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Un test de missile à l'origine de l'accident nucléaire survenu jeudi en Russie, selon Washington

Vladimir Poutine au milieu de plusieurs de ses ministres et généraux.| Michael Klimentyev / Keystone

Jeudi 8 août, un accident nucléaire s’est produit sur la côte nord de la Russie, tuant sept personnes. Depuis, comme le rapporte le New York Times, les suspicions vont bon train quant à sa nature exacte, notamment chez les officiels américains qui avancent notamment l’hypothèse d’un essai de missile à propulsion nucléaire qui aurait mal tourné.

Pourquoi c’est important. Régulièrement annoncé par Vladimir Poutine comme le symbole du renouveau militaire russe, le projet de missile à longue-portée avec propulsion nucléaire permettrait à la Russie d’atteindre n’importe quel point du globe. Il rendrait par ailleurs obsolètes les défenses anti-missiles américaines. Admettre un accident dans les tests de ce missile pourrait indiquer une faiblesse technologique dans le plan d’armement russe.

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Lire l'article complet dans le New York Times (EN)

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L'origine mystérieuse du nuage de ruthenium sur l'Europe en 2017 semble liée à un accident nucléaire à Maïak, en Russie

Le centre nucléaire de Mayak, en Russie, serait à l'origine d'une contamination au ruthenium ayant touché toute l'Europe | Carl Anderson

Le nuage radioactif détecté fin 2017 à travers toute l’Europe proviendrait bien du complexe nucléaire de Maïak, en Russie. Cette conclusion est le fruit du travail d’une équipe internationale importante qui publie ses résultats ce 29 juillet dans la revue PNAS.

Rappel des faits. En octobre 2017, une pollution au ruthenium-106 était détectée en Europe. Bien qu’en des concentrations ne présentant pas de risque pour la santé humaine et l’environnement, les quantités observées impliquaient un relâchement important dans l’atmosphère. Le complexe de Maïak, déjà connu pour divers cas d’accidents et de relâchements de matériel radioactif dans l’environnement, avait été pointé du doigt par un rapport de l’institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) au début du mois de novembre 2017. Jusqu’à ce jour, la Russie n’a reconnu aucun accident dans ses installations.