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Le vapotage lié au développement de tumeurs chez la souris

Les souris exposées pendant plus d'un an à l'aérosol de cigarette électronique à la nicotine ont développé des tumeurs | Keystone / Nam Y. Huh

Des chercheurs de l’université de New York ont exposé des souris à de l’aérosol de cigarette électronique chargé en nicotine et montré qu’elles développaient bien plus de tumeurs. L’étude a été publiée lundi 7 octobre dans la prestigieuse revue PNAS, et c’est le Los Angeles Times qui en parle le mieux. Les 45 souris testées ont été plongées dans un bain de vapeur à raison de 20 heures par jour, pendant plus d’un an. Neuf d’entre elles ont développé des tumeurs, contre une seule chez les 40 souris contrôle, qui respiraient un aérosol sans nicotine ou de l’air normal.

Pourquoi c’est inquiétant. C’est la première étude à montrer de tels résultats. Les chercheurs soupçonnent que la nicotine réagit une fois dans l’organisme pour former un sous-produit cancérigène. Ces données précliniques n’ont absolument rien de définitif mais posent la question des risques chroniques du vapotage de nicotine avec une acuité renouvelée. En Suisse, les e-liquides à la nicotine sont autorisés à la vente depuis le printemps 2018. Dans le contexte d’incertitude actuel, ce résultat résonne comme un appel à la prudence.

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Souris et humains ont des cortex étonnamment similaires

Souris de laboratoire. | IEMM Münster / Keystone

Des chercheurs américains du Allen Institute for Brain Science ont établi la comparaison la plus fine à ce jour entre les cellules du cortex de l’homme et de la souris. Si quelques différences émergent, les neurones humains et murins partagent des similarités importantes.

Pourquoi c’est important. Comprendre le fonctionnement du cerveau humain est devenu une véritable quête scientifique. Or elle nécessite une connaissance toujours plus fine de l’architecture cérébrale et de son évolution. Mieux connaître le cerveau murin est quant à lui essentiel car les souris sont utilisées dans de nombreux modèles de recherche en neurosciences.

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L'enzyme de jouvence existe... chez la souris

photo d'illustration | Keystone

Allonger l’espérance de vie et réduire les signes du vieillissement est au cœur des recherches de nombreux laboratoires dans le monde. S’ils n’ont pas encore découvert la recette de l’élixir de jouvence universel, des chercheurs américains publient des résultats expérimentaux très prometteurs.

Pourquoi c’est intéressant. De précédents travaux avaient déjà découvert le rôle d’une molécule, appelée NAD+, dans les processus de vieillissement. Ces nouveaux travaux mettent en évidence les propriétés anti-âge d’une seconde enzyme, qui augmente la production de NAD+, ce qui aurait des effets à la fois sur les signes de vieillissement et la durée de vie.

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Un compte Twitter remet à leur place les titres tapageurs de la presse sur la science

"https://twitter.com/justsaysinmice/status/1123562665467699200

Pour relater des découvertes médicales, la presse «grand public» est souvent prompte à dégainer des titres accrocheurs, mais erronés car trop vagues. C’est pour brocarder ce phénomène qu’un Américain a créé le compte Twitter @justsaysinmice (EN).

Le principe. Le compte republie des articles dont le titre laisse à croire que la découverte décrite concerne l’homme, lorsqu’elle ne porte en fait que sur des souris, en y apposant un laconique «IN MICE» (chez la souris, donc). L’occasion de rappeler le rôle crucial joué par les rongeurs dans la recherche scientifique.