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Des bots à l’origine d’un quart des tweets sur le réchauffement climatique

Image d'illustration. | Richard Drew / Keystone

Sur les réseaux sociaux, les conversations sur le réchauffement climatique sont façonnées par une armée de bots informatiques, ces logiciels qui envoient des messages, retweetent ou «likent» de manière autonome, raconte le Guardian. Une étude de l’Université de Brown, qui n’a pas encore été publiée, montre qu’ils étaient à l’origine d’un quart des tweets sur le climat au moment de l’annonce du retrait américain de l’accord de Paris en 2017.

Pourquoi c’est important. Les chercheurs ont examiné des millions de tweets et conclu que les bots avaient alors tendance à féliciter le président Donald Trump pour sa décision et à favoriser la propagation de fausses informations. Un tel niveau d’activité des bots sur Twitter concernant la crise climatique, avec une quantité disproportionnée de messages climatosceptiques, entraîne une distorsion du discours et peut avoir une influence importante sur la confiance du public concernant les faits et les informations avérées, soulignent les chercheurs.

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Lire l'article du Guardian

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Des criquets cyborgs pour détecter les explosifs

Baranidharan Raman/Washington University

Après les chiens renifleurs, voici les criquets pour détecter la présence d’explosifs. Une équipe américaine de l’Université de Washington veut exploiter l’odorat très développé de ces insectes à l’aide de capteurs afin qu’ils délivrent un signal électrique lorsqu’ils perçoivent des vapeurs de TNT, ou l’un de ses précurseurs, raconte le New Scientist.

Pourquoi on en parle. Selon ces chercheurs, dont les travaux, disponibles en pré-publication, n’ont pas encore été publiés dans une revue, les prédictions d’un seul de ces criquets cyborgs atteindraient 60% d'efficacité. Lorsque les signaux de sept criquets sont combinés, celle-ci atteint 80%. Ces travaux ont été financés par l’armée américaine.

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Lire l'article du New Scientist

| | interview

«Genève a la possibilité d'être une place centrale pour la gouvernance du net»

DR

La gestion d'un système international aussi complexe qu'internet peut rapidement virer à la cacophonie. D'un pays à l'autre, les différences de protocoles, de législations et de politiques en termes de données et de censure rendent délicate l'idée de voir un jour un internet aux règles et pratiques entièrement harmonisées.

Michel Kende est l'ancien économiste en chef de l'Internet Society, actuellement conseiller principal pour la firme Analysys Mason et professeur invité au Graduate Institute of International and Development Studies. Il revient pour nous sur ce sujet qu’il connaît bien à l’occasion du kick off meeting du projet de média «Geneva Solutions», porté par la rédaction de Heidi.news.

Chaque jour, la newsletter qui vous livrera infos, témoignages et analyses au cœur des hôpitaux.

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La campagne américaine misera encore plus sur le numérique en 2020 qu'en 2016

Donald Trump en campagne | CRISTOBAL HERRERA/EPA/KEYSTONE

Alors que les primaires de l’élection présidentielle américaine ont commencé, plane déjà le spectre de 2016. L’élection de 2020 devrait voir le recours aux mêmes stratégies d’influence numériques qui avaient contribué à l’élection de Donald Trump en 2016, avertit The Atlantic, qui explique ce à quoi il faudra s’attendre cette année.

Pourquoi on en parle. L’élection américaine de 2016 représente un moment charnière qui a vu la généralisation d’outils mêlant big data, réseaux sociaux et ciblage électoral à plusieurs partis, côté démocrate comme républicain. On se souvient des désormais fameuses campagnes de désinformations menées sur Facebook par Cambridge Analytica pour Donald Trump. L’équipe de campagne du président sortant a, pour l’occasion, prévu un budget de plus d’un milliard de dollars pour financer sa réélection.

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Lire l'article de The Atlantic

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Comment hacker à distance l'électronique d'une voiture en quelques minutes

L'opération ne nécessite qu'une technologie basique | Piqsels

Présent ces jours au Forum International de la Cybersécurité de Lille, le hacker Gael Musquet ébahit les visiteurs en décrivant par le menu comment il est possible, avec un matériel basique (notamment un simple émetteur-récepteur, un ordinateur et un logiciel libre), de pirater voire arrêter à distance n’importe quelle voiture de série. Comment? En agissant sur les valves des pneus qui transmettent sans cesse des données.

Pourquoi c’est inquiétant. Pour Gaël Musquet, qu’a rencontré Futura Sciences, cela vient (une nouvelle fois) démontrer, hormis chez Tesla qui fait tester les vulnérabilités de ses modèles par des hackers, que les questions de cybersécurité ne sont pas assez prises en compte par la majorité des constructeurs et équipementiers automobiles. La problématique n’est en effet pas nouvelle, puisqu’elle a été évoquée à de maintes reprises (Wired, LeTemps, WallStreetJournal), et encore tout récemment au Salon CES de Las Vegas.

