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Une start-up californienne prétend avoir développé un vaccin candidat contre le coronavirus

Une image du coronavirus saisie par le laboratoire du National Institute of Allergies and Infectious Diseases aux Etats-Unis. |NIAID RML, DR

Inovio Pharmaceuticals annonce avoir produit dans son laboratoire de San Diego un candidat vaccin pour lutter contre l’épidémie de nouveau coronavirus (Covid-19), rapporte le Los Angeles Times. Le Dr Joseph Kim, directeur général de l’entreprise, indique son intention de commencer à tester ce vaccin chez l’homme aux États-Unis et en Chine dès cet été. L’entreprise travaillait déjà sur un vaccin à base d’ADN synthétique contre le Mers-coronavirus et la mise à disposition du génome du nouveau coronavirus leur a permis de transposer rapidement leurs avancées.

Pourquoi c’est important. Un temps limitée à l’Asie et aux pays occidentaux, l’épidémie est en train de prendre pied en Afrique et au Moyen-Orient. Les chercheurs et les industriels sont engagés dans une course pour trouver à la fois des traitements et un vaccin contre Covid-19. Sur plus d’une dizaine de projets dans le monde, le candidat vaccin d’Inovio (INO-4800) est jugé sérieux: il fait partie des quatre retenus par la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (Cepi), et a reçu 9 millions de dollars d’aides à ce titre. Il fait l’objet d’une coopération avec le laboratoire chinois Beijing Advaccine Biotechnology.

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A lire dans le Los Angeles Times (EN)

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Les malades de Huntington entre espoir et détresse face à un traitement possible

Pixabay / Gerd Altmann

Le site médical Stat a plongé dans le quotidien des malades de Huntington, cette maladie neurodégénérative héréditaire dont les symptômes évoquent une combinaison d’Alzheimer et Parkinson. L’affection est incurable mais un nouveau traitement expérimenté par Roche pourrait permettre de retarder son évolution. Une lueur d’espoir pour les patients et leur entourage, mais tous ne peuvent prétendre rejoindre l’essai clinique – il faut être ni trop jeune ni trop vieux, ni trop gros ni trop maigre, ne pas être trop diminué… Et même les 660 élus ont une chance sur deux de se voir attribuer un placebo.

Pourquoi c’est un moment critique. La maladie de Huntington est liée à un défaut du gène HTT, à l’origine de la production d’une protéine anormale toxique pour le cerveau. Elle est héréditaire et se déclare typiquement vers 30-40 ans, quand les porteurs ont déjà eu des enfants. Des familles entières vivent donc sous cette épée de Damoclès. Mais la situation pourrait changer. Les premières thérapies géniques sont actuellement à l’essai. Pour la première fois, elles offrent la perspective de faire de cette affection létale une maladie chronique.

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À lire sur Stat News

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Vers la fin des placebos dans les essais cliniques?

Pixabay / mcmurryjulie

La fin des essais cliniques contre placebo: c’est l’horizon évoqué par le site américain Wired, qui voit la transition s’amorcer dans les années à venir. L’idée est la suivante: plutôt que de proposer un traitement factice à la moitié des patients d’un essai clinique, il serait possible de simuler cette condition à partir de données cliniques préexistantes. L’intérêt d’un nouveau traitement serait évalué par comparaison avec ce «bras placebo synthétique». Certains laboratoires investissent d’ores et déjà dans ces technologies, comme Roche, qui vient de racheter la société Flatiron Health pour près de deux milliards de francs.

Pourquoi ça pose question. L’essai contrôlé randomisé contre placebo est le «gold standard» de la médecine fondée sur les preuves: c’est la seule procédure permettant de démontrer l’efficacité d’un traitement avec un haut niveau d’assurance. Il est aussi long et très coûteux, et pose des problèmes éthiques. Lui substituer le big data est donc tentant – notamment pour l’industrie, qui assume les coûts et les aléas de la recherche clinique. Mais le risque est loin d’être négligeable. Certaines voix critiquent d’ores et déjà la recherche clinique pour sa propension à assouplir ses critères, et les exemples ne manquent pas de traitements homologués malgré une balance bénéfices-risques douteuse.

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À lire sur Wired (EN)