#politique scientifique


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Des chercheurs chinois accusés de dérober des technologies américaines

Plus de 200 enquêtes pour vol de technologie sont en cours aux USA. Employés par des institutions biomédicales américaines, des scientifiques chinois auraient même breveté dans leur pays d’origine des inventions financées par les Etats-Unis. Des voix s’élèvent toutefois pour dénoncer la méfiance de Washington et des excès de tracasseries légales, assimilées à de la discrimination.

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New York Times

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Démissions en cascade à la Commission de recours des EPF

Le bâtiment principal de l'ETH Zurich. | Christian Beutler / Keystone

Trois des sept membres de la Commission de recours des EPF, le tribunal administratif interne des écoles polytechniques, ont démissionné avec effet immédiat ces dernières semaines, révèle la NZZ. Selon le quotidien alémanique, les trois membres démissionnaires, dont le président de la commission Hansjörg Peter, ont pris cette décision suite à des manœuvres visant à les pousser vers la sortie. Hansjörg Peter dénonce une attaque contre l’indépendance judiciaire.

Pourquoi on en parle. La Commission de recours des EPF statue en cas de recours contre les décisions des instances dirigeantes des EPF, principalement en ce qui concerne le droit du personnel et des hautes écoles. Or elle aurait régulièrement rendu des avis qui auraient déplu à l’ETH Zurich et à l’EPFL, analyse un des membres sortants. Sans faire directement le lien avec cette affaire, la NZZ rappelle que l’ETH Zurich a licencié cet été la professeure d’astronomie Marcella Carollo suite à des accusations de harcèlement psychologique, une première dans l’histoire de l’institution.

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Les étudiants suisses réclament des cours obligatoires pour tous sur le climat

Grève pour le climat à Lausanne, en mai 2019. | Jean-Christophe Bott / Keystone

Intégrer des cours obligatoires sur l’environnement et le climat à toutes les filières de toutes les universités suisses: c’est ce que réclament un nombre croissant d’étudiantes et d’étudiants. La revendication figurait déjà dans un papier de position de la Fédération des organisations étudiantes pour la durabilité en 2016, mais n’avait alors pas trouvé beaucoup d’écho. Avec les grèves pour le climat, qui ont rassemblé des milliers de jeunes dans les rues en 2019, elle gagne désormais du terrain.

Pourquoi c’est intéressant. Une des missions de l’université consiste à diffuser le savoir qui doit permettre à la société d’aborder les grands enjeux de son temps. Or de plus en plus d’étudiants partagent le sentiment que leur alma mater ne les prépare pas suffisamment à relever les défis imposés par l’urgence climatique.

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Comment le Brexit fait souffrir la recherche britannique

Les drapeaux britannique et européen flottent au-dessus du palais de Westminster. | AP Photo/ Keystone / Kirsty Wigglesworth

La Royal Society a livré mi-octobre la première estimation de ce que le Brexit avait coûté à la science britannique depuis 2015, rapporte la BBC. Résultat: la Grande-Bretagne a vu sa part annuelle de fonds européens pour la recherche baisser de près d’un tiers, et le nombre de chercheurs européens à choisir venir dans le pays grâce à des programmes européens reculer de 35%.

Les détails. La part de fonds obtenus via le programme-cadre européen pour la recherche Horizon 2020 est passé de 16% pour la Grande-Bretagne en 2015 à 11% en 2018. Quant aux chercheurs étrangers, le nombre de candidatures a chuté de 19’127 à 11’746 au cours de la même période. Ces derniers ne veulent pas «jouer avec leurs carrières» en venant en Grande-Bretagne, a déclaré le président de la Royal Society, Venki Ramakrishnan.

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La communauté scientifique doit réformer ses pratiques et ses valeurs, sans attendre

Pierre Vandergheynst est professeur ordinaire au Laboratoire de traitement des signaux et Vice-président pour l’éducation à l’EPFL.

