#Que changer pour le climat?


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Alors que s'ouvre la COP25, que changer pour le climat?

Image d'illustration | United Nations Photo

Le coup d’envoi de la COP25, qui se tient du 2 au 13 décembre à Madrid, a été donné. Que peut-on faire, à travers des approches individuelles, techniques ou sociales, pour le climat? C’était tout l’enjeu d’un dossier de Heidi.news, réalisé depuis septembre par la rédaction. Résumé de ce feuilleton passionnant, et rappel de ses principales conclusions.

Pourquoi c’est important. L’état des lieux scientifique, sur la question climatique, est sans appel depuis de nombreuses années. Pourtant, les actions nécessaires peinent à être entreprises, aussi car elles touchent à différentes échelles de la société, et qu’elles impliquent beaucoup plus que de simples changement individuels: c’est notre système socio-technique dans sa globalité qui est en cause. Il y a pourtant urgence: pour limiter le réchauffement à +1,5°C, il faudrait réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES) de 7,6% par an pendant au moins dix ans, selon un récent rapport des Nations unies.

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Quelles pistes pour réduire la part de l'automobile dans les émissions de gaz à effet de serre?

Zurich dans les gaz d'échappement, dans les années 1980 | MARTIN RUETSCHI/KEYSTONE

Cet article fait partie de notre dossier «Que changer pour le climat?».

Nous le rappelions en septembre: en Suisse, les voitures individuelles sont le principal poste d'émissions de gaz à effet de serre (GES). Dans le pays, les voitures de tourisme émettent en effet 23%, soit près d’un quart, des émissions. Que peut-on faire pour limiter leur impact? Faut-il retarder l’achat d’un véhicule neuf moins polluant? Acheter une voiture électrique si l’on roule peu? Vendre sa voiture et lui préférer le vélo, quitte à louer un véhicule lorsqu’on en a besoin? Ou encore s’investir en politique pour limiter leur usage en ville et la mise en place de normes plus restrictives?

Pourquoi c’est difficile. Changer nos modes de transports du jour au lendemain n’a rien d’évident, car l’automobile s’est tant imposée, au cours du dernier siècle, qu’elle a affecté les choix des collectivités locales en matière d’infrastructures de transport. Trop souvent, ces dernières ont d’abord été pensées pour son usage, même si la tendance est à l’infléchissement en ville. Tour d’horizon des approches envisageables.

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Pourquoi les voitures électriques sont plus écologiques que les voitures classiques en Europe

Une place de parking équipée d'une borne de recharge électrique, à Bernex | MARTIAL TREZZINI/KEYSTONE

Cet article fait partie de notre dossier «Que changer pour le climat?».

Face aux problèmes sanitaires de la pollution et au changement climatique, les voitures électriques ont-elles vraiment l’avantage, lorsqu’on prend en compte tous les indicateurs écologiques, et que l’on considère leur fabrication en plus de leur utilisation? Cette question nous a été posée par plusieurs lecteurs au cours des dernières semaines. Éléments de réponse.

Pourquoi c’est important. Les initiatives visant à remplacer nos polluants véhicules à énergies fossile par leurs homologues électriques fleurissent partout dans le monde: Norvège, France, et dans certains Etats américains comme la Californie. La Suisse, elle, s’est fixé l’objectif d’atteindre 10% en 2020 pour les ventes de voitures électriques neuves (hybrides comprises), puis 15% en 2022. Pourtant, la voiture électrique est souvent parée de nombreux maux: l’extraction des minerais à la base de ses batteries pollue, elle dispose d’une moindre autonomie, son intérêt dépend des sources d’électricité utilisées… Ces critiques sont-elles justifiées par les chiffres?

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Qu’êtes-vous prêt à changer dans votre vie pour lutter contre le réchauffement climatique?

Keystone

A la rentrée, suite à des échanges avec ses lecteurs, Heidi.news a lancé une série d’articles intitulée «Que changer pour le climat?». L’idée était de se pencher sur les chiffres pour donner aux internautes les moyens d’être plus efficaces dans leurs choix personnels face au réchauffement climatique. Voiture, avion, alimentation, internet… s'il faut faire des sacrifices, autant choisir ceux qui ont le plus d'effets.