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Lire l'article de Futura Sciences

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Comment le monde de l'aviation exploite de plus en plus l'intelligence artificielle

Premier décollage automatique d'un avion de ligne, le 18 décembre 2019 | Airbus

Heidi.news est partenaire des Applied Machine Learning Days (AMLD), et déplace jusqu'au mercredi 29 janvier sa rédaction à l'EPF de Lausanne, sur le site de l'événement.

Il y avait bien un pilote dans cet avion-là. Mais à part mettre les gaz en début de piste, il n’a rien fait, sinon regarder, tout au plus. Et l’avion a décollé entièrement seul. Cette scène s’est passée le 18 décembre 2019 à Toulouse, à bord d’un Airbus A350, qui s’est donc élevé dans les airs en monde entièrement automatique. Une première!

Pourquoi c’est déterminant. Cet exploit illustre l’importance aujourd’hui déterminante des systèmes d’automatisation dans les avions. Or ce n’est là qu’un des domaines du secteur de l’aviation où l’intelligence artificielle (IA) et surtout le machine learning jouent un rôle primordial. Petit survol non exhaustif, à l’occasion d’une session des AMLD2020.

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Création d’un quartier de l’innovation dans la «Silicon Valley» d’Israël

L'institut de biotechnologie à l’université Ben Gourion du Néguev.

Déjà surnommée la «Silicon Valley» d’Israël, la ville de Beer Sheva, au sud du pays, se dotera bientôt d’un nouveau quartier spécialement dédié à l’innovation, dont feront notamment partie l’université Ben Gourion du Néguev et un centre informatique de l’armée.

A quoi ça ressemble. Sur le modèle du quartier de Poblenou à Barcelone, ses architectes veulent en faire un lieu favorable au développement des start-up et autres incubateurs.

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Globes

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La voix de cette momie reconstituée après l'impression en 3D de ses cordes vocales

La momie a été passée au scanner | Leeds Teaching Hospitals/Leeds Museums and Galleries

A l’aide de scanner haute résolution et d’une imprimante 3D, des chercheurs ont reproduit le tractus vocal d’une momie vieille de 3000 ans. Il a ensuite suffi de lui ajouter un larynx électronique pour entendre sa voix…

Pourquoi c’est émouvant. La momification conserve les tissus mous. Il est donc possible de modéliser leur appareil morphologique, ou tractus, vocal. Grâce à l’approche développée par les chercheurs de l’Université de Londres, de l’Université de York, du Museum de Leeds et de l’Université de Tübingen, et publiée dans la revue Scientific Reports du groupe Nature, il est possible d’entendre la voix d’un prêtre d’ancienne Egypte. Une expérience inédite!

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La première ferme verticale entièrement robotisée arrive en Suisse

Growcer

L’invention de Growcer est actuellement en construction dans une halle sur le site de Wolf à Bâle. Des machines se chargent automatiquement et entièrement des semis, de l'arrosage et de la récolte. La récolte sera exclusivement livrée à la Migros MParc de Dreispitz à Bâle.

Pourquoi on en parle. Ce n’est malgré tout pas la première ferme verticale de Suisse: récemment, nous vous présentions celle d’Ecogrow, près de Bussigny. Mais elle ne présente pas le même degré d’automatisation! Celle de Bâle pourra produire toute l'année sans terre, sans pesticide et avec 90% d'eau en moins que l’agriculture classique. L’espace est également optimisé puisque sur 400 m2 de surface, ce sont 1000 m2 de culture.

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SpaceX réussit son test de «décollage raté» de sa fusée habitable Crew Dragon

Après la simulation de défaillance du lanceur (et alors que la capsule est en sécurité), les restes de carburants explosent | Flickr/Steve Jurveston

Ce dimanche 19 janvier à 16h30 (CET), la société SpaceX, de l’entrepreneur Elon Musk, a réussi une manoeuvre-test cruciale consistant à mettre en sécurité sa capsule habitable Crew Dragon (vide pour l’occasion) dans le cas où le décollage de son lanceur Falcon9 s’est mal passé, détaille le site spécialisé GeekWire.

Pourquoi c’est important. Ce test était le dernier avant que la Crew Dragon n’emmène des humains vers la Station spatiale internationale; la pression était donc immense, d’autant plus que SpaceX restait notamment sur un échec sur un autre test (moins important) l’automne dernier. Ce vol habité sera le premier réalisé avec des astronautes américains à bord d’une fusée américaine, depuis la fin des navettes spatiales en 2011. Selon Elon Musk, qui s’est déclaré très satisfait par la réussite de cet exercice, ce vol devrait avoir lieu entre mars et juin prochain. Sur l’image, on voit les restes du lanceur et de ses carburants qui explosent, la capsule, en sécurité, se trouvant hors cadre de la photo.

| | analyse

L'architecture, un levier pour faire des stations antarctiques des «ambassades sur glace»

La nouvelle Comandante Ferraz Antarctic Station brésilienne, inaugurée le 15 janvier, ressemble beaucoup à un hotel chic en bordure d'un fjord | DR/Estudio41

Le 15 janvier a été inaugurée en Antarctique la nouvelle base brésilienne, qui ressemble davantage à un hôtel chic posé le long d’un fjord qu’à une station de recherches. Ce projet est loin d’être isolé: la semaine qui précède a marqué la présentation du projet international Andromeda, qui ambitionne de construire d’ici 2026 deux édifices ovoïdes sur un éperon rocheux en plein milieu de la calotte polaire. Enfin, l’immense station américaine McMurdo subira elle aussi un lifting important d’ici 2026.

