#réseaux sociaux


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| | radar

Comment le deepfake détruit le discours politique

Des bots de Harvard ont récemment trompé le gouvernement fédéral, qui avait lancé un sondage en ligne sur des questions d’assurance maladie. La démarche voulait démontrer que les machines peuvent infléchir le débat public en occupant la place des vraies personnes.

C’est déjà une réalité: sur les réseaux sociaux ou le web des administrations, des groupes d’intérêt dirigent des armées de bots bavards qui singent et submergent les discours humains. Le dialogue politique peut-il survivre à l’invasion du deepfake?

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The Atlantic

| | idée

Ce que Facebook a fait à mon cerveau pendant une décennie

Sarah Sermondadaz

Facebook a fêté cette année son quinzième anniversaire. Au départ confidentiel en Europe, le premier réseau social mondial a poursuivi au début des années 2010 son ascension fulgurante, avec des changements rapides pas toujours faciles à suivre pour les utilisateurs. En 2018, le scandale Cambridge Analytica, qui a vu les données personnelles de millions d’inscrits sur Facebook siphonnées à des fins de microciblage politique, marquait le début d’une nouvelle phase dans l’histoire du réseau: celle de la défiance des utilisateurs.

Ces derniers ont de toute façon vieilli: les jeunes générations n’ont pas connu la fin des années 2000 sur Facebook, et cette impression d’être un pionnier du numérique, tout cela parce qu’on était en mesure d’envoyer des poke à son voisin de classe.

| radar

Facebook veut son propre système d’exploitation

Crédits: Keystone

La firme de Mark Zuckerberg repose sur Google et son OS Android pour faire tourner ses dispositifs de réalité virtuelle Oculus ou son système de vidéoconférence Portal.

Pour s’affranchir de cette dépendance risquée, l’entreprise a embauché un programmeur star de Microsoft. Pour l’heure, on ne sait pas encore grand-chose sur ce futur système.

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Tech Crunch

| | radar

Le cerveau dépourvu face aux réseaux sociaux

Twitter, Facebook et WhatsApp. Crédits: KEYSTONE | MARTIN MEISSNER

Plus encore que notre vie privée, les réseaux sociaux menacent notre intégrité psychologique et sociale selon Tristan Harris, directeur du Center for Humane Technology. «Notre cerveau paléolithique n’est pas configuré pour la recherche de la vérité. Les informations qui confirment nos croyances déclenchent une sensation de bien-être; les informations qui les remettent en question n’ont pas cet effet.»

Il poursuit: « En nous fournissant plus de ce sur quoi nous cliquons déjà, les géants de la tech sont intrinsèquement des facteurs de division. Des dizaines d’années après la fission de l’atome, la technologie a fissionné la société en différents univers idéologiques».

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New York Times

| | radar

Pour le patron de Twitter, l'avenir du bitcoin est africain

Jack Dorsey. Photo: Keystone

De retour d'Afrique où il vient d’achever une tournée en Ethiopie, au Ghana, au Nigeria et en Afrique du Sud, Jack Dorsey assure qu'il viendra résider sur le continent entre 3 et 6 mois en 2020.

Pourquoi c’est important. Derrière ce coup de coeur africain, le PDG de l'oiseau bleu voit également une belle opportunité de faire fructifier ses affaires dans les cryptomonnaies.

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Jeune Afrique

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«Bébé Yoda» est plus populaire que les candidats à la primaire démocrate

Bébé Yoda. Image: Keystone | AP Disney Plus

Depuis la diffusion du «Mandalorien», la dernière série Star Wars produite par Disney, le personnage du «bébé Yoda» est partout sur les réseaux sociaux. A tel point qu’on y parle deux fois plus de lui que de Bernie Sanders.

