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Pandémie de coronavirus et saisonnalité: à quoi s'attendre?

Prière en Asie du Sud-Est, où les températures sont plus élevées qu'en Chine | Keystone-ATS EPA/Narong Sangnak

L’été venu, peut-on espérer voir la pandémie de coronavirus refluer? Car les virus à membrane, comme le coronavirus mais aussi ceux de la grippe, sont sensibles à des degrés divers à la température, à la lumière (UV), à l’humidité et à l’acidité de leur environnement, ce qui est l’une des raisons de la saisonnalité de la grippe. Trois nouvelles études tentent d’établir la sensibilité du SARS-Cov-2 aux conditions climatiques. Sans apporter de réponse tranchée, elles permettent d’y voir plus clair.

Pourquoi la question se pose-t-elle. La pandémie Covid-19 s’est déployée pour l’heure essentiellement dans la zone tempérée, qui va du 30ème degré au 60ème degré de latitude nord (approximativement entre Marrakech et Édimbourg). Les pays d’Asie du sud-est comme la Thaïlande (934 cas confirmés) ou l’Indonésie (790) sont restés relativement épargnés jusqu’à présent. Faute de tests? Peut-être. Mais il y avait six millions de touristes chinois en Thaïlande, et trois millions à Bali, pour le Nouvel An chinois début février. Un mois et demi plus tard, ces pays devraient être dans la situation de l’Italie, avec un nombre de morts impossibles à cacher, ce qui ne semble pas être le cas. Cela pose l’hypothèse du rôle du climat.