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Des Nobel, pour quelles universités et quels cantons?

Qu’il est difficile de ranger les lauréats suisses du prix Nobel dans des cases cantonales! Comme d’autres médias, nous avons désigné Michel Mayor et Didier Queloz comme étant “genevois”, parce que c’est à l’Observatoire de l’Université de Genève que ces deux astrophysiciens ont fait l’essentiel de leur carrière scientifique, et qu’ils se trouvaient employés par l’Université de Genève au moment de leur découverte de la première exoplanète, en 1995, depuis l’Observatoire de Haute-Provence.

Cela a déclenché une fureur certaine sur les réseaux sociaux, car Michel Mayor est né à Lausanne et a commencé ses études dans l’université de la capitale vaudoise. Didier Queloz, lui, est originaire de Saint-Brais, dans le Jura.

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Le Nobel d'économie, une victoire pour les «randomistas», qui défendent les essais contrôlés randomisés

Abhijit Banerjee, Esther Duflo et Michael Kremer sont les lauréats du prix Nobel d'économie 2019 | MIT Press

Lundi dernier, le prix Nobel d’économie a récompensé un trio d’économistes, dont une femme, la seule de l’édition 2019. La méthode expérimentale qui a valu à Esther Duflo, Michael Kremmer et Abhijit Banerjee cette belle récompense est pour le moins originale en économie, car elle s’inspire des essais randomisés contrôlés réalisés par les sciences médicales. C’est ce que précise un article de Nature.

Pourquoi c’est important. Les trois lauréats ont été à l’avant-garde de ce mouvement dit des «randomistas», ici appliqué à des problèmes de développement humain. Il s’agit, pour savoir ce qui fonctionne vraiment, par exemple pour améliorer le niveau d’éducation dans un pays donné, de procéder de façon longitudinale, comme on le ferait pour vérifier l’efficacité d’un médicament. On teste un certain type d’interventions sur un échantillon de population, puis on suit dans le temps et on compare par rapport à ceux qui ne l’ont pas reçu. Une approche qui a depuis porté ses fruits, mais qui nécessite beaucoup de travail sur le terrain.

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Lire l'article publié sur Nature

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Michel Mayor après son Nobel: «On me prédit le pire, des invitations à droite et à gauche»

Le prix Nobel de physique Michel Mayor était présent au dies academicus de l'Université de Genève, le 11 octobre 2019 | SALVATORE DI NOLFI/KEYSTONE

De retour à l’Université de Genève ce vendredi, son alma mater, le colauréat du prix Nobel de physique 2019 Michel Mayor a donné un discours lors du Dies Academicus et une conférence de presse. Heidi.news y était et livre quelques extraits choisis.

Pourquoi c’est croustillant. Comme son ancien doctorant (et colauréat du prix Nobel!) Didier Queloz, le professeur évoque une boîte email qui soudainement croule sous les demandes. Entre autres anecdotes savoureuses: le téléphone portable de sa femme qui depuis sonne en permanence, son appel à Jacques Dubochet pour savoir comment gérer ce soudain regain de popularité…

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Pourquoi si peu de femmes remportent un prix Nobel scientifique?

Rosalind Franklin en 1955 | MRC Laboratory of Molecular Biology/Creative Commons

En 2018, une femme, Donna Strickland, faisait partie des lauréats du prix Nobel de physique. Mais cette année, aucune lauréate dans le palmarès. Lundi, le prix Nobel de médecine et de physiologie: trois hommes. Mardi, le prix Nobel de physique: de nouveau trois hommes (dont deux Suisses). Et rebelote mercredi avec le prix Nobel de chimie.

Un chiffre que déplore Joël Mesot, président de l’ETH Zurich, dans l'entretien qu'il donne à Heidi.news en vue d’une opération spéciale la semaine prochaine. «Pour modifier ces statistiques, il faut changer les mentalités», ajoute-t-il. Comment faire? «Inclure davantage de femmes dans les comités de nomination académique, puis imposer au moins une femme sur les 'short lists' pour chaque poste de professeur. Mieux, prendre en compte la situation privée des femmes scientifiques, qui sont souvent en couple avec des scientifiques, et donc favoriser des solutions professionnelles pour leur partenaire». Et le président de l’ETHZ d’étayer ses dires par des faits: sur les 35 professeurs nommés depuis son arrivée en janvier 2019 à la tête de la haute école zurichoise, 11 sont des femmes.

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Avec les batteries Li-ion, le prix Nobel de chimie récompense aussi la R&D menée par l'industrie

Image d'illustration | Oak Ridge National Laboratory/Flickr/Creative Commons

Le prix Nobel de chimie a été décerné, pour cette édition 2019, à trois chercheurs, qui ont développé, des années 1970 aux années 1990, les batteries lithium-ion (Li-Ion), désormais utilisées pour la grande majorité des appareils électroniques portables. Corsin Battaglia, directeur du laboratoire des matériaux pour la conversion d’énergie de l’Empa, rappelle à Heidi.news les spécificités de ce champ de recherche.

