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La Turquie, premier pays à se doter de drones munis d'armes à feu

Le drone militaire Songar développé par Asisguard, société basée à Ankara | Asisguard

La Turquie pourrait devenir le premier pays à se doter d’un drone militaire pouvant être équipé d’une arme à feu. Ce dernier, baptisé Songar, a été développé par une firme basée à Ankara, Asisguard. Les premiers drones pourraient être livrés d’ici la fin 2019, raconte le New Scientist.

Pourquoi c’est préoccupant. Cet appareil peut frapper des cibles distantes de 15 cm à 400 m. Il est muni de capteurs lui permettant de se déplacer dans l’obscurité, avec une portée de 10 km, et peut se déplacer en essaim de trois appareils à partir d’une seule station de contrôle. Le risque est que cette technologie soit copiée par d’autres groupes armés. Dans le même temps, la Turquie est impliquée dans des opérations militaires à sa frontière avec la Syrie. Il en découle la crainte que ces technologies y soient utilisées.

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Lire l'article du New Scientist

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Contraints de travailler plus longtemps, des seniors japonais s'équipent d'exosquelettes

La combinaison d'Innophys permet un support du dos pour aider à transporter les objets lourds | Innophys

Au Japon, afin d’encourager les personnes âgées à accepter des emplois où le travail est très physique (par exemple dans la construction, l’industrie ou l’agriculture), plusieurs sociétés ont développé des exosquelettes visant à décupler la force et faciliter le déplacement d’objets lourds. Le New Scientist dresse un état des lieux des technologies en présence, de leur coût, et de l’assistance qu’elles permettent.

Pourquoi c’est important. Avec le vieillissement de la population japonaise, où 28% de la population a plus de 65 ans, de plus en plus de seniors doivent continuer à travailler. De plus, le premier ministre Shinzo Abe souhaiterait relever l’âge de la retraite de 60 à 70 ans. Mais les modèles présentés restent encore coûteux: de 1300 à 5500 dollars selon les constructeurs. Cette tendance en matière d’innovation pose en tout cas la question de la place accordée à la vieillesse, à la retraite, et plus généralement au travail dans nos sociétés, aujourd’hui et surtout demain.

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Lire l'article du New Scientist

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L'ESA commande à une start-up de l'EPFL le premier «camion poubelle» de l'espace

Le robot spatial ClearSpace-1 sera doté de 4 bras, afin d'embrasser les déchets spatiaux | ESA

L’Agence spatiale européenne (ESA) annonce officiellement ce lundi 9 décembre les détails de la mission spatiale ClearSpace-1, dirigée par la spin-off ClearSpace basée à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, comme l’a révélé Heidi.news. L’objectif: envoyer un robot dans l’espace pour désorbiter un débris spatial sur lequel l’Agence donne également plus d’informations.

Pourquoi c’est important. Les débris spatiaux, issus d’étages de fusées lors de lancements ou de satellites désaffectés, constituent un problème de plus en plus énorme, tant ils menacent les infrastructures en orbite (satellites de télécommunication, Station spatiale internationale, etc.). Pouvoir extraire ces objets des orbites basses est un enjeu primordial. A l’EPFL, et notamment au Swiss Space Center qui y est basé, a été développée une expertise qui se voit récompensée aujourd’hui par l’attribution de cette mission.

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Grâce à une spin-off de l'EPFL, un astronaute ressent depuis l'espace ce que touche un robot sur Terre

Luca Parmitano, depuis l'ISS, en train de commander le robot à l'aide (dans sa main droite) de l'interface de Force Dimension | ESA)

Guider un robot situé sur Terre depuis la Station spatiale internationale (ISS), en disposant d’une interface à retour de force très fiable, autrement dit un outil permettant de «ressentir» à distance les faits et gestes du robot: c’est l’exploit qu’a rendu possible Force Dimension, une petite PME suisse née d’une spin-off de l’EPFL.

Pourquoi c’est intéressant. Pouvoir recréer l’illusion du toucher peut être déterminant pour bien commander un robot à distance, qui plus est lorsque celui-ci explore une surface largement inconnue, comme ce sera le cas avec les futurs robots lunaires qui seront probablement commandés depuis un poste spatial habité en orbite autour de la Lune. Force Dimension a réalisé ce projet pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA) en moins d’un an – une prouesse!

