#quantique


Abonnez-vous
| | radar

Un détecteur à photon unique qui fonctionne dans l’espace

Ciel étoilé. | KEYSTONE/Gian Ehrenzeller

L’une des utilisations émergentes des photons uniques est de les remplir d’informations quantiques et de les envoyer à travers le monde. La communication quantique exploite les lois de la physique pour s’assurer que les données ne peuvent être lues par aucun espion. L’un des défis consiste à trouver des moyens d’envoyer cette information. La Chine a peut-être la solution, raconte la MIT Technology Review. Son satellite de communication quantique Micius a réalisé une série impressionnante de percées grâce à de puissants détecteurs de photons.

link

Lire l'article de MIT Technology Review

| | news

Google publie enfin ses travaux pionniers sur la «suprématie quantique»

Détail d'un ordinateur quantique | IBM Research

Cette publication officielle était très attendue. L’étude dont le preprint avait fuité et dans laquelle Google affirmait avoir atteint la «suprématie quantique», c’est-à-dire le seuil où l’informatique quantique devient plus intéressante que les ordinateurs traditionnels, a été publiée ce 23 octobre par Nature. Mais ce concept, introduit en 2012 par le physicien américain John Preskill, peut être interprété de diverses façons.

Pourquoi c’est important. Vraie ou fausse première? La bataille des mots fait rage autour de la façon dont il faudrait tester la «suprématie quantique» pour s’assurer de l’avantage technique fourni. Mais c’est un jalon qui marquera certainement l’histoire. Reste à améliorer le dispositif pour en tirer des applications commerciales à la fois utiles et rentables.

| | radar

D'où vient le terme de «suprématie quantique»?

Image d'illustration | Chris/Flickr/Creative Commons

Le monde entier se demande si Google a vraiment atteint la «suprématie quantique», ce seuil au-delà duquel l’informatique quantique devient plus intéressante que l’informatique traditionnelle. Le physicien américain John Preskill, à l’origine de l’expression, revient sur sa genèse pour Quanta Magazine, et explique ce que signifie l’annonce de Google.

Pourquoi c’est intéressant. Ce terme est controversé, d’abord pour des raisons sémantiques. D’une part, le mot «suprématie» évoque les heures sombres du suprémacisme blanc, et, d’autre part, la formule dope artificiellement l’engouement des médias pour ce domaine qui reste très théorique. Une alternative possible aurait consisté en «avantage quantique». Mais pour le physicien, la formule n’était pas assez forte.

link

Lire l'article publié par Quanta Magazine

| | radar

Google aurait atteint la «suprématie quantique». Et après?

Image d'illustration | Steve Jurvetson/Flickr/Creative Commons

Dans la course à l’ordinateur quantique, Google vient de frapper très fort. La firme a discrètement mis en ligne sur le site de la Nasa, l’un de ses partenaires de recherche, un article en préprint selon lequel elle aurait, grâce à un processeur à 53 qubits, atteint la «suprématie quantique», c'est-à-dire un seuil théorique où la fiabilité et la puissance de calcul rendent cette technologie plus intéressante que l’informatique traditionnelle. Google parle même «d’étape cruciale». Le Financial Times (FT) l’a découvert avant qu’il ne soit mis hors ligne, raconte Gizmodo dans un article critique.

Pourquoi c’est important, mais aussi à nuancer. Selon l’étude, qui devrait par la suite être publiée dans une revue académique, le processeur quantique de Google s’est montré capable de réaliser, en seulement trois minutes et vingt secondes, un calcul qui aurait pris 10’000 ans sur le supercalculateur américain le plus rapide. La nouvelle a reçu un accueil contrasté, relate le FT dans un second article. Certains concurrents, comme IBM, déplorent le caractère invérifiable de l’annonce de Google. D’autres reconnaissent qu’avoir réussi à réduire le «bruit» quantique, et donc le taux d’erreur des qubits, relève d’une vraie prouesse. Mais les applications concrètes de ce système n’existent pas encore, rappelle Gizmodo.

link

Lire l'article publié dans Gizmodo

| | news

IBM déploie des ordinateurs quantiques à 53 qubits dans son centre de New York

Photo du centre IBM Q auThomas J Watson Research Center à Yorktown Heights, près de New York | IBM

IBM a annoncé ce mercredi étendre les capacités de son service d’informatique quantique IBM Q, près de New-York. Sa puissance de calcul passera de 20 qubits à 53 qubits à partir de mi-octobre. Elle sera, comme c’est déjà le cas pour IBM Q, accessible à distance, via le cloud, aux clients d’IBM.

Pourquoi c’est intéressant. Dans la course à l’informatique quantique, plusieurs sociétés restent encore au coude à coude, parmi lesquelles l’américain IBM, le canadien D-wave, mais également Google, qui avait dévoilé en 2018 une machine à 72 qubits. L’annonce d’IBM doit donc être interprétée en termes de business plutôt que de percée technologique.

| | news

L'informatique quantique menacera-t-elle un jour nos standards de cryptographie?

Image d'illustration | Jannete Mark/Creative Commons/Flickr

L’informatique quantique, par sa promesse de démultiplier la puissance de calcul disponible, attise de grands espoirs, mais aussi les craintes des professionnels de la cryptographie. Le risque: rendre caducs des algorithmes aujourd’hui standards. Une étude réalisée par deux chercheurs (dont un chercheur de Google), relayée par nos confrères du MIT Technology review (EN), a estimé à partir de quel seuil.

Pourquoi c’est important. Les systèmes cryptographiques garantissent—entre autres— la sécurité des transactions bancaires. Ils doivent être raisonnablement difficiles à briser par les ordinateurs actuels. Or, de nombreux algorithmes de chiffrement exploitent la difficulté à factoriser (c’est-à-dire écrire sous forme de multiplication) facilement un très grand nombre… Un problème mathématique dont l’informatique quantique, par son architecture différente, pourrait ne faire qu’une bouchée dans les années à venir.

newsletter_point-du-jour

Recevez_ chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

| | reportage

L'ordinateur quantique se dévoile dans les laboratoires d'IBM à Zurich

Dans les laboratoires dédiés à l'informatique quantique d'IBM, près de Zurich | S.S. pour Heidi.news

Revisiter l’informatique traditionnelle à l’aune des bizarreries de la physique quantique: c’est la promesse de l’informatique quantique, domaine de recherche en pleine effervescence où IBM se place en pointe. Heidi.news a pu visiter les laboratoires européens de la firme, basés à Zurich.

Pourquoi c’est important. L’ordinateur quantique implique une architecture technique radicalement différente: contrairement au bit, qui se trouve soit dans l’état 0, soit dans l’état 1, le qubit — ou bit quantique — peut se trouver simultanément dans les deux états. La promesse est de taille: rien de moins qu’un changement de paradigme qui permettrait, à terme, de résoudre des problèmes mathématiques aujourd’hui trop complexes pour les supercalculateurs. Mais d’ici là, la route est longue, et semée d’embûches.