#réchauffement climatique


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Enfants du monde, élevez la voix: les océans montent et votre avenir prend l'eau

Des enfants jouent sur une plage au sud de Kiribati, un Etat insulaire du Pacifique centrale menacé par la montée des eaux. | Organisation mondiale de la santé

Les cinquante-quatre pages du rapport Quel avenir pour les enfants du monde? sont éloquentes: aucun pays ne protège de manière appropriée la santé des enfants, leur environnement et leur avenir. Rendu public mercredi 19 février, le document est l’œuvre de plus de 40 experts de la santé de l’enfant et de l’adolescent réunis au sein d’une commission ad hoc placée sous l’égide de l’OMS, de l’Unicef et du Lancet. Ceux-ci mettent en lumière la menace imminente que représentent la dégradation écologique, les changements climatiques et les pratiques commerciales abusives pour les adultes de demain.

Pourquoi il y a encore de l’espoir. La commission d’experts réclame un nouvel engagement mondial et veut intégrer les jeunes dans le processus de décision politique. Afin de guider les politiques publiques, les chercheurs ont créé un index de performance globale mesurant les conditions fondamentales permettant aux enfants de survivre et de s'épanouir aujourd’hui. Cet outil permet de comparer les pays et d’aider à planifier un sursaut jugé nécessaire.

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Jeff Bezos crée un fonds «pour la Terre» à dix milliards de dollars

Keystone

Le fondateur d’Amazon et l’homme le plus riche du monde a annoncé la création d’un fonds pour lutter contre le changement climatique sur Instagram. Sa déclaration intervient une vingtaine de jours après la signature par 300 employés de son entreprise de critiques contre la politique environnementale du groupe.

Ce qu’il faut savoir. Ce n’est pas la première sortie de Jeff Bezos sur le sujet du changement climatique. En septembre dernier, lors des feux de forêts en Amazonie, il avait exprimé le souhait d’une neutralité carbone d’ici 2040 lors d’une «promesse climatique». Ces 10 milliards sont-ils le prolongement de cette promesse? Dans tous les cas, le patron d’Amazon, à travers le Bezos Earth Fund va s’engager faire des dons aux scientifiques, aux activistes et aux ONG qui luttent contre le changement climatique.

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Bloomberg

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La carapace des crabes se dissout à cause de l'acidité du Pacifique

DR

Selon une étude publiée dans Science of the total environment, l'océan Pacifique devient de plus en plus acide. Une situation directement liée aux émissions de CO2 en hausse. Lors des deux derniers siècles, il est estimé que les océans se sont acidifiés d’environ 30%, rappelle Géo.

Pourquoi on en parle. Parmi les conséquences direct: les crabes de Dungeness (Metacarcinus magister) vivant sur la côte ouest des Etats-Unis, très prisés pour leur chair, en font les frais. Les scientifiques ont observé une dissolution de leur carapace.

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A lire dans Géo

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L'horloge de l'apocalypse réglée ce jeudi à minuit moins 100 secondes

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Martine Rebetez: «Il n’est pas nécessaire d’avoir une empreinte carbone élevée pour être heureux»

JM Boerlin

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat: les forêts brûlent, les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter... Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat.

Quelles raisons de continuer à espérer pour le climat? Nous avons échangé avec Martine Rebetez, professeure de climatologie à l’Université de Neuchâtel et à l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL).

La climatologue, également experte pour le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC), livre une analyse scientifique, mais également sociale du moment présent, qui pourrait bientôt marquer un point de bascule dans l’engagement de l’opinion publique.

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En Australie, la recherche devra se réinventer après les feux

Image d'illustration | Sascha Grant/Flickr/Creative Commons

Le bilan des feux de forêts records survenus en Australie au cours des dernières semaines ne s’arrête pas aux effets terribles pour la biodiversité. La recherche en écologie sera elle aussi bouleversée, raconte Nature. Les résultats de bon nombre d’études en cours risquent fort d’être inutilisables à cause de la catastrophe, sans parler des équipements scientifiques perdus, des données détruites, ou des carrières académiques compromises…

Pourquoi c’est aussi une opportunité. Malgré tout, les chercheurs espèrent pouvoir tirer de précieuses leçons de ce drame. «Les perturbations d’un écosystème sont aussi l’un des meilleurs moyens de comprendre son fonctionnement», explique Ross Thompson, de l’Université de Canberra. A la clé, il s’agira aussi d’améliorer la gestion préventive des feux, en se préoccupant davantage des communautés animales.

