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Soigner moins pour soigner mieux, le pari d'une médecine «plus intelligente»

Pixabay / Mohamed Hassan

Du 14 au 17 novembre, Heidi.news était présent au Salon suisse de la santé, organisé cette année à Martigny, en Valais.

Less is more: soigner moins pour soigner mieux. C’est le message qu’a souhaité faire passer l’association Smarter Medicine, présente au Salon valaisan de la santé dimanche 17 novembre 2019. Partant du constat que beaucoup de traitements et d’actes médicaux pourraient – et donc devraient – être évités, l’association vise à sensibiliser les médecins et les patients à une démarche plus parcimonieuse.

Pourquoi c’est important. L’idée de moins soigner n’est ni intuitive ni toujours consensuelle, mais beaucoup d’études tendent à pointer une surconsommation de soins dans les pays riches. Or, les actes inutiles peuvent porter tort aux patients, du fait d’effets indésirables ou en conduisant à une démarche de soins superflue. C’est le cas, par exemple, des anti-acides contre les aigreurs d’estomac ou des antibiotiques en cas d’infection virale.

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Comment la «Chambre des erreurs» permet de rassurer les patients en sensibilisant les soignants

La «Chambre des erreurs» mise en place par la Fondation Sécurité des patients Suisse. | Lucid GmbH

Dans le cadre de la première Journée mondiale de la sécurité des patients, ce 17 septembre, la Fondation Sécurité des patients Suisse lance une action interactive grâce à une «Chambre des erreurs» (aussi connu sous le nom de «Room of horrors»). Cette salle de formation permet de simuler des situations à risques et de stimuler la réflexion du personnel médical autour des questions de sécurité des patients. En Suisse romande, l’Hôpital neuchâtelois, site de La Chaux-de-Fonds, et les cliniques Cécil et du Bois-Cerf à Lausanne participent à l’action qui dure jusqu’au 22 septembre.

Pourquoi c’est important. En Suisse, «un patient sur dix subit une complication à l’hôpital», selon le tweet d’Alain Berset. De son côté, l’OMS estime qu’au niveau mondial quatre patients sur dix sont victimes de préjudices dans les structures de soins et 80% de ces cas seraient évitables.