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Vapoter augmente le risque de maladies respiratoires (mais moins que le tabac)

Keystone / Alba Vigaray

Une nouvelle étude menée à l’université de Californie à San Francisco par Stanton Glantz, l’un des plus célèbres chercheurs en tabacologie, vient d’être publiée dans l’American Journal of Preventive Medicine. Menée sur plus de 30'000 adultes américains, elle montre que les vapoteurs ont un risque accru de 30% de développer une maladie respiratoire en deux ou trois ans. C’est-à-dire des affections comme des bronchites chroniques ou de l’asthme, voire de l’emphysème ou une BPCO. Ces travaux sont relayés sur le site de la NPR.

Pourquoi c’est important. C’est la première fois qu’on montre de façon convaincante un lien entre vapotage et maladies respiratoires chroniques. Il ne faut pourtant pas perdre de vue le paysage général: la même étude montre que les fumeurs ont un risque accru de 150% de développer de telles affections. Selon les perspectives, ces résultats peuvent être interprétés comme un nouveau signal d’alerte à propos du vapotage ou comme une confirmation de son utilité pour réduire les risques tabagiques. Une chose est sûre: l’usage combiné vapotage-tabac est à proscrire, car les risques se multiplient.

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À lire sur le site de la NPR

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Sale journée pour les pesticides

Actuellement, lorsque les eaux sont polluées, il n'y a aucunes conséquences pour les auteurs (ici le canal de Fully). | Keystone / Andrée-Noelle Pot

Après l’interdiction du chlorothalonil par l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG), ce jeudi 12 décembre, le Conseil national a décidé de soutenir une initiative parlementaire visant à interdire les produits phytosanitaires nuisant fortement à la qualité des eaux et à la biodiversité.

Pourquoi c’est intéressant. Par 105 voix contre 88, les députés ont demandé de traiter l’initiative parlementaire visant à modifier la loi fédérale sur la protection des eaux. La commission du Conseil national précédant avait conseillé de refuser d’entrer en matière. Ce n’est pas la première fois que le nouveau Parlement, plus vert, détricote les décisions de l’ancienne majorité.

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Les morts dues à la rougeole continuent d'augmenter

Pixabay / Gerd Altmann

D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les Centers for Diseases Control (CDC) américains, la résurgence épidémique de la rougeole dans le monde a fait 142'000 morts en 2018. C’est 20'000 décès de plus que l’année précédente. L’Afrique subsaharienne est la région la plus touchée, suivie de l’Amérique latine et du Moyen-Orient.

Pourquoi ça se produit. Une couverture vaccinale élevée est nécessaire pour protéger la population contre la rougeole, qui est un virus extrêmement contagieux. L’OMS recommande un taux de couverture des enfants de 95%, avec deux doses de vaccin (pour optimiser les chances d’obtenir une immunisation). À l’échelle mondiale, la couverture vaccinale stagne ces dix dernières années, autour de 86% pour la première dose chez les enfants (et moins de 70% en comptant la seconde).

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Les retraites et la santé sont les premières sources d'inquiétudes des Suisses

L'évolution des sources d'inquiétudes des Suisses entre 2006, 2012 et 2019. | Crédit Suisse

Les retraites et la santé sont les deux principales sources de préoccupations des Suisses en 2019. C’est ce qu’indique le Baromètre des préoccupations 2019 du Crédit Suisse, réalisé par l’institut de sondage gfs.bern. L’immigration et le climat occupent les troisième et quatrième rangs, tandis que le chômage se classe en cinquième position.

Pourquoi c’est intéressant. La prévoyance vieillesse et la santé (assurances-maladie) inquiètent respectivement 47% et 41% des sondés. L’impossibilité des politiques à réformer ces deux secteurs font craindre le pire: baisse de revenus, voire explosion du système de retraites, d’un côté, et hausse continuelle des primes d’assurance-maladie, de l’autre.

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Rats, pourriture... le scandale parisien des corps donnés à la science

La faculté de médecine de l'Université Paris-Descartes. Crédit photo : CC

Selon une enquête publiée mardi 26 novembre dans L’Express, le Centre du don des corps de l'université Paris-Descartes a conservé des milliers de dépouilles dans des conditions indignes. Des photos prises en 2016 montreraient des bras qui pendent décomposés, noircis ou encore grignotés par des rongeurs. Des sacs-poubelles débordants de morceaux de chair seraient également visibles. Concernant l’état des locaux, les intervenants décrivent des chambres froides non hermétiques, des pannes à répétition dans la climatisation… et cela, depuis des années. Des travaux de rénovation sont prévus en 2020. Ce mercredi, la faculté a annoncé la fermeture temporaire du centre de don.

