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Le diabète touche près d'un demi-million de personnes en Suisse

La journée mondiale du diabète, ce jeudi 14 novembre, c’est l’occasion pour l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) de faire un peu de prévention. En effet, le diabète est une maladie fréquemment liée au mode de vie. Et donc évitable.

Pourquoi on vous en parle. Le diabète est un trouble métabolique chronique caractérisé par une concentration excessive de sucre dans le sang. En Suisse, près de 500’000 personnes en sont atteintes. Celui de type 2 est la forme la plus fréquente. Il représente près de 90% des personnes touchées. Autrefois caractéristique de l’âge, le diabète de type 2 est de plus en plus souvent diagnostiqué chez des personnes jeunes. L’obésité et la suralimentation prolongée en sont les causes principales.

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Les sites de santé, ces espions qui partagent nos données

Selon une enquête, 79% des sites traitant de la santé utilisent des cookies permettant de traquer les internautes et revendre sans consentement leurs informations personnelles et médicales à des entreprises tierces.

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MIT Technology Review

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Le sommet international de Nairobi sur la santé reproductive suscite la polémique

Un centre de planning familial dans le bidonville de Kibera, à Nairobi, en 2009. | Keystone / Khalil Senosi

L’International Conference on Population and Development (ICPD25) a débuté mardi 12 novembre au centre de conférence international Kenyatta, à Nairobi. Organisé sous l’égide du Danemark et du Kenya, le sommet international vise à améliorer la santé des jeune filles et des mères. L’ICPD25 se tient vingt-cinq après la conférence fondatrice du Caire, en 1994, dont le but était de limiter la croissance de la population mondiale. Il durera trois jours.

Pourquoi on vous en parle. En 1994, les 179 pays participants au sommet du Caire s’étaient notamment accordés sur une conception de la santé reproductive qui évite de faire la promotion de l’avortement. La tenue de ce nouveau sommet a provoqué de vives réactions de la part du Vatican et de certaines ONG catholiques, qui y voient une tentative de remettre en cause ce fragile consensus.

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Daily Nation

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Les nouveaux cas d’hépatite C ont atteint un minimum historique en 2018

Carte des 8500 scientifiques et médecins ayant travaillé et publié sur l'hépatite C entre 2008 and 2012. | Pixabay / Andy Lamb

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) s’est penché, dans son bulletin hebdomadaire du 4 novembre 2019, sur l’hépatite C. En 2018, 29 nouveaux cas ont été déclarés dans toute la Confédération, ce qui correspond à un minimum historique depuis la mise en place du programme de surveillance, au début des années 90. Le nombre de cas chroniques est lui aussi à la baisse, même si de nombreux patients restent non détectés.

Pourquoi on vous en parle. L’infection par l’hépatite C est souvent bénigne sur le moment, mais s’avère dangereuse long terme. Dans les trois-quarts des cas, le virus s’installe à demeure dans le foie et peut alors provoquer des cirrhoses (5 à 30% des malades chroniques), voire des cancers hépatiques, des décennies plus tard. Des traitements efficaces existent pourtant, qui permettent une guérison dans l’immense majorité (90%) des cas.

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Vaccin contre Ebola: déjà sur le terrain et en route pour le marché

L’Agence européenne du médicament a recommandé ce vendredi 18 octobre l'octroi d'une autorisation de mise sur le marché conditionnelle pour Ervebo (rVSVΔG-ZEBOV-GP), un vaccin contre Ebola fabriqué par le laboratoire pharmaceutique Merck et déjà massivement utilisé en République démocratique du Congo.

Les 236’000 personnes déjà vaccinées jusqu’ici l’ont été selon une procédure dite d'«usage compassionnel». Celle-ci permet d’administrer le vaccin avant son autorisation de mise sur le marché en cas d’urgence.

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Le Fonds mondial atteint in extremis l’objectif affiché de 14 milliards de dollars

L'objectif des 14 milliards de dollars a été atteint au prix d'une augmentation moyenne de 15 % des contributions | Fonds mondial, DR

La sixième conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme s’est achevée sur un succès: les pays donateurs se sont engagés à verser une somme totale de 14,02 milliards de dollars sur la période 2020-2023, au terme d’un suspense savamment orchestré. L’évènement se tenait aujourd’hui jeudi 10 octobre à Lyon.

Pourquoi c’est important. L’objectif affiché d’au moins 14 milliards, en hausse de 15% par rapport au cycle triennal précédent, s’annonçait comme très ambitieux. D’après le Fonds, cet objectif a été calculé pour réduire de moitié la mortalité liée au sida/VIH, à la tuberculose et au paludisme à l’horizon 2023. L’équivalent de 1,3 million de décès évités. L’échec à atteindre ce seuil aurait constitué un symbole désastreux.

