#Que changer pour le climat?

| | interview

Dominique Bourg : «Dans la lutte contre le réchauffement, on ne peut pas opposer individuel et collectif»

Dominique Bourg, couché dans le restaurant Geopolis de l'UNIL, en avril 2019, pour protester contre l'inaction du gouvernement contre le changement climatique. | Salvatore Di Nolfi / Keystone

Cet article fait partie de notre dossier que changer pour le climat et de l’opération Covering Climate Now, une collaboration mondiale de plus de 250 médias d’information pour renforcer la couverture médiatique du réchauffement climatique.

Cesser de prendre l’avion, renoncer à la voiture, manger moins de viande… Le message est clair: pour enrayer le réchauffement climatique, chacun doit y mettre du sien. Or face à l’inaction des gouvernements et à l’irresponsabilité de certaines industries, face à une société qui semble ne pas entendre le cri d’alarme des scientifiques, beaucoup s’interrogent: mes efforts individuels sont-ils si utiles que cela? Comment ne pas se décourager?

| | question

Consommer bio est-il bon pour le climat?

Raphaël Charles, de l’Institut de recherche de l'agriculture biologique FiBL, répond à la remarque de notre lecteur Samuel Barbaud.

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Un champ de blé à Kleinandelfingen, dans le canton de Zurich. | Ennio Leanza / Keystone

Votre remarque complète. «La phrase d'accroche de votre édito relatif à l'urgence climatique - Vos réponses sur l’urgence climatique - et le pain (bio) qu'il y a sur la planche - m'a fait bondir. La production de céréales pour le pain (blé tendre) en bio a un rendement simplement catastrophique: presque 60% de moins qu'en agriculture conventionnelle. Donc le résultat est simple, chaque miche de pain bio, c'est une empreinte écologique double de celle d'un pain produit de façon conventionnelle. Pour protéger l'environnement et le climat, il vaut mieux un hectare de blé en conventionnel plus un hectare de prairies ou de forêts, plutôt que deux ha de céréales bio...»

La réponse recueillie auprès de Raphaël Charles, ingénieur agronome, responsable de l’antenne romande de l’Institut de recherche de l'agriculture biologique FiBL.

| | chronique

Que changer pour le climat? D’abord, se plonger dans l’enfer des chiffres

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Dans une édition précédente de notre newsletter, je vous disais -en clin d’œil- qu’il y avait, pour le climat, du pain (bio) sur la planche.

Ah, quelle mouche m’a piqué de parler de bio? Car cela a fait bondir un de nos lecteurs: «surtout pas de pain bio!, écrit-il, fâché. La production de blé tendre pour le pain bio a un rendement catastrophique: presque 60% inférieur à l’agriculture conventionnelle. Pour le climat, assène-t-il en citant les chiffres l’académie française d’agriculture, il vaut mieux 1 hectare de blé en culture conventionnelle avec 1 hectare de prairie ou de forêt à côté plutôt que 2 hectares de céréales bio!»

| | news

En Suisse, les voitures individuelles sont les premières émettrices de CO2

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Premier épisode de notre série “Que changer pour le climat”. Pour agir, il faut des chiffres: voici ce que disent les statistiques sur les sources de gaz à effet de serre en Suisse.

Des émissions en baisse. Depuis 1990, la tendance générale est à la baisse. La Suisse émettait 53,6 millions de tonnes d’équivalent CO2 à l’époque, contre 47,2 millions en 2017 (-12%). La situation est cependant très différente selon le secteur observé. Trois se distinguent particulièrement: les transports, l’industrie et les ménages.

| | chronique

Vos réponses sur l’urgence climatique - et le pain (bio) qu'il y a sur la planche

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Mon texte du 10 août (que vous pouvez retrouver ici) intitulé “Sommes-nous prêts à changer notre mode de vie pour le climat?” vous a beaucoup fait réagir. Et vos réactions vont nous donner du travail... (tant mieux, c’est ce qu’on aime!)

D’abord, j’ai reçu de la part de Marlyne Sahakian, professeure assistante à l'Université de Genève et membre du projet européen ENERGISE, une bonne volée de bois vert (c’est le cas de le dire, vert). Elle critiquait trois points de mon billet: