#satellites


S'abonner
| | radar

Le Japon lance un satellite pour surveiller les missiles nord-coréens

Le satellite espion a été transporté par une fusée H-IIA. | Mitsubishi Heavy Industries, Ltd. / JAXA

Le Japon a mis hier en orbite un satellite de surveillance pour avoir, entre autres, à l'oeil les activités en provenance de Corée du Nord. Équipé d’un appareil photo numérique, il est envoyé pour prendre la relève de l'un des sept autres satellites de reconnaissance, raconte le Japan Times.

Les détails. Le satellite espion a été transporté par une fusée H-IIA lancée depuis le centre spatial de Tanegashima dans la préfecture de Kagoshima. Coût de l'opération: 34,3 milliards de yens (310 millions de francs).

link

A lire dans Japan Times

| | radar

La Chine s'autonomise dans l'espace grâce à son propre "GPS"

GUO WENBIN/EPA Costfoto/Keystone.

Avec le lancement de deux nouveaux satellites destinés à son système de navigation Beidou - l'équivalent des systèmes américain GPS et européen Galileo - Pékin se rapproche encore un peu plus d'une couverture mondiale.

Pourquoi c’est important. Plus de 70% des smartphones chinois sont équipés pour exploiter les services de positionnement de Beidou, selon des officiels chinois. Le système joue également un rôle dans les communications 5G, un domaine où le géant chinois Huawei est à l'avant-garde.

link

Asi Nikkei

| | radar

Un satellite pour "les Bermudes de l'espace"

Crédits: SpaceNews

La région chinoise semi-atutonome de Macao lancera un satellite en 2021 pour percer les mystères de l’Anomalie de l’Atlantique Sud. Baptisé Macau Science 1, le satellite sera le premier de ce genre à sonder cette région.

Pourquoi c’est intriguant. Dans cette vaste zone qui s’étale du Chili au Zimbabwe, les chercheurs ont observé que le champ magnétique, qui protège la Terre des radiations cosmiques, est moins importante qu’ailleurs et ne cesse de diminuer.

link

Asia Times

| | reportage

CHEOPS, premier télescope spatial suisse, placé sur sa bonne orbite

Décollage de Soyouz à travers le ciel nuageux de Kourou | ESA-CNES-ARIANESPACE/EPA/KEYSTONE

Sous un ciel orageux a été lancé peu avant l’aube à Kourou (Guyane française), ce mercredi à 5:54 (9:54 heure suisse), le premier télescope suisse jamais construit, CHEOPS. «C’est un succès majeur pour la science en général, et pour la Suisse en particulier», a déclaré sur place à Heidi.news le «père» genevois du projet, Didier Queloz, Prix Nobel de physique 2019. Et à 12:20, le satellite a été placé avec succès sur son orbite à 700km d’altitude, sous un tonnerre d’applaudissements suisses.

Pourquoi c’est important. CHEOPS doit permettre aux astronomes de caractériser avec précision entre 400 et 500 exoplanètes, c’est-à-dire des planètes tournant autour d’un autre soleil autre que le nôtre, et par là de mieux connaître la formation des systèmes stellaires. Cette mission réalisée pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA) par l’Université de Berne avec le concours de celle de Genève et d’un consortium d’institutions publiques et privées de dix autres pays européens, fait entrer la Suisse dans le cercle restreint des nations capables de mener de tel projet de bout en bout.

| | radar

SpaceX va modifier ses satellites Starlink afin de limiter les nuisances pour les astronomes

Vue depuis un satellite de la constellation Starlink | Official SpaceX Photos/Flickr

Heidi.news l’avait plusieurs fois évoqué: la constellation de satellites Starlink, qui comptera à terme 30’000 petits satellites de télécommunications, dérange déjà les astronomes... et cela, alors qu’elle ne compte pour l’instant que 120 satellites! En cause, les matériaux utilisés à la surface des appareils, qui réfléchissent trop la lumière. SpaceX a annoncé travailler, relate SpaceNews, sur un nouveau revêtement de surface afin de limiter l’impact sur les observations pour les prochains lancements.