Pourquoi on vous en parle. Donner son corps à la science est sensé permettre aux médecins ou aux chercheurs d’approfondir leurs connaissances. Mais à l’université Paris-Descartes, les dépouilles sont également à la disposition d’entreprises et de laboratoires privés qui paient pour y avoir accès. De plus, alors que donner son corps à la science coûte déjà le prix du transport, entre 400 et 700 euros, les chirurgiens désireux de faire des recherches, y compris les professeurs d’université, doivent payer entre 690 et 900 euro la journée pour y avoir accès.

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Lire l'article sur L'Express

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La peste encore présente en Suisse (mais pas besoin de paniquer)

Les rongeurs sont un des principaux vecteurs de la peste. Dans la légende éponyme, un joueur de flûte sauve la ville de Hamelin, en Allemagne, en charmant les rats pour les envoyer se noyer dans le fleuve. Pixabay / OpenClipart-Vectors

D’après l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), la Suisse n’a pas connu de cas de peste depuis 30 ans. Mais les données de l’Office fédéral des statistiques (OFS) livrent une autre histoire, indique le site Medinside. Depuis 2004, cinq patients ont reçu des traitements contre la peste dans des hôpitaux de la Confédération: un adolescent en 2003, un quadragénaire en 2005, un sexagénaire et un octogénaire en 2013, et enfin une octogénaire en 2018.

L’explication. La peste a été éradiquée en Europe mais connaît quelques résurgences de faible ampleur de par le monde. Les dernières flambées épidémiques ont eu lieu en République démocratique du Congo (2004 et 2006), à Madagascar (2013 et 2017) ou encore en Chine (2014, et trois cas ce mois-ci). Les rares cas répertoriés en Suisse concernent donc très certainement des personnes ayant contracté la maladie à l’étranger.

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À lire sur MedInside (DE)

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Un deuxième cas de maladie liée au vapotage signalé en Suisse

Keystone / Nam Y. Huh

Un nouveau cas de maladie possiblement liée à la vape serait à signaler en Suisse, rapporte le Blick. Il s’agit d’une personne admise à l’hôpital cantonal de Schaffhouse en 2018. D’après la direction de l’hôpital, citée par le quotidien alémanique, le médecin-chef de pneumologie assure qu’il ne s’agit pas d’une simple suspicion, mais d’un «cas assez clair». C’est le deuxième cas identifié dans la Confédération, après celui de Winterthour en janvier 2019.

Pourquoi c’est important. La crise du vapotage bat son plein outre-Atlantique, et les investigations commencent à faire émerger quelques coupables, comme l’acétate de vitamine E ou –dernièrement et sans garantie– le diacétyle. En Europe, les cas sont très rares. La Suisse est quant à elle dans une position singulière: sa règlementation est très peu contraignante, mais les détaillants s’approvisionnent dans les pays de l’Union européenne, où les e-liquides sont très réglementée et contrôlés.

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À lire sur Blick (DE)

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Les espaces verts diminueraient la mortalité en ville

Image d'illustration. | Ta Minh Vu / Pixabay

Une équipe de chercheurs du Barcelona Institute for Global Health, en collaboration avec la Colorado State University et l’Organisation mondiale de la santé, a établi une corrélation entre le manque de verdure dans les villes et une mortalité prématurée. L’étude montre que les décès précoces seraient liés au stress, à des maladies mentales ou encore à des maladies cardiaques engendrées par l’absence de végétalisation.

Pourquoi on vous en parle. La moitié de la population mondiale vit dans des villes. Différents facteurs expliquent cette corrélation: l’activité physique est liée à la présence d’espaces verts, tout comme une réduction de la pollution de l’air, du bruit et des îlots de chaleurs. Une prise de conscience de ces effets néfastes pousse de plus en plus de villes à réintégrer des espaces verts au sein de leur périmètre.

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A lire sur le site de Sciences et Avenir

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Une étude menée à Genève démontre le lien entre lieu d'habitation, sodas et obésité

Image d'illustration | Marie Sjödin / Pixabay

Une étude inédite issue d’une coopération entre Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), l’Université de Genève (UNIGE) et le Centre hospitalier universitaire Vaudois (CHUV) a établi un lien de corrélation entre l’indice de masse corporelle (IMC), le quartier d'habitation et la consommation de boissons sucrées. Les résultats ont été publié jeudi 14 novembre dans Nature Nutrition&Diabete.

Pourquoi on vous en parle. Les causes de l’obésité sont multiples et complexes. Depuis quelques années, plusieurs études internationales ont fait le lien entre consommation de boissons sucrées (sodas, boissons énergétiques, jus aromatisés, thé ou café sucré) et obésité. Mais elle ont fait l’objet de controverses. L’étude parue jeudi renforce la notion de lien entre consommation de boissons sucrées et statut pondéral à l’échelle locale.

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L’iPhone au service d’une gigantesque étude médicale

Photo : Heidi.news

Un million de femmes devraient participer à l’étude de la Harvard School of public health. Elles pourront partager sur une application des informations sur leurs cycles menstruels, grossesses, ménopauses et problèmes de santé. Leurs téléphones ou montres connectées informeront les chercheurs sur leur activité physique ou leur fréquence cardiaque.

