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Malgré la volonté de Trump, les Etats-Unis continuent d'exporter des technologies sensibles

Capture d'écran de la carte interactive réalisée par The Information

L’administration Trump a, depuis 2016, considérablement compliqué l’octroi de licences d’exportation pour des technologies jugées sensibles, comme le chiffrement, les semiconducteurs, les drones, ou encore la cybersécurité. De 92’100 licences accordées en 2015 sous Obama, leur nombre s’élève encore, en 2018, à 74’700. Les refus de licences survenus en 2018 concernent principalement la Chine, explique The Information. Le média américain a aussi ventilé sur une carte interactive le nombre de licences et le montant financier total des contrats pays par pays, pour les différentes catégories de technologies sensibles.

Pourquoi c’est important. C’est la première fois que ces données, d’ordinaire traitées uniquement par Département du commerce américain, sont rendues publiques: elles ont été obtenues par la démarche légale appelée Freedom of Information Act request. Cette carte inédite permet de visualiser quels sont les pays qui réalisent des échanges commerciaux avec les Etats-Unis dans ces domaines sensibles: principalement l’Allemagne pour le chiffrement, la Syrie pour la cybersécurité, les Philippines pour les semi-conducteurs, ou encore l’Arabie saoudite pour les drones.

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Voir la carte interactive de The Information

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Un écran d'invisibilité pour protéger les soldats ou «effacer» des objets du paysage

Un écran d'invisibilité | Hyperstealth

Une technologie pour rendre invisible aux caméras, même thermiques, tout objet, ou personne, se cachant derrière un écran spécial: c’est ce qu’annonce avoir mis au point une société de camouflage canadienne, Hyperstealth, comme le note le New Scientist.

Pourquoi c’est intéressant. Les métamatériaux sont apparus il y une dizaines d’années: ces matériaux à la structure interne particulière permettent de dévier les ondes lumineuses en les canalisant pour les faire se propager comme si l’objet qu’elles rencontrent n’était pas là. Mais ces métamatériaux sont encore confinés aux laboratoires. La technologie mise au point ici, quoique moins efficace, est moins coûteuse et plus simple: elle repose sur des alignées de lentilles cylindriques qui dévient aussi la lumière. La société Hyperstealth a présenté les premières images de ses résultats.

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Lire l'article du New Scientist

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Des cristaux extra-légers pour amortir les ondes sonores

Une équipe de chercheurs acoustiques de l'Institut fédéral d’essai des matériaux et de recherche (EMPA) est parvenu à construire des structures cristallines macroscopiques qui utilisent la rotation interne pour atténuer la propagation des ondes sonores. Cette méthode permet de fabriquer des matériaux très légers et rigides qui peuvent aussi «avaler» particulièrement bien les basses fréquences, décrivent les auteurs dans la revue Nature Communications.

Pourquoi c’est intéressant. Les scientifiques espèrent que ces cristaux transparents puissent servir aux architectes et aux designers d'intérieur. L’«astuce physique» qu’ils contiennent permet de produire des matériaux de construction rigides avec une forme stable qui isolent très bien le son et peuvent être jusqu'à 100 fois plus légers que les matériaux isolants phononiques ayant le même effet.

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Les bus volants d'Alain Thebault pourraient être assemblés chez ABB Sécheron à Genève

The Hi-Bus, la nouvelle invention du marin français Alain Thébault, pourrait être construit à Genève | SeaBubbles

Les Hi-Bus, successeurs multiplaces des désormais fameuses SeaBubbles, pourraient être assemblés à Genève, dans les halles d’ABB Sécheron SA, a appris Heidi.news. Leur concepteur, le navigateur français Alain Thébault, tout en s’étant lui-même installé dans la région lémanique, a confié ce pan de ses projets à une nouvelle holding en cours de création à Genève.

Pourquoi c’est intéressant. Les SeaBubbles, petits bateaux ayant la forme d’une voiture et fonctionnant à l’électricité mais ne produisant quasi pas de vagues, ont apporté la preuve de concept de ce nouveau mode de transport respectueux de l’environnement. Dans plusieurs ville, dont Paris et San Francisco, on s’y intéresse, tant les plans d’eau restent peu utilisés comme voie de transport.

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«Mara phone», le premier smartphone africain, est entré en production au Rwanda

Le premier smartphone "made in Africa" | Mara Phones

Son nom est «Mara Phone»: le premier smartphone fabriqué en Afrique est entré en production cette semaine au Rwanda. Il se décline en deux modèles (X et Z) et tourne sous Android, le système d’exploitation de Google. A 130 et 190 dollars, les Mara rivalisent avec les smartphones d’entrée et de moyenne gammes. Les cartes mères sont directement fabriquées dans l’usine rwandaise et le tout y est assemblé, explique le site The Africa Exponent.

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Lire l'article de The Africa Exponent

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Grâce à l'EPFZ, Céline Dion sera accompagnée d'une centaine de drones sur scène

Céline Dion aux côtés des drones sur "My Heart Will Go On" | Verity Studio AG

Céline et ses drones de dames. Tel aurait pu être le titre du nouveau spectacle de la star internationale, qui sera accompagnée, pour sa nouvelle tournée internationale, de la bagatelle de 104 micro-drones de Verity Studios, start-up fondée en 2014 issue du giron de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). C’est ce qu’a annoncé la firme dans un communiqué mardi. «My Heart Will Go On», titre emblématique, bénéficiera de la mise en scène.

Les détails de la technologie. Ces appareils représentent un intéressant défi! Il s’agit de poids-plumes d’à peine 50 grammes par drone, dont la chorégraphie est programmée à l’avance, la part belle étant laissée aux effets lumineux. Ce n’est pas la première fois que cette technologie est utilisée. On a pu voir voleter les essaims de drones de Verity Studios dans d’autres spectacles, comme par exemples des concerts de Metallica ou de Drake, ou encore dans le spectacle 2018 du Cirque Knie, en lieu et place des éléphants.

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La smart city de Songdo sortie de terre, et avec elle apparaissent ses contradictions

La ville de Songdo est entièrement connectée | PxHere.com

Pensée comme ville du futur, connectée à souhait, la smart city de Songdo, en Corée du Sud, est en voie d’achèvement. Robots assistants, services intelligents, tri des déchets automatisé, objets connectés, informations numériques s’affichant ici et là : tout a été imaginé pour aider les habitants à prendre des décisions et bien vivre, détaille le site Usbek & Rica dans un reportage.

Pourquoi c’est intéressant. Les aspects sécuritaires, liés à la surveillance vidéo, sont très présents, et suscitent parfois des critiques. Ou, au contraire, sont recherchés, car les familles et personnes qui s’installent à Songdo sont relativement aisées. De quoi accentuer un phénomène de ségrégation des classes, alors que la ville avait à l’origine été promue comme populaire: «Des élites veulent construire un espace qui soit le reflet de leur réussite à l’international», explique Hyun Bang Shin, professeur de géographie et d’études urbaines à la London School of Economics.

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Lire l'article publié sur Usbek & Rica

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Qui va mettre la main sur la mine d’or culturelle de l’Europe?

Couvrir comme journaliste les dernières innovations de notre temps, c’est aller au devant de surprises et de rebondissements. Bien sûr, c’est bon pour accrocher le lecteur, mais parfois ça tangue un peu. Comme quand on apprend sur un vaporetto à Venise, en route pour couvrir l’événement que le directeur des archives de la ville suspend brutalement sa collaboration avec l’immense projet Venice Time Machine, basé à l’EPFL et qui veut tirer profit du numérique pour faire parler les documents de la Sérénissime. Je venais justement d’y consacrer un article qui sert de point de départ à mon Exploration sur les miracles nés des rencontres entre culture et technologie.

Est-ce grave? En tout cas ce n’est pas la première fois. Depuis que j’ai eu la chance de découvrir internet en 1994 sur les écrans du CERN, le jour où le télescope Hubble photographiait une comète en train de s’écraser sur Jupiter, j’en ai vu d’autres. Bulle des dotcoms, premières start-up suisses, krach, Google, Facebook, YouTube, krach encore, licornes (les start-up qui valent des milliards tout en perdant des millions comme Uber), montée en puissance des start-up suisses, scandales des licornes du genre WeWork. On en est là.

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L'EPFZ développe une batterie pliable pour les objets électroniques du futur

Batterie pliable de l'ETHZ | Peter Rüegg/ETH Zurich

Des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich ont développé une batterie qui peut être pliée, étendue, voire tordue. Son électrolyte particulière (qui décrit sa capacité à stocker l’énergie) fait l’objet d’une description dans la revue Advanced Materials, indique le site de l’EPFZ.

Pourquoi c’est intéressant. A l’avenir, de plus en plus d’objets électroniques, comme des écrans voire des habits intelligents, devront pouvoir être pliés ou enroulés. Cette nouvelle batterie s’inscrit exactement dans cette tendance.

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Lire l'article sur le site de l'EPFZ

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La spin-off de l'EPFL Kandou Bus lève 56 millions de dollars pour sa connectivité à très faible consommation énergétique

Kandou Bus, spin-off de l’EPFL, annonce une levée de fonds de 56 millions de dollars. Ce troisième tour de financement porte son capital à près de 100 millions, indique l’EPFL dans un communiqué. Alors que les investisseurs étaient jusque-là principalement américains, cette nouvelle levée de fonds voit trois groupes suisses prendre des parts au capital : Swisscom, Forestay Capital ainsi que Fayerweather Capital Partners.

Pourquoi c’est intéressant. L’entreprise fondée en 2011 et basée au parc de l’innovation de l’EPFL s’attaque à l’un des plus grands défis de l’industrie électronique: elle développe des composants informatiques permettant d’améliorer les performances et la fiabilité des communications entre appareils électroniques tout en minimisant leur consommation électrique

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La Venice Time Machine de l'EPFL lâchée par les Archives d'Etat de Venise: le projet fortement remis en cause

Venice Time Machine | DR

EXCLUSIF - Le grand projet de l'EPFL a été lâché par son principal partenaire, a appris notre envoyé spécial à Venise.

Coup dur pour l’immense projet Venice Time Machine, basé à l’EPFL, et qui veut tirer profit des technologies numériques pour faire parler les documents historiques de Venise et reconstruire le développement urbain et social de la Sérénissime à travers les siècles: les Archives d’Etat ont indiqué vouloir cesser leur collaboration, a appris Heidi.news!

Pourquoi c’est gênant. C’est sur la base de 80 km de livres et de documents d’archives stockés dans des bibliothèques et datant du XVIe au XIXe siècle que les spécialistes en humanités digitales de l’EPFL, notamment, ont commencé à faire revivre virtuellement la Cité des Doges. Des prototypes de moteurs de recherche utilisent notamment des nouvelles méthodes de reconnaissances des écritures manuelles. Sans ces sources de base, c’est tout le projet, qui a récemment acquis une vaste dimension européenne, qui se voit remis en question. Cette annonce tombe alors que se tient ce mardi à Venise la conférence de la fondation ArtTech, dont la Venice Time Machine est l’un des projets phare, également à l’origine de notre grande exploration sur le potentiel de ces technologies.

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A Venise, le Forum ArtTech met les technologies au service du patrimoine culturel

La bibliothèque Manica Lunga de la Fondazione Giorgio Cini ( Copyright Matteo De Fina, courtesy of Fondazione Giorgio Cini).

Pour sa troisième édition, le Forum ArtTech, créé en 2016 par l’ancien président de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne Patrick Aebischer, s’est associé à la Fondazione Giorgio Cini de Venise pour une journée de conférences sur l’utilisation des nouvelles technologies pour la préservation de l’héritage culturel. Le 24 septembre, une vingtaine d’experts présenteront et débattront des progrès et du futur de ces technologies dans le cadre de la Fondazione Giorgio Cini à Venise.

