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Toxoplasmose: les souris infectées n'ont plus peur de rien

Infectée par la toxoplasmose, la souris n'a plus peur de jouer avec son prédateur. | Shutterstock

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche sur une étude permettant de comprendre pourquoi les souris adoptent parfois un comportement suicidaire face à leurs prédateurs.

Des chercheurs de l’Université de Genève publient ce 14 janvier un article dans la revue Cell Reports qui montre que les souris infectées par le parasite de la toxoplasmose n’ont plus peur… de rien!

Pourquoi c’est important. Des études antérieures ont de nombreuses fois mis en évidence que les souris infectées par le parasite Toxoplasma gondii développaient une attirance pour les chats, leurs prédateurs. Un comportement suicidaire qui profiterait au parasite. Jusqu’à présent, on pensait que cette altération de la peur des rongeurs était spécifique aux chats. Dans cette étude, les chercheurs révolutionnent cette idée et montrent que l’inhibition de la peur des rongeurs est bien plus générale.

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Avoir mauvais goût aide les papillons de nuit à survivre

Papillon de nuit. | Shutterstock

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur course aux armements qui se déroule entre les chauves-souris et leurs proies, les papillons de nuit.

D’abord surpris d’observer que certains papillons de nuit étaient particulièrement apathiques devant des menaces de prédation, des chercheurs ont mis en évidence, dans un article paru le 16 décembre dans Frontiers, que ceux-ci avaient une autre stratégie que la fuite pour ne pas être dévorés: avoir mauvais goût!

Pourquoi c’est intéressant. La coévolution entre les proies et leurs prédateurs – où chacun influence l’évolution de l’autre – est un concept biologique toujours surprenant. Les prédateurs évoluent en améliorant leurs armes pour détecter ou attraper leurs proies, en réponse, ces dernières développent de nouveaux moyens de défense, et ainsi de suite. Cette étude est un nouvel exemple de la course aux armements qui se déroule entre les chauves-souris et leurs proies, les papillons de nuit.

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Comment la ménopause aide une lignée d'orques à survivre grâce à l’effet «grand-mère»

Orques photographiées au large de l'Alaska. | Keystone / AP / National Oceanic and Atmospheric Administration / Robert Pitman

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur la ménopause des orques, une des rares espèces animales où elle existe.

Pour en apprendre plus sur l’origine de la ménopause, des chercheurs l’ont étudiée chez une des rares espèces animales où elle existe, les orques. Leur dernière découverte met en lumière les bénéfices sur la survie des orques à vivre avec leur grand-mère.

Pourquoi c’est important. Il est souvent suggéré que la ménopause chez les femmes est un artefact dû à la médecine moderne et à l’amélioration de nos conditions de vie. Pourtant, ce phénomène existe chez tous les peuples humains et aussi chez quelques espèces animales non humaines. D’un point de vue évolutif, la ménopause est encore une énigme. Comment la sélection naturelle a-t-elle pu favoriser un phénomène qui prive les individus de transmettre leurs gènes? L’étude de la ménopause chez les animaux permet d’éclairer notre compréhension sur son potentiel rôle adaptatif.

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Est-il possible de produire du foie gras éthique?

Nous avons mandaté notre experte Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, pour savoir s'il est possible de manger du foie gras pendant notre repas de Noël avec l'esprit tranquille...

«Est-il possible de produire du foie gras sans faire souffrir oies et canards?» C’est la question que m’a posée Heidi.news la semaine dernière à la suite de l’interdiction du foie gras à New York. Cette décision fait suite à celle de l’État de Californie, le foie gras étant déjà interdit dans plusieurs pays d’Europe et en Australie.

Pourquoi c’est important. C’est un sujet qui divise et peut rapidement échauffer les esprits au moment des fêtes de fin d‘année: entre les traditionnels qui ne peuvent pas envisager un repas de Noël sans, et ceux qui, à l’inverse, ne comprennent pas que l’on puisse prendre du plaisir à en manger en sachant comment il est fabriqué. Le débat fait rage, et de manière de plus en plus marquée.

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Sale journée pour les pesticides

Actuellement, lorsque les eaux sont polluées, il n'y a aucunes conséquences pour les auteurs (ici le canal de Fully). | Keystone / Andrée-Noelle Pot

Après l’interdiction du chlorothalonil par l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG), ce jeudi 12 décembre, le Conseil national a décidé de soutenir une initiative parlementaire visant à interdire les produits phytosanitaires nuisant fortement à la qualité des eaux et à la biodiversité.

