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Favoriser les traitements ambulatoires grâce à une grande réforme de santé

L'hôpital universitaire de Berne. (KEYSTONE/Gaetan Bally)

En cette semaine de dernière ligne droite avant les élections fédérales, nous publions chaque jour un article sur les dossiers que nous suivrons lors de cette législature. Pour vous aider à voter, nous demandons aux partis leur position sur le sujet.

La système de santé souffre de nombreux maux, dont celui de l’immobilisme. Les réformes sont presque systématiquement bloquées. Dans ce sens, la grande réforme acceptée au Conseil national le 26 septembre tient du tour de force. Le «financement uniforme des prestations ambulatoires et stationnaires de l’assurance-maladie» (EFAS) vise à réaliser des économies se chiffrant en millards de francs. Les enjeux sont à la hauteur des tensions générées et tous les acteurs du secteur de la santé sont concernés.

De quoi on parle

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Recourir à l’épigénétique pour estimer l’âge des enfants et prédire le risque de certaines maladies

L'ADN peut être influencée durant la vie d'une personne par différents facteurs environnementaux: c'est l'épigénétique | Pixabay

Les marques épigénétiques, qui incluent tous les effets externes de l’environnement (pollution, nourriture, etc.) sur les gènes, inscrivent sur notre ADN l’histoire de notre vie. Elles peuvent aussi révéler notre âge. Une telle méthode existe depuis quelques années chez les adultes mais la dynamique physiologique particulière des enfants la rendait inexacte chez les plus jeunes. Des chercheurs ont résolu cette question, grâce à une méthode qui estime l’âge d’enfants à partir d’un prélèvement non invasif de muqueuse buccale. Ils présentent leur méthode ce lundi 14 octobre dans la revue PNAS.

Pourquoi c’est intéressant. Cette approche propose un outil simple pour étudier, chez des enfants, les variations de l’épigénome et, dans une certaine mesure, prédire l’apparition de maladies. Elle intéresse aussi la médecine légale, la loi étant différente dans de nombreux domaines pour les majeurs et les mineurs.

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Against all expectations, DNA of released genetically engineered mosquitoes could live on in nature in Brazil

Le moustique Aedes aegypti, vecteur de diverses maladies | James Ghatny, Wikkicommons

In Jacobina, Brazil, every week between June 2013 and September 2015 saw the release of around 450,’000 genetically modified male specimens of the mosquito species Aedes aegypti. The mosquitoes were developed in the labs of British firm Oxitec and propagated in Brazil. The aim of this large-scale trial was to decimate the local mosquito population; the genetically modified males would mate with wild females and the resulting offspring would die off as the result of a genetically engineered manipulation.

Why it’s interesting. Reducing the mosquito population should reduce the number of dengue fever and zika virus infections since the viruses that cause them are transmitted to humans by Aedes aegypti.

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How malaria could be eradicated by 2050

Moustiques, image d'illustration | Karl-Ludwig Poggemann/Creative Commons

A new paper in the medical journal The Lancet paints a positive picture of the fight against malaria. The World Health Organization (WHO) commissioned it three years ago. According to this report, the infectious disease could disappear completely by 2050. But the prime requirement for this mission is money.

How much would it cost. The WHO commission of experts concluded that the deadly disease could be vanquished by 2050. However, this would require a few billions more, according to which the eradication of the disease would cost more than 6 billion US dollars annually. It’s almost twice as much as the amount spent last year: 3.1 billion dollars were spent in 2017, while it was 4.3 billion the previous year.

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L’administration Trump veut interdire les cigarettes électroniques aromatisées

Fumeur de cigarette électronique à Biddeford, dans le Maine, aux Etats-Unis | Robert F. Bukaty / Keystone

L’administration Trump a annoncé mercredi qu’elle envisageait d’interdire les cigarettes électroniques aromatisées. Elle souhaite ainsi contrer «l’épidémie» de vapotage qui touche les jeunes. Le développement de la nouvelle réglementation prendra plusieurs semaines, précise le site StatNews.

Pourquoi c’est important. Cette décision intervient alors que les autorités sanitaires américaines ont identifié 450 personnes souffrant de pathologies pulmonaires aiguës liées à la cigarette électronique. Ces troubles auraient provoqué le décès de six personnes.