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La forte hausse de nouveaux cas de syphilis en Suisse est trompeuse

Nouveaux cas de syphilis, par sexe et par année de diagnostic, 2006-2018. | Source: OFSP

En 2018, 885 nouveaux cas de syphilis ont été déclarés, rapporte un rapport de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) publiée lundi 7 octobre. En raison d’une modification de la définition, les chiffres ne sont pas comparables à ceux de l’année précédente.

Pourquoi on vous en parle. En Suisse, la syphilis fait l’objet d’une surveillance permanente via un système de déclaration obligatoire depuis 2006. Alors que les nouveaux critères enregistrent une hausse des cas dépistés, des analyses poussées révèlent cependant que le nombre de nouvelles infections est demeuré stable ces dernières années.

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Le VIH a baissé de 4,5% en 2018 en Suisse

Déclarations VIH, par sexe et par année du test, depuis le début des tests, 1985-2018. | Source: OFSP

En 2018, 425 nouveaux cas de VIH ont été déclarés à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), soit 4,5% de moins qu’en 2017, révèle un rapport publié lundi 7 octobre. Cette baisse est continue depuis 2002. Pour la deuxième fois depuis le début de l’épidémie de Sida, au début des années 1980, l’OFSP a reçu moins de 500 déclarations. On comptait en moyenne 1300 cas par an dans les années 1990.

Pourquoi on vous en parle. Cette baisse serait notamment due aux campagnes d’informations et de dépistage. Davantage de personnes exposées se font régulièrement dépister. Les personnes infectées se font donc traiter plus tôt et ont moins de chance de contaminer autrui. De plus, l’utilisation de la chimioprophylaxie orale contre le VIH (PrEP), qui consiste pour des personnes non infectées par le virus d’utiliser des antirétroviraux pour prévenir son acquisition, est de plus en plus souvent utilisée.

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Mal employée, l'intelligence artificielle risque d'accentuer les inégalités des systèmes de santé

Image d'illustration | Peyri Herrera/Flickr/Creative Commons

Des ingénieurs aux médecins, nul ne tarit d’éloges sur l’intelligence artificielle et ses multiples promesses: diagnostiquer plus tôt le cancer, s’assurer que les patients reçoivent les traitements les plus pertinents... Le site de Nature en relate un exemple malheureux. Des chercheurs ont ainsi démontré le manque d’équité d’un algorithme chargé de calculer des ‘scores de risque’ médical pour placer des patients à risque dans des programmes de soin spécifique. Les personnes noires étaient moins souvent sélectionnées que les personnes blanches, en raison de biais inhérents dans la conception de l’algorithme!

Pourquoi c’est préoccupant. Les algorithmes de machine learning ont eux aussi des biais. Ils reproduisent soit ceux de leurs créateurs soit ceux des données avec lesquels on les a alimentés. Ils fonctionnent en construisant des corrélations. Si, par exemple, un certain type de profil socio-culturel est sur-représenté dans les données d’apprentissage, alors l’algorithme fonctionnera moins bien pour les autres communautés. A l’heure où l’on entraîne aussi ce type de programmes au diagnostic du cancer à partir de patients d’une autre région du monde, le risque est aussi médical.

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Lire l'article publié par Nature

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La faible augmentation des primes d'assurance-maladie n'est pas une si bonne nouvelle

Les primes d’assurance-maladie vont donc à peine augmenter en 2020. Au niveau national en tout cas. Parce qu’en Suisse romande, la hausse sera partout plus forte que les 0,2% annoncés ce mardi 24 septembre. Partout sauf dans le canton de Vaud avec sa baisse de 0,3%. Globalement, les Alémaniques ont de quoi se réjouir pendant que les Romands trinquent. La rengaine est connue et se répète encore une fois.

C’est pourtant un ministre de la santé heureux qui a présenté ses chiffres. Alain Berset a parlé de «bonne, très bonne nouvelle». Il a raison sur un point: la publication des primes 2020 est historique. Jamais dans l’histoire de la LAMal, on a connu tel répit. Le travail du conseiller fédéral en charge de la santé semble avoir quelque effet.