Le 17 octobre dernier, le site spécialisé RetractionWatch, qui suit et indexe les retraits d’articles de recherche des revues scientifiques, «célébrait» la 20’000e rétractation. Certains de ces retraits ont fait couler beaucoup d’encre, comme l’étude du médecin anglais Andrew Wakefield, qui liait autisme et vaccination, publiée initialement dans une revue très réputée en 1998, The Lancet. Ou encore, plus récemment, celle publiée d’abord dans Nature Medicine, selon laquelle les bébés modifiés par la technologie génétique CRISPR connaîtraient possiblement une mort plus précoce.

Dans le monde scientifique, les résultats de recherche sont le plus souvent publiés dans des revues spécialisées, telles Nature et Science. Auparavant, ces dernières demandent à des experts de se prononcer sur la qualité scientifique des articles soumis. Cette étape d’évaluation par les pairs (nommée «peer review») est fondamentale, car elle assure le respect des critères d’objectivité et de rigueur qui sont au cœur de la démarche scientifique.

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Le vainqueur des élections fédérales nous a dit ce qu’il pensait de nos priorités politiques

Le Conseil des Etats KEYSTONE/Gaetan Bally

Le verdict est tombé. Les grands vainqueurs de ces élections fédérales 2019 sont bien Les Verts. Ils dépassent le PDC et deviennent la 4e force politique du pays, selon une projection SSR.

Chaque jour de la semaine précédant ces élections, nous avons décortiqué un dossier que nous suivrons tout particulièrement dans les années parlementaires qui viennent. Et pour aider nos lecteurs à voter, nous avons demandé aux partis leur position sur les sujets traités. Car la 51e législature fédérale qui débutera en décembre 2019 et durera jusqu’à l’automne 2023 s’annonce cruciale pour les thématiques chères à Heidi.news, de la santé à l’innovation en passant par la recherche et l’environnement. Alors, que nous ont répondu Les Verts? L’heure est venue pour eux de passer à l’action, voici ce que pensent les grands vainqueurs de ce vote.

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Assurer la place de la recherche suisse dans les futures relations avec l’UE

Drapeaux suisse et européen. | Peter Klaunzer / KEYSTONE

En cette semaine de dernière ligne droite avant les élections fédérales, nous publions chaque jour un article sur les dossiers que nous suivrons lors de cette législature. Pour vous aider à voter, nous demandons aux partis leur position sur le sujet.

Pour la recherche suisse, avoir accès aux bourses et aux collaborations européennes est primordial. Mais en raison des blocages politiques actuels, rien ne garantit que les scientifiques helvétiques puissent pleinement participer au prochain programme-cadre européen pour la recherche. Baptisé «Horizon Europe» et budgété à 100 milliards d’euros, il démarrera en janvier 2021.

Pourquoi c’est important. Il faut retenir deux mots clés: compétition et coopération. Le programme-cadre européen permet aux scientifiques suisses de se mesurer à ceux d’autres pays. Concrètement, ils peuvent soumettre leurs projets pour recevoir des fonds d’encouragement, par exemple les prestigieuses bourses du Conseil européen de la recherche ERC. Côté coopération, ils ont la possibilité de participer à des consortiums réunissant les meilleurs acteurs du continent. Des atouts indispensables pour la réputation des institutions suisses et leur capacité à attirer les cerveaux.

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Projet de fusion pour deux des instituts de recherche fédéraux les plus renommés, WSL et Eawag

Le laboratoire phytosanitaire de WSL, à Birmensdorf. | Anthony Anex / Keystone

Le Conseil des EPF prévoit de fusionner deux de ses centres de recherche phares: l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL et l’Institut fédéral suisse des sciences et technologies de l’eau Eawag. La décision a été prise au mois de septembre, révèle le quotidien alémanique Blick. Les deux instituts sont des poids lourds qui emploient respectivement 500 et 400 personnes.

