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Comment le Chili a réduit de 23% la consommation de boissons sucrées

Image d'illustration | Flickr

Frappée par une épidémie d’obésité et de diabète, la population chilienne était jusqu’à il y a peu la plus grande consommatrice au monde de boissons sucrées. En deux ans, des mesures volontaristes de santé publique ont fait chuter les ventes de près d’un quart.

Comment c’est possible. Au lieu d’une taxe sur le sucre, le gouvernement a banni ces produits des écoles et, surtout, imposé un étiquetage clair et sans compromis. Placé sur le devant de l’emballage, noir et blanc, impossible pour l’acheteur de passer à côté des alertes: teneur élevée en sucre, en sel ou en matières grasses.

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The Guardian

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Et si la solution pour vaincre les infections virales se cachait dans le sucre?

Le nouveau coronavirus qui sévit en Chine (ici, un patient à l'hôpital de Wuhan) sera testé avec la nouvelle méthode mise au point. | Keystone / EPA / STR CHINA OUT

Des chercheurs de l’UNIGE, de l’EPFL et de l’Université de Manchester sont parvenus à détruire un large spectre de virus par simple contact en modifiant des molécules de sucre. Leur étude, publiée dans Science Advances, explique comment des cyclodextrines, dérivés naturels du glucose, parviennent à devenir «virucide» en liant et altérant la surface d’un grand nombre de virus. Il s’agit d’une première pour une molécule biocompatible: habituellement, les substances dites «virucides», comme l’eau de Javel, sont toxiques pour l’être humain.

Pourquoi c’est prometteur. Les infections virales tuent des millions de personnes chaque année. Bien que cette étude soit encore en phase préclinique, les résultats obtenus permettent d’espérer la mise au point de médicaments anti-viraux à large spectre. Ils pourraient avoir un impact sur la santé globale en permettant notamment de contrôler plus rapidement les flambées épidémiques d’origine virale. Des tests seront d’ailleurs menés prochainement sur le nouveau coronavirus responsable de l’épidémie actuelle.

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Sucre, vignoble, tabac: arrêtons ces subventions à une vie malsaine!

Jérôme  Cosandey

Jérôme Cosandey est directeur romand responsable de recherche en politique sociale chez Avenir Suisse. Dans cette réflexion, il se penche sur les facteurs qui augmentent le risque de développer une maladie chronique, tels que la consommation d’alcool, de tabac, de sucre ou de matières grasses. Plutôt que d’introduire des taxes pour enrayer la demande de ces produits, il serait plus cohérent de réduire les millions de francs de subventions octroyés au complexe agro-industriel pour les produire.

Le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires et les affections chroniques des voies respiratoires sont les principales causes de décès en Suisse. Selon un rapport de l’Office fédéral de la santé publique, ces maladies non transmissibles sont responsables de décès prématurés (c’est-à-dire avant l’âge de 70 ans) chez plus de 50% des hommes et 60% des femmes.

Pourquoi c’est important. Le risque de développer une de ces maladies chroniques dépend fortement de quatre facteurs liés à notre mode de vie: consommation de tabac, consommation excessive d’alcool, alimentation déséquilibrée et manque d’activité physique. En Suisse, une étude démontre que la combinaison de ces quatre facteurs est comparable à une différence d’âge de dix ans. Ainsi, une personne âgée de 65 ans qui a un mode de vie déséquilibré a les mêmes chances de survie pendant les dix prochaines années qu’une personne de 75 ans au mode de vie sain.

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«C'est abusif de traiter le sucre de drogue!»

Ce 14 novembre, plusieurs cantons participent à l'action «Journées des métiers» ou «Journée oser tous les métiers». Tuong, 11 ans, écolier en 8e année au collège de Saint-Roch à Lausanne, suit la rédaction toute la journée pour découvrir le métier de journaliste. Il co-signe cet article: il a assisté à la conférence sur le sucre, pris des notes, posé des questions et livre son avis.

«Le sucre, une vraie drogue?» C’est la conférence qui a ouvert le Salon valaisan de la santé ce jeudi 14 novembre. Maude Bessat, diététicienne ASSD au département de l’enfant et de l’adolescent des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), a présenté les différents enjeux liés à la consommation de sucre en Suisse.

Pourquoi ça concerne les enfants. Le grignotage s’est banalisé et les jeunes sont tentés en permanence dans leur quotidien. Les distributeurs de snacks et de boissons se sont multipliés dans des lieux où il n’est pas habituel de manger: musées, bureaux de poste, écoles, centres sportifs, etc. Et l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) rappelle que le diabète touche près d'un demi-million de personnes en Suisse.

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Repérer les sucres cachés pour mieux prévenir le diabète

Image d'illustration. | Keystone / Barbara Gindl

Samedi 9 novembre, la clinique La Source, à Lausanne, organise quatre ateliers sur le thème général: «Percer les mystères des sucres cachés dans notre quotidien». C’est la première fois que l’institution – qui a aussi pour mission de former des infirmières – propose un tel événement.

Pourquoi on vous en parle. En Suisse, la consommation annuelle moyenne de sucre par habitant est passée de 3 à 39 kilos entre 1850 et 2014. Le diabète touche près de 500’000 personnes dans le pays. L’établissement hospitalier traite des patients atteints de diabète. Elle souhaite, grâce à ce projet de prévention, mieux faire comprendre le rôle du sucre dans cette maladie. Sans en faire le grand coupable pour autant.