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La constellation Starlink continue de gêner les observations des astronomes

Cliff Johnson, Clara Martínez-Vázquez, DELVE Survey

Les 60 nouveaux satellites venus rejoindre début novembre la constellation Starlink, de SpaceX — l’enjeu étant d’améliorer la couverture internet par satellite — ne font pas que des heureux. A commencer par des astronomes professionnels dans un observatoire du nord du Chili, qui voient déjà certaines de leurs observations compromises par la constellation de 120 satellites, raconte le New Scientist.

Pourquoi c’est important. En juin, après le lancement des premiers satellites de la constellation, l’Union internationale astronomique s’inquiétait déjà de la pollution lumineuse provoquée par ces satellites en orbite basse. Elon Musk avait alors rétorqué que Starlink ne serait, à terme, pas visible la nuit. Le problème semble en tout cas se poser pour l’Observatoire interaméricain du Cerro Tololo (CTIO), qui a déclaré dans un communiqué considérer ces satellites comme une «nuisance». La firme SpaceX, qui aurait l’intention de lancer jusqu’à 30’000 de ces petits satellites, affirme pour sa part être prête à élever l’orbite de ses satellites pour limiter leur impact sur les activités astronomiques.

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Lire l'article publié par le New Scientist

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Le satellite Sentinel-3 révèle l'ampleur des feux de forêts dans le monde en 2019

Alors que nouveaux départs de feux ont été recensés en Californie et au Liban, les données du réseau européen Copernicus (satellites Sentinel) révèlent l’ampleur inédite des feux de forêts estivaux cette année. En août 2019, ces derniers se sont élevés à 79’000, soit cinq fois plus qu’en août 2018. La détection par satellite a été rendue possible par des caméras thermiques, qui signalent, de nuit, les localisations où un incendie est en cours.


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Nombre de feux de forêts détectés par Sentinel-3 en 2019 (rouge) et en 2018 (vert) | ESA

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L'ESA dévoile la sonde Solar Orbiter avant son lancement en 2020

Le 18 octobre 2019, l’Agence spatiale européenne (ESA) a présenté aux médias le satellite Solar Orbiter, développé conjointement avec la Nasa, qui sera lancé de Cap Canaveral (Etats-Unis) en février 2020. Son objectif: étudier des zones encore méconnues du Soleil, notamment ses pôles. L’occasion pour l’ESA de rappeler, en une infographie, les caractéristique de la sonde, les instruments scientifiques embarqués, et les différents appuis gravitationnels (notamment grâce à Venus) qui seront utilisés pour aider la sonde à se positionner.

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Le satellite SwissCube toujours en activité après 10 ans

SwissCube | EPFL Space Center

Le petit satellite suisse de 10 centimètres de côté, avait été lancé le 23 septembre 2009. Réalisation d’une équipe d’étudiants de l’EPFL, il était destiné à l’observation des lumières du ciel nocturne, un phénomène physique en haute atmosphère.

Pourquoi c’est étonnant. Prévu pour une mission de 4 mois, il aura ainsi tenu 30 fois plus de temps, bien qu’il ait eu à être dépanné et réactivé à plusieurs reprises. La batterie du satellite, provenant d’un téléphone portable, aura ainsi subi 100 fois plus de cycles de recharge que ce pourquoi elle était conçue.

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Lire le communiqué de l'EPFL

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Face à l'inaction de SpaceX, l'ESA a dû déplacer un satellite pour éviter une collision avec Starlink

C’est une première dans l’histoire de l’Agence spatiale européenne (ESA). Celle-ci a réalisé une manœuvre d’évitement sur le satellite Aeolus. Son risque de collision avec l’un des satellites de la constellation Starlink, mis en orbite il y a quelques mois par SpaceX, était de un pour 1000, soit dix fois plus que le seuil accepté. L’événement pourrait ouvrir un nouveau chapitre de la géopolitique du ciel, puisque SpaceX a refusé de déplacer son satellite, malgré l’antériorité d’Aeolus, lancé en 2018. Holger Krag, directeur en charge des débris spatiaux à l’ESA, explique à Forbes que cet événement pose la question des règles du trafic spatial: qui doit céder la priorité?

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Lire notre article de présentation de la constellation de satellites Starlink

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Le service européen Galileo, concurrent du GPS, est en panne depuis 4 jours

Vue d'artiste d'un satellite de la constellation Galileo | P. Carril/ESA

Sale temps pour Galileo, le système européen de positionnement par satellite qui ambitionne de devenir le concurrent du GPS américain. Ses services sont interrompus depuis quatre jours, la faute à une panne survenue le 11 juillet sur ses infrastructures terrestres, explique l’Agence européenne responsable des satellites de navigation (GNSS).

Pourquoi c’est important. Depuis le début de son déploiement en 2016 - qui doit s’achever 2020 -, plusieurs services de Galileo sont accessibles, mais utilisés en combinaison avec les données d’autres systèmes satellitaires afin de détecter les anomalies. Autrement dit, la panne n’a pas de conséquences opérationnelles, celle-ci survenant pendant la phase de test du système.

