#santé mentale


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Le cerveau dépourvu face aux réseaux sociaux

Twitter, Facebook et WhatsApp. Crédits: KEYSTONE | MARTIN MEISSNER

Plus encore que notre vie privée, les réseaux sociaux menacent notre intégrité psychologique et sociale selon Tristan Harris, directeur du Center for Humane Technology. «Notre cerveau paléolithique n’est pas configuré pour la recherche de la vérité. Les informations qui confirment nos croyances déclenchent une sensation de bien-être; les informations qui les remettent en question n’ont pas cet effet.»

Il poursuit: « En nous fournissant plus de ce sur quoi nous cliquons déjà, les géants de la tech sont intrinsèquement des facteurs de division. Des dizaines d’années après la fission de l’atome, la technologie a fissionné la société en différents univers idéologiques».

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New York Times

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«La majorité des condamnés à mort aux Etats-Unis sont devenus des légumes, sous psychotropes»

Oeuvre que Kenneth Reams a réalisé dans sa cellule en isolement. | Capture d'écran / Youtube

La semaine des droits humains commence ce lundi 11 novembre. Des rencontres et conférences avec des personnalités telles que Virginie Despente ou Carola Rackete sont organisées par l’Université de Genève. Comme prélude à la projection du film Freemen de la réalisatrice Anne-Frédérique Widmann, le vernissage de l’exposition «Dans la cellule d’un condamné à mort» s’est déroulé lundi 4 novembre. L’occasion d’aborder le pouvoir de résilience d’un condamné à mort.

Pourquoi on vous en parle. Comme Micheline Calmy-Rey l’a annoncé lors du vernissage: «Aujourd’hui, les droits humains ne sont pas respectés. Il y a partout des violations. Pas un seul pays est parfait.» Cet été, après 16 ans d'interruption, Donald Trump a réactivé la peine de mort au niveau fédéral. Aujourd’hui, plus de 2600 personnes croupissent dans les couloirs de la mort aux États-Unis, à l’isolement, dans des cellules de deux mètres sur trois. Leurs conditions de détention sont considérées comme de la torture par Amnesty International.

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L'anorexie masculine, une maladie souvent incomprise et camouflée par la mode

| Elias Sch. / Pixabay

Selon les chiffres, 9 anorexiques sur 10 sont des femmes. L’inconscient collectif appuie cette statistique: l’anorexie est une maladie féminine. Pourtant, selon un article de Slate publié ce vendredi 25 octobre, les hommes aussi souffriraient d’anorexie, sous des formes légèrement différentes, et de manière beaucoup plus répandue que concédé.

Pourquoi on vous en parle. Selon certains médecins interviewés dans l’article, l’anorexie masculine est de plus en plus répandue dans la société. La frontière entre les genres devenant plus perméable, la répartition des maladies genrées est moins clivée. Dans un deuxième temps, l’article relève l’impact négatif des «coachs sportifs virtuels». Souvent idéalisés par des milliers de «followers», ces influenceurs prônent parfois des régimes et entrainements tellement poussés qu’ils représentent un risque vital. A l’image de la dernière mode, celle de la «sèche», qui vise à atteindre l’indice de masse graisseuse le plus faible possible, bien en deçà du minimum recommandé.

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Les musiciens sont en mauvaise santé

Le stress et la précarité lié au mode de vie des artistes ont un impact sur leur santé | Pexels / Pixabay

La première enquête réalisée en France sur la santé des musiciens et des professionnels de la musique, réalisée par un collectif d’artistes et relayée par Le Figaro, révèle la difficulté pour nombre d’entre eux de vivre de leur passion. Selon les réponses de 503 personnes interrogées, la pression permanente et la grande précarité du secteur impactent gravement la santé physique et mentale des artistes.

Pourquoi c’est important. Près de 30% des répondants admettent une addiction à des drogues. L’omniprésence de l’alcool dans les milieux festifs pose aussi problème: près de la moitié déclarent avoir des difficultés à limiter leur consommation en raison de la pression sociale. La difficulté à allier vies personnelle et professionnelle, les horaires décalés et le stress figurent aussi au rang des facteurs mis en avant par les musiciens.