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La Chine mêlerait la génétique à la reconnaissance faciale pour cibler plus facilement les Ouïghours

Image d'illustration | DARKO VOJINOVIC/AP/KEYSTONE

Depuis plusieurs années, la Chine est accusée de persécuter les Ouïghours, peuple turcophone et musulman de la région du Xinjiang, et de les interner dans des camps. Combiné au système de reconnaissance faciale, cela pourrait bientôt aller encore plus loin, alerte le New York Times, en indiquant que les autorités de la ville de Tumxuk ont commencé à collecter les échantillons sanguins d’une centaine de Ouïghours. L’enjeu: développer un outil de «phénotypage» de l'ADN pour construire des portraits-robots de cette minorité.

Pourquoi c’est inquiétant. La Chine est le pays qui est allé le plus loin en matière de généralisation de la reconnaissance faciale. La crainte est que ces prélèvement sanguins permettent de construire des outils capables de révéler les origines ethniques, inscrites dans les gènes d’une personne, à l’aide des systèmes de reconnaissance faciale. Ces technologies, qui ont bénéficié de subventions de recherche en Occident, posent aujourd’hui de graves problèmes éthiques, à commencer par l’enjeu du consentement (ou plutôt de son absence) des personnes qui participent à ces essais en Chine.

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Lire l'article du New York Times

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Sion Time Machine: les enjeux éthiques de la numérisation du patrimoine culturel valaisan

Alain Dubois est archiviste cantonal à l’Etat du Valais. Il est l’initiateur du projet Sion Time Machine et Johann Roduit, Dr. en bioéthique, est fondateur de Conexkt - Innovation studio. Ils présentent le projet Sion Time Machine, qui envisage, dans la veine de la Venice Time Machine, la création d’un digital twin (jumeau numérique) de la ville valaisanne.

«Celui qui a le contrôle du passé a le contrôle du futur. Celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé». Appliquée à nos sociétés digitales, cette célèbre citation du roman 1984 de George Orwell implique que celui qui a le contrôle de notre mémoire collective, c’est-à-dire de l’héritage culturel que nous ont légué les différentes générations qui se sont succédées à travers le temps, contrôle le futur de nos sociétés.

Or le récent scandale Facebook-Cambridge Analytica, pour ne citer que cet exemple, au cours duquel les données personnelles de plusieurs millions d’utilisateurs de Facebook ont été détournées à leur insu, rend le récit d’Orwell plus vrai que la science fiction. Regagner le contrôle de nos données individuelles et collectives, passées et présentes, constitue donc un enjeu majeur et fondamental pour le bon fonctionnement de nos démocraties.

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Un iPhone imaginé 20 ans avant celui de Steve Jobs

Au début des années 1990, l’équipe de General Magic est financée par Apple et rêve d’un monde connecté qui ressemble fort à celui que l'on connait aujourd'hui avec nos smartphones et un internet disponible en continu. Malgré leurs idées brillantes, leur décalage avec les technologies de l’époque mènera le projet à l'échec.

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Usbek et Rica

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La dernière cabine téléphonique de Suisse démontée

C’est à Baden (AG) que sera démantelée aujourd’hui la dernière cabine téléphonique du pays. Une ère qui s’achève pour ce mobilier urbain chargé de souvenirs. Le premier publiphone avait été installé à la poste du Fraumünster à Zurich en 1881. En 1995, son apogée, on en comptait 58'000. Avec l’essor du portable, leur utilisation a chuté de 95% entre 2004 et 2016. Il subsiste encore quelques cabines, transformées en boîtes à livres ou… en bornes de recharge pour smartphones.

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RTS

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Tesla veut construire une usine en Allemagne

KEYSTONE / EPA / FELIPE TRUEBA

Pour sa première grande chaîne d’assemblage européenne, le constructeur américain Tesla a choisi Grünheide, aux abords de Berlin. Entre 2000 et 3000 emplois pourraient être créés pendant les deux premières années, et jusqu’à 7000 à plus long terme. Le New York Times rappelle l’opposition d’Elon Musk à la syndicalisation de ses employés californiens, et se demande comment il composera avec une législation allemande largement plus favorable aux droits des travailleurs.

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New York Times

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Une app pour suivre des drones depuis son téléphone

Drone | pxhere

Le chinois DJI, premier constructeur mondial de drones commerciaux, vient de développer une technologie qui permettrait au public de suivre les enregistrements de drones en vol à l'aide d'un smartphone.