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L'inexorable expansion des sargasses en Atlantique observée grâce aux images satellitaires

A gauche, une concentration de sargasses délétère à la vie marine, dans les Keys, en Floride. A droite, un niveau sain, plus loin dans le golfe du Mexique | Mengqiu Wang/Nasa

On appelle la zone, qui borde les Caraïbes, mer des Sargasses, en raison de ces algues flottantes qui s’y accumulent. Mais le phénomène a pris des proportions inédites, relate une étude publiée dans Science. En 2018, plus de 20 millions de tonnes (!) de cette algue ont été observées, les populations s’étendant du golfe du Mexique jusqu’à l’Afrique!

Pourquoi c’est important. On ne sait que faire de ces algues à l’odeur pestilentielle qui souillent les plages environnantes, nuisent au tourisme, et qui contiennent des métaux lourds toxiques compliquant leur valorisation.

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Votre cerveau a été piraté

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Un gazoduc vu du ciel, trahi par ses émissions de gaz azoté

https://www.youtube.com/embed/h7M-Cfta9Q0

Impossible de cacher un gazoduc! Une équipe néerlandaise utilise les données du satellite Sentinel-5P de l’Agence spatiale européenne (ESA) pour observer les sources de dioxyde d’azote, un gaz rejeté par la combustion des pétrole ou de gaz naturel, par exemple dans des compresseurs.

Ce qu’on voit. Les images obtenues permettent de repérer les rejets des machines de compression de gaz installées tout au long de l’immense gazoduc russe qui relie le gisement de Ourengoï à l’Europe.

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Voir les explications sur le site de l'ESA (EN)

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Le Swiss Data Cube mutualise les images satellitaires pour protéger l'environnement

Genève vue du ciel | Image satellitaire LANDSAT, en 2003

La Suisse est le deuxième pays dans le monde, après l’Australie, à se doter d’un cube de données issues de l’observation satellitaire de la planète. Son nom: Swiss Data Cube (SDC). D’abord expérimenté fin 2016 à Genève par les Nations Unies, il sera désormais développé en coopération par les universités de Genève (UNIGE), de Zurich (UZH) et l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL).

À quoi sert un cube de données? Il faut comprendre que les satellites d’observation de la Terre embarquent une grande variété d’instruments certains observent dans l’infrarouge pour mieux voir la végétation, d’autres dans le domaine visible… La centralisation—et le pré-traitement— des données permet de gagner un temps précieux et les rend exploitable par de non-spécialistes: aménagement du territoire, évaluations environnementales…

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Les premières images de la mission spatiale italienne PRISMA dévoilées à Milan

Vue d'artiste du satellite PRISMA | Agence spatiale italienne

Le satellite expérimental italien PRISMA —accompagné de son unique instrument, une caméra hyperspectrale— est en orbite depuis le 22 mars 2019. À l’occasion du sommet Living planet symposium organisé par l’ESA à Milan, où Heidi.news était présent, l’Agence spatiale italienne (ASI) en a dévoilé les premières images.

Pourquoi c’est important. PRISMA n’est pas le premier satellite recourant à l’imagerie hyperspectrale: il compte de nombreux prédécesseurs, par exemple l’instrument CHRIS (EN) de la mission européenne Proba-1. Mais la mission est pour l’Italie un enjeu national, qui doit la doter de ses propres capacités d’observation spatiale des ressources naturelles et de l’atmosphère.

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Une nouvelle carte du relief de l'Antarctique avec le satellite CryoSat-2

Sur cette carte en fausses couleurs, l’altitude a été calculée en utilisant le mode interférométrique plutôt que le mode radar habituel du satellite CryoSat-2 | Université d'Edimbourg (Royaume-Uni)

Cette carte inédite a été dévoilée à l’occasion du Living planet symposium organisé par l’Agence spatiale européenne, qui se tient du 13 au 17 mai 2019 à Milan, et auquel Heidi.news assiste. Elle représente l’altitude du Continent Glacé, de 0 mètre (en violet) à 4 km (en rouge).

Pourquoi c’est nouveau. Ce n’est pas la première fois que des données satellitaires sont utilisées pour produire une cartographie 3D de l’Antarctique: cela avait déjà été réalisé en 2017 à l’aide du radioaltimètre du satellite CryoSat de première génération (EN), mais avait nécessité plus de 250 millions de points d’observation. Ici, les chercheurs ont utilisé les capacités interférométriques de CryoSat-2 plutôt que son radar altimétrique traditionnel.

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L'Europe veut construire de nouveaux satellites pour observer les sources de CO2 sur Terre

Le sommet de l'ESA dédié à l'observation de la Terre se tient du 13 au 17 mai 2019 à Milan | S.S.

L’Agence spatiale européenne (ESA) pourrait mettre en orbite, d’ici 2026, six nouveaux satellites pour déterminer les sources de dioxyde de carbone. C’est ce qu’a annoncé l’ESA à l’occasion de son Living planet symposium, qui se tient du 13 au 17 mai 2019 à Milan, auquel assiste Heidi.news.

Pourquoi c’est important. Il existe déjà des satellites chinois et japonais capable de mesurer la concentration en CO2. Mais ils ne peuvent pas le faire en continu, et pas de façon suffisamment précise pour distinguer les émissions d’origine naturelle des sources anthropiques (générées par l’homme).