Pourquoi c’est intéressant. Le Conseil des EPF veut ainsi créer un centre «de classe mondiale» pour mieux répondre aux défis environnementaux de notre temps. En coulisses, pourtant, la nouvelle fait des vagues, indique le Blick, qui cite une source anonyme. Selon cette dernière, qui craint des réductions d’effectifs, les motivations sont financières. Elle critique également la précipitation de la décision, prise sans consultation des instituts concernés. Des points sur lesquels le Conseil des EPF n’a pas souhaité prendre position…

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Lire l'article du Blick (DE)

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«Pour le programme de la recherche Horizon Europe, la Suisse se trouve dans l'ombre du Brexit»

Les drapeaux suisse et européen. | Gaëtan Bally / Keystone

Horizon Europe, le prochain programme-cadre pour la recherche et l’innovation de l’Union européenne, budgété à 100 milliards d’euros, démarrera en janvier 2021. Une date proche, et pourtant les négociations pour la participation des pays hors UE, dont la Suisse, n’ont pas encore commencé. Elles risquent même de prendre du retard, et de ne pouvoir débuter que fin 2020. C’est ce qu’a indiqué Signe Ratso, une haute fonctionnaire de la Commission européenne, fin septembre à Bruxelles.

Qu’en penser? Jean-Luc Barras, chef de la division Coopération internationale du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS), estime que ce délai peut défavoriser la Suisse. L’annonce intervient dans un contexte déjà tendu. Les milieux scientifiques redoutent que les incertitudes liées à l’accord-cadre entre la Suisse et l’Union européenne (UE) et à l’initiative «pour une immigration modérée» ne compromettent la pleine participation suisse à Horizon Europe. Interview.

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Les pays hors UE attendront fin 2020 pour négocier leur accès au programme de la recherche Horizon Europe

La Suisse souhaite réintégrer pleinement le programme d'échange d'étudiants Erasmus+ en 2021, dans le cadre d'Horizon Europe. | Christian Beutler / Keystone

Les négociations pour ouvrir Horizon Europe, le prochain programme-cadre pour la recherche et l’innovation de l’Union européenne, aux pays hors UE – dont la Suisse – ne commenceront probablement pas avant 2020. C’est ce qu’a indiqué une haute fonctionnaire de la Commission européenne, Signe Ratso, une information relayée par le site spécialisé Science Business.

Pourquoi c’est important. En raison des incertitudes liées au Brexit, les Etats de l’UE n’ont toujours pas adopté la loi définitive autorisant Horizon Europe. Selon les analystes, elle ne sera pas signée avant courant, voire fin 2020. Or il s’agit d’une étape indispensable pour démarrer les discussions avec les autres Etats. Horizon Europe commencera en 2021. Les pays hors UE qui veulent y prendre part craignent que leurs chercheurs ne puissent pas l’intégrer pleinement dès ses débuts si le processus prend trop de retard. Pour la Suisse, l’enjeu est primordial. La participation à Horizon Europe fait partie des priorités de sa politique scientifique.

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Des Prix Nobel pétitionnent pour que soit réintroduit un Commissaire européen à la recherche

Le palais de Berlaymong, siège de la Commission européenne | Wikipedia/Andersen Pecorone

Plus de 9000 scientifiques de toute l’Europe, incluant 19 Prix Nobel, ont paraphé une lettre ouverte demandant à la Commission européenne (CE) de réintroduire le titre de Commissaire européen à l’éducation et la recherche, qui a disparu de la liste des 18 Commissaires présentée le 10 septembre par la nouvelle présidente de la CE, Ursula von der Leyen, explique la revue Physics World.

Pourquoi c’est intéressant. Dans la composition de la nouvelle CE, la science et la recherche avait été incluses sous le titre de «Innovation et jeunesse», responsabilités confiées à la Bulgare Mariya Gabriel. Les signataires estiment que «sans un réel engagement pour l’éducation et la recherche, il n’y aura pas de base solide pour l’innovation en Europe, et que le continent ne pourrait pas soutenir ses promesses faites au citoyens de maintenir un haut niveau de vie, alors que la compétition globale est féroce.»

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Antonio Loprieno: «Aujourd'hui, la titularisation des professeurs d'université n'a plus lieu d'être. Il faut flexibiliser ces positions»

Antonio Loprieno, président des Académies suisses des sciences. | Gaëtan Bally / Keystone

Les jeunes scientifiques qui veulent poursuivre une carrière académique cumulent souvent les contrats de durée déterminée pendant de nombreuses années. Heidi.news a consacré ce lundi un article fouillé à ce phénomène qui suscite une fronde de plus en plus importante des associations de chercheurs.

