#santé animale


S'abonner
| | news

Les mésanges sont capables d'apprendre à manger sainement en regardant la télévision

Mésange. | Shutterstock / Vadim Polyakov

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé et au comportement animal. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur des mésanges qui apprennent à se méfier d'aliments toxiques, par écran interposé.

Imaginez que vous êtes à un cocktail: votre voisin fait la grimace après avoir goûté un plat, il est dès lors probable que vous évitiez d’y toucher… Revivez maintenant la même expérience, mais la personne qui fait la grimace est à la télévision: serez-vous influencé dans vos prochains choix culinaires? Observer le dégoût chez les autres pour ne pas s’empoisonner, c’est aussi la stratégie des mésanges selon une étude publiée le 19 février dans le Journal of Animal Ecology. En regardant des vidéos d’autres oiseaux en train de se nourrir, elles ont appris à éviter certains aliments possiblement toxiques.

Pourquoi c’est intéressant. Que faire devant un aliment inconnu? Le goûter peut être l’occasion de découvrir une nouvelle source de nourriture, mais aussi d’empoisonnement… Se fier à l’expérience des autres représente alors une opportunité intéressante. Cette étude montre que l’apprentissage social peut se faire, même par écran interposé, entre des oiseaux d’espèces différentes.

| | news

Les moutons font attention à leur santé quand ils vont brouter

Une brebis du parc naturel de Dartmoor, près de Plymouth. | Caroline Liddell, DR

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé et au comportement animal. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur les zones de broutage des moutons en fonction de leur état de santé.

Leur état de santé influence les choix alimentaires des moutons. Ceux qui sont en moins bonne forme préfèrent éviter les zones à parasites, quitte à se nourrir dans des endroits moins riches sur le plan nutritif. C’est ce que révèle une étude réalisée par des chercheurs de l’université de Bristol et publiée le 5 février 2020 dans Proceedings of the Royal Society B.

Pourquoi c’est intéressant. La façon dont l’état interne peut interagir avec des facteurs environnementaux dans les décisions que prennent les animaux est encore peu connue. Ce travail met en lumière la façon dont la santé d’une part, et la présence de parasites d’autre part, interagissent pour déterminer la distribution spatiale des moutons dans leur environnement.

| | news

Les perroquets aussi peuvent faire preuve d’altruisme

Un perroquet gris du Gabon donne un jeton au chercheur en échange d'une friandise. | Anastasia Krasheninnikova / DR

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur l'altruisme observé chez les perroquets.

Les perroquets gris du Gabon aident leurs congénères sans rien attendre en retour, c’est ce que révèle une étude publiée le 9 janvier dans Current Biology.

Pourquoi c’est important. Loin d’être le propre de l’homme, des comportements altruistes sont régulièrement observés dans la nature et chez diverses espèces. Mais l’étude rigoureuse et expérimentale de l’altruisme est difficile et souvent restreinte aux primates alors qu’elle nécessiterait d’être étendue à de nombreuses espèces pour appréhender son origine évolutive. Cette recherche est la première à mettre en évidence de manière expérimentale ce comportement chez une espèce d’oiseau.

Chaque jour, la newsletter qui vous livrera infos, témoignages et analyses au cœur des hôpitaux.

| | news

Pourquoi il est important de comprendre la voix des vaches

La chercheuse Alexandra Green a passé cinq mois à enregistrer des meuglements de vaches dans la campagne australienne. | Lynne Gardner / University of Sidney

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur la signature vocale des vaches et sur l'isolement des veaux.

Deux études sur le comportement animal publiées dans la revue Scientific Reports offrent des perspectives intéressantes pour améliorer le bien-être des vaches et des veaux dans les élevages.