Pourquoi c’est intéressant. Gwynne Shotwell, directrice des opérations de SpaceX, a reconnu que ce problème était une surprise totale pour la firme: personne n’y avait pensé. Le traitement appliqué aux prochains satellites Starlink qui seront mis en orbite reste toutefois expérimental: elle a reconnu ne pouvoir prédire si cela allait fonctionner du premier coup, ou non. «Nous voulons nous assurer de tout faire pour que les enfants puissent continuer à observer l’espace avec un télescope», a-t-elle déclaré au média américain. Les astronomes professionnels lui en seront, eux aussi, reconnaissants.

link

Lire l'article de SpaceNews

| | radar

La constellation Starlink continue de gêner les observations des astronomes

Cliff Johnson, Clara Martínez-Vázquez, DELVE Survey

Les 60 nouveaux satellites venus rejoindre début novembre la constellation Starlink, de SpaceX — l’enjeu étant d’améliorer la couverture internet par satellite — ne font pas que des heureux. A commencer par des astronomes professionnels dans un observatoire du nord du Chili, qui voient déjà certaines de leurs observations compromises par la constellation de 120 satellites, raconte le New Scientist.

Pourquoi c’est important. En juin, après le lancement des premiers satellites de la constellation, l’Union internationale astronomique s’inquiétait déjà de la pollution lumineuse provoquée par ces satellites en orbite basse. Elon Musk avait alors rétorqué que Starlink ne serait, à terme, pas visible la nuit. Le problème semble en tout cas se poser pour l’Observatoire interaméricain du Cerro Tololo (CTIO), qui a déclaré dans un communiqué considérer ces satellites comme une «nuisance». La firme SpaceX, qui aurait l’intention de lancer jusqu’à 30’000 de ces petits satellites, affirme pour sa part être prête à relever l’orbite de ses satellites pour limiter leur impact sur les activités astronomiques.

link

Lire l'article publié par le New Scientist

| | radar

Le satellite Sentinel-3 révèle l'ampleur des feux de forêts dans le monde en 2019

Alors que nouveaux départs de feux ont été recensés en Californie et au Liban, les données du réseau européen Copernicus (satellites Sentinel) révèlent l’ampleur inédite des feux de forêts estivaux cette année. En août 2019, ces derniers se sont élevés à 79’000, soit cinq fois plus qu’en août 2018. La détection par satellite a été rendue possible par des caméras thermiques, qui signalent, de nuit, les localisations où un incendie est en cours.

Number_of_fires_detected_by_the_Sentinel-3_mission_pillars.png
Nombre de feux de forêts détectés par Sentinel-3 en 2019 (rouge) et en 2018 (vert) | ESA

| | radar

L'ESA dévoile la sonde Solar Orbiter avant son lancement en 2020

Le 18 octobre 2019, l’Agence spatiale européenne (ESA) a présenté aux médias le satellite Solar Orbiter, développé conjointement avec la Nasa, qui sera lancé de Cap Canaveral (Etats-Unis) en février 2020. Son objectif: étudier des zones encore méconnues du Soleil, notamment ses pôles. L’occasion pour l’ESA de rappeler, en une infographie, les caractéristique de la sonde, les instruments scientifiques embarqués, et les différents appuis gravitationnels (notamment grâce à Venus) qui seront utilisés pour aider la sonde à se positionner.

| | radar

Le satellite SwissCube toujours en activité après 10 ans

SwissCube | EPFL Space Center

Le petit satellite suisse de 10 centimètres de côté, avait été lancé le 23 septembre 2009. Réalisation d’une équipe d’étudiants de l’EPFL, il était destiné à l’observation des lumières du ciel nocturne, un phénomène physique en haute atmosphère.

Pourquoi c’est étonnant. Prévu pour une mission de 4 mois, il aura ainsi tenu 30 fois plus de temps, bien qu’il ait eu à être dépanné et réactivé à plusieurs reprises. La batterie du satellite, provenant d’un téléphone portable, aura ainsi subi 100 fois plus de cycles de recharge que ce pourquoi elle était conçue.

link

Lire le communiqué de l'EPFL

| | radar

Face à l'inaction de SpaceX, l'ESA a dû déplacer un satellite pour éviter une collision avec Starlink

C’est une première dans l’histoire de l’Agence spatiale européenne (ESA). Celle-ci a réalisé une manœuvre d’évitement sur le satellite Aeolus. Son risque de collision avec l’un des satellites de la constellation Starlink, mis en orbite il y a quelques mois par SpaceX, était de un pour 1000, soit dix fois plus que le seuil accepté. L’événement pourrait ouvrir un nouveau chapitre de la géopolitique du ciel, puisque SpaceX a refusé de déplacer son satellite, malgré l’antériorité d’Aeolus, lancé en 2018. Holger Krag, directeur en charge des débris spatiaux à l’ESA, explique à Forbes que cet événement pose la question des règles du trafic spatial: qui doit céder la priorité?

