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Un robot pour améliorer la chirurgie suite au cancer du sein

Le robot de micro-chirurgie utilisé par l'Université de Maastricht. | MicroSure

Des médecins néerlandais du Centre médical de l’Université de Maastricht ont utilisé un robot pour réaliser une opération sur des patients atteinte de lymphœdème, une complication courante de la chirurgie du cancer du sein, rapporte le Guardian. Le dispositif permet de stabiliser le geste des chirurgiens pour cette intervention, qui demande une très grande précision et consiste à dévier des vaisseaux lymphatiques parfois fins de 0,3 millimètres pour les connecter à des vaisseaux sanguins. Ces travaux ont été publiés dans Nature Communications.

Pourquoi c’est intéressant. Le lymphœdème lié au cancer du sein touche environ un tiers des patientes qui ont été opérées de ce cancer. La pathologie, qui se traduit par un gonflement du bras, peut survenir lorsque le médecin retire des ganglions lymphatiques de l’aisselle, par exemple pour préciser si la maladie progresse. Dans certains cas, cela entraîne un blocage de la circulation de la lymphe.

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Lire l'article du Guardian

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Une méduse cyborg pilotée à distance par des électrodes

Lionel Pousaz

Un animal moitié vivant, moitié machine: dans Science Advances, des scientifiques expliquent comment ils dirigent une méduse grâce à des électrodes, une première, raconte The Economist.

Pourquoi on en parle. Un tel projet fleure bon la science-fiction, et pourtant. Il consommerait 10 à 1000 fois d’énergie que des robots sous-marins classiques. De tels robots biohybrides pourraient servir à surveiller les écosystèmes marins.

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The Economist

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Les premiers robots constitués de cellules vivantes voient le jour aux Etats-Unis

Robot constitué de cellules embryonnaires de grenouille | Kriegman et al

Métaux et plastiques ne sont plus les seuls constituants possibles pour la fabrication de robots. Une équipe américaine a en effet utilisé des cellules d’embryons de grenouille pour fabriquer de toute pièce des machines 100% biologiques. Une prouesse qui ouvre la voie à de nombreuses applications, comme le nettoyage des microplastiques dans l’océan ou le transport de médicaments dans l’organisme humain, mais également à de nombreuses questions éthiques, détaille The Guardian.

Pourquoi c’est surprenant. Les chercheurs, financés par le département de la recherche de l’armée américaine, ont utilisé des cellules de peau comme matière première, ainsi que des cellules cardiaques pouvant se contracter comme moteurs. Un algorithme a permis de tester à l’avance les configurations les plus efficaces. Les auteurs espèrent déjà y intégrer des cellules sensorielles et nerveuses afin notamment de leur permettre de se repérer dans leur environnement. Cependant, la création ex nihilo de ce qui pourrait à l’avenir se rapprocher d’un organisme vivant sensible questionne sur le statut moral à donner à ces créatures: simples robots ou vrais êtres vivants?

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Lire l'article dans The Guardian

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Adoptez le premier chat robotique domestique

MarsCat | Kickstarter

MarsCat, un félin doté d’une intelligence artificielle, est la création de l’entreprise chinoise Elephant Robotics. Pour réaliser leur version 2.0 l’entreprise a choisi l’option Kickstarter et a déjà réuni 128’351 francs de financement.

Le chat peut réagir à des commandes comme «assis», mais aussi les ignorer comme un chat «réel» avec son propre caractère. L’animal robotisé peut également sentir votre toucher, entendre votre voix, voir votre visage et jouer avec des jouets. La description ne dit pas s’il faudra aussi s’équiper d’une litière connectée.

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Kickstarter

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Un travailleur chinois sur 20 remplacé par un robot d'ici 2025

Image d'illustration. Crédits: Keystone

D’ici 2025, les machines et la robotique devraient remplacer près de 5% de la main-d’œuvre chinoise, entraînant la disparition de certains emplois. Le rapport chinois sur l’emploi prévoit également une plus forte pression sur le marché du travail.

Pourquoi c’est important. La proportion de travailleurs employés dans des entreprises utilisant la robotique est passée de 12% en 2008 à 37% en 2017, selon un sondage mené auprès de 2’000 entreprises par un institut de l’université de Wuhan. La Chine fait figure de modèle dans l’automatisation devenant le plus gros acheteur de robots industriels dès 2013.