Pourquoi c’est intéressant. Par 105 voix contre 88, les députés ont demandé de traiter l’initiative parlementaire visant à modifier la loi fédérale sur la protection des eaux. La commission du Conseil national précédant avait conseillé de refuser d’entrer en matière. Ce n’est pas la première fois que le nouveau Parlement, plus vert, détricote les décisions de l’ancienne majorité.

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La présence d’un chien encouragerait les enfants à lire

Une enfant fait la lecture à sa sœur en présence d’un chien. | UBCO

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur le lien entre chiens et envie de lecture des enfants.

On savait que nos meilleurs amis avaient un rôle bénéfique sur notre santé physique ou mentale, mais voici une nouvelle plus surprenante: les chiens aideraient aussi nos enfants à lire! C’est ce que vient de montrer une étude scientifique menée par deux chercheuses canadiennes: en présence d’un chien, les enfants lisent plus et sont plus motivés pour le faire.

Pourquoi c’est intéressant. Jusqu’à présent, les études sur l’influence de la présence d’animaux sur les activités scolaires des enfants étaient réalisées en interrogeant les parents ou bien les enseignants. Cette fois, les chercheuses ont mis en place un protocole rigoureux au laboratoire afin de mesurer l’influence de la présence d’un chien sur la motivation des enfants à lire. Pour la première fois, le ressenti des enfants était aussi évalué.

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Les corneilles les plus sociables sont en meilleure santé

Chloé Laubu

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur l'effet des interactions sociales sur cet animal hautement évolué qu'est la corneille.

On connaissait l’importance, pour les humains, d’avoir une vie sociale bien remplie pour être en bonne santé, notamment en ce qui concerne le déclin cognitif et le risque de maladie d’Alzheimer. Une étude publiée dans la revue Animal Behaviour ce mois-ci montre que ce lien entre sociabilité et santé existe aussi chez les oiseaux!

Pourquoi c’est intéressant. L’exposition accrue aux pathogènes est souvent considérée comme un des principaux inconvénients de la vie en groupe. La transmission des parasites et des maladies serait facilitée par la proximité entre les individus. Ce travail sur les corneilles montre un effet opposé, qui pourrait ainsi renouveler le regard des biologistes sur l’évolution de la vie en groupe chez les animaux.

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Des insectes aux baleines, notre brouhaha dérange les animaux

Les baleines comme de nombreuses autres espèces sont impactées par le bruit des activités humaines. | Chloé Laubu

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur l'effet de la pollution sonore sur nos congénères.

L’impact du bruit généré par les activités humaines sur les baleines est bien connu des chercheurs. Celui-ci peut déranger leur communication, leur recherche alimentaire ou encore les désorienter. Mais cet impact du bruit humain est loin de concerner les seuls mammifères marins, comme le montre une étude publiée le 20 novembre dans la revue Biology Letters.

Pourquoi c’est important. Que ce soit le trafic aérien, terrestre, maritime, les usines ou l’exploitation pétrolière, les bruits liés aux activités humaines sont omniprésents dans la nature, et n’épargnent aucun écosystème. Jusqu’à maintenant, les scientifiques pensaient que ces bruits avaient un impact sur quelques espèces particulièrement sensibles à la pollution sonore. Cette étude suggère qu’au contraire, cette pollution aurait un effet sur l’ensemble de la faune, qu’elle soit aquatique ou terrestre.

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Les biches donnent naissance de plus en plus tôt, et c'est à cause de nous

Une biche élaphe (Cervus elaphus) et son jeune en train de courir en Écosse. | Chloé Laubu

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur les pressions sélectives que subissent les biches écossaises pour mettre bas plus tôt.

En étudiant les cerfs élaphes d’une île écossaise, des chercheurs ont observé que du fait du réchauffement des températures, la population avait évolué génétiquement au cours des dernières décennies pour donner naissance à leurs jeunes deux semaines plus tôt dans l’année. Ces résultats ont été publiés le 5 novembre dans la revue Plos Biology.

Pourquoi c’est intéressant. Observer l’évolution en action chez des populations animales sauvages est exceptionnel. Les processus évolutifs sont en général très longs et agissent sur de très nombreuses générations, ce qui rend souvent impossible leur observation. Cette étude met en lumière une évolution accélérée en réponse au réchauffement climatique dans une population insulaire de cerfs sauvages.

