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L'OMS pointe du doigt l'absence de données sur la santé des détenus en Europe

Dans son rapport publié ce jeudi 21 novembre l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’alarme de la santé des détenus dans les prisons européennes. L’organisation a récolté les données disponibles sur l’état de santé des prisonniers et les systèmes de santé carcéraux de 39 des 53 pays inclus dans la zone OMS-Europe, l’un des six bureaux régionaux de l’OMS dans le monde.

Le rapport révèle que les systèmes de surveillance de la santé des détenus est médiocre. En effet, peu de pays ont été en mesure de fournir des données sur la population carcérale:

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Les réseaux sociaux peuvent vous aider à arrêter de fumer pendant le mois sans tabac

Image d'illustration | Martin Ruetschi / Keystone

Ce premier novembre débute le «mois sans tabac». Cette année, la Ligue pulmonaire Suisse et Promotion santé Valais ont mis sur pied Stopgether, le premier programme collaboratif national d’arrêt du tabac. Gratuite, cette campagne offre une préparation et un accompagnement à travers le groupe Facebook du même nom.

Pourquoi on vous en parle. En Suisse, environ 25% des personnes âgées de 15 ans et plus fument. Les hommes (29%) sont un peu plus nombreux que les femmes (21%). Or, un fumeur sur deux va mourir d’une maladie liée à la cigarette et 60% des personnes fumeuses quotidiennes souhaitent arrêter de fumer. Le soutien et l’accompagnement au travers des réseaux sociaux se développe depuis quelques années.

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La population suisse se porte de mieux en mieux, contrairement à son porte-monnaie

Shutterstock

L’Office fédéral de la statistique (OFS) publie ce 29 octobre ses «statistiques de la santé 2019». Ce rapport, qui paraît tous les cinq ans, recense les tendances en matière de santé dans le pays à travers une pluie de données chiffrées. Globalement, s’ils vivent mieux et plus longtemps, les habitants du pays dépensent 12,3% du PIB pour leur santé.

Pourquoi c’est important. La population a consacré 82,5 milliards de francs en 2017 pour ce secteur, soit 814 francs par mois et par habitant. L’espérance de vie a doublé en Suisse depuis 1876. La majeure partie de coûts de la santé sont générés lors des six derniers mois de vie. Les données sur l’évolution sociodémographique du pays et de son état de santé permettent de dégager des priorités pour les réformes du système.

Nos offres de fin d'année

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Des études redécouvrent les bienfaits de la biodiversité sur la santé

Image d'illustration. |Peggy Choucair / Pixabay

Un contact régulier avec la nature permet de rester en bonne santé. Plus la nature est riche et intacte, plus l’effet est important. C’est la conclusion à laquelle est arrivée l'Académie des sciences naturelles (SCNAT) après avoir analysé une série d’études sur le sujet.

Quels sont les mécanismes. Sans grande surprise, les espaces verts encouragent les visiteurs à l’activité physique et à la détente. Stress, anxiété, dépression et obésité et maladies cardiovasculaires sont donc directement combattus par des immersions régulières dans la nature. La biodiversité freine aussi l’apparition et le développement de maladies infectieuses, notamment par la dilution des agents pathogènes, ce qui réduit le risque d’infections. La diversité des microorganismes présente dans une nature intacte protège quant à elle contre les inflammations et les maladies auto-immunes.

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Favoriser les traitements ambulatoires grâce à une grande réforme de santé

L'hôpital universitaire de Berne. (KEYSTONE/Gaetan Bally)

En cette semaine de dernière ligne droite avant les élections fédérales, nous publions chaque jour un article sur les dossiers que nous suivrons lors de cette législature. Pour vous aider à voter, nous demandons aux partis leur position sur le sujet.

La système de santé souffre de nombreux maux, dont celui de l’immobilisme. Les réformes sont presque systématiquement bloquées. Dans ce sens, la grande réforme acceptée au Conseil national le 26 septembre tient du tour de force. Le «financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires de l’assurance-maladie» (EFAS) vise à réaliser des économies se chiffrant en millards de francs. Les enjeux sont à la hauteur des tensions générées et tous les acteurs du secteur de la santé sont concernés.