Pourquoi c’est important. Réduire la souffrance animale et améliorer le bien-être des animaux de rente est un sujet qui prend de plus en plus d’ampleur dans l’opinion publique. Mais il n’est pas toujours facile de savoir ce qui peut ou non aider à réduire l’anxiété des animaux et améliorer leur quotidien. Les recherches sur leurs comportements et leurs émotions peuvent fournir une aide précieuse.

| | news

Toxoplasmose: les souris infectées n'ont plus peur de rien

Infectée par la toxoplasmose, la souris n'a plus peur de jouer avec son prédateur. | Shutterstock

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche sur une étude permettant de comprendre pourquoi les souris adoptent parfois un comportement suicidaire face à leurs prédateurs.

Des chercheurs de l’Université de Genève publient ce 14 janvier un article dans la revue Cell Reports qui montre que les souris infectées par le parasite de la toxoplasmose n’ont plus peur… de rien!

Pourquoi c’est important. Des études antérieures ont de nombreuses fois mis en évidence que les souris infectées par le parasite Toxoplasma gondii développaient une attirance pour les chats, leurs prédateurs. Un comportement suicidaire qui profiterait au parasite. Jusqu’à présent, on pensait que cette altération de la peur des rongeurs était spécifique aux chats. Dans cette étude, les chercheurs révolutionnent cette idée et montrent que l’inhibition de la peur des rongeurs est bien plus générale.

| | news

Avoir mauvais goût aide les papillons de nuit à survivre

Papillon de nuit. | Shutterstock

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur course aux armements qui se déroule entre les chauves-souris et leurs proies, les papillons de nuit.

D’abord surpris d’observer que certains papillons de nuit étaient particulièrement apathiques devant des menaces de prédation, des chercheurs ont mis en évidence, dans un article paru le 16 décembre dans Frontiers, que ceux-ci avaient une autre stratégie que la fuite pour ne pas être dévorés: avoir mauvais goût!

Pourquoi c’est intéressant. La coévolution entre les proies et leurs prédateurs – où chacun influence l’évolution de l’autre – est un concept biologique toujours surprenant. Les prédateurs évoluent en améliorant leurs armes pour détecter ou attraper leurs proies, en réponse, ces dernières développent de nouveaux moyens de défense, et ainsi de suite. Cette étude est un nouvel exemple de la course aux armements qui se déroule entre les chauves-souris et leurs proies, les papillons de nuit.

| | news

Comment la ménopause aide une lignée d'orques à survivre grâce à l’effet «grand-mère»

Orques photographiées au large de l'Alaska. | Keystone / AP / National Oceanic and Atmospheric Administration / Robert Pitman

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur la ménopause des orques, une des rares espèces animales où elle existe.

Pour en apprendre plus sur l’origine de la ménopause, des chercheurs l’ont étudiée chez une des rares espèces animales où elle existe, les orques. Leur dernière découverte met en lumière les bénéfices sur la survie des orques à vivre avec leur grand-mère.

Pourquoi c’est important. Il est souvent suggéré que la ménopause chez les femmes est un artefact dû à la médecine moderne et à l’amélioration de nos conditions de vie. Pourtant, ce phénomène existe chez tous les peuples humains et aussi chez quelques espèces animales non humaines. D’un point de vue évolutif, la ménopause est encore une énigme. Comment la sélection naturelle a-t-elle pu favoriser un phénomène qui prive les individus de transmettre leurs gènes? L’étude de la ménopause chez les animaux permet d’éclairer notre compréhension sur son potentiel rôle adaptatif.

| | idées

Est-il possible de produire du foie gras éthique?

Nous avons mandaté notre experte Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, pour savoir s'il est possible de manger du foie gras pendant notre repas de Noël avec l'esprit tranquille...

«Est-il possible de produire du foie gras sans faire souffrir oies et canards?» C’est la question que m’a posée Heidi.news la semaine dernière à la suite de l’interdiction du foie gras à New York. Cette décision fait suite à celle de l’État de Californie, le foie gras étant déjà interdit dans plusieurs pays d’Europe et en Australie.