Atteindre la neutralité carbone décidée par le Conseil fédéral veut dire diminuer drastiquement nos émissions de CO2 et donc changer nos habitudes. Que pouvez-vous accepter individuellement pour que nous atteignions collectivement cet objectif? Pour que vous puissiez nous le dire, nous créons aujourd’hui un espace sur «Inilab Citoyen», une plateforme de débat participatif et de vote. Chacun peut y partager ses idées d’action, débattre, voter et commenter les idées des autres. Nous partageons de notre côté celles que nous avons creusées et mettons en lien nos enquêtes pour se faire un avis bien informé.

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Participez à notre projet sur Inilab Citoyen

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En Suisse, la mesure individuelle la plus efficace pour le climat serait-elle de cesser de prendre l'avion?

Cet article fait partie de notre dossier «Que changer pour le climat?».

Un aéroport international | Jirka Matousek/Flickr/Creative Commons

Votre question complète. Sur Twitter, un lecteur nous interroge sur un article de notre série «Que changer pour le climat?»: «Bonjour, j’ai lu avec attention votre article mettant en avant le choix d’un régime végétarien comme mesure individuelle la plus efficace. C’est peut-être le cas en France, mais le Suisse moyen émet environ deux tonnes de CO2 par an grâce à son pouvoir d’achat plus fort, ce qui en fait un levier à mobiliser plus intéressant que le régime végétarien. En fin de compte, cesser de prendre l’avion n’est-il pas en définitive l’action la plus efficace?»

La réponse de Sarah Sermondadaz, journaliste scientifique. Merci pour votre intéressante question. Comme nous le précisions dans l’article auquel vous faites référence, l’étude de Carbone 4 que nous citions n’est pas directement transposable au cas suisse. Nous la mentionnions surtout pour signaler l’originalité de la démarche, dont l’objet était d’identifier les leviers les plus «facilement» actionnables par la majorité des Français, plutôt que seulement les postes principaux d’émission. En effet, l’un des problèmes de l’avion, comme vous l’indiquez dans votre question, c’est que ses usages sont très différenciés en fonction des profils socio-économique: pour un ménage modeste, qui ne prend déjà pas l’avion, le levier d’action sera nul. C’est la même chose en Suisse.

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La compensation carbone volontaire pour l'aérien est-elle vraiment efficace?

Cet article fait partie de notre dossier «Que changer pour le climat?».

Aero Icarus/Flickr/Creative Commons

Votre question complète. Notre lecteur Samuel Vannay nous interroge: «Cet été, j’ai voulu compenser les émissions CO2 d’un séjour en famille en Nouvelle-Zélande, et ai été surpris de la diversité des approches proposées et des certifications possibles. Existe-t-il aujourd’hui une façon efficace de neutraliser le carbone émis par les voyages en avion? Autrement dit, ces initiatives de compensation volontaire permettent-elles vraiment de limiter les émissions de CO2, ou se contentent-elles de retirer des sous de nos comptes?»

La réponse d’Anja Kollmuss, experte en sciences climatiques pour swisscleantech, association professionnelle qui représente 350 acteurs économiques du développement durable. En matière de compensation carbone, il existe deux types de mécanismes qu’il faut distinguer:

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«La philosophie permet de lutter de façon plus juste contre le changement climatique»

DR

Cet article fait partie de notre dossier «Que changer pour le climat?».

Face au changement climatique, serons-nous toujours libres si, demain, nous ne pouvons plus autant prendre l’avion et manger de la viande? Avons-nous le devoir de transmettre une planète vivable aux générations futures? La philosophie et l’éthique ont aussi leur mot à dire sur la façon la plus juste de lutter contre le réchauffement climatique.

Entretien avec Augustin Fragnière, chercheur à l’Université de Lausanne, titulaire d’une double formation en philosophie et en sciences de l’environnement. Son thème de prédilection: les notions de justice et de liberté individuelle en lien avec l’environnement.

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Nos usages numériques liés à internet émettent-ils plus de CO2 que le transport aérien?

Cet article fait partie de notre dossier «Que changer pour le climat?» et de l’opération «Covering Climate Now», une collaboration mondiale de plus de 250 médias d’information pour renforcer la couverture médiatique du réchauffement climatique.

