#pollution de l'air


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Les méthodes de mesure de la pollution contestées à Genève

Après deux associations, c’est au tour des Verts de critiquer la manière dont le canton réalise ses mesures de la qualité de l’air, révèle la RTS. Selon le parti écologiste, certaines stations de mesure se trouvent trop loin des routes et ne permettent donc pas de refléter correctement la réalité. Il estime également que la zone de l’aéroport devrait être mieux prise en compte.

Pourquoi c’est important. La pollution de l’air constitue un problème de santé publique. Selon l’Agence européenne pour l’environnement, elle tue 3700 personnes chaque année en Suisse. La question fait d’ailleurs partie des préoccupations du Canton, qui n’a toutefois par souhaité faire de commentaire sur ces reproches pour le moment. Il a mis en place mi-janvier un nouveau dispositif de circulation différenciée en cas de pic de pollution atmosphérique, une première en Suisse. Désormais, les véhicules les plus polluants sont interdits au centre de l’agglomération entre 6h et 22h lors de ces épisodes.

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La pollution de l’air influencerait le cycle menstruel

Image d'illustration | SD-Pictures/Pixabay

L’augmentation de l’exposition aux particules fines et au dioxyde d’azote serait associée à un décalage de la période d’ovulation chez la femme. C’est ce que montre une étude récente publiée dans la revue Environmental Pollution. En dosant les hormones présentes dans les urines de 184 femmes, les chercheurs ont observé que chaque augmentation de 10 µg/m3 de la concentration en particules fines dans l’air sur une période de trente jours avant le cycle considéré était associée à un décalage de l’ovulation d’environ 1,6 jour. Pour le dioxyde d’azote, la même hausse de concentration entraîne un décalage de l’ovulation de 0,7 jour.

Pourquoi on vous en parle. Même si, au vu de la taille réduite de l’échantillon, l’étude ne constitue pas en soit une preuve forte, les résultats de l’étude indique une cohérence avec d’autres résultats obtenus sur la souris et ouvre la voie vers un domaine de recherche encore peu investi. Les effets spécifiques de la pollution atmosphérique sur le cycle hormonal des femmes sont largement méconnus, malgré le fait qu’ils soulèvent d’importants enjeux comme la fertilité. En cause notamment, la difficulté d’avoir accès à un nombre conséquent de données, car celles-ci doivent être récoltées auprès de femmes qui ne prennent pas de contraceptif hormonal afin de pouvoir étudier leur cycle naturel.

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À lire sur Libération

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La circulation différenciée en cas de pic de pollution entre en vigueur à Genève

Trafic routier sur le pont du Mont-Blanc. | Martial Trezzini / Keystone

Le nouveau dispositif genevois de circulation différenciée en cas de pic de pollution atmosphérique entre en vigueur ce mercredi 15 janvier. Désormais, les véhicules les plus polluants seront interdits au centre de l’agglomération entre 6h et 22h lors de ces épisodes.

Pourquoi on en parle. A l’étranger, plusieurs villes ont déjà recours à la circulation différenciée en cas de pic de pollution. C’est le cas notamment en France, avec Paris, Lille, Strasbourg ou encore Grenoble. En Suisse, en revanche, l’initiative genevoise qui vise à améliorer la qualité de l’air et réduire les risques pour la santé est une première.

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En Australie, les citadins étouffent et les joueurs de tennis s'écroulent

Capture d'écran du match de qualification de l'Open d'Australie de ce mardi matin 14 janvier au moment où la joueuse slovène abandonne pour problèmes respiratoires.

Sur l’île-continent, les nuages de fumées toxiques dues aux bushfires (feux de brousse) enveloppent depuis plusieurs semaines certaines grandes villes comme Sydney, Melbourne et Canberra. Le phénomène, sans précédent, inquiète les experts sur les risques respiratoires et sur la santé en général. L’Australian Medical Association (AMA) a déclaré le 3 janvier que l’inhalation de ces fumées sur une période prolongée représente un risque pour tout le monde.