De quoi on parle

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Recourir à l’épigénétique pour estimer l’âge des enfants et prédire le risque de certaines maladies

L'ADN peut être influencée durant la vie d'une personne par différents facteurs environnementaux: c'est l'épigénétique | Pixabay

Les marques épigénétiques, qui incluent tous les effets externes de l’environnement (pollution, nourriture, etc.) sur les gènes, inscrivent sur notre ADN l’histoire de notre vie. Elles peuvent aussi révéler notre âge. Une telle méthode existe depuis quelques années chez les adultes mais la dynamique physiologique particulière des enfants la rendait inexacte chez les plus jeunes. Des chercheurs ont résolu cette question, grâce à une méthode qui estime l’âge d’enfants à partir d’un prélèvement non invasif de muqueuse buccale. Ils présentent leur méthode ce lundi 14 octobre dans la revue PNAS.

Pourquoi c’est intéressant. Cette approche propose un outil simple pour étudier, chez des enfants, les variations de l’épigénome et, dans une certaine mesure, prédire l’apparition de maladies. Elle intéresse aussi la médecine légale, la loi étant différente dans de nombreux domaines pour les majeurs et les mineurs.

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Against all expectations, DNA of released genetically engineered mosquitoes could live on in nature in Brazil

Le moustique Aedes aegypti, vecteur de diverses maladies | James Ghatny, Wikkicommons

In Jacobina, Brazil, every week between June 2013 and September 2015 saw the release of around 450,’000 genetically modified male specimens of the mosquito species Aedes aegypti. The mosquitoes were developed in the labs of British firm Oxitec and propagated in Brazil. The aim of this large-scale trial was to decimate the local mosquito population; the genetically modified males would mate with wild females and the resulting offspring would die off as the result of a genetically engineered manipulation.

Why it’s interesting. Reducing the mosquito population should reduce the number of dengue fever and zika virus infections since the viruses that cause them are transmitted to humans by Aedes aegypti.

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How malaria could be eradicated by 2050

Moustiques, image d'illustration | Karl-Ludwig Poggemann/Creative Commons

A new paper in the medical journal The Lancet paints a positive picture of the fight against malaria. The World Health Organization (WHO) commissioned it three years ago. According to this report, the infectious disease could disappear completely by 2050. But the prime requirement for this mission is money.

How much would it cost. The WHO commission of experts concluded that the deadly disease could be vanquished by 2050. However, this would require a few billions more, according to which the eradication of the disease would cost more than 6 billion US dollars annually. It’s almost twice as much as the amount spent last year: 3.1 billion dollars were spent in 2017, while it was 4.3 billion the previous year.

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L’administration Trump veut interdire les cigarettes électroniques aromatisées

Fumeur de cigarette électronique à Biddeford, dans le Maine, aux Etats-Unis | Robert F. Bukaty / Keystone

L’administration Trump a annoncé mercredi qu’elle envisageait d’interdire les cigarettes électroniques aromatisées. Elle souhaite ainsi contrer «l’épidémie» de vapotage qui touche les jeunes. Le développement de la nouvelle réglementation prendra plusieurs semaines, précise le site StatNews.

Pourquoi c’est important. Cette décision intervient alors que les autorités sanitaires américaines ont identifié 450 personnes souffrant de pathologies pulmonaires aiguës liées à la cigarette électronique. Ces troubles auraient provoqué le décès de six personnes.

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Lire l'article de StatNews

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Les thérapies cellulaires de pointe du professeur qui soigne Michael Schumacher à Paris

Photo : Max Nash/AP

Lundi, Le Parisien révélait que Michael Schumacher était arrivé à Paris dans une ambulance immatriculée à Genève pour être hospitalisé à l'hôpital Georges Pompidou et suivre un mystérieux traitement. Pourquoi Michael Schumacher a-t-il quitté le canton de Vaud pour se faire soigner en France? Le quotidien parle de «perfusions de cellules-souches diffusées dans l'organisme afin d'obtenir une action anti-inflammatoire systémique». De son côté, Sciences et Avenir précise, grâce à un article d’archives, l’approche médicale pionnière utilisée par le Pr Philippe Menasché, entre les mains duquel se trouve l’ancien pilote.

Pourquoi c’est intéressant. Ce n’est pas la première fois que le professeur Menasché fait des merveilles. En 2014, il avait implanté un patch contenant des cellules dérivées de cellules souches dans le cœur d’une femme de 68 ans, explique l’article. L’enjeu était de rétablir la contraction des cellules cardiaques endommagées par un infarctus.

