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Journal de bord r’Ose Transat: «Sur la carte marine, le bateau ressemble à un spermatozoïde au large des côtes africaines»

Francesca Argiroffo (au centre), lors des premiers jours de traversée. | Caroline Ackermann (équipière)

JOUR 7 - Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée.

Vendredi 8 novembre (ndlr. la journaliste de la RTS a écrit ces lignes vendredi), quatre jours que l’on a quitté Santa Cruz de Tenerife en direction du sud. On hésitait à passer par le Cap-Vert, mais le deuxième jour, c’est le gennaker qui a définitivement décidé pour nous lorsqu’il s’est affalé comme une écume blanche dans la mer. On a pu le récupérer, mais il va falloir changer la drisse. Cap-Vert, donc.

Sur la carte marine, le bateau ressemble à un petit spermatozoïde au large des côtes africaines, entre le Sahara occidental et la Mauritanie. Mais on pourrait tout aussi bien me dire que nous sommes au large de l’Inde ou de Madagascar. Le lieu géographique est une vue de l’esprit.

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Grosse fatigue après un «petit cancer» in situ

JOUR 7 - Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée. Aujourd'hui, Francesca Argiroffo évoque son cancer in situ (forme de cancer localisé) et la période post traitements, qui s'est révélée assez éprouvante.

«J’ai dû effectuer des séances de radiothérapie pendant six semaines, tous les jours. C’était assez fatiguant. Pour moi, cette étape du traitement fait déjà partie de la période de l’après-cancer.

Et même si on m’avait avertie sur les effets secondaires de la radiothérapie, fatigue et brûlures, au fond de moi-même, je me disais qu’un cancer in situ n’était finalement pas comme un vrai cancer. Je n’avais pas de cancer hormono-dépendant, pas de ganglions touchés et je n’avais pas besoin de subir une chimiothérapie. Donc en faisant de la radiothérapie c’était comme «mettre une ceinture et des bretelles». C’est du moins ce qu’on m’a expliqué à l’époque.

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r'Ose Transat: en route vers le Cap-Vert pour réparer

JOUR 4 - Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous suivons l’équipage durant les 21 jours de traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prennent la plume durant la traversée.

Parties lundi de Santa Cruz de Tenerife, dans les îles Canaries, lundi 4 novembre, les huit équipières ont connu une avarie mercredi 6 novembre. Muriel Andrey Favre, skipper:

«Hier en fin de journée, un quart d’heure avant qu’on décide de l’affaler pour la nuit, la drisse a explosé et notre beau gennaker a fait PLOUF dans l’eau. Les équipières ont superbement bien réagi. Une s’est mise à la barre pour freiner le bateau face au vent et on a réussi à remonter toute la voile à bord, rien n’est passé dans les safrans, et on a récupéré les écoutes. Raison de plus pour faire une arrêt au Cap-Vert pour racheter une drisse, grimper au mât et réparer tout ça!»

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Traverser l’Atlantique après un cancer du sein pour tenir le cap et laisser le traumatisme derrière soi

Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous allons suivre l’équipage durant les 21 jours que durera la transat. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prendront la plume durant la traversée. Aujourd'hui, la première chronique par Elisabeth Thorens-Gaud.

Lettre de Santa Cruz Lundi 4 Novembre 2019, quelques heures avant de lever l’ancre, dont vous pouvez découvrir les derniers préparatifs dans notre Journal de bord.

Je me suis lancée dans un nouveau projet. C’est plus fort que moi. Cette fois, c’est la traversée de l’Atlantique avec un équipage féminin, des femmes toutes concernées de près ou de loin par le cancer du sein. Pour tenir le cap après la maladie. Une façon d’allier ma passion de la voile et de l’écriture, qui me permettra aussi de mettre des mots sur cette épreuve, qui est heureusement aujourd’hui derrière moi. C’était en 2016. Un traumatisme qui laisse des traces et qui a été mon déclic.

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Journal de bord r’Ose Transat: «Nous avons levé l'ancre»

L'équipage de r'Ose Transat aux Canaries. | Germain Arias Schreiber

JOUR 1 - Heidi.news est partenaire média de l'aventure r’Ose Transat. Nous allons suivre l’équipage durant les 21 jours que durera la traversée de l'Atlantique. Les six navigatrices touchées par le cancer du sein prendront la plume durant la traversée.

Ça y est, nous avons levé l’ancre, ce lundi 4 novembre à 12 heures UTC (13h en Suisse). Depuis que nous sommes arrivées au port de Santa Cruz, je suis sur un nuage. Je vis mon rêve.

Un rêve qui se concrétise et qui fait déjà partie des plus beaux souvenirs de ma vie. Je savoure ces instants précieux très chargés en émotion qui sont le fruit d’une année de travail intense. Tant de proches nous aident à réaliser cette aventure. Merci, merci, merci.

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Traverser l'Atlantique pour panser son cancer du sein et penser l'«après-maladie»

L'équipe de r'Ose Transat débute la traversée de l'Atlantique lundi 4 novembre.

Elles lèveront l’ancre de leur catamaran le 4 novembre à Santa Cruz de Tenerife, dans les îles Canaries, et rejoindront Marin en Martinique dans une vingtaine de jours. A bord, huit femmes, dont six ayant subi l’épreuve du cancer du sein, accompagnées par une médecin et une skipper. Leur projet, baptisé r’Ose Transat, est né au hasard de rencontres et d’une envie commune: réaliser un rêve en traversant l’Atlantique à la voile, sport qui a porté ces femmes durant leur maladie. R’Ose Transat a pour ambition de sensibiliser les pouvoirs publics et l’opinion à la nécessité de continuer le financement de la recherche. Durant leur traversée, elles évoqueront aussi l’après-cancer du sein et leur nouvelle vie.

Pourquoi on vous en parle. Heidi.news a désiré accompagner cette belle aventure humaine en devenant partenaire média de r’Ose Transat. Nous allons suivre l’équipage, dès lundi, avec une chronique de l’instigatrice du projet Elisabeth Thorens-Gaud. Les six navigatrices touchées par la maladie prendront également la plume durant la traversée. Heidi.news vous fera vivre la vie à bord durant les 21 jours que durera la transat.