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South China Morning Post

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Les robots ici et maintenant: offrir un format au débat de société

Les robots travaillant à notre «service» soulèvent des défis éthiques de taille pour la cohabitation humains-machines. Le laboratoire d’éthique de l’innovation Ethix a testé un nouveau format de participation, le «Dîner d’éthique», pour identifier ces défis et mesurer l’effet d’un débat sur les opinions des participant-es. Johan Rochel, spécialiste d’éthique de l’innovation, présente les résultats intermédiaires de cette expérience.

Dans les institutions de soins (hôpitaux, maisons de retraite, réhabilitation), pour l'accueil en magasin ou à l’hôtel, pour un service d’information à la clientèle, les robots deviennent des interlocuteurs du quotidien. Cette cohabitation pose de nombreuses questions de société. Pour les entreprises qui recourent à ces outils, d’importantes questions de réputation, de service à la clientèle, mais également d’efficacité et d’économie se combinent dans une pesée d’intérêts complexe.

Pour y voir plus clair, le laboratoire d’éthique de l’innovation Ethix a organisé trois «Dîners d’éthique» en coopération avec la start-up apps4science, développée par le Dr. Dominik Wyss de l’Université de Stuttgart. Réunis pour trois dîners, un total de 36 participant-es (3x12 personnes) ont débattu d’éthique des robots. Ces quelques lignes présentent ce format et les résultats de cette discussion.

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L'intelligence toute relative des robots face au handicap

Keystone / EPA / DPA Daniel Bockwoldt

Des prototypes de robots de livraison sillonnent les trottoirs de Pittsburgh, dans l’Etat de Pennsylvanie. Une chercheuse en fauteuil roulant a fait l’amère expérience de leur très relative intelligence: quand une machine s’est arrêtée sur la rampe du trottoir opposé, la jeune femme s’est retrouvée bloquée sur une voie à forte circulation. Son témoignage et les réflexions qu’elle en tire sont à lire sur Citylab.com.

Pourquoi c’est important. Pour la signataire de cette tribune, l'avancement de la robotique et de l'IA ont ouvert une nouvelle ère dans la lutte pour la prise en compte des personnes handicapées. «Ces technologies comportent leurs propres défis en matière d’éthique. Et nous devons avoir un débat honnête et critique à ce sujet», écrit-elle.

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City Lab

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Des cours de robotique pour enfants sourds

La Fédération suisse des sourds (FSS) et le siège zurichois de Google permettent à deux écoles pour sourds et malentendants de participer du 18 au 21 novembre à des cours de base en robotique. La FSS signale dans un communiqué que le taux de chômage de personnes sourdes et malentendantes serait trois fois plus élevé que la moyenne en Suisse: «Les enfants et adolescents sourds, eux, risquent d'être exclus de la numérisation. Or cette jeune génération a un besoin urgent d'accéder au monde du travail 4.0.»

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20 Minutes

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Des robots éduqués à la dure

Dans un milieu virtuel, des machines apprennent seules à saisir des objets dans leurs pinces. Des chercheurs de la Southern California University ont trouvé un moyen pour améliorer la dextérité de ces robots: ils les tourmentent et leur font lâcher prise en frappant les objets saisis.

Une pédagogie que d’aucuns assimileraient à de mauvais traitements. Le magazine Wired se penche sur ces comportements.

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Wired

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Un microrobot programmable et contrôlable via un champ magnétique développé à Zurich

Présentation du microrobot contrôlable par champ magnétique et observation au microscope à balayage | Paul Scherrer Institut

Un oiseau de quelques micromètres capable de se mouvoir grâce à des champs magnétiques. C’est la nouvelle réalisation d’une équipe de l’ETH Zurich, en collaboration avec le Paul Scherrer Institut. Ce microrobot est présenté ce mercredi 6 novembre dans Nature.

Pourquoi on en parle. La microrobotique représente un domaine encore récent de la robotique visant à développer des machines toujours plus petites. Avec des applications potentielles en médecine, notamment en microchirurgie, leur développement fait l’objet d’une course importante dans laquelle l’ETH Zurich est très présente.

