto. Car c'est de la plus grande ville du Canada et des projets urbains de Google sur place, fascinants et inquiétants, dont je vais vous parler ce matin.

Avant de débarquer dans la plus grande ville du Canada, je n'en connaissais que les Maple Leafs. Toronto voue un véritable culte à son club de hockey et, depuis le mois de juin, aux Raptors aussi: les nouvelles gloires du nouveau monde depuis que les basketteurs ont remporté le championnat de NBA. Les deux équipes partagent un stade niché au cœur du centre-ville. Plus que niché, il est enseveli sous les travaux de l'imposant complexe CIBC. C'est là, où bat le cœur de la ville, que Microsoft déménagera son siège social canadien) l'an prochain.

Si Microsoft s'installe là, c'est surtout pour pouvoir bénéficier de la présence des «technotalents» (comme les appellent les Québécois) qui n’hésitent plus à délaisser la baie de San Francisco pour des villes plus fascinantes. Les lois anti-immigration américaines, les gesticulations de Donald Trump, le coût de la vie dans la Silicon Valley, mais aussi la présence à l’Université de Toronto de l’un des inventeurs du deep learning, Geoffrey Hinton, rendent les rivages du lac Ontario très attractifs.

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In the future, autonomous ships will sail the sea as if steered by magic – trials will be conducted on the coast

Autonomous ferry in Finland | Creative Commons

As early as next year, the first autonomous cargo ship will set sail without any crew. Satellite communication and digitisation make this possible. But do computers navigate ships as safely as a helmsman?

Why it matters. Following the invention of the wheel, shipping is perhaps the greatest success story of human transport. 80 percent of the freight volume is transported by ship, which is still the most efficient means of mass transport in the world. The UN World Trade and Development Conference states that the volume of international shipping has quadrupled from 1970 to over 10 billion tonnes today.

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A Fribourg, des capteurs de mouvement parachèvent l'entraînement des sportifs

Ski de fond en Suisse, en 2017 (Image d'illustration) | JEAN-CHRISTOPHE BOTT/KEYSTONE

La start-up Archinisis, basée à Fribourg, entend mettre la technologie au service du sport. Grâce à l’agrégation de données recueillies par des capteurs intelligents, elle permet aux entraîneurs de délivrer des conseils personnalisés aux athlètes.

Pourquoi on en parle. Le fondateur d’Archinisis, Benedikt Fasel, s’exprimera ce jeudi 29 août au Forum économique romand (FOROM), consacré au thème «Economie, sport et bien-être». L’occasion de faire le point sur cette technologie et ses apports pour l’entraînement sportif.

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Votre cerveau a été piraté

| | radar

Cette plaque d'immatriculation atypique a valu plus de 10'000 dollars d'amende en Californie

BBC World Service/Creative Commons

En 2016, un informaticien californien décide de s’offrir une plaque minéralogique estampillée NULL, ce terme décrivant dans de nombreux langages de programmation une variable dont la valeur est non définie. Il parvient à faire homologuer son véhicule, plaque comprise, mais cette dernière occasionne alors un curieux bug informatique. Le malheureux se retrouve alors avec plus de 12’000 dollars d’amendes à payer, pour des infractions qui ne le concernent pas! Cette histoire cocasse est narrée par Wired.

Pourquoi on en parle. Cette savoureuse variation kafkaïenne autour du thème séculaire de l’arroseur arrosé est l’exemple parfait d’une blague de geek qui a mal tourné. Le système informatique du DMV californien n’était en effet pas préparé à recevoir NULL en lieu et place d’une séquence de chiffre et de lettres. Mais sa plaque, plutôt que de faire planter la base de données, s’est rapidement retrouvée associée à toutes les contraventions où un agent de Police avait omis de renseigner le numéro d’immatriculation du véhicule! Et pour cause: ces dernières sont affectées à l’identification NULL dans le système…

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Lire l'article publié par Wired (EN)

| | radar

Plongée dans le monde fascinant du piratage des bornes d'appel d'urgence dans les ascenseurs

Creative Commons

Il est possible de pirater, et cela semble d’une simplicité enfantine, les bornes téléphoniques d’urgence de certains ascenseurs afin d’en prendre le contrôle à distance. C’est ce que raconte Wired à l’occasion du DEF CON, convention hacker la plus connue aux Etats-Unis, qui s’est tenue la semaine dernière à Las Vegas.

Pourquoi c’est intéressant. Cela peut aller plus loin que la simple blague potache visant à effrayer les passagers en leur parlant: écoute indiscrète des conversations, voire reprogrammation du numéro composé par le boîtier en cas d’appui sur le bouton d’urgence. Le problème? Trop souvent, le mot de passe d’usine n’a même pas été changé, ce qui laisse la possibilité à tout un chacun de se faire passer pour un agent de maintenance…

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Lire l'article sur Wired (EN)

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Pourquoi les villes classiques gardent des atouts indéniables face aux «smart cities»

Montage S.S. d'après Creative Commons

A moins de sortir d’un coma de plusieurs années, difficile d’être passé à côté des smart cities, tendance technologique qui ambitionne de barder de capteurs toutes sortes d’équipements urbains (y compris les réseaux d’eau et d’énergie), dont les précieuses données sont ensuite traitées par des algorithmes. Et si l’on faisait fausse route? C’est ce que défend Shoshanna Saxe, assistante professeure en ingénierie à l’Université de Toronto, dans une tribune publiée par le New York Times.

