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Sucre, vignoble, tabac: arrêtons ces subventions à une vie malsaine!

Jérôme  Cosandey

Jérôme Cosandey est directeur romand responsable de recherche en politique sociale chez Avenir Suisse. Dans cette réflexion, il se penche sur les facteurs qui augmentent le risque de développer une maladie chronique, tels que la consommation d’alcool, de tabac, de sucre ou de matières grasses. Plutôt que d’introduire des taxes pour enrayer la demande de ces produits, il serait plus cohérent de réduire les millions de francs de subventions octroyés au complexe agro-industriel pour les produire.

Le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires et les affections chroniques des voies respiratoires sont les principales causes de décès en Suisse. Selon un rapport de l’Office fédéral de la santé publique, ces maladies non transmissibles sont responsables de décès prématurés (c’est-à-dire avant l’âge de 70 ans) chez plus de 50% des hommes et 60% des femmes.

Pourquoi c’est important. Le risque de développer une de ces maladies chroniques dépend fortement de quatre facteurs liés à notre mode de vie: consommation de tabac, consommation excessive d’alcool, alimentation déséquilibrée et manque d’activité physique. En Suisse, une étude démontre que la combinaison de ces quatre facteurs est comparable à une différence d’âge de dix ans. Ainsi, une personne âgée de 65 ans qui a un mode de vie déséquilibré a les mêmes chances de survie pendant les dix prochaines années qu’une personne de 75 ans au mode de vie sain.

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«Accuser le vapotage, c’est comme accuser le verre en cas d’empoisonnement»

Ex-professeur de pneumologie au CHU de la Pitié-Salpêtrière (Paris), Bertrand Dautzenberg, est tabacologue à l’institut Arthur Vernes (Paris) et président de la commission «e-cigarettes et e-liquides» de l’Afnor. Ce grand défenseur du vapotage comme outil de réduction des risques tabagiques estime que le traitement médiatique de la crise américaine du vapotage n’a pas été à la hauteur et démonte les arguments anti-vapotage. Nous lui avons laissé la parole.

Les multiples attaques contre la vape sont très largement diffusées dans les médias en oubliant que dans un pays comme la France le tabac a tué plus de 500’000 fumeurs en France ces huit dernière années [et plus de 75'000 en Suisse, ndlr], alors qu’aucun décès n’a été rapporté au vapotage sur la même période.

Fumer n’apporte aucun bénéfice et fait courir un risque considérable. Le vapotage a pour le fumeur un rapport bénéfice-risque élevé quand il est utilisé en remplacement du tabac. Le bénéfice est en revanche nul chez le non-fumeur, de sorte que le risque le plus minime conduit à un rapport bénéfice-risque négatif. Ce qui invite les médecins à déconseiller l’usage de la cigarette électronique chez le non-fumeur.

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Boston veut interdire le tabac au menthol

CC

Premier État de la côte Est à avoir légalisé le cannabis récréatif, le Massachusetts n’en mène pas moins une guerre sans pitié contre la nicotine. Après avoir adopté la législation anti-vapotage la plus restrictive du pays, il compte maintenant interdire les cigarettes au menthol. Il serait le premier État américain à le faire.

Pourquoi c’est important. Les cigarettes au menthol séduisent tout particulièrement les jeunes. Elles sont tout aussi dangereuses pour la santé que les autres et encore plus addictives. Le menthol masque l’irritation provoquée par la fumée, conduisant les fumeurs à inhaler plus fort et plus longtemps, et renforce le caractère addictif de la nicotine. Il est d’ailleurs présent, à faible dose, dans les cigarettes classiques non aromatisées.

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A lire dans le New York Times

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Les réseaux sociaux peuvent vous aider à arrêter de fumer pendant le mois sans tabac

Image d'illustration | Martin Ruetschi / Keystone

Ce premier novembre débute le «mois sans tabac». Cette année, la Ligue pulmonaire Suisse et Promotion santé Valais ont mis sur pied Stopgether, le premier programme collaboratif national d’arrêt du tabac. Gratuite, cette campagne offre une préparation et un accompagnement à travers le groupe Facebook du même nom.

