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| radar

Le projet d'une ville zéro carbone en France

Des lampadaires équipés de détecteurs de présence qui s’éteignent quand les rues sont désertes, des canalisations d’eau intelligentes qui signalent les fuites ou des conteneurs à déchets qui alertent les éboueurs quand ils sont à saturation. La communauté urbaine d’Angers en France va investir 178 millions d’euros sur les douze prochaines années pour installer quelque 50'000 objets connectés sur son territoire.

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Le Monde

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La smart city de Songdo sortie de terre, et avec elle apparaissent ses contradictions

La ville de Songdo est entièrement connectée | PxHere.com

Pensée comme ville du futur, connectée à souhait, la smart city de Songdo, en Corée du Sud, est en voie d’achèvement. Robots assistants, services intelligents, tri des déchets automatisé, objets connectés, informations numériques s’affichant ici et là : tout a été imaginé pour aider les habitants à prendre des décisions et bien vivre, détaille le site Usbek & Rica dans un reportage.

Pourquoi c’est intéressant. Les aspects sécuritaires, liés à la surveillance vidéo, sont très présents, et suscitent parfois des critiques. Ou, au contraire, sont recherchés, car les familles et personnes qui s’installent à Songdo sont relativement aisées. De quoi accentuer un phénomène de ségrégation des classes, alors que la ville avait à l’origine été promue comme populaire: «Des élites veulent construire un espace qui soit le reflet de leur réussite à l’international», explique Hyun Bang Shin, professeur de géographie et d’études urbaines à la London School of Economics.

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Lire l'article publié sur Usbek & Rica

| | chronique

Toronto, première ville à basculer dans un cauchemar post-démocratique grâce à Google?

Bonjour, c’est Annick à Lausanne, où je me remets du jetlag après deux semaines à Toronto. Car c'est de la plus grande ville du Canada et des projets urbains de Google sur place, fascinants et inquiétants, dont je vais vous parler ce matin.

Avant de débarquer dans la plus grande ville du Canada, je n'en connaissais que les Maple Leafs. Toronto voue un véritable culte à son club de hockey et, depuis le mois de juin, aux Raptors aussi: les nouvelles gloires du nouveau monde depuis que les basketteurs ont remporté le championnat de NBA. Les deux équipes partagent un stade niché au cœur du centre-ville. Plus que niché, il est enseveli sous les travaux de l'imposant complexe CIBC. C'est là, où bat le cœur de la ville, que Microsoft déménagera son siège social canadien) l'an prochain.

Si Microsoft s'installe là, c'est surtout pour pouvoir bénéficier de la présence des «technotalents» (comme les appellent les Québécois) qui n’hésitent plus à délaisser la baie de San Francisco pour des villes plus fascinantes. Les lois anti-immigration américaines, les gesticulations de Donald Trump, le coût de la vie dans la Silicon Valley, mais aussi la présence à l’Université de Toronto de l’un des inventeurs du deep learning, Geoffrey Hinton, rendent les rivages du lac Ontario très attractifs.

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Pourquoi les villes classiques gardent des atouts indéniables face aux «smart cities»

Montage S.S. d'après Creative Commons

A moins de sortir d’un coma de plusieurs années, difficile d’être passé à côté des smart cities, tendance technologique qui ambitionne de barder de capteurs toutes sortes d’équipements urbains (y compris les réseaux d’eau et d’énergie), dont les précieuses données sont ensuite traitées par des algorithmes. Et si l’on faisait fausse route? C’est ce que défend Shoshanna Saxe, assistante professeure en ingénierie à l’Université de Toronto, dans une tribune publiée par le New York Times.

Pourquoi c’est intéressant. L’ingénieure y défend la robustesse du low tech. La complexité des smart cities risque de les rendre ingérables au quotidien, avertit-elle. Ces dispositifs pourraient aussi devenir techniquement obsolètes avant même d’avoir été mis en service. Et surtout, même si les capteurs d’une poubelle intelligente peuvent dire quand elle est pleine, au final il faudra bien que quelqu’un continue de s’occuper de la vider…

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Lire la tribune publiée sur le New York Times (EN)