Pourquoi c’est intéressant. L’ingénieure y défend la robustesse du low tech. La complexité des smart cities risque de les rendre ingérables au quotidien, avertit-elle. Ces dispositifs pourraient aussi devenir techniquement obsolètes avant même d’avoir été mis en service. Et surtout, même si les capteurs d’une poubelle intelligente peuvent dire quand elle est pleine, au final il faudra bien que quelqu’un continue de s’occuper de la vider…

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Lire la tribune publiée sur le New York Times (EN)

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L'EPFL lance un questionnaire sur l'utilisation des «civic tech» en Suisse

Les civic tech permettraient de reconnecter les citoyens à la vie politique | Gerd Altmann / Keystone

Le laboratoire de Sociologie Urbaine (LaSUR) de l’EPFL propose depuis le 19 juillet un questionnaire à destination des collectivités suisses sur leur utilisation des civic tech.

Pourquoi on vous en parle. Les civic tech correspondent à l’ensemble des technologies numériques mises en place, notamment par les collectivités, pour inciter la population à plus s’engager dans le processus politique. Cela inclut des services d’informations, de consultation ou de contribution. Développée aux États-Unis, cette pratique s’installe depuis récemment en Suisse.

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L'EPFL de nouveau en troisième place de l'Hyperloop Pod Competition en 2019

L'équipe de l'EPFL pose devant son prototype à échelle réduite dans les locaux de SpaceX, à Hawthorne (Californie) | Alban Kakulya/EPFL

Les résultats de l’Hyperloop Pod Competition, qui se déroulait dimanche soir 21 juillet, sont désormais connus: c’est l’Université technique de Munich qui monte sur la première place du podium. En deuxième et troisième place se trouvent respectivement les équipes de l’EPFZ (et sa capsule Swissloop) et de l’EPFL (EPFLoop).

Pourquoi c’est important. Ce concours de vitesse est avant tout un concours de conception. Une vingtaine d’équipes étudiantes expérimente chaque année un nouveau prototype de capsule conçu en à peine neuf mois. L’enjeu: éprouver les technologies qui trouveront peut-être place dans un hyperloop commercial demain.

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Les Apps de suivi de la fertilité deviennent des mines de données insoupçonnées pour la recherche

Un exemple d'App de suivi de la fertilité | INSTAGRAM / NATURAL CYCLES

Les applications mobiles de suivi du cycle menstruel, dites «femtechs», constitue une nouvelle source d’information pour la science. En analysant les données de deux d’entre elles, des chercheurs de l’EPFL et de Stanford montrent que les informations recueillies éclairent sur la physiologie menstruelle des utilisatrices. Une nouvelle démonstration du potentiel de l’épidémiologie digitale.

Pourquoi c’est intéressant. L’épidémiologie du cycle menstruel reste mal connue. Les méthodes traditionnelles de suivi sont peu efficaces. Et pourtant le cycle menstruel peut être associé à différents troubles (douleur, migraine, syndrome prémenstruel), voire s’immiscer dans des maladies chroniques comme le diabète ou des troubles psychiatriques.

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Comment l'EPFL veut gagner l'Hyperloop Pod Competition avec sa capsule futuriste

Un étudiant de l'EPFL s'affaire sur la capsule, baptisée Bella Lui, spécialement conçue pour l'édition 2019 | Alban Kakulya/EPFL Loop

Des étudiants de l’EPFL participent dès ce dimanche à l’Hyperloop Pod Competition, un concours de prototypes de capsules à haute vitesse préfigurant peut-être les transports du futur, qui se déroule sur le site de la société SpaceX d’Elon Musk, aux Etats-Unis. L’enjeu: battre le record de vitesse établi en 2018 par l’Université technique de Munich: 467 km/h sur 1.6 km!

L’équipe lausannoise, qui participe pour la seconde fois, sera en concurrence avec 20 autre sélections universitaires. Lorenzo Benedetti, responsable technique et encadrant de l'équipe cette année, décrypte les enjeux technologiques.

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Paris La Défense renonce aux navettes autonomes Navya, également testées en Suisse

Un véhicule Navya à Lyon, en France (image d'illustration) | Michaël GOUNON / Navya

Depuis juillet 2017, la Défense, le quartier d’affaires de Paris, est doté de navettes autonomes électriques Navya. Mais faute de résultats concluants, l’expérience va cesser, a annoncé l’établissement public Paris La Défense.

Pourquoi c’est important. Ces navettes autonomes sont actuellement testées dans de nombreuses villes dans le monde, notamment en Suisse, à Genève, à Fribourg et Marly, et à Sion. De ces expérimentations dépendra le choix par les opérateurs de transports publics de pérenniser ou non l’essai.