Pourquoi on vous en parle. En Suisse, environ 25% des personnes âgées de 15 ans et plus fument. Les hommes (29%) sont un peu plus nombreux que les femmes (21%). Or, un fumeur sur deux va mourir d’une maladie liée à la cigarette et 60% des personnes fumeuses quotidiennes souhaitent arrêter de fumer. Le soutien et l’accompagnement au travers des réseaux sociaux se développe depuis quelques années.

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Une ONG classe les pays selon leur perméabilité à l’industrie du tabac

Plus le pays est situé haut dans le classement, plus il est perméable à l'influence de l'industrie | ONG Stop, DR

Et le perdant est… le Japon. L’ONG Stop (Stopping Tobacco Organizations and Products) a publié un classement des pays selon leur propension à limiter l’interférence de l’industrie du tabac dans les politiques publiques. Si certaines nations se distinguent (notamment l’Ouganda, le Brésil ou la France), d’autres grands pays, comme les États-Unis, l’Égypte, la Chine ou le Japon semblent très peu enclins à lutter contre l’ingérence de «Big Tobacco». C’est la radio publique américaine NPR qui rend compte de l’initiative, la première dans le genre. Le Royaume-Uni se classe à la pointe dans le domaine.

Pourquoi on vous en parle. La Suisse ne figure pas dans le classement, qui ne compte pour l’heure que 33 pays, mais il est permis de penser que la Confédération ne récolterait guère de lauriers. Or, l’ONG Stop estime que les pays les plus stricts sur l’influence de l’industrie du tabac –enregistrement des lobbys, déclaration des conflits d’intérêts, transparence sur les interactions officielles, interdiction de participer aux lois et aux politiques publiques, etc.– sont aussi les plus volontaristes en matière de lutte contre le tabagisme.

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À lire sur NPR

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La cigarette a disparu des restaurants vaudois depuis 2009, mais le vapotage y prend ses aises

La cigarette électronique échappe encore à l'interdiction de fumer dans les lieux publics en Suisse. | Keystone / Franziska Gabbert

Le succès du vapotage ouvre une brèche de plus en plus large dans la loi sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics entrée en vigueur il y a exactement dix ans dans le canton de Vaud (2010 au niveau fédéral). Le Centre universitaire de médecine générale et santé publique (Unisanté), à Lausanne, publie ce mercredi 2 octobre un bilan satisfaisant de cette première décennie sans tabac et s’inquiète de l’engouement pour les cigarettes électroniques.

Pourquoi c’est important. Vaporettes et cigarettes électroniques sont admises dans les restaurants et les espaces publics. Leurs effets sur la santé sont peu documentés et les industriels profitent du vide juridique actuel. Le projet de loi fédérale sur les produits du tabac et les cigarettes électroniques (LPTab) devrait clarifier la situation. En attendant, Unisanté lance un appel pour que le principe de précaution soit appliqué.

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Alors que 57% des fumeurs veulent arrêter, le marché de la cigarette a de l'avenir

Jeune femme en train de fumer. | Keystone / Martin Rütschi

Selon GlobalData, société de conseil spécialisée en analyses de données, environ 57% des fumeurs veulent arrêter. Mais malgré les campagnes d’information sur les risques liés au tabac, le marché mondial de la cigarette devrait augmenter entre 2018 et 2023.

Pourquoi on vous en parle. Les cigarettes représentent la plus grande part de marché de l’industrie du tabac au niveau mondial, dont les revenus sont évalués à 707 milliards de dollars pour 2018. La cigarette à filtre est l’unique segment qui devrait croître. Le tabac à mâcher baisse quant à lui de 5,4%.

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Près de 5 milliards de francs partent chaque année en fumée en Suisse à cause du tabac

Coûts du tabagisme en Suisse, en CHF| Data: ZHAW / Graphique: Heidi.news

Entre les frais médicaux et la perte de productivité, le tabac coûte environ 5 milliards de francs par an à la société suisse, d’après une étude de l'institut d’économie de la santé de Winterthur rendue publique lundi 9 septembre. Commanditée par l’Association suisse pour la prévention du tabagisme, elle fait le point sur l’impact du tabac en Suisse à la fois en termes de santé et d’économie.

Pourquoi c’est important. En 2015, 40 fois plus de personnes sont décédées du tabac que d’un accident de voiture. A la mortalité du tabac s’ajoute son coût économique, aussi bien au niveau des soins qu’au niveau du manque à gagner des entreprises à cause des absences au travail provoquées par les maladies du tabac.