Pourquoi c’est différent. Contrairement à de précédentes récompenses en ingénierie des matériaux, par exemple le prix Nobel de physique qui avait récompensé en 2010 des chercheurs pour leurs travaux sur le graphène (forme moléculaire particulière du carbone), ce prix Nobel de chimie récompense un domaine où l’industrie a toujours joué un rôle moteur.

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Didier Queloz: «La science a besoin de la notoriété de ses Nobel, comme le sport a ses célébrités»

Didier Queloz, co-lauréat du prix Nobel de physique 2019. | Salvatore di Nolfi / Keystone

Avec son collègue Michel Mayor de l’Université de Genève, Didier Queloz, aujourd’hui actif majoritairement à l’Université de Cambridge, a remporté le 8 octobre le Prix Nobel pour la découverte de la première planète située hors de notre système solaire. Depuis, il est assailli de sollicitations. Mais il a accordé un quart d’heure de son temps désormais précieux à Heidi.news.

Pour l’astronome suisse de 53 ans, décrocher une telle distinction porte en soi une grande part de responsabilité: celle de transmettre les valeurs de la science et de la recherche. Interview.

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Le Nobel de chimie va aux batteries lithium-ion, qui ont réinventé notre quotidien

Image d'illustration | Peter Miller/Flickr/Creative Commons

Le Britannique Stanley Whittingham, l‘Américain John Goodenough et le Japonais Akira Yoshino ont reçu ce mercredi le prix Nobel de chimie. Ils ont été distingués pour leurs contributions respectives au développement des batteries lithium-ion, aujourd’hui omniprésentes dans nos quotidiens: appareils électroniques, véhicules à propulsion électrique…

Pourquoi c’est important. Difficile d’imaginer le monde actuel sans batteries lithium-ion. Les batteries électriques, ou accumulateurs, permettent de transformer l’énergie électrique en énergie chimique pendant la charge, puis de la restituer sous forme électrique pendant la décharge. Les batteries lithium-ion sont plus sûres, se déchargent moins au cours du temps, et surtout permettent de stocker plus d’énergie par rapport aux autres technologies. C’est grâce à cette découverte que nous pouvons aujourd’hui utiliser smartphones ou voitures électriques sans devoir les recharger trop souvent.

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Le prix Nobel de chimie à John Goodenough, Stanley Whittingham et Akira Yoshino pour les batterie au lithium

Les lauréats du Nobel de chimie 2019.

Le prix Nobel de chimie a été attribué à John Goodenough, Stanley Whittingham et Akira Yoshino, ce mercredi 9 octobre, pour leurs travaux sur le développement des batteries lithium-ion.

En 2018, la prestigieuse récompense avait distingué Frances H. Arnold, George P. Smith et Gregory P. Winter pour leurs recherches sur les enzymes et les bactériophages. En 2017, le Suisse Jacques Dubochet avait été co-lauréat, pour ses travaux en cryo-microscopie électronique.

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Comment Michel Mayor et Didier Queloz ont fait de la quête d'exoplanètes une compétence suisse

Michel Mayor (à gauche) et Didier Queloz (à droite) en 2005 | LAURENT GILLIERON/KEYSTONE

Après des années d’attente, enfin, la consécration. Michel Mayor et Didier Queloz sont les co-lauréats, avec l’Américain James Peebles, du prix Nobel de physique 2019. Leur découverte, en 1995, de 51 Pegasi b, la première exoplanète en orbite autour d’une étoile semblable au soleil, a en effet permis à l’Université de Genève de développer une expertise internationale dans ce domaine particulier.

Pourquoi c’est important. Après cette découverte, la méthode de détection utilisée par les deux chercheurs, dite «des vitesses radiales», est devenue la principale approche utilisée pour identifier ces astres lointain, avant de se faire finalement surpasser par la méthode dite «des transits» (lire ici la différence) en termes de nombre d’exoplanètes moissonnées. Mais confirmer l’existence d’une exoplanète requiert de recouper plusieurs méthodes d’observation… Encore aujourd’hui, la Suisse, et particulièrement l’Université de Genève, continuent d’ouvrir la voie.

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Yves Flückiger, recteur de l'Université de Genève: «Ce prix Nobel nous fera sûrement grimper dans les rankings»

Yves Flückinger, recteur à l'Université de Genève, à l'occasion du point presse donné en l'honneur des lauréat du prix Nobel de physique 2019 | KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Sur trois lauréats de l’édition 2019 du prix Nobel de physique, deux sont passés par l’Université de Genève: Michel Mayor et Didier Queloz, pour leur découverte de la première exoplanète en 1995. A cette occasion, l’institution organisait un point presse, où était notamment présent Yves Flückiger, recteur de l’Université. Il s’est réjoui de la nouvelle et a évoqué ses implications pour le monde académique suisse.

