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Suicide au travail: «ce que vit la personne à risque, c’est une immense solitude»

La meilleure attitude de prévention est d'oser parler aux collègues de travail qu'on pressent à risque | Pixabay / Foundry

À l’occasion de la journée mondiale de prévention du suicide, le jeudi 10 octobre, nous avons voulu en savoir plus sur le suicide sur le lieu de travail. À cette fin, nous nous sommes entretenus avec le Dr Laurent Michaud, médecin associé aux urgences psychiatriques du CHUV et membre du Groupe romand prévention suicide (GRPS). Il a également co-signé un livre sur la prévention du suicide. Entretien.

Le suicide des adultes est peu abordé dans le débat public.

Dr Laurent Michaud – En effet, le suicide chez les jeunes est plus médiatisé, surtout grâce à l’excellent travail de Stop Suicide. Mais le suicide des adultes est une vraie problématique. Grossièrement, plus on prend de l’âge, plus le taux de suicide augmente, notamment chez les hommes et les personnes âgées. Le suicide des jeunes est particulièrement tragique, mais le suicide des adultes est aussi un problème majeur de santé publique.

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La première «mad pride» de Suisse aura lieu jeudi à Genève

La première campagne de sensibilisation et de déstigmatisation des personnes atteintes de maladie mentale – ou «mad pride» – aura lieu demain jeudi 10 octobre à Genève. La marche est organisée par la fondation Trajets, spécialisée dans l’intégration des personnes souffrant de troubles mentaux, à l’occasion de ses 40 ans, avec le soutien du département de psychiatrie des HUG. Initiées à Toronto au début des années 90 sur le modèle des gay pride, les «mad pride» se sont peu à peu étendues aux autres grandes villes du monde. C’est la première fois qu’un tel événement a lieu en Suisse.

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Vers une production à grande échelle de psilocybine, la substance active des champignons hallucinogènes

Image d'illustration de psilocybine. | Shutterstock

Des étudiants et leur professeur de l’Université de Miami ont développé un processus pour synthétiser la psilocybine, principale substance active des champignons hallucinogènes, à grande échelle. Après avoir introduit le gène de production dans une bactérie commune (E. coli), ils ont réussi à en modifier le métabolisme pour atteindre le meilleur rendement jamais atteint dans la synthèse de psilocybine: 1,16 gramme par litre de solution dans le bioréacteur. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Metabolic Engineering et c’est le site américain Inverse qui en parle.

Pourquoi on vous en parle. Longtemps réservée aux amateurs de trip colorés, la psilocybine est en train de faire ses preuves à faible dose dans la prise en charge de plusieurs maladies psychiatriques, dont la dépression résistante. En 2018, l’agence du médicament américaine (FDA) a placé la molécule dans la liste des «breakthrough therapies», les traitements potentiels jugés assez prometteurs pour bénéficier d’un développement clinique accéléré. Pour l’heure, la psilocybine médicale est produite par synthèse chimique, pour environ 100 dollars la dose. La mise au point d’un procédé de biosynthèse efficace pourrait faire baisser ce coût.

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Lire l'article d'Inverse

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Les archives de Münsterlingen révèlent l'ampleur d'un essai clinique sauvage survenu en 1954

Vue du bâtiment de la clinique psychiatrique, de Münsterlingen, où les tests de dépistage de drogues effectués sur les patients par le psychiatre Roland Kuhn dans les années 1950 auraient été plus poussés que prévu. | Keystone / Gian Ehrenzeller)

A Münsterlingen, dans le canton de Thurgovie, le psychiatre Roland Kuhn a mené des essais cliniques sauvages durant quatre décennies. Le directeur a testé au moins 67 substances sur quelque 3’000 patients n’ayant pas donné leur consentement. Nous avons traduit en anglais l’article complet de la NZZ du 23 septembre, au vu de l’ampleur du scandale en Suisse alémanique et de l’excellent travail de recherche réalisé par le centre des archives de Münsterlingen.

Pourquoi on vous en parle. L’arrivée de la cargaison de préparation G 22150 en avril 1954 à la clinique psychiatrique de Münsterlingen a marqué le début d'une longue série d'essais cliniques dans l’institution. Le médecin-chef Roland Kuhn y a évalué les effets psychopharmacologiques de nouvelles substances non approuvées. Le psychiatre collaborait avec des entreprises pharmaceutiques bâloises. Il réagit d’abord avec prudence aux demandes d'essai: «Je ne veux pas faire un travail que je ne peux pas réaliser avec la rigueur nécessaire». Mais ses inhibitions disparaissent et il est rapidement gagné par une «véritable fièvre expérimentale», comme on peut le découvrir dans l'étude récente Forschungsbuch zu Medikamententests in Münsterlingen.

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Lire l'article original en allemand de la NZZ

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Drug trials in Münsterlingen: how senior physician "Daddy Long Leg" used his patients as guinea pigs

Vue du bâtiment de la clinique psychiatrique, de Münsterlingen, où les tests de dépistage de drogues effectués sur les patients par le psychiatre Roland Kuhn dans les années 1950 auraient été plus poussés que prévu. | Keystone / Gian Ehrenzeller)

Basel-based pharmaceutical companies have been testing unapproved medicines on thousands of people in Switzerland for three decades. The clinic in Münsterlingen, Thurgau, was “more than helpful!” Senior physician Roland Kuhn was madly excited about the trials.

Why it matters. April 1954 – a shipment of the preparation G 22150 arrives at the Psychiatric Clinic Münsterlingen. It marks the beginning of a long series of trials in the clinic at the idyllic location of Lake Constance. Senior physician Roland Kuhn tests new, unapproved substances for their psychopharmacological effects. Kuhn collaborates with Basel-based pharmaceutical companies. He reacted cautiously to Geigy's test requests at the beginning: “I don't want to take on a job that I can't perform with the necessary thoroughness.” But all inhibitions vanished in no time. Kuhn was overcome by a “real experimental fever”, as can be read in the study “Münsterlingen test case” presented on Monday.

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Antidepressants are prescribed on a massive scale although they seem to hardly work better than placebos

Antidepressents | Wikipedia.org

«I would not have made it but for medication». Such statements are often heard from people who have overcome a severe depression or burnout. Many patients and doctors are convinced of the effect of antidepressants.

Nevertheless, this perception is not in line with what researchers have recently shown in a major review. According to this, medications do not work much better than placebos. Should doctors and patients refrain from prescribing or taking antidepressants as they do not work at all?