Antonio Loprieno, président des Académies suisses des sciences et professeur d’égyptologie à l’Université de Bâle, livre son analyse de la problématique. Il plaide pour une remise en question du statut des professeurs.

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Dans les universités suisses, huit chercheurs sur dix n’ont pas de contrat fixe

Image d'illustration. | Gaëtan Bally / Keystone

Dans le système académique suisse, seuls les professeurs bénéficient de postes fixes, à quelques exceptions près. Après l’obtention d’un doctorat, ceux qui veulent poursuivre une carrière dans la recherche et gravir les échelons vers ce statut tant convoité cumulent souvent pendant de longues années des contrats à durée déterminée. Ils forment une armée de chercheurs qui enseignent et publient, sans qui la «machine universitaire» ne tournerait pas, mais qui se battent avec des conditions de travail difficiles et des perspectives incertaines

Pourquoi on en parle. Les incertitudes liées aux carrières dans la recherche universitaire ne sont pas nouvelles, ni propres à la Suisse. Mais le nombre de doctorants en Suisse augmente, ce qui accroît la pression sur le système et accentue la précarité. En 2018, les universités suisses ont décerné 4164 doctorats, contre 3100 en 2005. Les Académies suisses des sciences ont consacré l’an dernier un important rapport à ce sujet sensible. Et la pression est montée d’un cran ce printemps, avec la publication d’une série de revendications de la faîtière des associations de chercheurs, Actionuni.

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Les universités suisses paient 70 millions aux éditeurs scientifiques, mais veulent les faire plier

La bibliothèque de l'Université de Saint-Gall. | Christian Beutler / Keystone

Les institutions suisses dépensent plus de 70 millions de francs par an pour accéder aux articles publiés dans les revues scientifiques. Alors que l’open access gagne du terrain, la mainmise des éditeurs commerciaux sur la diffusion de travaux de recherche est toujours plus contestée. Universités, bibliothèques et chercheurs se sont alliés pour négocier avec les grandes maisons d’édition. Mais à peine lancées, les discussions prennent déjà du retard.

Pourquoi c’est important. Les trois principaux éditeurs scientifiques, Elsevier, Wiley et Springer Nature, publient des milliers de revues, parmi lesquelles certaines des plus prestigieuses: Cell, The Lancet, Nature. Ils bénéficient d’un monopole sur leurs produits qui leur permet d’imposer des augmentations annuelles de prix de l’ordre de 4% à 8%. Une situation difficilement tenable pour leurs abonnés qui essaient tant bien que mal de contenir ces coûts.

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L'Europe a une nouvelle Commissaire européenne à la recherche, mais son titre omet le mot «recherche»

Mariya Gabriel (en bleu), appelée à être la future Commissaire européenne en charge de la recherche | Aron Urb/Wikicommons

La politicienne conservatrice bulgare Mariya Gabriel est appelée à devenir la prochaine Commissaire européenne en charge de la recherche. Problème, que décrit le magazine Science: le titre de son poste ne mentionne plus le mot «recherche», devenant simplement Commissaire européen à l’innovation et la jeunesse.

Pourquoi ça fait débat. Dans les milieux concernés certains craignent que science et recherche disparaissent un peu des écrans de la nouvelle Commission européenne. Le Commissaire sortant, Carlos Moedas, n’hésitait pas à twitter récemment que, «la vérité, c’est que personne n’en parlait ou n’était vraiment intéressé [à occuper ce poste de commissaire]. Durant les cinq dernières années, j’ai tenté de placer ce portfolio sur la carte. Il y a encore du chemin.» D’autre, comme l’ancien directeur-général de la recherche européenne Robert-Jan Smits, estiment que, grâce à ce battage des cartes au sein des commissariats, l’éducation, la science et la recherche gagneront en «poids et en visibilité», et créeront des ponts.

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