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Quand le jargon dégoûte de la science

Image d'illustration. | Université d'Etat de l'Ohio

L’usage de termes complexes dans des textes adressés au grand public a des conséquences qui vont au-delà des enjeux de compréhension. Selon une étude américaine publiée dans le Journal of Language and Social Psychology, les personnes exposées à du vocabulaire spécialisé se disent moins intéressées par les sciences que celles exposées à un texte vulgarisé.

Pourquoi c’est intéressant. C’est le grand enjeu de la communication scientifique: comment aborder des thématiques complexes en restant accessible au plus grand nombre, sans céder à des simplifications qui risqueraient de dénaturer le propos? Ces travaux donnent un nouvel éclairage à cette problématique.

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Et si on donnait plus de place à la paternité dans les maternités?

Pixabay / Café

«Mon incapacité à faire quoi que ce soit était extrêmement frustrante. Je n’ai pas trouvé ma place.» Sur l’écran de la salle où se déroulait mardi la deuxième rencontre sages-femmes et pédiatres organisée par la Haute école de santé de Genève (HEdS) et la Fondation pour la Recherche en Périnatalité (FReP), un documentaire est projeté. Un père y raconte comment il a vécu l’accouchement de sa compagne. Avec la césarienne douce, c’est l’autre sujet de la rencontre: la place des pères dans la maternité.

Pourquoi on vous en parle. Environ 10% des pères seraient atteints de dépression périnatale. Ce problème de santé publique est encore extrêmement tabou, et très rarement pris en charge lorsque la pathologie concerne les hommes. L’isolement du père, le manque d’information et d’espace de parole durant la période de l’accouchement seraient associés à des difficultés postnatales comme la dépression et provoqueraient des difficultés d’attachement avec l’enfant.

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Les grosses voitures associées au comportement irrespectueux chez les hommes

Antar Iliev/Flickr/Creative Commons

Egocentriques, narcissiques ou manquant d’empathie: les conducteurs de grosses cylindrées allemandes seraient effectivement plus susceptibles d’être des «connards» («assholes», dans le texte) selon une étude fort sérieuse publiée dans International Journal of Psychology, reprise par Le Temps. Un comportement qui n’a pas été retrouvé chez les femmes.

Pourquoi on en parle. Au-delà de la portée humoristique, le postulat du chercheur derrière ces travaux était: «Est-ce que les connards conduisent des Mercedes, ou bien est-ce que conduire une Mercedes vous transforme en connard?». Il semblerait que plusieurs traits psychologiques associés au fait d'être querelleur et borné favorisent l’acquisition, si la taille de la bourse le permet, d’une grosse voiture… Mais à l’autre bout du spectre, les personnes les plus consciencieuses sont aussi attirées par les mêmes voitures: il reste donc prudent de continuer à juger un conducteur sur son comportement plutôt que sur son véhicule…

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En cas de burn-out, le repos d'abord et la réflexion ensuite

«Un immeuble où l’intérieur est calciné, mais les murs tiennent encore.» C’est ainsi que le Dr Sophie Rusca, cheffe de service de santé au travail de l’hôpital du Valais, illustre l’épuisement professionnel, ou burn-out. Cheffe de service en santé du travail, elle estime à 20% la part de la population salariée qui ressent des signes de stress lié au travail, pouvant aller jusqu’à un pré-burn-out. Toutes les explications dans la vidéo ci-dessus.

Pourquoi c’est important. La théorie de l’épuisement professionnel a été introduite par le psychiatre et psychanalyste américain Herbert Freudenberger et étoffée par la psychologue sociale Christina Maslach, dans les années 70. Ce syndrome regroupe des symptômes comme la fatigue, le mal de dos, les maux de têtes, les démangeaisons cutanées. Des signes très généraux qui n’orientent pas nécessairement vers l’épuisement professionnel. Le cynisme, l’intolérance ou le repli sur soi sont aussi symptomatiques de cet état.

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A Noël, la famille se retrouve pour évaluer ses performances ou insulter la grand-mère

Jon Schmidt et Nahum Frenck, à Lausanne. | Éditions LEP

«Défis de famille» est le premier livre du psychologue Jon Schmidt (41 ans). C’est aussi le premier que Nahum Frenck (79 ans), pédiatre bien connu à Lausanne, rédige depuis 19 ans. Développées à quatre mains et en grande complicité par les deux thérapeutes de familles qui travaillent ensemble depuis 15 ans, les seize histoires de thérapie systémique contenues dans ce livre révèlent des familles où la performance est devenue la norme et où la crise naît dans la trivialité du quotidien. A l’heure de se réunir en famille pour les fêtes de Noël, ils désirent offrir une réflexion aux parents. Attention, ça pique un peu comme les épines d’un sapin. Interview.

Y a-t-il des moments dans l’année où la crise familiale se manifeste plus facilement que d’autres? A l’approche des fêtes de fin d’année par exemple…

Nahum Frenck – Si une situation explose à Noël et qu’un enfant dit merde à sa grand-maman, cela pousse à se poser la question de la relation entre la mère de l’enfant et sa propre mère, et aussi avec le reste de la famille. Ce n’est pas la réunion de famille qui va générer la crise, elle va juste la rendre visible. La situation de crise date bien souvent de la veille, de l’avant-veille voire du mois dernier. En tant que thérapeute, ce qui m’intéresse, c’est ce qui s’est passé dans cette famille entre le mois de janvier et le mois de décembre. Le processus menant à la crise est très important pour moi. Ainsi, l’enfant qui insulte sa grand-mère parle-t-il pour lui même ou est-il le porte-parole du reste de la famille?

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La nature pour les enfants difficiles

Paysage dans l'Emmental. | Keystone / Martin Ruetschi

Suite à des accès de colère incontrôlés, des mises en danger d’autrui ou simplement d'un déficit de l'attention, des jeunes se retrouvent à la ferme Stärenegg dans le canton de Berne. Depuis presque 50 ans, Michael Seiler propose dans son institution pour mineurs en difficulté un lieu dans la nature où ils ont du temps pour se régénérer dans un environnement sain.

Pourquoi c’est intéressant. La ferme Stärenegg mise avant tout sur le rapport à la nature et à des activités simples (agriculture, artisanat, paysagisme) pour améliorer le devenir des enfants et adolescents en difficulté. Ce n’est qu’après ça que des thérapies individuelles peuvent être envisagées.

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A lire sur le site de la SRF (DE)