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Lire l'article dans Nature

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Reto Knutti: «L’Histoire compte de nombreux exemples de basculements soudains»

Reto Knutti, professeur à l’Institut des sciences atmosphériques et climatiques de l’ETH Zurich. | Christian Beutler / Keystone

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat. Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat.

Reto Knutti est professeur à l’Institut des sciences atmosphériques et climatiques de l’ETH Zurich, où il dirige le groupe de physique climatique. Ses recherches portent notamment sur les projections climatiques à long terme. Il est également vice-président associé pour la durabilité de l’école polytechnique zurichoise et président de ProClim est le forum pour le climat et les changements globaux de l’Académie suisse des sciences naturelles.

Pour le spécialiste, la mobilisation actuelle de la population en faveur du climat, la lucidité des plus jeunes face aux enjeux environnementaux ainsi que les progrès technologiques constituent des sources d’optimisme. Entretien.

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Valentine Python: «Certains territoires totalement désertifiés ont pu être ressuscités»

Valentine Python, climatologue et conseillère nationale. | Alessandro della Valle / Keystone

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat. Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat.

Valentine Python est climatologue et écologue. Après des études à l’Université de Neuchâtel, d’où elle est originaire, elle a obtenu un doctorat en Sciences de l’environnement à l’EPFL. Elle s’est ensuite consacrée en tant que consultante à la transmission du savoir et à l’introduction de l’écologie dans les programmes scolaires.

Entrée en politique en 2018, comme conseillère communale à la Tour-de-Peilz (VD) sous la bannière verte, la scientifique a été élue au Conseil national lors des dernières élections fédérales. Heidi.news lui a demandé quelles sont les raisons qui la font encore aller de l’avant face au déluge d’informations dramatiques concernant le climat.

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Jean Jouzel: «Je crois au dynamisme européen pour financer la transition climatique»

Jean Jouzel, à Paris en 2015 | Creative commons/Flickr/PS/Mathieu Delmestre

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat: les forêts brûlent, les émissions de gaz à effet de serre continuent d'augmenter... Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat.

Aujourd’hui, nous posons la question au climatologue et glaciologue français Jean Jouzel. Ancien vice-président du Groupe scientifique du GIEC, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat de 2012 à 2015, le chercheur, membre de l'Académie des science en France, est reconnu mondialement pour ses travaux sur le réchauffement dès les années 1970.

Plus récemment, il s’est engagé aux côtés de personnalités politiques françaises sur le front de la transition écologique. Entretien sur les bonnes raisons de penser que la transition climatique est encore possible.

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Al Gore: «Face au réchauffement, je refuse de croire que l'humanité est destinée à s'auto-détruire»

Al Gore n'a rien perdu de sa verve dans sa lutte pour sensibiliser aux effets délétères des changements climatiques | DR

A chaque semaine ses mauvaises nouvelles sur le front du climat. Comment garder confiance en notre capacité à enfin infléchir la donne? Nous avons demandé à plusieurs personnalités leurs raisons d'espérer pour le climat.

Même après son film «An inconvenient truth», même devant le climatoscepticisme de l’actuel président américain, même face aux ratés de la COP25 à Madrid, il croit encore que l’humanité va agir pour lutter contre les changements climatiques. Al Gore nous répond en exclusivité, analysant le vent nouveau qui souffle grâce aux jeunes manifestants, mais aussi aux Etats-Unis au sein d’une population qui voit désormais les effets du réchauffement. Un article qui lance notre série d’entretiens avec des personnalités qui positivisent encore face aux problèmes climatiques.

Pourquoi c’est puissant. L’ancien vice-président américain ne mâche plus ses mots pour dénoncer les lobbies et les compagnies liés aux énergies fossiles. Il incite clairement à désinvestir dans ces domaines. Selon lui, c’est bien beau de miser sur les actions individuelles pour économiser l’énergie par exemple, mais ça l’est encore plus de bouleverser les politiques climatiques en faisant que, partout où c’est possible, les citoyens utilisent leur droit de vote pour changer la donne.