Le site d’informations Axios détaille notamment les interactions sur les réseaux sociaux. Devenu un “meme”, le personnage de la dernière création Disney compte ainsi au moins deux fois plus de citations sur Facebook et Instagram que chacun des candidats pour l’élection américaine de 2020. Sur la période du 12 au 25 novembre, Bernie Sanders a été cité 850, lorsque Joe Biden en compte 830. Loin derrière «Bébé Yoda» et ses 1’671 interactions.

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Axios

| radar

Une appli reconnue en partie responsable de la mort d'un rooftopper

Il était l'un des rooftoppers les plus populaires en Chine. Wu Yongning, 26 ans, filmait ses ascensions urbaines à couper le souffle, sans sécurité, et partageait ses prouesses sur les réseaux sociaux. En novembre 2017, il a chuté lors de l'ascension de gratte-ciel à Changsha.

Le tribunal sur internet de Pékin a jugé cette semaine que la maison-mère de la plate-forme qui diffusait en direct ses exploits était en partie responsable et doit aujourd'hui payer 30'000 yuan de compensation à la famille du défunt.

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South China Morning Post

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Un tutoriel maquillage masque une critique de la répression des Ouïgours

Sur la plateforme TikTok, Feroza Aziz, une adolescente, a dissimulé, dans une vidéo de maquillage, un message dénonçant la répression de la minorité ouïgoure par Pékin.

Pourquoi on vous en parle. Le populaire réseau social détenu par une entreprise chinoise a immédiatement supprimé la vidéo et suspendu le compte, s’attirant les foudres d’une jeunesse internationale peu habituée à la censure. The Guardian raconte l’histoire de ce coup de force.

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The Guardian

| radar

Cachez ce troll que je ne saurais voir

KEYSTONE/ AP/ JEFF CHIU

Twitter permet désormais aux utilisateurs de cacher certains commentaires à leurs publications. Le réseau social veut ainsi lutter contre les incivilités et favoriser des échanges plus constructifs.

Certains dénoncent une mesure potentiellement contre-productive: les auteurs de fake news disposeront-ils d’un moyen pour neutraliser leurs contradicteurs?

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Tech Crunch

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Pornhub, le nouveau média des contre-manifestants chinois

Twitter, Facebook et YouTube ont fermé des milliers de comptes accusés de relayer la désinformation de Beijing sur les manifestations de Hong Kong. Les loyalistes chinois relaient désormais leurs messages sur la célèbre plateforme de contenu pornographique. A lire sur Quartz.

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Quartz

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Deux ex-employés de Twitter auraient espionné pour l’Arabie Saoudite

Ils avaient accès aux données personnelles de millions d’utilisateurs. Le Département américain de la justice accuse deux anciens collaborateurs de Twitter d’avoir mis ces informations au service du renseignement saoudien, raconte le Washington Post.

Pourquoi c’est important. Cette affaire interpelle quant à la sécurité des entreprises de technologie. Elle jette également une ombre sur les relations entre Washington et Riyad.

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Washington Post

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«Dans la tête de Mark Zuckerberg», ou l'autre histoire de l'empire Facebook

Mark Zuckerberg | ETIENNE LAURENT/EPA/KEYSTONE

Nombreux sont ceux qui ont raillé le jeune homme lors des débuts de Facebook. Il faut dire que son look n'avait au départ pas grand-chose d'intimidant: tongs — il leur a depuis préféré une paire de baskets —, blue jeans et T-shirt gris. Toujours le même modèle. Ce style vestimentaire simple, en réalité pensé pour éviter au fondateur de Facebook, daltonien, de longues tergiversations devant sa garde-robe chaque matin, cache la véritable question.

Que pense-t-il? Comment a-t-il vécu les multiples crises qui ont secoué le réseau social jusqu’à 2018, son annus horribilis avec le scandale Cambridge Analytica? C’est l’exercice auquel s’est prêté le journaliste français Julien Le Bot avec «Dans la tête de Mark Zuckerberg», publié le 6 novembre par les éditions Actes Sud. Un ouvrage dense et bien écrit, mené comme une enquête.