Le «cloud», à la fois paysage de hublot et métaphore décrivant nos usages informatiques dématérialisés. | eward stojakovic/Creative Commons

Votre question complète. Notre abonné Jean-Christophe Zufferey nous pose la question suivante: «Cet été a été beaucoup évoqué l’impact du numérique, selon laquelle le secteur du numérique est reponsable de 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. C’est énorme comparé à l’aviation civile, qui, nous dit-on, ne représenterait que 2% des émissions globales de CO2, ce qui me laisse dubitatif. Est-ce vrai qu'internet émet plus de carbone que le transport aérien?»

La réponse de Sarah Sermondadaz, journaliste scientifique. Votre question interroge sur ce que représentent vraiment ces chiffres, qui ont été obtenus par des méthodes de calcul très différentes. Ils sont justes, car correctement sourcés! Mais il comportent des incertitudes qui compliquent leur comparaison directe, d’autant plus que tenir compte uniquement des émissions de CO2 de l’aviation conduit à sous-estimer son effet sur le climat. Explications.

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23 raisons de faire la grève pour le climat ce vendredi

Auteur, universitaire, journaliste et militant américain de premier plan dans le domaine du climat, Bill McKibben est le fondateur de la campagne 350.org. Cette tribune a été publiée à l’origine sur «The Nation». Elle est republiée ici dans le cadre du partenariat de Heidi.news avec «Covering Climate Now», une collaboration de plus de 250 médias pour renforcer la couverture du réchauffement climatique.

Il y a un an, inspirés par l’écolière suédoise Greta Thunberg, de jeunes gens ont commencé à faire la grève pour le climat - en sortant de l'école quelques heures le vendredi pour exiger que des mesures soient prises contre le réchauffement climatique qui assombrit leur avenir. En mai, lorsque 1,4 million d'enfants dans le monde ont quitté l'école, ils ont demandé aux adultes de les rejoindre la prochaine fois. La prochaine fois, c’est ce vendredi 20 septembre (dans quelques pays, le 27 septembre), et ce sera le plus grand jour d'action climatique de l'histoire de la planète.

Tous, des grands syndicats à un millier de travailleurs au siège social d’Amazon, des collégiens aux personnes âgées, mettent cette journée de côté pour se rassembler dans leurs villes et villages afin que nos gouvernements et nos industries agissent plus rapidement.

| | éditorial

Une semaine d'urgence climatique

Tout au long de cette semaine, Heidi.news a participé à l’opération «Covering Climate Now», une collaboration mondiale de plus de 250 médias d’information pour renforcer la couverture du sujet climatique en vue du United Nations Climate Action Summit de lundi.

Lancé par la «Columbia Journalism Review» avec le «Guardian» et «The Nation», ce partenariat vous a permis de lire chez nous des traductions de plusieurs titres prestigieux ainsi que nos propres enquêtes publiées notamment dans le cadre de la série «Que changer pour le climat». Le tout exceptionnellement en accès gratuit au vu de l’importance de la sensibilisation du plus grand nombre sur ce sujet.

| | news

Les déplacements professionnels des scientifiques multiplient par deux leur empreinte carbone

(AP Photo/Matt Dunham)

Cet article a été publié à l’origine sur «Physics World». Il est republié ici dans le cadre du partenariat de Heidi.news avec «Covering Climate Now», une collaboration de plus de 250 médias pour renforcer la couverture du réchauffement climatique.

En mai, Heidi.news avait réalisé une enquête sur les vols en avions des chercheurs suisses.

D’après une récente étude, les professeurs de l’Université de Montréal, au Québec, parcourent en moyenne plus de 33’000 kilomètres par an. Leur empreinte carbone est donc presque deux fois plus élevée que celle de la plupart des Canadiens.

Ces déplacements –qui se font à 90% par avion– équivalent à trois allers-retours transatlantiques entre Montréal et Paris par personne et par an. Leur fréquence varie considérablement d’un chercheur à un autre, mais l’étude révèle que certains ne quittent que très rarement le campus tandis que d’autres peuvent parcourir jusqu’à 175’000 kilomètres par an.

| | opinion

Comment lutter contre l’idée que le changement climatique est un «problème de classes moyennes»

Catherine Happer est maître de conférence en sociologie à l'Université de Glasgow. Cette tribune a été publiée à l’origine sur «The Conversation». Elle est republiée ici dans le cadre du partenariat de Heidi.news avec «Covering Climate Now», une collaboration de plus de 250 médias pour renforcer la couverture du réchauffement climatique.