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Le Prado sous les eaux ou l'art face au réchauffement climatique

Crédits: Musée du Prado de Madrid | WWF Espagne

Son cheval sous les eaux, Felipe IV, victime du changement climatique, perd de sa superbe. La toile de Diego Velázquez est l'une des œuvres du musée du Prado retouchées numériquement dans le cadre du projet «1,5 °, ça change tout» réalisé en collaboration avec le Fonds mondial pour la nature (WWF) pendant la COP25.

Pourquoi on en parle. Rivières contaminées et camps de réfugiés climatiques se sont glissés dans des peintures de la collection du musée espagnol. De quoi refléter un monde détruit par l'inaction climatique, et interroger nos perspectives bien contemporaines.

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Colossal

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Hong Kong se protège des typhons grâce aux nouvelles technologies

Crédits: Keystone, MAO SIQIAN

Hong Kong peaufine les techniques d'imagerie de pointe et d'ondes sonar pour inspecter et détecter les failles des jetées, des digues, des brise-lames et des abris contre les typhons, et faciliter ainsi le travail des plongeurs. Les dégâts provoqué l'année dernière par le typhon Mangkhut, la tempête la plus intense de l'histoire de la ville, a conduit les autorités locales à faire appel à davantage de technologies.

Pourquoi c’est important. Aussi, les catastrophes naturelles deviennent-elles imprévisibles? La semaine dernière Heidi.news s’interrogeait à propos de l'éruption de White Island. La prévision est un enjeu de taille à Hong-Kong. En raison de l'élévation du niveau de la mer, la région chinoise semi-autonome se sait exposée à des tempêtes beaucoup plus destructrices que Mangkhut à l'avenir.

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South China Morning Post

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Au Japon, le mystique lac Suwa ne gèlera plus à cause du réchauffement

Des omiwatari, sur le lac Suwa; Image: Creative Commons

Au coeur de la préfecture de Nagano, les prêtres Shinto ont pour tradition de veiller sur le lac Suwa. Depuis 600 ans, ils enregistrent minutieusement les variations climatiques qui gèlent le lac et créent parfois un omiwatari (la traversée des dieux), deux blocs de glaces qui s'entrechoquent en une crête.

Pourquoi c’est important. Cette tradition climatique, l’une des plus anciennes du monde, disparaîtra bientôt avec la glace du lac à cause du réchauffement de la planète. Selon Reuters, qui a réalisé un long format à propos de cette histoire, le lac Suwa avait pour habitude de connaître plusieurs jours de suite une température en dessous de moins 10 degrés Celsius. De nos jours, la glace se fait alors de plus en plus rare, et les omiwatari avec.

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Reuters

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Canberra recouvert d'un nuage toxique à cause des feux

Toute la ville de Canberra a été recouverte d'un brouillard toxique causé par les 140 feux en cours autour des habitations. Ces feux de brousse pourraient être alimentés en début de semaine par une forte vague de chaleur. L’est de l’Australie connaît depuis trois mois des incendies particulièrement dévastateurs, conséquence, selon des scientifiques, d’une sécheresse prolongée et du réchauffement climatique.

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RFI

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L'Europe spatiale se dote d'un budget «surprise» pour se placer au chevet d'une Terre fiévreuse

Le programme Copernicus d'observation de la Terre a été plébiscité au-delà des espérances | ESA

Le Conseil de l’Agence spatiale européenne (ESA) au niveau ministériel, qui s’est tenu les 27 et 28 novembre à Séville, s’est terminé sur un succès inespéré: le montant total accordé par les ministres de ses 22 Etats membres (dont la Suisse) pour les trois à cinq prochaines années – 14.4 milliards d’euros – est supérieur à celui qui avait été demandé – 13.7 milliards!

Pourquoi c’est important. Avec ce budget important, tous les programmes demandés, dans tous les domaines (exploration humaine et robotisée, science, applications spatiales, transport spatiaux et sécurité spatiale), pourront être réalisés, a souligné Jan Wörner, directeur général de l’ESA. Mais c’est surtout le domaine de l’observation de la Terre face aux changements climatiques qui bénéfice très fortement des décisions ministérielles.