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La première «mad pride» de Suisse aura lieu jeudi à Genève

La première campagne de sensibilisation et de déstigmatisation des personnes atteintes de maladie mentale – ou «mad pride» – aura lieu demain jeudi 10 octobre à Genève. La marche est organisée par la fondation Trajets, spécialisée dans l’intégration des personnes souffrant de troubles mentaux, à l’occasion de ses 40 ans, avec le soutien du département de psychiatrie des HUG. Initiées à Toronto au début des années 90 sur le modèle des gay pride, les «mad pride» se sont peu à peu étendues aux autres grandes villes du monde. C’est la première fois qu’un tel événement a lieu en Suisse.

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Un cas de psychose directement lié au Brexit en Grande-Bretagne

Une femme lors d'une manifestation anti-Brexit à Bruxelles. | Francisco Seco / Keystone

A la mi-septembre, un homme d’une quarantaine d’années a été transporté à l’hôpital de Nottingham en Angleterre dans un état confus, agité, et paranoïde (il pensait que les voix à la télévision et à la radio parlaient de lui). Son état serait lié à l’instabilité politique due au Brexit indique ScienceAlert. Selon le médecin en charge de ce patient, ce cas révèle comment un climat politique instable affecte les personnes psychologiquement vulnérables.

Pourquoi on vous en parle. Au Royaume-Uni, le Brexit ne crée pas seulement une atmosphère turbulente et instable politiquement. Il peut également être nocif pour la santé mentale des habitants. Sans atteindre un niveau de psychose sévère, le résultat du référendum de juin 2016 a causé stress et anxiété chez un grand nombre de personnes avance encore ScienceAlert.

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Une grande campagne pour améliorer la santé psychique des étudiants démarre cet automne

Image d'illustration. | Christian Beutler / Keystone

L’Union des étudiants de Suisse (UNES) lance une campagne pour promouvoir la santé mentale des étudiants. Baptisée «Be kind to your mind!», l’opération démarre cet automne. Elle comporte notamment un sondage auprès des étudiants pour mieux comprendre la problématique.

Pourquoi c’est important. Selon un rapport de l’Office fédéral de la statistique publié en 2018, 18% des étudiants sont confrontés à des soucis de santé de longue durée et les troubles psychiques en sont la deuxième cause. Sur le terrain, l’UNES observe que de nombreux étudiants souffrent d’anxiété et de stress.

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Troubles mentaux: au Libéria, des journalistes s’engagent contre la stigmatisation

Patients au centre psychiatrique de Ahlu Khayr in Mogaidshu, Somalie | Keystone

Promouvoir la santé mentale d’ici 2030 fait partie des engagements pris par les Etats membres de l’ONU. Pourtant, dans de nombreux pays, en particulier ceux à revenus faibles ou intermédiaires, le manque d’information reste un écueil majeur. Au Liberia, des journalistes s’engagent aux côtés de la société civile pour améliorer la perception des troubles mentaux et la condition des patients.

Pourquoi on vous en parle. Après une guerre civile meurtrière, le Liberia a été touché de plein fouet par l’épidémie d’Ebola qui a ravagé l’Afrique de l’Ouest en 2014. Parmi les survivants, beaucoup souffrent de troubles anxieux, de dépression ou de syndromes de stress post-traumatique. Le pays compte un seul médecin psychiatre pour plus de 4 millions d’habitants. Et comme dans beaucoup d’Etats du continent africain, stigmatisation, manque d’accès aux soins et, encore trop souvent, maltraitance, sont le lot quotidien des patients.

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Le burn-out n'est toujours pas reconnu comme une maladie

Photo d'illustration | Keystone

Suite à une communication de l’Organisation mondiale de la santé, de nombreux médias ont annoncé le 27 mai que le burn-out serait désormais considéré comme une maladie à part entière. Pas du tout, a rectifié l’OMS le lendemain dans un communiqué. Le flou persiste donc autour de ce syndrome qui touche de plus en plus de personnes, toutes catégories socio-professionnelles confondues.

Pourquoi cette confusion. Lors de la 72e Assemblée mondiale de la santé, les Etats-membres ont adopté la onzième version de la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM-11). Le burn-out y apparaît bien. Mais il était déjà présent dans la version précédente (CIM-10) et il n’est mentionné que dans le chapitre «Autres facteurs influençant la santé».