Pourquoi on vous en parle. Cette application d'identification à distance fonctionnerait sur les appareils dans un rayon de 1 km à l'aide de téléphones intelligents compatibles WiFi Aware et pourrait repérer près des aéroports des drones qui entraînent des retards de vols et coûtent des millions de dollars au secteur de l'aviation.

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Reuters

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Facebook pourrait bientôt recourir à la reconnaissance faciale

Image d'illustration | Mike MacKenzie/Creative Commons/Flickr

Le réseau social pourrait bientôt passer par la reconnaissance faciale lors d’une connexion. C’est ce qu’a découvert la développeuse Jane Manchun Wong, qui a repéré la fonctionnalité, qui n’a pas encore été déployée à grande échelle, au détour d’une mise à jour de l’application mobile. Fast Company précise son fonctionnement et ses implications possibles pour les utilisateurs.

Pourquoi c’est controversé. Selon Facebook, il s’agit tout simplement d’un test visant à utiliser une vidéo de l’utilisateur en guise de version plus élaborée d’un CAPTCHA— test visant à prouver qu’une connexion n’émane pas d’un robot mais bien d’un être humain. La firme affirme de plus que la vidéo enregistrée ne sera pas utilisée pour des traitements de reconnaissance faciale. Mais vu le passif du géant en matière de gestion des données personnelles, il est permis de se demander s’il faut la croire sur parole.

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Lire l'article publié sur Fast Company

| | chronique

Les triomphes de l'intelligence artificielle ne doivent pas en occulter les limites

Il ne se passe pas une semaine sans qu’on entende l’un ou l’autre exploit d’une intelligence artificielle (IA): il se dit que l’IA ferait mieux que les radiologues professionnels pour lire les mammographies et dépister un cancer du sein, qu’elle va aider les recruteurs grâce à l’analyse automatisée du visage. D’aucuns craignent aussi qu’elle ne détruise nos emplois. Mythe ou réalité? Qu’y a-t-il dans le ventre de ces outils prédictifs et autres algorithmes de reconnaissance d’image?

Il est nécessaire voire urgent de faire la part des choses entre les promesses, qui relèvent parfois du fantasme pour «technoprophète», et la réalité de leur fonctionnement. Et surtout, il est utile de rappeler les limites inhérentes à cet ensemble de technologies.

| radar

Deux ex-employés de Twitter auraient espionné pour l’Arabie Saoudite

Ils avaient accès aux données personnelles de millions d’utilisateurs. Le Département américain de la justice accuse deux anciens collaborateurs de Twitter d’avoir mis ces informations au service du renseignement saoudien, raconte le Washington Post.

Pourquoi c’est important. Cette affaire interpelle quant à la sécurité des entreprises de technologie. Elle jette également une ombre sur les relations entre Washington et Riyad.

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Washington Post

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Des bulles contre les déchets flottants

A Amsterdam, on développe une nouvelle technologie pour débarrasser les canaux de leurs ordures sans affecter la faune aquatique: des barrières de bulles. Censé diriger jusqu’à 80% des déchets vers des lieux de collecte, un dispositif expérimental fonctionnera 24 heures sur 24 pendant les trois prochaines années. Son co-inventeur Philip Ehrhorn a bon espoir: «Dans les océans, plus des deux tiers des déchets plastiques proviennent de rivières et canaux – si vous devez les intercepter, pourquoi ne pas le faire là?»

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The Guardian

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«Dans la tête de Mark Zuckerberg», ou l'autre histoire de l'empire Facebook

Mark Zuckerberg | ETIENNE LAURENT/EPA/KEYSTONE

Nombreux sont ceux qui ont raillé le jeune homme lors des débuts de Facebook. Il faut dire que son look n'avait au départ pas grand-chose d'intimidant: tongs — il leur a depuis préféré une paire de baskets —, blue jeans et T-shirt gris. Toujours le même modèle. Ce style vestimentaire simple, en réalité pensé pour éviter au fondateur de Facebook, daltonien, de longues tergiversations devant sa garde-robe chaque matin, cache la véritable question.

Que pense-t-il? Comment a-t-il vécu les multiples crises qui ont secoué le réseau social jusqu’à 2018, son annus horribilis avec le scandale Cambridge Analytica? C’est l’exercice auquel s’est prêté le journaliste français Julien Le Bot avec «Dans la tête de Mark Zuckerberg», publié le 6 novembre par les éditions Actes Sud. Un ouvrage dense et bien écrit, mené comme une enquête.