link

Lire notre article de présentation de la constellation de satellites Starlink

newsletter_point-du-jour

Recevez_ chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

| | news

Le service européen Galileo, concurrent du GPS, est en panne depuis 4 jours

Vue d'artiste d'un satellite de la constellation Galileo | P. Carril/ESA

Sale temps pour Galileo, le système européen de positionnement par satellite qui ambitionne de devenir le concurrent du GPS américain. Ses services sont interrompus depuis quatre jours, la faute à une panne survenue le 11 juillet sur ses infrastructures terrestres, explique l’Agence européenne responsable des satellites de navigation (GNSS).

Pourquoi c’est important. Depuis le début de son déploiement en 2016 - qui doit s’achever 2020 -, plusieurs services de Galileo sont accessibles, mais utilisés en combinaison avec les données d’autres systèmes satellitaires afin de détecter les anomalies. Autrement dit, la panne n’a pas de conséquences opérationnelles, celle-ci survenant pendant la phase de test du système.

| | radar

L'inexorable expansion des sargasses en Atlantique observée grâce aux images satellitaires

A gauche, une concentration de sargasses délétère à la vie marine, dans les Keys, en Floride. A droite, un niveau sain, plus loin dans le golfe du Mexique | Mengqiu Wang/Nasa

On appelle la zone, qui borde les Caraïbes, mer des Sargasses, en raison de ces algues flottantes qui s’y accumulent. Mais le phénomène a pris des proportions inédites, relate une étude publiée dans Science. En 2018, plus de 20 millions de tonnes (!) de cette algue ont été observées, les populations s’étendant du golfe du Mexique jusqu’à l’Afrique!

Pourquoi c’est important. On ne sait que faire de ces algues à l’odeur pestilentielle qui souillent les plages environnantes, nuisent au tourisme, et qui contiennent des métaux lourds toxiques compliquant leur valorisation.

| | radar

Un gazoduc vu du ciel, trahi par ses émissions de gaz azoté

https://www.youtube.com/embed/h7M-Cfta9Q0

Impossible de cacher un gazoduc! Une équipe néerlandaise utilise les données du satellite Sentinel-5P de l’Agence spatiale européenne (ESA) pour observer les sources de dioxyde d’azote, un gaz rejeté par la combustion des pétrole ou de gaz naturel, par exemple dans des compresseurs.

Ce qu’on voit. Les images obtenues permettent de repérer les rejets des machines de compression de gaz installées tout au long de l’immense gazoduc russe qui relie le gisement de Ourengoï à l’Europe.

link

Voir les explications sur le site de l'ESA (EN)

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

| | news

Le Swiss Data Cube mutualise les images satellitaires pour protéger l'environnement

Genève vue du ciel | Image satellitaire LANDSAT, en 2003

La Suisse est le deuxième pays dans le monde, après l’Australie, à se doter d’un cube de données issues de l’observation satellitaire de la planète. Son nom: Swiss Data Cube (SDC). D’abord expérimenté fin 2016 à Genève par les Nations Unies, il sera désormais développé en coopération par les universités de Genève (UNIGE), de Zurich (UZH) et l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL).

À quoi sert un cube de données? Il faut comprendre que les satellites d’observation de la Terre embarquent une grande variété d’instruments certains observent dans l’infrarouge pour mieux voir la végétation, d’autres dans le domaine visible… La centralisation—et le pré-traitement— des données permet de gagner un temps précieux et les rend exploitable par de non-spécialistes: aménagement du territoire, évaluations environnementales…

| | news

Les premières images de la mission spatiale italienne PRISMA dévoilées à Milan

Vue d'artiste du satellite PRISMA | Agence spatiale italienne

Le satellite expérimental italien PRISMA —accompagné de son unique instrument, une caméra hyperspectrale— est en orbite depuis le 22 mars 2019. À l’occasion du sommet Living planet symposium organisé par l’ESA à Milan, où Heidi.news était présent, l’Agence spatiale italienne (ASI) en a dévoilé les premières images.

Pourquoi c’est important. PRISMA n’est pas le premier satellite recourant à l’imagerie hyperspectrale: il compte de nombreux prédécesseurs, par exemple l’instrument CHRIS (EN) de la mission européenne Proba-1. Mais la mission est pour l’Italie un enjeu national, qui doit la doter de ses propres capacités d’observation spatiale des ressources naturelles et de l’atmosphère.