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105 médicaments à fuir comme la peste

Pixabay / PublicDomainPictures

La revue Prescrire met à jour sa liste des médicaments «plus dangereux qu’utiles» à destination des médecins et des patients. Douze nouvelles spécialités ont fait leur entrée par rapport à l’année dernière, parmi lesquelles des produits contre le mal de gorge (alpha-amylase – Maxilase et dérivés), le rhume (xylométazoline – sprays Otrivin Schnupfen, Nasic ou autres), les argiles médicamenteuses contre la diarrhée (qui peuvent contenir du plomb) ou encore le Gingko biloba, contre les troubles cognitifs des personnes âgées. Au total, ils sont 105 qu’il faudrait éviter.

Pourquoi c’est intéressant. La liste répertorie les spécialités à la balance bénéfices-risques défavorable – pas assez efficaces au regard de leurs possibles effets indésirables – ou pour lesquelles existent des options plus intéressantes. Sans liens d’intérêts avec l’industrie, financée par ses abonnés, Prescrire joue un rôle de contre-pouvoir face à des institutions de santé parfois critiquées pour leur manque d’indépendance. Ses évaluations se fondent sur les données de la littérature scientifique et un processus éditorial rigoureux.

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Les médecins de famille liés à l’industrie ont la main plus lourde pour prescrire

Une pluie de médicaments. | Pixabay / qimono

Les médecins qui ne reçoivent pas d’avantages de l’industrie pharmaceutique tendent à prescrire avec moins de prodigalité. C’est la conclusion d’une vaste étude conduite par l’université de Rennes sur plus de 40’000 médecins généralistes français, publiée dans le British Medical Journal et relayée par Le Monde. Par rapport aux médecins en lien financier avec l’industrie, les médecins entièrement indépendants ont adopté des prescriptions moins coûteuses, et limité l’usage de certains médicaments controversés pour leur usage excessif (vasodilatateurs, benzodiazépines, sartans).

Pourquoi c’est intéressant. Ces dernières années ont vu une prise de conscience croissante de l’influence de l’industrie pharmaceutique, au fil de scandales sanitaires comme celui du Médiator en France ou des opioïdes en Amérique du nord. Nombreuses sont les études à témoigner d’un lien statistique (la causalité restant difficile à démontrer) entre les liens d’intérêts avec l’industrie et les pratiques des médecins. Depuis 2012, tous les praticiens français doivent déclarer sur une base de données publique l’ensemble des avantages, financiers ou en nature, qu’ils perçoivent de l’industrie. C’est sur ces données que se fonde l’étude de Rennes.

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