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Lire l'article de StatNews

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Les thérapies cellulaires de pointe du professeur qui soigne Michael Schumacher à Paris

Photo : Max Nash/AP

Lundi, Le Parisien révélait que Michael Schumacher était arrivé à Paris dans une ambulance immatriculée à Genève pour être hospitalisé à l'hôpital Georges Pompidou et suivre un mystérieux traitement. Pourquoi Michael Schumacher a-t-il quitté le canton de Vaud pour se faire soigner en France? Le quotidien parle de «perfusions de cellules-souches diffusées dans l'organisme afin d'obtenir une action anti-inflammatoire systémique». De son côté, Sciences et Avenir précise, grâce à un article d’archives, l’approche médicale pionnière utilisée par le Pr Philippe Menasché, entre les mains duquel se trouve l’ancien pilote.

Pourquoi c’est intéressant. Ce n’est pas la première fois que le professeur Menasché fait des merveilles. En 2014, il avait implanté un patch contenant des cellules dérivées de cellules souches dans le cœur d’une femme de 68 ans, explique l’article. L’enjeu était de rétablir la contraction des cellules cardiaques endommagées par un infarctus.

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Lire l'article publié sur le site de Sciences et Avenir

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Près de 5 milliards de francs partent chaque année en fumée en Suisse à cause du tabac

Coûts du tabagisme en Suisse, en CHF| Data: ZHAW / Graphique: Heidi.news

Entre les frais médicaux et la perte de productivité, le tabac coûte environ 5 milliards de francs par an à la société suisse, d’après une étude de l'institut d’économie de la santé de Winterthur rendue publique lundi 9 septembre. Commanditée par l’Association suisse pour la prévention du tabagisme, elle fait le point sur l’impact du tabac en Suisse à la fois en termes de santé et d’économie.

Pourquoi c’est important. En 2015, 40 fois plus de personnes sont décédées du tabac que d’un accident de voiture. A la mortalité du tabac s’ajoute son coût économique, aussi bien au niveau des soins qu’au niveau du manque à gagner des entreprises à cause des absences au travail provoquées par les maladies du tabac.

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Ce que l'on sait sur les pathologies liées à la cigarette électronique aux Etats-Unis

Cigarette électronique | Creative Commons

Aux Etats-Unis, la cigarette électronique aurait fait un cinquième mort la semaine dernière. Le dispositif est accusé d’envoyer à l’hôpital des personnes en bonne santé par ailleurs pour des syndromes de détresse respiratoire aiguë. Le Washington Post, qui a largement contribué à la couverture médiatique de cette affaire outre-Atlantique, résume ce que l’on sait, et pose les questions auxquelles il faudra encore répondre.

Pourquoi c’est préoccupant. Considérée ces dernières années comme moins mauvaise pour la santé que la cigarette classique, la cigarette électronique connaît un grand succès, en particulier chez les jeunes. A ce jour, environ 450 personnes auraient été recensées aux Etats-Unis comme présentant une pathologie associée à la cigarette électronique.

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Lire l'article publié par le Washington Post (EN)

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Une thérapie à base de cellules souches fait débat au Japon

Image d'illustration | Oregon Health & Science University / Keystone

Au Japon, un nouveau traitement à base de cellules souches pour la réparation de la moelle épinière, après que celle-ci a été sectionnée lors d’un accident, aurait dû réjouir la communauté médicale. Il n’en est rien, d’après le site Undark. Au contraire, les autorités l’ayant validée se sont vu reprocher de vouloir aller trop vite, dans une course internationale visant à approuver les thérapies le plus rapidement possible.

Pourquoi c’est important. Les cellules souches sont vues comme une voie potentielle pour nombre de traitements. Dans le cas présent, plusieurs médecins internationaux se sont opposés à l’utilisation de cette thérapie pour laquelle les preuves en matière d’efficacité et de sûreté seraient manquantes. Les autorités japonaises l’ont en effet autorisée après seulement une courte période de test. Mais au nom de la liberté des patients de choisir eux-mêmes leurs thérapies, beaucoup ne souhaitent pas voir ce traitement interdit.

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Lire l'article dans Undark (EN)

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Des femmes sous alimentées aux cadres qui en font trop, «le sport reflète les dérives de la société»

A Interlaken, des marathoniens sur la ligne de départ. (Image d'archive) | Martin Ruetschi / Keystone

Dans les pays occidentaux, les maladies non transmissibles ne cessent d’augmenter. Diabète, obésité, hypertension tuent de plus en plus. Mais alors qu’une partie de la population est plus sédentaire que jamais, une autre, parfois déjà bien lancée dans la vie, se (re)plonge dans le sport.

Boris Gojanovic, ancien basketteur d’élite et médecin du sport, s’exprimera ce jeudi 29 août au Forum économique romand FOROM, dont le thème est «Economie, sport et bien-être». Il analyse pour Heidi.news l'évolution de la société à travers la pratique des sports et ses dérives.