Pourquoi c’est important. C’est un sujet qui divise et peut rapidement échauffer les esprits au moment des fêtes de fin d‘année: entre les traditionnels qui ne peuvent pas envisager un repas de Noël sans, et ceux qui, à l’inverse, ne comprennent pas que l’on puisse prendre du plaisir à en manger en sachant comment il est fabriqué. Le débat fait rage, et de manière de plus en plus marquée.

| | news

Sale journée pour les pesticides

Actuellement, lorsque les eaux sont polluées, il n'y a aucunes conséquences pour les auteurs (ici le canal de Fully). | Keystone / Andrée-Noelle Pot

Après l’interdiction du chlorothalonil par l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG), ce jeudi 12 décembre, le Conseil national a décidé de soutenir une initiative parlementaire visant à interdire les produits phytosanitaires nuisant fortement à la qualité des eaux et à la biodiversité.

Pourquoi c’est intéressant. Par 105 voix contre 88, les députés ont demandé de traiter l’initiative parlementaire visant à modifier la loi fédérale sur la protection des eaux. La commission du Conseil national précédant avait conseillé de refuser d’entrer en matière. Ce n’est pas la première fois que le nouveau Parlement, plus vert, détricote les décisions de l’ancienne majorité.

newsletter_point-du-jour

Recevez chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

| | news

La présence d’un chien encouragerait les enfants à lire

Une enfant fait la lecture à sa sœur en présence d’un chien. | UBCO

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur le lien entre chiens et envie de lecture des enfants.

On savait que nos meilleurs amis avaient un rôle bénéfique sur notre santé physique ou mentale, mais voici une nouvelle plus surprenante: les chiens aideraient aussi nos enfants à lire! C’est ce que vient de montrer une étude scientifique menée par deux chercheuses canadiennes: en présence d’un chien, les enfants lisent plus et sont plus motivés pour le faire.

Pourquoi c’est intéressant. Jusqu’à présent, les études sur l’influence de la présence d’animaux sur les activités scolaires des enfants étaient réalisées en interrogeant les parents ou bien les enseignants. Cette fois, les chercheuses ont mis en place un protocole rigoureux au laboratoire afin de mesurer l’influence de la présence d’un chien sur la motivation des enfants à lire. Pour la première fois, le ressenti des enfants était aussi évalué.

| | news

Les corneilles les plus sociables sont en meilleure santé

Chloé Laubu

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur l'effet des interactions sociales sur cet animal hautement évolué qu'est la corneille.

On connaissait l’importance, pour les humains, d’avoir une vie sociale bien remplie pour être en bonne santé, notamment en ce qui concerne le déclin cognitif et le risque de maladie d’Alzheimer. Une étude publiée dans la revue Animal Behaviour ce mois-ci montre que ce lien entre sociabilité et santé existe aussi chez les oiseaux!

Pourquoi c’est intéressant. L’exposition accrue aux pathogènes est souvent considérée comme un des principaux inconvénients de la vie en groupe. La transmission des parasites et des maladies serait facilitée par la proximité entre les individus. Ce travail sur les corneilles montre un effet opposé, qui pourrait ainsi renouveler le regard des biologistes sur l’évolution de la vie en groupe chez les animaux.

| | news

Des insectes aux baleines, notre brouhaha dérange les animaux

Les baleines comme de nombreuses autres espèces sont impactées par le bruit des activités humaines. | Chloé Laubu

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur l'effet de la pollution sonore sur nos congénères.

L’impact du bruit généré par les activités humaines sur les baleines est bien connu des chercheurs. Celui-ci peut déranger leur communication, leur recherche alimentaire ou encore les désorienter. Mais cet impact du bruit humain est loin de concerner les seuls mammifères marins, comme le montre une étude publiée le 20 novembre dans la revue Biology Letters.