Pourquoi on en parle. L’Open d’Australie de tennis à Melbourne (du 20 janvier au 2 février) n’a pas encore débuté que la mauvaise qualité de l’air perturbe déjà les qualifications: plusieurs joueuses du tour préliminaire et un ramasseur de balle ont été victimes de malaises respiratoires ce mardi matin 14 janvier. Quels sont les risques pour les joueurs de tennis et pour la population en général? Esquisses de réponses.

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Comment un filtre à air dans une salle de classe peut doper les résultats scolaires

Pixabay / Prawny

A Los Angeles, plusieurs écoles se sont récemment équipées d’un système de filtrage de l’air extérieur à la suite d’une gigantesque fuite de gaz. Conséquence inattendue: les performances des écoliers seraient montées en flèche, selon une étude menée à l’Université de New-York et rapportée par Vox. Les enfants des établissements concernés ont eu de bien meilleurs résultats scolaires, en mathématiques et en anglais, une fois les équipements installés.

Pourquoi c’est intéressant. L’amélioration des performances mesurée dans les huit écoles suivies est d’une ampleur étonnante - équivalente à celle pouvant résultat d’une réduction des effectifs des classes par trois! Le tout grâce à la simple installation d’un filtre à air, à environ 1000 dollars par classe. Autant dire que les écoles auraient tout intérêt à s’équiper. Ces résultats, qui soulignent l’effet inquiétant de la pollution de l’air sur la cognition, doivent être confirmés, car l’étude n’a pas encore fait l’objet de relecture par d’autres scientifiques (processus de peer reviewing, prélude à une publication dans la majorité des revues scientifiques).

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A lire sur Vox (EN)

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Pollution de l’air: la législation actuelle n’est pas assez protectrice

Un document de la Commission européenne publié vendredi relève que les normes ne sont pas respectées et qu’elles devraient être alignées sur les seuils de l’Organisation mondiale de la santé.

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Le Monde

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Non, les plantes ne purifient pas votre intérieur

Image d'illustration. | Keystone / Milada Vigerova

Remplir votre cocon de plantes en pot peut vous rendre plus heureux et plus productif mais ne va certainement pas améliorer la qualité de l’air. C’est la conclusion d’une étude publiée dans le Journal of Exposure Science & Environmental Epidemiology et relayée par Science Alert ce vendredi 8 novembre. Selon les chercheurs, il faudrait 680 plantes dans une maison de 140 m² pour obtenir le même effet de purification qu’un courant d’air entre deux fenêtres ouvertes…

L’origine de cette fausse idée. Ce mythe a pris racine en 1989, lorsque la Nasa a mené une étude pour voir si les plantes pouvaient filtrer les produits cancérigènes dans les stations spatiales. Pour l’expérience, l’agence avait placé une plante dans une pièce hermétique d’un mètre cube et le résultat était sans appel: en une journée, 70% des polluants avaient disparu. Mais ces résultats ne sont pas généralisables à un lieu de vie classique.

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Lire l'article sur Science Alert (EN)

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New Delhi asphyxiée par la pollution

Smog à New Delhi, le 4 novembre 2019. | HARISH TYAGI / Keystone

Un grave épisode de pollution asphyxie le nord de l’Inde depuis plusieurs jours. La capitale, New Delhi, est particulièrement touchée: lundi 4 novembre, la concentration de particules fines PM2,5 y a atteint 469 microgrammes par mètre cube d'air, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de ne pas dépasser 25 microgrammes en moyenne journalière. Les autorités ont imposé des restrictions de la circulation, fait annuler des dizaines de vols et fermé les écoles primaires, raconte New Scientist, dans un article qui épingle l’insuffisance de la réponse du gouvernement.

Pourquoi c’est intéressant. Des épisodes de pollution extrême se produisent tous les ans dans la région, généralement entre octobre et novembre. En cause: des vents qui faiblissent, des températures qui baissent et le défrichage des champs par le feu, qui s’ajoutent aux émissions des véhicules, de l’industrie et des ménages qui brûlent du bois pour se chauffer et cuisiner. Selon l’OMS, New Delhi est la onzième ville la plus polluée aux particules fines PM2,5 au monde, et près de la moitié des 50 premières villes les plus polluées se trouvent en Inde.