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Pourquoi des chercheurs japonais ont déguisé une vache en zèbre

Exemple ayant permis de compter le nombre de piqûre sur une vache. | Plos One

Le Flux Santé se penche aussi sur la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, s'est penché sur la protection des vaches zébrées dans son nouvel article.

Les vaches peintes avec des rayures noires et blanches se font moins attaquer par les mouches piqueuses. C’est ce que démontrent des chercheurs japonais dans un article publié début octobre dans la revue PLoS ONE.

Pourquoi c’est intéressant. De nombreuses hypothèses ont été proposées pour expliquer l’évolution des rayures noires et blanches des zèbres (camouflage pour les prédateurs, thermorégulation). Celle qui, jusqu’à maintenant, récolte le plus de preuves en sa faveur est l’hypothèse de la protection contre les attaques d’insectes. Ainsi, les chevaux munis d’une tunique à rayures noires et blanches attireraient moins les insectes piqueurs. Le motif rayé perturberait le système visuel des insectes du fait d’une illusion d’optique liée à la modification de la polarisation de la lumière. La transposition au modèle bovin de l’avantage des rayures apporte une confirmation à cette hypothèse et ouvre aussi des perspectives pour réduire l’utilisation des pesticides dans les élevages.

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Les institutions de recherche redoutent un coup d'arrêt sur l'expérimentation animale

L'immense majorité des animaux employés dans la recherche biomédicale sont des rongeurs | Pixabay / Tibor Janosi Mozes

L’université de Genève (Unige) et les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) sont vent debout contre l’initiative populaire «pour un meilleur contrôle de l’expérimentation animale». Dans une conférence de presse commune donnée lundi 28 octobre, les deux institutions phares de la recherche genevoise ont fait part de leur opposition au projet, emboîtant le pas au Conseil d’État et au Grand Conseil du canton. Tous craignent des répercussions majeures en matière de recherche et d’attractivité.

Pourquoi c’est important. L’initiative populaire cantonale n°164, déposée par la Ligue suisse contre la vivisection (LSCV), sera soumise à votation le 24 novembre 2019. Elle prévoit de bouleverser le fonctionnement de la commission cantonale pour l’expérimentation animale (CCEA). Les institutions de recherche dénoncent un coup de force de l’association animaliste, destiné à bloquer tout ou partie des projets de recherche sur des animaux. À travers Genève, c’est toute la Suisse romande qui est concernée.

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La viande crue pour chiens est truffée de bactéries résistantes aux antibiotiques

Un chien mange de la viande fraîche. | Monika Skolimowska / Keystone

La viande crue pour chiens vendue dans le commerce en Suisse contient des bactéries résistantes aux antibiotiques dans près de deux tiers des cas. C’est ce que conclut une étude de l’Université de Zurich publiée dans la revue Royal Society Open Science. Ces germes constituent un risque pour la santé des animaux de compagnie, mais aussi pour celle de leur maître.

Pourquoi c’est intéressant. De plus en plus de propriétaires d’animaux domestiques sont séduits par le régime BARF, acronyme de «biologically appropriate raw food» ou «nourriture crue biologiquement appropriée», pour leur chien ou leur chat. La tendance consiste à se rapprocher le plus possible de l’alimentation que l’animal aurait dans la nature, soit de la viande crue. Des enseignes spécialisées proposent désormais à la vente des produits spécifiquement adaptés à ce régime.

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Plus les dauphins trouvent facilement à manger, moins ils sont sociaux avec leurs congénères

Grand dauphin au milieu d'un banc de sardines. | Shutterstock

Nous vous l'annoncions fin septembre dans une chronique sur les animaux de cirque. Le Flux Santé sera aussi consacré à la santé animale. Voici donc le premier sujet de Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal.

Dans une étude publiée dans la revue Behavioral Ecology, le 9 septembre, des chercheurs ont montré l’influence des activités d’aquaculture sur les comportements des dauphins. L’abondance de nourriture dans ces zones réduirait le besoin de coopération et pourrait donc modifier la structure sociale du groupe.

Pourquoi c’est intéressant. Les grands dauphins sont des animaux grégaires, dont les capacités d’adaptation à leur environnement ne cessent d’émerveiller les chercheurs. Ils peuvent par exemple suivre des bateaux de pêche pour récupérer les prises qui sont rejetées à l’eau par les pécheurs. À première vue, les dauphins semblent s’adapter à la proximité avec les activités humaines. Pourtant, il pourrait y avoir des conséquences à plus long terme.