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Deux ex-employés de Twitter auraient espionné pour l’Arabie Saoudite

Ils avaient accès aux données personnelles de millions d’utilisateurs. Le Département américain de la justice accuse deux anciens collaborateurs de Twitter d’avoir mis ces informations au service du renseignement saoudien, raconte le Washington Post.

Pourquoi c’est important. Cette affaire interpelle quant à la sécurité des entreprises de technologie. Elle jette également une ombre sur les relations entre Washington et Riyad.

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Washington Post

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«Dans la tête de Mark Zuckerberg», ou l'autre histoire de l'empire Facebook

Mark Zuckerberg | ETIENNE LAURENT/EPA/KEYSTONE

Nombreux sont ceux qui ont raillé le jeune homme lors des débuts de Facebook. Il faut dire que son look n'avait au départ pas grand-chose d'intimidant: tongs — il leur a depuis préféré une paire de baskets —, blue jeans et T-shirt gris. Toujours le même modèle. Ce style vestimentaire simple, en réalité pensé pour éviter au fondateur de Facebook, daltonien, de longues tergiversations devant sa garde-robe chaque matin, cache la véritable question.

Que pense-t-il? Comment a-t-il vécu les multiples crises qui ont secoué le réseau social jusqu’à 2018, son annus horribilis avec le scandale Cambridge Analytica? C’est l’exercice auquel s’est prêté le journaliste français Julien Le Bot avec «Dans la tête de Mark Zuckerberg», publié le 6 novembre par les éditions Actes Sud. Un ouvrage dense et bien écrit, mené comme une enquête.

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Un trafic d'esclaves dans le Golfe facilité par les plate-formes numériques

Capture d'écrans réalisées par la BBC lors de son enquête | BBC News Arabic

Des photos de femmes qui défilent par centaines sur un écran de smartphone, prêtes à être vendues au plus offrant. C’est à ce triste spectacle qu’ont été confrontés les journalistes de la BBC lors d’une enquête au Koweït. Un marché aux esclaves directement accessible sur des applications pourtant répandues.

Pourquoi c’est grave. Le Koweït, premier pays ciblé par l’enquête de la BBC, possède tout une liste de lois pour enrayer l’esclavage sur son territoire, où il reste pourtant fortement établi. Bien que Facebook, Google ou Apple annoncent régulièrement la suppression d’applications ou de hashtags servant à trouver ces femmes à vendre, La BBC a pu noter que de nombreuses listes d’esclaves étaient encore accessibles et actives.

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Lire l'enquête de la BBC

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Le CEO de Twitter va interdire la publicité politique, contrairement à Facebook

Jack Dorsey est le co-fondateur et PDG de Twitter | KIM CHUL-SOO/EPA/KEYSTONE

Il y a de la tension dans l’air entre les deux réseaux sociaux Twitter et Facebook. Jack Dorsey, PDG et co-fondateur de Twitter, a annoncé, dans une série de tweets, sa volonté de mettre fin aux campagnes de publicité ciblée s’inscrivant dans un contexte politique. Les nouvelles conditions d’utilisation entreront en vigueur le 22 novembre, a-t-il annoncé. Dans le New York Times, Kara Swisher, journaliste spécialiste de la technologie, cofondatrice du média Recode, et grande critique de Facebook devant l’éternel, y voit une leçon donnée à Mark Zuckerberg.

Pourquoi c’est important. Le PDG de Facebook est indirectement visé par cette série de tweets. Il a été mis sur le grill face au Congrès américain le 23 octobre par la députée américaine Alexandria Ocasio-Cortez qui lui demandait pourquoi son réseau social continuait d’accepter que soient diffusés des mensonges en guise de publicités ciblées politiques. Dans ses tweets, Jack Dorsey écrit notamment: «Ce n’est pas une question de liberté d’expression. Le problème, c’est de pouvoir payer pour artificiellement augmenter la portée de ses messages. Et payer pour accroître la portée des discours politiques a des conséquences profondes, que nos infrastructures politiques actuelles ne sont pas préparées à gérer.»

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Lire l'article du New York Times

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Des stratégies inspirées par la physique pour lutter contre les discours de haine sur internet

Bulles (image d'illustration) | Creative Commons

Et si les stratégies déployées par les réseaux sociaux pour lutter contre les discours de haine (modération des contenus, bannissement des utilisateurs…) n’étaient pas si efficaces? C’est la thèse défendue par des physiciens appliquant les outils de leur discipline aux phénomènes sociaux, dans une étude publiée dans Nature. Ils proposent de tuer dans l'œuf ces groupes avant qu’ils n’atteignent une taille critique. Et s’ils sont déjà trop grands… de les occuper à l’aide de faux comptes pour semer la discorde dans leurs communautés.

Pourquoi c’est important. Ce qui se dit sur les réseaux sociaux, dans des groupes parfois invisibles à qui n’en est pas membre, a des répercussions bien concrètes sur la société: l’on pense par exemple aux attentats survenus en mars à Christchurch (Nouvelle-Zélande). Mais les solutions proposées ici sont loin de faire l’unanimité: charger des personnes bien humaines de monter ces trolls les uns contre les autres ne serait pas sans risque pour leur santé mentale, déjà mise à rude épreuve, notamment dans la modération des contenus violents

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Lire l'étude publiée par Nature et l'interview réalisée par The Guardian

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Les réseaux sociaux, pas si nocifs pour les adolescents

Deux adolescentes pianotent sur leur smartphone | Keystone / Christof Schuerpf

Passer du temps sur Facebook ou Instagram ne diminue pas le bien-être des jeunes. Ce sont les conclusions d’une vaste étude menée pendant huit ans sur plus de 10’000 adolescents en Grande-Bretagne, selon laquelle il n’existe pas de lien clair entre le temps passé sur les réseaux sociaux et le niveau de satisfaction dans la vie.

Pourquoi c’est surprenant. Anxiété, dépression, addiction: d’autres recherches, souvent relayées de manière alarmiste, dressent un sombre tableau de l’usage des nouvelles technologies. Les travaux du Département de psychologie expérimentale de l’Université d’Oxford, publiés dans PNAS, viennent nuancer les conclusions précédentes.