Pourquoi c’est intéressant. Ces trois projets parmi d’autres soulignent à quel point l’aspect architectural prend une place désormais prépondérante dans la construction de nouvelles infrastructures sur le Continent blanc. Au delà de l’intérêt fonctionnel, toujours nécessaire dans ces environnements extrêmes, il en va aussi de considérations esthétiques, de réduction de consommation d’énergie et de confort. Il y a des enjeux de visibilité et de prestige dans cet endroit du monde qui, bien que protégé, suscite de plus en plus les convoitises.

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Les lentilles de contact augmentées deviennent réalité

La réalité augmentée consiste à enrichir la vision d'informations numériques | Mojo

La start-up Mojo dévoile des lentilles de contact capables de superposer des images de réalité augmentée directement sur les yeux. Ce n’est pas la première tentative dans ce domaine, mais selon un journaliste d’IEEE Spectrum qui a testé un prototype lors du dernier CES de Las Vegas, les résultats sont impressionnants. L’entreprise compte dans un premier temps proposer ces lentilles à des personnes malvoyantes en surlignant les objets qui entrent dans leurs champs de vision, avant de décliner de futures versions qui intégreront du texte ou de la reconnaissance faciale.

Pourquoi on en parle. De Black Mirror au film de Netflix Anon, l’idée de discrètes lentilles ajoutant diverses informations à la vision a nourri de nombreuses dystopies. Si l’on ignore les conséquences sociales d’une telle technologie, sa mise au point demeurait largement un fantasme depuis dix ans. Diverses lentilles augmentées de circuits électroniques avaient déjà été mises au point, mais c’était à des fins de diagnostic, par exemple du glaucome, ce que fait la start-up Sensimed, issue de l’EPFL. Mojo est ainsi la première entreprise à avoir miniaturisé un écran 14k ainsi qu’une antenne sans fil et des capteurs pour diffuser des images directement sur la rétine. Ne manque désormais plus que la batterie.

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Lire l'article de IEEE Spectrum

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A Los Angeles, les taxis tentent de survivre à Uber

En sept ans, leur chiffre d’affaires a chuté de 75%: les taxis de LA sont asphyxiés par les applications d’autopartage, comme dans d’autres métropoles. Pour sauver ce secteur sinistré, la ville assouplit certaines régulations.

Mais surtout, les neuf compagnies de la cité proposeront leurs services via une application centralisée qui fixe à l’avance le prix des courses, à l’instar de Lyft ou Uber.

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New York Times

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Comment les start-up du numérique réinventent le musée

Les musées sont de plus en plus en quête d'expériences immersives à base de réalité virtuelle ou augmentée | DR

Les musées ont des cartes à jouer en matière d’innovation numérique. Au salon Museum Connections, qui se tient actuellement à Paris, une centaine de start-up proposent des services innovants aux musées et aux institutions culturelles. Si l’on trouve beaucoup d’applications destinées à remplacer les audioguides, d’autres services originaux émergent, construits à partir de nouvelles technologies comme le mapping (projection de vidéos sur des structures en relief) ou le design interactif. Morceaux choisis.

Pourquoi on en parle. Après d’autres secteurs, c’est au tour de la culture de devenir champ d’expérimentation pour les nouvelles technologies (à ce propos, retrouvez notre exploration «Les miracles de l’art et de la tech»). Après avoir conquis le marché des boutiques des musées, nombre d’entreprises tentent désormais de conquérir le cœur même du musée.

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L'actualité vue par l'épidémiologiste numérique Marcel Salathé

Marcel Salathé

Nous préparons les Applied Machine Learning Days de fin janvier à l’EPFL pour y entendre, entre autres, le lanceur d’alerte Edward Snowden. Mais aujourd'hui, je suis ravi d’échanger mon rôle de professeur avec celui de rédacteur en chef invité de la newsletter matinale d’Heidi.news!

Beaucoup des histoires que je vous présente ici sont ancrées dans la science. De l’intelligence artificielle à l’édition de gènes, des pandémies potentielles aux crashs aériens, des «deep fakes» au travail à distance, la technologie transforme le monde de plus en plus vite. Les plus grandes questions auxquelles nous devons faire face ne portent cependant pas sur les technologies elles-mêmes mais sur l’utilisation responsable que nous en faisons.