Pourquoi c’est (aussi) important. Les récompenses prestigieuses comme le Nobel, au-delà de la consécration de travaux pionniers pour nos connaissances, sont également importantes pour les laboratoires et les institutions scientifiques. Ils leur permettent d’asseoir leur réputation, y compris dans les classements internationaux.

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19 ans sur les traces des chasseurs d'exoplanètes genevois nobélisés

«Je crois que cette curiosité qu’a l’homme à propos de l’exploration de l’Univers est intrinsèque, qu’il est impossible de s’en priver. Imaginez une société qui renoncerait à toute curiosité, et ramènerait ses préoccupations uniquement à ce qui est utilitaire…»

La phrase est prononcée avec autant de calme que de passion, par un fringant quinquagénaire barbu aux lunettes rondes au jeune adulte que j’étais alors, en novembre 2000. Mais je m’en souviens comme si c’était hier. Pour ma première rencontre avec lui, en vue d’un article dans La Liberté, Michel Mayor me racontait sa vie et ses envies d’astronome, dans les sous-sols de l’Observatoire de Genève.

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Le prix Nobel de physique à Michel Mayor et Didier Queloz, découvreurs genevois de la première exoplanète

Vue d'artise de l'exoplanète 51 Pegasi b | ESO/Flickr/Creative Commons

Elle s’appelle 51 Pegasi b, ou encore Dimidium. Découverte en 1995 par les astronomes suisses Michel Mayor et Didier Queloz, cette exoplanète est la toute première planète autour d’une étoile autre que notre Soleil à avoir été confirmée. Il s’agit d’une planète gazeuse jovienne, c’est-à-dire semblable à Jupiter. Elle a valu aux deux astrophysiciens, qui travaillaient alors à l’Observatoire de Genève, de remporter ce 8 octobre le prix Nobel de physique 2019, aux côtés de l’Américain James Peebles, pour sa part récompensé pour ses travaux en cosmologie.

Pourquoi c’est important. Ce prix vient à point nommé pour saluer la naissance de l’exoplanétologie, ce champ de l’astrophysique jeune d’à peine 25 ans, et qui vise à détecter les exoplanètes, à en évaluer la structure physico-chimique et, du moins pour les planètes rocheuses, à en évaluer l’habitabilité. On en dénombre désormais 4118, et quelques milliers d’autres candidates en attente de confirmation.

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Francesco Pepe, directeur de l'Observatoire de Genève: «Nous avions presque abandonné» l'idée du Nobel

Francesco Pepe, professeur au Département d'astronomie de l'Université de Genève. | Unige

Francesco Pepe est directeur du Département d’astronomie de l’Université de Genève, historiquement connu sous le nom «Observatoire de Genève». C’est là que les deux astrophysiciens suisses récompensés ce mardi ont mené leurs travaux (les observations astronomiques elles-mêmes ont eu lieu à l’Observatoire de Haute-Provence).

Arrivé au département en 1998, il n’a pas participé à la découverte de la première exoplanète, mais a étroitement collaboré avec eux par la suite.

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Les Suisses peuvent nommer une exoplanète découverte par leur prix Nobel Michel Mayor

Image d'illustration. | Arno Balzarini / Keystone

Tout au long du mois de septembre, les Suisses pouvaient soumettre leurs suggestions pour nommer l’exoplanète HD 130322 b et son étoile. Cette exoplanète a été découverte il y a 20 ans par une équipe genevoise d’astronomes autour de Michel Mayor, qui a reçu le 8 octobre le prix Nobel de physique, en compagnie de Didier Queloz.

Comment ça marche. Individus ou groupes ont pu envoyer leurs suggestions via le site nameexoplanet.ch. Mais attention, il y avait des règles (nombreuses) à respecter! Les noms proposés pour l’exoplanète et son étoile doivent avoir un lien l’un avec l’autre – comme exemple, les organisateurs donnent «Tell» et «Stauffacher». Ils ne doivent pas faire plus de 16 lettres, et être faciles à prononcer. Personnalités vivantes ou connues pour des activités politiques, militaires ou religieuses sont bannies, de même que les noms d’animaux domestiques ou encore les mots fantaisistes.

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Le prix Nobel de physique, une récompense inespérée pour les Suisses Michel Mayor et Didier Queloz

Le prix Nobel de physique a été décerné, ce mardi 8 octobre, à James Peebles pour ses travaux sur la cosmologie physique et aux deux Suisses Michel Mayor et Didier Queloz pour la découverte de la première exoplanète en orbite autour d’une autre étoile de type solaire.

En 2018, le prix Nobel de physique avait été attribué à Arthur Ashkin, Gérard Mourou et Donna Strickland pour leurs recherches sur la physique des lasers et leurs applications.