Pendant des années, les chercheurs qui travaillent sur la communication qui entoure le changement climatique se sont heurtés à la même incompréhension: pourquoi, alors que l’importance de ce phénomène est largement reconnue, la population ne réclame-t-elle pas massivement un plan d’action? Dans les sondages, les personnes interrogées se disaient préoccupées par le sujet mais, comparé à d’autres problématiques comme l’immigration, l’économie et, plus récemment au Royaume-Uni, le Brexit, ils ne s’en souciaient pas tant que ça.

Depuis un an, on observe un réel tournant, une prise de conscience accélérée qui peut s’expliquer à la fois par le charisme d’une lycéenne suédoise, les actions de désobéissance civile du groupe écologiste Extinction Rebellion, et le retentissement d’un documentaire de David Attenborough, tout ceci ajouté aux décennies de travail effectué par les scientifiques, les ONG et les activistes. Les citoyens s’inquiètent plus que jamais du changement climatique. Plusieurs conseils municipaux, et même que le gouvernement écossais, appellent à déclarer l’état d’urgence climatique, et les médias de gauche, en particulier The Guardian et la BBC, changent de langage sur le climat pour parler de crise, d’urgence et de catastrophe.

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Pourquoi les inventaires nationaux ne suffisent pas à recenser toutes les émissions carbone

Si tout le monde sur Terre vivait comme les Suisses, il faudrait trois planètes (Image d'illustration) | Ricardo/Flickr/Creative Commons

Cet article fait partie de notre dossier «Que changer pour le climat?» et de l’opération «Covering Climate Now», une collaboration mondiale de plus de 250 médias d’information pour renforcer la couverture médiatique du réchauffement climatique.

Les pays qui ont signé le protocole de Kyoto doivent tenir un décompte national des gaz à effet de serre (GES) émis. En Suisse, ces inventaires montrent une nette tendance à la baisse depuis 1990, ce que relatait un précédent article de notre dossier. Mais si l’on tient compte des GES émis à l’étranger pour produire des biens et des services destinés à la Suisse, la facture s’alourdit considérablement: pour 2015, cela fait grimper les émissions de plus de 60%!

Pourquoi c’est compliqué. Très utiles pour mesurer les efforts réalisés en matière de lutte contre le changement climatique, et pour mettre au diapason les politiques des différents Etats, les inventaires nationaux ont pourtant des limites méthodologiques. D’autant plus qu’en mesurant les émissions de GES, on n’évalue que notre impact climatique, à l’exclusion des autres atteintes environnementales: pollution, pression sur l’utilisation des sols et des ressources…

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

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Naomi Klein: «Nous assistons aux prémices de l’ère de la barbarie climatique»

Cet article a été publié à l’origine dans le «Guardian». Il est republié ici dans le cadre du partenariat de Heidi.news avec «Covering Climate Now», une collaboration de plus de 250 médias pour renforcer la couverture du réchauffement.

A l’occasion de la sortie de son livre «On Fire», l’autrice de «No Logo» parle au «Guardian» des solutions face à la crise du réchauffement climatique, de Greta Thunberg, de la grève des naissances et de comment elle garde espoir.

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Comment le climat va affecter votre santé: imaginez un coup de soleil sur vos poumons...

Illustration: Sonny Ross pour The Guardian

Les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées sont les plus exposés aux conditions météorologiques extrêmes et à la chaleur, mais l'impact se fait déjà sentir dans toutes les spécialités de la médecine.

Cet article a été publié à l’origine dans le «Guardian». Il est republié ici dans le cadre du partenariat de Heidi.news avec «Covering Climate Now», une collaboration de plus de 250 médias pour renforcer la couverture du réchauffement.

La crise climatique augmente et aggrave les maladies, qu’il s’agisse d’allergies saisonnières ou de maladies cardiaques et pulmonaires.