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L’immunisation au coronavirus, cette inconnue cruciale

Particules virales de Covid-19 sur une cellule cultivée en laboratoire, en microscopie électronique. | National Institute of Allergy and Infectious Diseases-Rocky Mountain Laboratories, NIH, DR

Qui développe une immunité à Covid-19 après avoir été infecté? À quoi ressemble la réponse immunitaire à la maladie? Combien de temps demeure-t-on protégé? Des questions cruciales auxquelles le New York Times, dans ce long article un peu décousu mais intéressant, tente d’offrir des pistes de réponse. Si la réponse immunitaire de base à l’infection est connue – il faut quelques jours pour produire des anticorps neutralisants – la durée de cette immunité et son degré d’efficacité restent inconnus. Elle pourrait se prolonger 1 à 3 ans, comme pour les coronavirus bénins (rhumes banals), ou 8 à 10 ans, comme c’est le cas dans le Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras) de 2002-2003.

Pourquoi on vous en parle. Connaître la réponse immunitaire à Covid-19 est essentiel. À court terme, parce que les personnes immunisées peuvent côtoyer sans risque des patients infectés, ce qui serait précieux pour les professions de santé. À plus long terme, parce que le contrôle de l’épidémie dépend en bonne part du développement d’une immunité de groupe – qui ne peut être que «naturelle» en l’absence de vaccins. L’identification des personnes avec une réponse immunitaire forte permet enfin de traiter des patients graves par injection d’anticorps (même si ce chemin est semé d’embûches). Le développement de tests sérologiques, capables de détecter les anticorps anti-Sars-CoV-2 dans le sang, est une étape cruciale pour y voir plus clair sur ces sujets.

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A lire dans le New York Times

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Les vaccins à ADN, nouveau front de la recherche en immunologie

Brin d'ADN, vue d'artiste. | Pixabay / gagnonm1993

Le vaccin est vieux comme la médecine moderne, et la recherche sur le sujet est toujours très active. Un des axes prometteurs est celui des vaccins à ADN ou ARN. Bruno Pitard, directeur du centre de recherche en cancérologie et immunologie Nantes-Angers, en explique les enjeux pour le site The Conversation. Sida, paludisme, tuberculose, Zika… La liste est longue des maladies infectieuses où de tels produits sont à l’essai et pourraient faire la différence. Un autre front de recherche connexe est celui des vaccins thérapeutiques contre le cancer.

Pourquoi c’est intéressant. Les vaccins actuels emploient des bactéries ou des virus rendus inoffensifs pour initier une réaction immunitaire. Avec les vaccins à ADN ou ARN, on se contente d’injecter des portions du génome des agents pathogènes. Plus simples à maîtriser et moins coûteux à produire, ces vaccins sont bien tolérés et peuvent être conservés à température ambiante, ce qui est très utile dans les pays en voie de développement. Leur défaut principal reste leur faible capacité à induire une réponse immunitaire prolongée dans le temps.

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À lire sur The Conversation

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Le virus de la rougeole provoque une «amnésie immunitaire» massive et durable

Le virus de la rougeole s'attaque aux cellules immunitaires. | Shutterstock / Design_Cells

Deux études viennent confirmer la capacité du virus de la rougeole à remettre à zéro le système immunitaire des personnes infectées. Chez une cohorte d’enfants néerlandais, les chercheurs ont montré une régression majeure des défenses immunitaires à la suite de la maladie. Publiés le 31 octobre dans Science Immunology et Science, ces travaux permettent de faire la lumière sur les affections observées dans le sillage de l’infection par le virus.

Pourquoi c’est important. Les études épidémiologiques montrent un pic de maladies infectieuses chez les enfants infectés par la rougeole, plusieurs mois ou même années après l’infection. On estime que le virus de la rougeole était responsable de jusqu’à la moitié de l’ensemble de la mortalité infantile observée avant l’introduction du vaccin, à partir des années 70. De façon remarquable – et rassurante –, le vaccin ne provoque pas de tel phénomène d’amnésie immunitaire.

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Notre réponse immunitaire dépendrait de notre horloge biologique

Image d'illustration | Keystone / Fabrice Coffrini

Notre horloge biologique pourrait influencer l’efficacité de notre système immunitaire, révèle une étude canadienne publiée le premier octobre et relayée par Futurity. Les chercheurs ont découvert que lorsqu’ils injectaient un vaccin à des souris dont les gènes responsables de l’horloge circadienne étaient déficients, la réponse immunitaire était diminuée durant la journée.

Pourquoi on vous en parle. Les lymphocytes T cytotoxiques, des globules blancs responsables de tuer les cellules intoxiquées, sont davantage susceptibles d’être activés durant certains moments de la journée. Identifier le mécanisme par lequel l’horloge biologique agit sur l’activité des lymphocytes T permettra aux chercheurs de mieux comprendre les processus qui induisent une réponse optimale du système immunitaire.

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Les bébés nés par césarienne ont bien un microbiote différent

Un bébé né par césarienne à l'hôpital Triemli, à Zurich. | Gaétan Bally / Keystone

Une étude confirme que les bébés nés par césarienne présentent bien une flore intestinale différente de ceux nés par voie basse. Selon le Guardian, il s’agit de la recherche la plus complète jamais réalisée sur le sujet. Ces nouveaux travaux concluent que les enfants nés par voie vaginale reçoivent plus de bactéries maternelles, tandis que ceux nés par césarienne récupèrent davantage celles présentent dans l’environnement hospitalier.

Pourquoi c’est important. Le fonctionnement du système immunitaire tout au long de la vie pourrait être influencé par les premières interactions d’un nouveau-né avec les bactéries, note un des auteurs de la recherche. Par ailleurs, l’étude montre que les bactéries qui façonnent le microbiote des bébés nés par voie basse sont des bactéries intestinales, et non vaginales, contrairement à ce que l’on pensait jusqu’ici. Cela remet en cause une pratique visant à rectifier le microbiote de ces nouveau-né: les badigeonner avec un tissu imbibé des sécrétions vaginales de leur mère juste après leur venue au monde.

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