Pourquoi c’est important. Alors que l’Europe est en retard vis-à-vis des États-Unis et de l’Asie dans le développement de l’économie numérique, son patrimoine culturel, de même que ses industries créatives, offrent une base exceptionnelle pour développer de nouvelles technologies et des contenus adaptés. C’est tout le thème de notre Exploration actuelle sur les miracles de l’art et de la tech. Lors du forum ArtTech, une présentation de la Venice Time Machine, dirigée par le professeur de l’EPFL Fréderic Kaplan, illustrera ce potentiel. Ce projet développe des outils d’intelligence artificielle et de visualisation qui s’appliquent au big data du passé, comme Google ou Facebook le font avec nos données.

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Des panneaux solaires flottant sur un lac de barrage: une première mondiale en Valais

Photomontage du projet final sur le Lac des Toules, en montant au Col du Grand-Saint-Bernard | RomandeEnergie

Installer des panneaux solaires sur un lac de barrage en montagne pour produire de l’électricité : le projet pilote du Lac des Toules sur la route du col du Grand-Saint-Bernard – une première mondiale ! – est à bout touchant. Mené par Romande Energie, l’assemblage des structures photovoltaïques (PV) vient de débuter; elles devraient être mises à flot ces prochains jours par hélicoptère.

Pourquoi c’est intéressant. Installer des panneaux solaires en montagne est particulièrement intéressant, vu l’intensité de l’ensoleillement. Pouvoir le faire sur une surface plane n’est pas réalisable partout. Certains lacs de barrage se prêtent toutefois bien à l’expérimentation. L’installation pilote du Lac des Toules devrait pouvoir produire jusqu’à 818 MWh, soit l’équivalant de la consommation annuelle de plus de 220 ménages. Mais le défi technologique reste entier, sans parler de l’impact visuel sur le paysage.

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La Vaudoise Océane Patiny remporte la 3e place au Concours européen des jeunes scientifiques

Océane Patiny, 19 ans, de Denges | DR

La jeune Vaudoise de 19 ans Océane Patiny, de Denges, remporte la troisième place lors du très prestigieux European Union Contest for Young Scientists (EUCYS) à Sofia, en Bulgarie et remporte un prix spécial de l’Agence spatiale européenne (ESA). Ceci pour son projet portant sur le déplacement d’un robot sphérique, indique ce mardi la Fondation Science et Jeunesse.

Pourquoi il faut applaudir. Le concours EUCYS est organisé par la Commission européenne de la recherche en coopération avec le pays hôte. Il a attiré cette année 155 jeunes chercheuses et chercheurs de 39 pays. Au total, 100 projets ont été présentés dans dix disciplines différentes, à un jury d’experts scientifiques internationaux.

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Tesla a-t-elle vraiment inventé une batterie qui dure plus d'un million et demi de kilomètres?

Creative Commons

Tesla aurait développé une batterie dont la durée de vie totale, malgré des recharges et décharges régulières, pourrait s’élever jusqu’à un million de miles (1,61 million de km), ont annoncé plusieurs médias. Ces affirmations se basent sur des travaux remarqués publiés début septembre par le professeur Jeff Dahn, spécialiste des batteries et partenaire depuis 2016 de la R&D du constructeur automobile Tesla. Or l’intérêt majeur de cette étude réside surtout dans le fait… qu’elle soit publiée!

Pourquoi c’est important. La recherche sur les batteries destinées aux véhicules électriques est un domaine très concurrentiel où prévaut le secret industriel. La littérature scientifique disponible reste, de ce fait, parcellaire. En dévoilant ses résultats dans une revue en libre accès, Jeff Dahn contribue à combler le fossé qui existe dans la compréhension des batteries de véhicules électriques entre chercheurs du public et du privé.