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Un intestin en 3D évalue l’impact des nanoplastiques sur la santé

Le modèle cellulaire en 3D reproduit la barrière épithéliale intestinale. | DR

Les particules de nano- et micro-plastiques sont partout dans l’environnement, et parfois dans nos aliments. Mais sont-elles assez petites pour franchir la barrière gastro-intestinale humaine, se fixer dans les cellules de l’organisme et impacter la santé? Pour le savoir, des chercheurs de l’Adolphe Merkle Institute (ADI) à Fribourg ont développé un modèle d’intestin en trois dimensions (3D).

Pourquoi c’est important. L’OMS conclut dans un rapport publié ce jeudi que les microplastiques dans l’eau potable présentent un risque faible pour la santé. Mais, lors de la présentation des résultats, ses experts ont insisté sur la nécessité de poursuivre les recherches, notamment pour mieux comprendre les effets biologiques de l’ingestion et de l’accumulation éventuelle des microplastiques et surtout des nanoplastiques chez l’humain.

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Pourquoi les microplastiques dans l'eau présentent un risque faible pour la santé selon l'OMS

Image d'illustration. | Patrick Pleul / Keystone

Les microplastiques qui polluent l’environnement finissent-ils dans l’eau que nous buvons? Et si c’est le cas, est-ce un danger pour la santé humaine? Un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé conclut que les risques toxicologiques liés à l’ingestion de microplastiques dans l’eau sont moins importants que ceux liés à la consommation d’eaux contaminées faute de système d’assainissement. Mais des recherches restent nécessaires, surtout sur les minuscules nanoplastiques.

Pourquoi c’est important. La fragmentation des emballages et autres pièces en plastique crée des microplastiques que l’on retrouve dans l’eau de boisson, dans des concentrations pouvant dépasser les 10’000 particules par litre. Si l’essentiel de ces particules ne feront que transiter dans l’organisme, en dessous de 150 micromètres elles peuvent s’y fixer.

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A pathogen is just around the corner

Image d'illustration. | Jim Gathany / Keystone

The West Nile virus is known to infect birds, horses and humans. It has already been detected in neighbouring countries. When will it reach Switzerland?

Why it matters. The recent reports might have unsettled many a holidaymaker. In Greece, four people have already died this summer of an infectious disease that many may have never heard of: West Nile fever. In Romania, too, a person has succumbed to the viral disease transmitted by mosquitoes. 46 cases in total have also been reported The European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC)in Italy, Cyprus, Hungary and France (as of 8 August).

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Un vaccin contre l'allergie aux chats à injecter... aux chats

Image d'illustration | Katinka vom Wolfenmond / Pixabay

Un vaccin rendant hypoallergénique les chats: c’est ce que développe HypoPet AG, une société zurichoise. Testé pour le moment sur une cinquantaine de félins, il permettrait de réduire leur production de la protéine Fed d 1, responsable de cette allergie chez l’homme, comme le raconte Forbes.

Pourquoi on vous en parle. Dix pourcents de la population américaine serait allergique aux poils de chats, principalement à cause de cette protéine. Les premiers tests montrent que les chats ayant reçu le vaccin produisent des anticorps qui luttent contre Fed d 1, ce qui en réduit la concentration dans leur salive. Des questions demeurent cependant sur l’impact que pourrait avoir ce traitement sur la santé de ces félins.

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Lire l'article en entier dans Forbes (EN)

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Un traitement contre une forme sévère de la tuberculose donne des résultats encourageants

Johannesbourg, où le nouveau traitement contre la tuberculose a été testé. (Image d'illustration) | Gia Conte-Patel / Pixabay

En Afrique du Sud, un nouveau traitement a été testé contre la tuberculose XDR-TB, forme particulièrement sévère et résistante à de nombreux antibiotiques de la tuberculose. Bien que n’ayant été testé que sur une centaine de patients pour le moment, il leur a permis de guérir dans 90% des cas, raconte le New York Times.

Pourquoi c’est important. Cette souche particulière de la maladie, résistante à de nombreux médicaments, se propage rapidement à travers le monde, avec plus de 30’000 cas déjà recensés dans 100 pays. Aujourd’hui, le seul traitement disponible comprend une quarantaine de cachets à prendre quotidiennement pendant deux ans. Il est difficilement supportable avec de nombreux effets secondaires, pour un taux de réussite qui ne dépasse pas les 20%. En effet, de nombreux patients préfèrent l’abandonner. Même parmi ceux qui le suivent jusqu’au bout, seuls 34% survivent.

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Lire l'article en entier dans le New York Times (EN)