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Lire l'article publié sur le site de Sciences et Avenir

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Près de 5 milliards de francs partent chaque année en fumée en Suisse à cause du tabac

Coûts du tabagisme en Suisse, en CHF| Data: ZHAW / Graphique: Heidi.news

Entre les frais médicaux et la perte de productivité, le tabac coûte environ 5 milliards de francs par an à la société suisse, d’après une étude de l'institut d’économie de la santé de Winterthur rendue publique lundi 9 septembre. Commanditée par l’Association suisse pour la prévention du tabagisme, elle fait le point sur l’impact du tabac en Suisse à la fois en termes de santé et d’économie.

Pourquoi c’est important. En 2015, 40 fois plus de personnes sont décédées du tabac que d’un accident de voiture. A la mortalité du tabac s’ajoute son coût économique, aussi bien au niveau des soins qu’au niveau du manque à gagner des entreprises à cause des absences au travail provoquées par les maladies du tabac.

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Ce que l'on sait sur les pathologies liées à la cigarette électronique aux Etats-Unis

Cigarette électronique | Creative Commons

Aux Etats-Unis, la cigarette électronique aurait fait un cinquième mort la semaine dernière. Le dispositif est accusé d’envoyer à l’hôpital des personnes en bonne santé par ailleurs pour des syndromes de détresse respiratoire aiguë. Le Washington Post, qui a largement contribué à la couverture médiatique de cette affaire outre-Atlantique, résume ce que l’on sait, et pose les questions auxquelles il faudra encore répondre.

Pourquoi c’est préoccupant. Considérée ces dernières années comme moins mauvaise pour la santé que la cigarette classique, la cigarette électronique connaît un grand succès, en particulier chez les jeunes. A ce jour, environ 450 personnes auraient été recensées aux Etats-Unis comme présentant une pathologie associée à la cigarette électronique.

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Lire l'article publié par le Washington Post (EN)

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Une thérapie à base de cellules souches fait débat au Japon

Image d'illustration | Oregon Health & Science University / Keystone

Au Japon, un nouveau traitement à base de cellules souches pour la réparation de la moelle épinière, après que celle-ci a été sectionnée lors d’un accident, aurait dû réjouir la communauté médicale. Il n’en est rien, d’après le site Undark. Au contraire, les autorités l’ayant validée se sont vu reprocher de vouloir aller trop vite, dans une course internationale visant à approuver les thérapies le plus rapidement possible.

Pourquoi c’est important. Les cellules souches sont vues comme une voie potentielle pour nombre de traitements. Dans le cas présent, plusieurs médecins internationaux se sont opposés à l’utilisation de cette thérapie pour laquelle les preuves en matière d’efficacité et de sûreté seraient manquantes. Les autorités japonaises l’ont en effet autorisée après seulement une courte période de test. Mais au nom de la liberté des patients de choisir eux-mêmes leurs thérapies, beaucoup ne souhaitent pas voir ce traitement interdit.

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Lire l'article dans Undark (EN)

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Des femmes sous alimentées aux cadres qui en font trop, «le sport reflète les dérives de la société»

A Interlaken, des marathoniens sur la ligne de départ. (Image d'archive) | Martin Ruetschi / Keystone

Dans les pays occidentaux, les maladies non transmissibles ne cessent d’augmenter. Diabète, obésité, hypertension tuent de plus en plus. Mais alors qu’une partie de la population est plus sédentaire que jamais, une autre, parfois déjà bien lancée dans la vie, se (re)plonge dans le sport.

Boris Gojanovic, ancien basketteur d’élite et médecin du sport, s’exprimera ce jeudi 29 août au Forum économique romand FOROM, dont le thème est «Economie, sport et bien-être». Il analyse pour Heidi.news l'évolution de la société à travers la pratique des sports et ses dérives.

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Un intestin en 3D évalue l’impact des nanoplastiques sur la santé

Le modèle cellulaire en 3D reproduit la barrière épithéliale intestinale. | DR

Les particules de nano- et micro-plastiques sont partout dans l’environnement, et parfois dans nos aliments. Mais sont-elles assez petites pour franchir la barrière gastro-intestinale humaine, se fixer dans les cellules de l’organisme et impacter la santé? Pour le savoir, des chercheurs de l’Adolphe Merkle Institute (ADI) à Fribourg ont développé un modèle d’intestin en trois dimensions (3D).

Pourquoi c’est important. L’OMS conclut dans un rapport publié ce jeudi que les microplastiques dans l’eau potable présentent un risque faible pour la santé. Mais, lors de la présentation des résultats, ses experts ont insisté sur la nécessité de poursuivre les recherches, notamment pour mieux comprendre les effets biologiques de l’ingestion et de l’accumulation éventuelle des microplastiques et surtout des nanoplastiques chez l’humain.