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Lire l'article de New Scientist

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La pollution de l'air pourrait augmenter le risque de fausses couches

Manifestation de médecins contre la pollution de l'air, à Londres en octobre 2019 | Keystone / Dominic Lipinski

Un niveau élevé de pollution de l'air est associé à un risque accru de fausse couche, d’après une étude publiée lundi 14 octobre dans la revue Nature Sustainability et relayée par le magazine New Scientist. Les données ont été recueillies auprès d'environ 255’000 femmes enceintes à Pékin. Les chercheurs ont constaté que les futures mères exposées à de fortes concentrations de particules fines, dioxyde de souffre, ozone ou monoxyde de carbone avaient un risque accru de faire une fausse couche durant le premier trimestre de grossesse.

Pourquoi on vous en parle. Cette découverte corrobore une étude récente menée aux États-Unis, qui a établi un lien entre l'exposition aux particules fines et le risque de fausse couche au sein d’une vaste cohorte d’infirmières. Ces résultats sont encore fragiles (il s’agit de simples études d’association), mais il semble par ailleurs que les polluants présents dans l'air puissent s'infiltrer dans le placenta et donc potentiellement causer des dommages au foetus. C’est donc à tout le moins une invitation à la prudence, pour les futures mères, et à l’action, pour les pouvoirs publics.

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Lire l'article sur New Scientist (EN)

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Pollution de l'air: les particules de suie atteignent le placenta

Femme enceinte. | Shutterstock

Les particules de suie qui polluent l’air, émises par le trafic routier ou la combustion de bois et de charbon, se retrouvent dans le placenta des femmes, selon une étude de chercheurs belges publiée dans Nature Communications, et dont le Guardian se fait l’écho. Cette recherche atteste que la barrière placentaire peut être traversée par des particules respirées par la mère.

Pourquoi c’est important. On sait que la pollution de l’air est liée à un risque accru de fausse couche, de naissance prématurée et de petit poids de naissance. Ces travaux suggèrent que les particules de suie pourraient en être la cause.

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Lire l'article du Guardian

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Les émissions de CO2 dues aux carburants ne baissent pas, malgré les biocarburants et l'électromobilité

La statistique CO2 de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) pour l’année 2018 indique que, malgré un recours accru aux biocarburants et à l’électromobilité, les émissions liées aux carburants (essence et diesel) sont restées inchangées par rapport à 2017. Cette stagnation est due à l’augmentation du trafic.

Les émissions liées aux combustibles (mazout et gaz), après correction climatique, ont quant à elles poursuivi leur baisse (2,2 % par rapport à 2017). Cette diminution est principalement à mettre au crédit de l’efficacité des bâtiments ainsi que des énergies renouvelables, qui sont de plus en plus utilisées pour le chauffage.

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En Suisse, les voitures neuves ont pollué davantage en 2018

Un 4x4 en ville de Zurich. | Gaétan Bally / Keystone

En 2018, la consommation moyenne des voitures de tourisme nouvellement immatriculées a augmenté de 3,6% par rapport à 2017, à 6,08 litres aux 100 kilomètres. La moyenne des émissions de CO2 a également progressé, de 2,8% par rapport à 2017, pour s’établir à 137,8 grammes de CO2 par kilomètre, indique l’Office fédéral de l’énergie.

Pourquoi c’est surprenant. La consommation de carburant des voitures neuves n’a cessé de baisser entre 1996, date du début du recensement, et 2016. Mais la tendance s’est inversée en 2017. La hausse est due à l’augmentation du nombre de 4x4 et au recul des ventes de véhicules diesel suite au «Dieselgate».

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Quand la croisière s’amuse, les poumons européens trinquent

Fumées d'un paquebot en escale | Jason Thien - Creative Commons

Un rapport de l’ONG Transport & Environment pointe les émissions polluantes des paquebots (EN). Les 47 navires du leader mondial des croisières de luxe, Carnival Cruises (Costa, P&O, Aida, Cunard, Seabourn etc.), ont rejeté en 2017 autant de gaz soufrés que 100 millions d’automobiles.

Pourquoi c’est problématique. Le tourisme maritime est en plein boom. Et si la plupart des côtes nord-européennes sont classées “zone d’émission contrôlées”, les rejets de soufre et d’oxydes d’azote s’envolent. Le phénomène touche particulièrement les ports où les navires font escale.