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Solar Orbiter, une mission européenne pour faire toute la lumière sur le Soleil

Solar Orbiter emmène dix instruments, dont un construit en Suisse | ESA

Il nous éclaire tous les jours. Mais aux yeux des scientifiques, il porte lui-même encore bien des zones d’ombres. C’est pourquoi le Soleil est la cible de la mission Solar Orbiter de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui a été lancée dans la nuit du 9 au 10 février depuis la Floride. Avec à bord dix instruments, dont trois sont dotés de composants suisses, l’un d’eux étant même entièrement géré depuis la Haute-école spécialisée du Nord-Ouest, à Windish (Argovie).

Pourquoi c’est intéressant. Dédiée à la physique solaire et héliosphérique, cette mission à 500 millions d’euros a pour objectif de mieux connaître le fonctionnement de l’astre, et surtout les effets (parfois délétères) que ses sursauts énergétiques peuvent avoir sur la Terre. Pour la première fois, un engin pourra aussi ausculter ses pôles – car le Soleil en a! Une odyssée qui durera près de dix ans, à quelque 110 millions de kilomètres de la Terre.

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La surface du Soleil photographiée avec un niveau de détails sans précédant

Les images les plus détaillées de la surface du Soleil jamais obtenues ont été publiées le 29 janvier 2020. Elles ont été prises par le télescope Daniel K. Inouye Solar Telescope (DKIST), installé à Maui (Hawaii), et qui vient d’entrer en activité. Le cliché montre des structures en cellules en moyenne de la taille du Texas, qui se déplacent; elles sont constituées d’une soupe de particules très chaude appelée «plasma».

Pourquoi c’est remarquable. La taille du Soleil étant immense (1.4 million de km diamètre, à une distance de 149 millions de km de la Terre) et les conditions lumineuses d’observation si extrêmes qu’obtenir des détails ayant une taille de seulement 30km est exceptionnel. Comme l’explique la BBC, le télescope sera utilisé pour étudier le fonctionnement du Soleil. Les scientifiques veulent obtenir de nouvelles informations sur son comportement dynamique dans l'espoir de mieux prévoir ses explosions énergétiques – un domaine que l'on appelle souvent la «météo spatiale».

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Lire l'article de la BBC

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La sonde Parker Solar Probe livre ses premiers résultats

Vue d'artiste de la sonde Parker Solar Probe | Nasa

La sonde américaine Parker Solar Probe est celle qui s’est approchée le plus près du Soleil. Lancée en août 2018, elle a déjà pu survoler trois fois notre étoile: le point le plus proche n’était que de 3,83 miles (soit 6,16 kilomètres). Ses premiers résultats ont fait l’objet d’une triple publication dans Nature, raconte le Guardian.

Pourquoi c’est intéressant. Pourquoi la couronne solaire est-elle si chaude — environ un million de degrés — alors que sa surface n’est qu’à quelques milliers de degrés «seulement»? Les données esquissent un début de réponse: parce que le vent solaire, ce flux de plasma éjecté par le Soleil, est libéré de façon non continue, mais explosive. Autre surprise: l’état d’empoussièrement de la sonde au fur et à mesure de sa progression. Il pourrait s’agir de vestiges d’astéroïdes vaporisés à l’approche du Soleil.

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Lire l'article publié sur le Guardian

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Ce qu'a vu la sonde Voyager 2 aux confins du système stellaire, là où s'éteint le vent solaire

Les différents instruments embarqués par la sonde | Nasa

Un si long voyage… Cela fait maintenant 42 ans que les sondes jumelles Voyager s’élancent vers l’extérieur du système solaire. Elles ont survolé Jupiter, Saturne, Uranus, et beaucoup de leurs satellites. Il y a presque un an jour pour jour, Voyager 2, après Voyager 1, a quitté la limite de l’héliosphère, zone d’influence des vents solaires, pour rejoindre le milieu interstellaire... Une équipe d’astrophysiciens en dévoile les premiers résultats, à travers cinq publications distinctes dans Nature Astronomy.

Pourquoi c’est intéressant. Notre soleil éjecte continuellement du plasma — mélange d’ions et d’électrons — autour de lui, c’est ce qu’on appelle le vent solaire. Sa zone d’action n’est toutefois pas infinie: elle est limitée par ce qu’on appelle l’héliosphère. A ses confins, une onde de choc née de la rencontre entre ce plasma solaire, les particules du milieu interstellaire, et les rayonnements cosmiques, puis une couche-limite, appelée héliogaine (ou heliosheath), où le vent solaire est ralenti, et s’écoule de façon turbulente. Qu’y-a-t-il au-delà? Les sondes Voyager sont les premières à s’y aventurer…

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L'ESA dévoile la sonde Solar Orbiter avant son lancement en 2020

Le 18 octobre 2019, l’Agence spatiale européenne (ESA) a présenté aux médias le satellite Solar Orbiter, développé conjointement avec la Nasa, qui sera lancé de Cap Canaveral (Etats-Unis) en février 2020. Son objectif: étudier des zones encore méconnues du Soleil, notamment ses pôles. L’occasion pour l’ESA de rappeler, en une infographie, les caractéristique de la sonde, les instruments scientifiques embarqués, et les différents appuis gravitationnels (notamment grâce à Venus) qui seront utilisés pour aider la sonde à se positionner.