#pollution de l'air


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Non, les plantes ne purifient pas votre intérieur

Image d'illustration. | Keystone / Milada Vigerova

Remplir votre cocon de plantes en pot peut vous rendre plus heureux et plus productif mais ne va certainement pas améliorer la qualité de l’air. C’est la conclusion d’une étude publiée dans le Journal of Exposure Science & Environmental Epidemiology et relayée par Science Alert ce vendredi 8 novembre. Selon les chercheurs, il faudrait 680 plantes dans une maison de 140 m² pour obtenir le même effet de purification qu’un courant d’air entre deux fenêtres ouvertes…

L’origine de cette fausse idée. Ce mythe a pris racine en 1989, lorsque la Nasa a mené une étude pour voir si les plantes pouvaient filtrer les produits cancérigènes dans les stations spatiales. Pour l’expérience, l’agence avait placé une plante dans une pièce hermétique d’un mètre cube et le résultat était sans appel: en une journée, 70% des polluants avaient disparu. Mais ces résultats ne sont pas généralisables à un lieu de vie classique.

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Lire l'article sur Science Alert (EN)

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New Delhi asphyxiée par la pollution

Smog à New Delhi, le 4 novembre 2019. | HARISH TYAGI / Keystone

Un grave épisode de pollution asphyxie le nord de l’Inde depuis plusieurs jours. La capitale, New Delhi, est particulièrement touchée: lundi 4 novembre, la concentration de particules fines PM2,5 y a atteint 469 microgrammes par mètre cube d'air, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de ne pas dépasser 25 microgrammes en moyenne journalière. Les autorités ont imposé des restrictions de la circulation, fait annuler des dizaines de vols et fermé les écoles primaires, raconte New Scientist, dans un article qui épingle l’insuffisance de la réponse du gouvernement.

Pourquoi c’est intéressant. Des épisodes de pollution extrême se produisent tous les ans dans la région, généralement entre octobre et novembre. En cause: des vents qui faiblissent, des températures qui baissent et le défrichage des champs par le feu, qui s’ajoutent aux émissions des véhicules, de l’industrie et des ménages qui brûlent du bois pour se chauffer et cuisiner. Selon l’OMS, New Delhi est la onzième ville la plus polluée aux particules fines PM2,5 au monde, et près de la moitié des 50 premières villes les plus polluées se trouvent en Inde.

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Lire l'article de New Scientist

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La pollution de l'air pourrait augmenter le risque de fausses couches

Manifestation de médecins contre la pollution de l'air, à Londres en octobre 2019 | Keystone / Dominic Lipinski

Un niveau élevé de pollution de l'air est associé à un risque accru de fausse couche, d’après une étude publiée lundi 14 octobre dans la revue Nature Sustainability et relayée par le magazine New Scientist. Les données ont été recueillies auprès d'environ 255’000 femmes enceintes à Pékin. Les chercheurs ont constaté que les futures mères exposées à de fortes concentrations de particules fines, dioxyde de souffre, ozone ou monoxyde de carbone avaient un risque accru de faire une fausse couche durant le premier trimestre de grossesse.

Pourquoi on vous en parle. Cette découverte corrobore une étude récente menée aux États-Unis, qui a établi un lien entre l'exposition aux particules fines et le risque de fausse couche au sein d’une vaste cohorte d’infirmières. Ces résultats sont encore fragiles (il s’agit de simples études d’association), mais il semble par ailleurs que les polluants présents dans l'air puissent s'infiltrer dans le placenta et donc potentiellement causer des dommages au foetus. C’est donc à tout le moins une invitation à la prudence, pour les futures mères, et à l’action, pour les pouvoirs publics.

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Pollution de l'air: les particules de suie atteignent le placenta

Femme enceinte. | Shutterstock

Les particules de suie qui polluent l’air, émises par le trafic routier ou la combustion de bois et de charbon, se retrouvent dans le placenta des femmes, selon une étude de chercheurs belges publiée dans Nature Communications, et dont le Guardian se fait l’écho. Cette recherche atteste que la barrière placentaire peut être traversée par des particules respirées par la mère.

Pourquoi c’est important. On sait que la pollution de l’air est liée à un risque accru de fausse couche, de naissance prématurée et de petit poids de naissance. Ces travaux suggèrent que les particules de suie pourraient en être la cause.

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Lire l'article du Guardian

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Les émissions de CO2 dues aux carburants ne baissent pas, malgré les biocarburants et l'électromobilité

La statistique CO2 de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) pour l’année 2018 indique que, malgré un recours accru aux biocarburants et à l’électromobilité, les émissions liées aux carburants (essence et diesel) sont restées inchangées par rapport à 2017. Cette stagnation est due à l’augmentation du trafic.

Les émissions liées aux combustibles (mazout et gaz), après correction climatique, ont quant à elles poursuivi leur baisse (2,2 % par rapport à 2017). Cette diminution est principalement à mettre au crédit de l’efficacité des bâtiments ainsi que des énergies renouvelables, qui sont de plus en plus utilisées pour le chauffage.

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En Suisse, les voitures neuves ont pollué davantage en 2018

Un 4x4 en ville de Zurich. | Gaétan Bally / Keystone

En 2018, la consommation moyenne des voitures de tourisme nouvellement immatriculées a augmenté de 3,6% par rapport à 2017, à 6,08 litres aux 100 kilomètres. La moyenne des émissions de CO2 a également progressé, de 2,8% par rapport à 2017, pour s’établir à 137,8 grammes de CO2 par kilomètre, indique l’Office fédéral de l’énergie.

Pourquoi c’est surprenant. La consommation de carburant des voitures neuves n’a cessé de baisser entre 1996, date du début du recensement, et 2016. Mais la tendance s’est inversée en 2017. La hausse est due à l’augmentation du nombre de 4x4 et au recul des ventes de véhicules diesel suite au «Dieselgate».

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Quand la croisière s’amuse, les poumons européens trinquent

Fumées d'un paquebot en escale | Jason Thien - Creative Commons

Un rapport de l’ONG Transport & Environment pointe les émissions polluantes des paquebots (EN). Les 47 navires du leader mondial des croisières de luxe, Carnival Cruises (Costa, P&O, Aida, Cunard, Seabourn etc.), ont rejeté en 2017 autant de gaz soufrés que 100 millions d’automobiles.

Pourquoi c’est problématique. Le tourisme maritime est en plein boom. Et si la plupart des côtes nord-européennes sont classées “zone d’émission contrôlées”, les rejets de soufre et d’oxydes d’azote s’envolent. Le phénomène touche particulièrement les ports où les navires font escale.