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Le MIT développe un robot aux doigts de fée

MIT

A Boston, des chercheurs du MIT ont développé un robot capable de saisir facilement toutes sortes d’objets. Leur robot, décrit dans The International Journal of Robotics Research, assure sa prise en prenant appui sur les surfaces disponibles, comme une table ou un mur.

Pourquoi c’est important. Si l’humain peut se saisir d’un objet sans trop réfléchir, les machines doivent passer par de laborieuses phases de programmation. Grâce à cette approche, les chercheurs du MIT gagnent un temps précieux.

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Lire l'article de MIT News

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Ce robot a appris l'art de la raclette à partir du geste de professionnels

La raclette est-elle encore le propre de l’homme? Pas sûr… des chercheurs du groupe «Robot Learning & Interaction» de l’Idiap se sont associés avec Eddy Baillifard, ambassadeur du fromage à raclette du Valais AOP. L’enjeu? Apprendre, grâce à l’exemple répété du professionnel, aux algorithmes d’intelligence artificielle d’un bras robotisé à manier le racloir avec autant de finesse que lui!

Pourquoi ce n’est pas seulement amusant. Appliquer un geste avec suffisamment de fermeté à la surface de la meule de raclette pour en tirer une délicate tranche de fromage fondant, voilà qui nous paraît intuitif, voire trivial. Pourtant, la tâche est ardue pour les robots, ces derniers étant souvent programmés pour accomplir des tâches répétitives avec une précision millimétrique. Or, le robot est ici capable de s’adapter en fonction de la disposition du fromage, ou de la quantité qu’il en reste. A noter qu’il a également fallu modifier le four à raclette traditionnel pour faciliter sa préhension par le robot.

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La Vaudoise Océane Patiny remporte la 3e place au Concours européen des jeunes scientifiques

Océane Patiny, 19 ans, de Denges | DR

La jeune Vaudoise de 19 ans Océane Patiny, de Denges, remporte la troisième place lors du très prestigieux European Union Contest for Young Scientists (EUCYS) à Sofia, en Bulgarie et remporte un prix spécial de l’Agence spatiale européenne (ESA). Ceci pour son projet portant sur le déplacement d’un robot sphérique, indique ce mardi la Fondation Science et Jeunesse.

Pourquoi il faut applaudir. Le concours EUCYS est organisé par la Commission européenne de la recherche en coopération avec le pays hôte. Il a attiré cette année 155 jeunes chercheuses et chercheurs de 39 pays. Au total, 100 projets ont été présentés dans dix disciplines différentes, à un jury d’experts scientifiques internationaux.

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Des prothèses de jambe dotées de capteurs rendent leurs sensations à des patients amputés

Volontaire essayant le dispositif de retour sensoriel avec un vélo | Federica Barberi

En raccordant une prothèse intelligente directement aux nerfs de la jambe, on peut restaurer des sensations proches de celles d’une vraie jambe. La prouesse, annoncée par une équipe suisse, a été réalisée sur deux patients amputés au-dessus du genou.

Pourquoi on vous en parle. Les prothèses classiques ne permettent pas au patient de sentir leur nouveau membre, ce qui limite leur confort et la précision du mouvement. Mais les interfaces humain-machine ont réalisé ces dernières années des progrès considérables. En 2018, des prothèses de main étaient parvenues à rendre leurs sensations à des amputés.

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Un robot humanoïde russe s'envolera ce jeudi pour la Station spatiale internationale

Robot Humanoïde Skybot F-859 | Roscosmos

Si tout se passe bien, la station spatiale internationale comptera dès jeudi 22 août un nouvel habitant. Rien de plus banal si ce n’est son identité: le robot humanoïde russe Skybot F-859. Il partira pour une mission de six semaines, comme l’explique Ciel et Espace.

Pourquoi on vous en parle. Entre le décollage depuis la Terre et les sorties dans l’espace, l’exploration spatiale est loin d’être sans risque. Skybot F-859 permettra, entre autres, de tester la dernière version du lanceur russe Soyouz sans risquer la vie d’un cosmonaute. Contrôlable à distance, il pourra reproduire les gestes d’un opérateur resté au sol équipé d’un casque de réalité virtuelle.

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