Pourquoi c’est important. Que ce soit le trafic aérien, terrestre, maritime, les usines ou l’exploitation pétrolière, les bruits liés aux activités humaines sont omniprésents dans la nature, et n’épargnent aucun écosystème. Jusqu’à maintenant, les scientifiques pensaient que ces bruits avaient un impact sur quelques espèces particulièrement sensibles à la pollution sonore. Cette étude suggère qu’au contraire, cette pollution aurait un effet sur l’ensemble de la faune, qu’elle soit aquatique ou terrestre.

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

| | news

Les biches donnent naissance de plus en plus tôt, et c'est à cause de nous

Une biche élaphe (Cervus elaphus) et son jeune en train de courir en Écosse. | Chloé Laubu

Le Flux Santé s'intéresse aussi à la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, se penche ici sur les pressions sélectives que subissent les biches écossaises pour mettre bas plus tôt.

En étudiant les cerfs élaphes d’une île écossaise, des chercheurs ont observé que du fait du réchauffement des températures, la population avait évolué génétiquement au cours des dernières décennies pour donner naissance à leurs jeunes deux semaines plus tôt dans l’année. Ces résultats ont été publiés le 5 novembre dans la revue Plos Biology.

Pourquoi c’est intéressant. Observer l’évolution en action chez des populations animales sauvages est exceptionnel. Les processus évolutifs sont en général très longs et agissent sur de très nombreuses générations, ce qui rend souvent impossible leur observation. Cette étude met en lumière une évolution accélérée en réponse au réchauffement climatique dans une population insulaire de cerfs sauvages.

| | news

Pourquoi des chercheurs japonais ont déguisé une vache en zèbre

Exemple ayant permis de compter le nombre de piqûre sur une vache. | Plos One

Le Flux Santé se penche aussi sur la santé animale. Chloé Laubu, docteure en biologie du comportement animal, s'est penché sur la protection des vaches zébrées dans son nouvel article.

Les vaches peintes avec des rayures noires et blanches se font moins attaquer par les mouches piqueuses. C’est ce que démontrent des chercheurs japonais dans un article publié début octobre dans la revue PLoS ONE.

Pourquoi c’est intéressant. De nombreuses hypothèses ont été proposées pour expliquer l’évolution des rayures noires et blanches des zèbres (camouflage pour les prédateurs, thermorégulation). Celle qui, jusqu’à maintenant, récolte le plus de preuves en sa faveur est l’hypothèse de la protection contre les attaques d’insectes. Ainsi, les chevaux munis d’une tunique à rayures noires et blanches attireraient moins les insectes piqueurs. Le motif rayé perturberait le système visuel des insectes du fait d’une illusion d’optique liée à la modification de la polarisation de la lumière. La transposition au modèle bovin de l’avantage des rayures apporte une confirmation à cette hypothèse et ouvre aussi des perspectives pour réduire l’utilisation des pesticides dans les élevages.

| | news

Les institutions de recherche redoutent un coup d'arrêt sur l'expérimentation animale

L'immense majorité des animaux employés dans la recherche biomédicale sont des rongeurs | Pixabay / Tibor Janosi Mozes

L’université de Genève (Unige) et les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) sont vent debout contre l’initiative populaire «pour un meilleur contrôle de l’expérimentation animale». Dans une conférence de presse commune donnée lundi 28 octobre, les deux institutions phares de la recherche genevoise ont fait part de leur opposition au projet, emboîtant le pas au Conseil d’État et au Grand Conseil du canton. Tous craignent des répercussions majeures en matière de recherche et d’attractivité.

Pourquoi c’est important. L’initiative populaire cantonale n°164, déposée par la Ligue suisse contre la vivisection (LSCV), sera soumise à votation le 24 novembre 2019. Elle prévoit de bouleverser le fonctionnement de la commission cantonale pour l’expérimentation animale (CCEA). Les institutions de recherche dénoncent un coup de force de l’association animaliste, destiné à bloquer tout ou partie des projets de recherche sur des animaux. À travers Genève, c’est toute la Suisse romande qui est concernée.