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A Genève, le taux d'avortement est deux fois plus élevé que la moyenne suisse

1269 interruptions de grossesse ont été pratiquées dans le canton en 2018 | Shutterstock

Douze pour mille femmes: c’est la proportion d’avortements dans le canton de Genève, soit deux fois plus que la moyenne nationale. L’Office genevois de la statistique a communiqué la semaine dernière ces chiffres dont la RTS se fait l’écho. En Suisse, le canton affichant le taux le plus bas est celui d’Uri, deux pour mille femmes.

Comment s’explique ce chiffre. Genève est un canton urbain, avec une population née à l’étranger plus importante que dans le reste du pays. Cela jouerait un rôle dans ce résultat, explique Clémentine Rossier, l’experte interrogée par la RTS. Cette dernière rappelle que la Suisse a le taux d’interruptions de grossesse le plus bas au monde.

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Lire l'article de la RTS

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Against all expectations, DNA of released genetically engineered mosquitoes could live on in nature in Brazil

Le moustique Aedes aegypti, vecteur de diverses maladies | James Ghatny, Wikkicommons

In Jacobina, Brazil, every week between June 2013 and September 2015 saw the release of around 450,’000 genetically modified male specimens of the mosquito species Aedes aegypti. The mosquitoes were developed in the labs of British firm Oxitec and propagated in Brazil. The aim of this large-scale trial was to decimate the local mosquito population; the genetically modified males would mate with wild females and the resulting offspring would die off as the result of a genetically engineered manipulation.

Why it’s interesting. Reducing the mosquito population should reduce the number of dengue fever and zika virus infections since the viruses that cause them are transmitted to humans by Aedes aegypti.

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Un test utilisé en Suisse pour mesurer la charge virale du VIH montre de faux résultats

Un spécialiste charge une machine d'analyse avec des échantillons de patients atteints du VIH à l'Institut de virologie médicale de Zurich. | Gaetan Bally / Keystone

Les personnes atteintes du VIH qui suivent un traitement peuvent avoir des rapports sexuels non protégés sans transmettre la maladie. Mais pour cela, il faut que leur charge virale - la réplication du virus dans leur organisme - soit supprimée. L’OFSP met en garde: un des dispositifs utilisés en Suisse pour la mesurer présente des défaillances.

Pourquoi c’est important. La mesure de la charge virale des patients constitue l’un des piliers de la stratégie Suisse pour endiguer l’épidémie de VIH. Quelque 20'000 personnes vivent avec le virus en Suisse. Le nombre de nouveaux cas baisse chaque année depuis 2008, mais la maladie continue de progresser: en 2017, 445 diagnostics ont été déclarés à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP)

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La lutte finale contre la polio à un tournant difficile, le nouveau vaccin faisant débat

Vaccination contre la polio en Inde | Wikkicommons/CDC

Alors que la polio n’est plus confinée que dans deux pays (le Pakistan et l’Afghanistan), la lutte finale contre cette maladie invalidante est à un tournant: le vaccin introduit il y a trois ans au niveau mondial montre certaines limites et pourrait induire une nouvelle révision de la stratégie global, explique un article important de STATnews.

Le problème. L’ancien vaccin abandonné il y a trois ans contenait une partie protégeant contre le poliovirus de type 2, déclaré en principe éradiqué en 2015. Ce vaccin pouvait induire des paralysies dans certains cas. Les autorités ont donc jugé non éthique de maintenir ce vaccin, pourtant très efficace. Or le poliovirus de type 2 semble avoir été retrouvé dans certaines parties de l’Afrique, plaçant l’OMS devant un dilemme : réutiliser l’ancien vaccin, avec son défaut majeur, ou continuer selon l’actuelle stratégie avec le nouveau vaccin. Des débats ont lieu en haut lieu.

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Lire l'article sur STATnews (EN)

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Résistante aux antibiotiques, la bactérie K. pneumoniae se répand en Europe

La bactérie Klebsiella Pneumoniae cultivée dans un laboratoire à Berlin. | Keystone

Elle s’appelle Klebsiella pneumoniae. Cette bactérie opportuniste, responsable d'infections nosocomiales (respiratoires, urinaires ou encore de septicémies), est de plus en plus résistante aux antibiotiques. Une résistance qui varie selon les pays. En Suisse, si moins de 2% de ces microbes sont insensibles aux carbapénèmes, antibiotiques à large spectre, en Grèce, plus de 65% ont développé des résistances.

Pourquoi on vous en parle. D’après les projections du European Centre for Disease Prevention and Control, en 2050, dix millions de personnes décèderont chaque année dans le monde (392’000 en Europe) suite à l’infection d’un agent pathogène résistant. La plus grande étude réalisée sur une des ces bactéries multi-résistantes a été publiée le 29 juillet dans Nature Microbiology.