Pourquoi c’est important. Le Apple Women’s Health Study veut faciliter le déploiement d’études médicales massives, mais la démarche soulève quelques scepticismes dans le milieu de la recherche.

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À lire dans le New York Times

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Une tribune dans «Le Monde» appelle à faire de la santé environnementale une priorité publique

Certains plastiques, en interragissant avec le système hormonal, jouent un rôle probable dans la survenue de cancers.| Tung256 / Pixabay

Des personnalités politiques et scientifiques françaises, dont l’adjointe à la santé de la mairie de Paris, appellent dans une tribune au Monde à faire de la santé environnementale et de la lutte contre les perturbateurs endocriniens une cause centrale des politiques de santé. Les signataires souhaitent faire d’Octobre rose (cancer du sein) et Movember (cancers masculins, notamment prostate) les mois de l’engagement contre les cancers hormono-dépendants, en lien avec la pollution environnementale.

Pourquoi ça concerne la Suisse. La prévention en cancérologie se focalise beaucoup sur les facteurs de risques identifiés des cancers hormono-dépendants: surpoids, tabac, alcool, etc. Mais en interagissant avec le fonctionnement du système hormonal, les perturbateurs endocriniens (phtalates, pesticides organochlorés, bisphénol A, etc.) jouent un rôle probable dans la survenue de ces cancers. En Suisse, il n’existe pas encore de mouvement national sur ces sujets, mais la ville de Lausanne s’est déjà dotée d’un programme de sensibilisation aux perturbateurs endocriniens devant limiter l’exposition des enfants.

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À lire dans Le Monde

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Le diabète touche près d'un demi-million de personnes en Suisse

La journée mondiale du diabète, ce jeudi 14 novembre, c’est l’occasion pour l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) de faire un peu de prévention. En effet, le diabète est une maladie fréquemment liée au mode de vie. Et donc évitable.

Pourquoi on vous en parle. Le diabète est un trouble métabolique chronique caractérisé par une concentration excessive de sucre dans le sang. En Suisse, près de 500’000 personnes en sont atteintes. Celui de type 2 est la forme la plus fréquente. Il représente près de 90% des personnes touchées. Autrefois caractéristique de l’âge, le diabète de type 2 est de plus en plus souvent diagnostiqué chez des personnes jeunes. L’obésité et la suralimentation prolongée en sont les causes principales.

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Les sites de santé, ces espions qui partagent nos données

Selon une enquête, 79% des sites traitant de la santé utilisent des cookies permettant de traquer les internautes et revendre sans consentement leurs informations personnelles et médicales à des entreprises tierces.

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À lire dans MIT Technology Review

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Le sommet international de Nairobi sur la santé reproductive suscite la polémique

Un centre de planning familial dans le bidonville de Kibera, à Nairobi, en 2009. | Keystone / Khalil Senosi

L’International Conference on Population and Development (ICPD25) a débuté mardi 12 novembre au centre de conférence international Kenyatta, à Nairobi. Organisé sous l’égide du Danemark et du Kenya, le sommet international vise à améliorer la santé des jeune filles et des mères. L’ICPD25 se tient vingt-cinq après la conférence fondatrice du Caire, en 1994, dont le but était de limiter la croissance de la population mondiale. Il durera trois jours.

Pourquoi on vous en parle. En 1994, les 179 pays participants au sommet du Caire s’étaient notamment accordés sur une conception de la santé reproductive qui évite de faire la promotion de l’avortement. La tenue de ce nouveau sommet a provoqué de vives réactions de la part du Vatican et de certaines ONG catholiques, qui y voient une tentative de remettre en cause ce fragile consensus.

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Daily Nation

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Les nouveaux cas d’hépatite C ont atteint un minimum historique en 2018

Carte des 8500 scientifiques et médecins ayant travaillé et publié sur l'hépatite C entre 2008 and 2012. | Pixabay / Andy Lamb

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) s’est penché, dans son bulletin hebdomadaire du 4 novembre 2019, sur l’hépatite C. En 2018, 29 nouveaux cas ont été déclarés dans toute la Confédération, ce qui correspond à un minimum historique depuis la mise en place du programme de surveillance, au début des années 90. Le nombre de cas chroniques est lui aussi à la baisse, même si de nombreux patients restent non détectés.

Pourquoi on vous en parle. L’infection par l’hépatite C est souvent bénigne sur le moment, mais s’avère dangereuse long terme. Dans les trois-quarts des cas, le virus s’installe à demeure dans le foie et peut alors provoquer des cirrhoses (5 à 30% des malades chroniques), voire des cancers hépatiques, des décennies plus tard. Des traitements efficaces existent pourtant, qui permettent une guérison dans l’immense majorité (90%) des cas.