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Un trafic d'esclaves dans le Golfe facilité par les plate-formes numériques

Capture d'écrans réalisées par la BBC lors de son enquête | BBC News Arabic

Des photos de femmes qui défilent par centaines sur un écran de smartphone, prêtes à être vendues au plus offrant. C’est à ce triste spectacle qu’ont été confrontés les journalistes de la BBC lors d’une enquête au Koweït. Un marché aux esclaves directement accessible sur des applications pourtant répandues.

Pourquoi c’est grave. Le Koweït, premier pays ciblé par l’enquête de la BBC, possède tout une liste de lois pour enrayer l’esclavage sur son territoire, où il reste pourtant fortement établi. Bien que Facebook, Google ou Apple annoncent régulièrement la suppression d’applications ou de hashtags servant à trouver ces femmes à vendre, La BBC a pu noter que de nombreuses listes d’esclaves étaient encore accessibles et actives.

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Lire l'enquête de la BBC

Une actualité vous interroge ?

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Le CEO de Twitter va interdire la publicité politique, contrairement à Facebook

Jack Dorsey est le co-fondateur et PDG de Twitter | KIM CHUL-SOO/EPA/KEYSTONE

Il y a de la tension dans l’air entre les deux réseaux sociaux Twitter et Facebook. Jack Dorsey, PDG et co-fondateur de Twitter, a annoncé, dans une série de tweets, sa volonté de mettre fin aux campagnes de publicité ciblée s’inscrivant dans un contexte politique. Les nouvelles conditions d’utilisation entreront en vigueur le 22 novembre, a-t-il annoncé. Dans le New York Times, Kara Swisher, journaliste spécialiste de la technologie, cofondatrice du média Recode, et grande critique de Facebook devant l’éternel, y voit une leçon donnée à Mark Zuckerberg.

Pourquoi c’est important. Le PDG de Facebook est indirectement visé par cette série de tweets. Il a été mis sur le grill face au Congrès américain le 23 octobre par la députée américaine Alexandria Ocasio-Cortez qui lui demandait pourquoi son réseau social continuait d’accepter que soient diffusés des mensonges en guise de publicités ciblées politiques. Dans ses tweets, Jack Dorsey écrit notamment: «Ce n’est pas une question de liberté d’expression. Le problème, c’est de pouvoir payer pour artificiellement augmenter la portée de ses messages. Et payer pour accroître la portée des discours politiques a des conséquences profondes, que nos infrastructures politiques actuelles ne sont pas préparées à gérer.»

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Lire l'article du New York Times

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Des stratégies inspirées par la physique pour lutter contre les discours de haine sur internet

Bulles (image d'illustration) | Creative Commons

Et si les stratégies déployées par les réseaux sociaux pour lutter contre les discours de haine (modération des contenus, bannissement des utilisateurs…) n’étaient pas si efficaces? C’est la thèse défendue par des physiciens appliquant les outils de leur discipline aux phénomènes sociaux, dans une étude publiée dans Nature. Ils proposent de tuer dans l'œuf ces groupes avant qu’ils n’atteignent une taille critique. Et s’ils sont déjà trop grands… de les occuper à l’aide de faux comptes pour semer la discorde dans leurs communautés.

Pourquoi c’est important. Ce qui se dit sur les réseaux sociaux, dans des groupes parfois invisibles à qui n’en est pas membre, a des répercussions bien concrètes sur la société: l’on pense par exemple aux attentats survenus en mars à Christchurch (Nouvelle-Zélande). Mais les solutions proposées ici sont loin de faire l’unanimité: charger des personnes bien humaines de monter ces trolls les uns contre les autres ne serait pas sans risque pour leur santé mentale, déjà mise à rude épreuve, notamment dans la modération des contenus violents

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Lire l'étude publiée par Nature et l'interview réalisée par The Guardian