#politique scientifique


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Les universités suisses paient 70 millions aux éditeurs scientifiques, mais veulent les faire plier

La bibliothèque de l'Université de Saint-Gall. | Christian Beutler / Keystone

Les institutions suisses dépensent plus de 70 millions de francs par an pour accéder aux articles publiés dans les revues scientifiques. Alors que l’open access gagne du terrain, la mainmise des éditeurs commerciaux sur la diffusion de travaux de recherche est toujours plus contestée. Universités, bibliothèques et chercheurs se sont alliés pour négocier avec les grandes maisons d’édition. Mais à peine lancées, les discussions prennent déjà du retard.

Pourquoi c’est important. Les trois principaux éditeurs scientifiques, Elsevier, Wiley et Springer Nature, publient des milliers de revues, parmi lesquelles certaines des plus prestigieuses: Cell, The Lancet, Nature. Ils bénéficient d’un monopole sur leurs produits qui leur permet d’imposer des augmentations annuelles de prix de l’ordre de 4% à 8%. Une situation difficilement tenable pour leurs abonnés qui essaient tant bien que mal de contenir ces coûts.

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L'Europe a une nouvelle Commissaire européenne à la recherche, mais son titre omet le mot «recherche»

Mariya Gabriel (en bleu), appelée à être la future Commissaire européenne en charge de la recherche | Aron Urb/Wikicommons

La politicienne conservatrice bulgare Mariya Gabriel est appelée à devenir la prochaine Commissaire européenne en charge de la recherche. Problème, que décrit le magazine Science: le titre de son poste ne mentionne plus le mot «recherche», devenant simplement Commissaire européen à l’innovation et la jeunesse.

Pourquoi ça fait débat. Dans les milieux concernés certains craignent que science et recherche disparaissent un peu des écrans de la nouvelle Commission européenne. Le Commissaire sortant, Carlos Moedas, n’hésitait pas à twitter récemment que, «la vérité, c’est que personne n’en parlait ou n’était vraiment intéressé [à occuper ce poste de commissaire]. Durant les cinq dernières années, j’ai tenté de placer ce portfolio sur la carte. Il y a encore du chemin.» D’autre, comme l’ancien directeur-général de la recherche européenne Robert-Jan Smits, estiment que, grâce à ce battage des cartes au sein des commissariats, l’éducation, la science et la recherche gagneront en «poids et en visibilité», et créeront des ponts.

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Le recteur de l'Université de Zurich Michael Hengartner prend la tête du Conseil des EPF

Michael Hengartner | Christian Beutler / Keystone

Le biochimiste Michael Hengartner, actuel recteur de l’Université de Zurich, va devenir le nouveau président du Conseil des EPF. Nommé ce mercredi par le Conseil fédéral, il prendra ses fonctions le 1er février 2020. Il remplace Fritz Schiesser, qui a pris sa retraite en avril dernier. Michael Hengartner a été retenu parmi 29 candidats.

Pourquoi c’est important. Le Conseil des EPF, composé de dix membres, représente les écoles polytechniques fédérales de Lausanne et Zurich, mais aussi quatre importants centres de recherche (PSI, WSL, Empa, Eawag), auprès de la Confédération. Il est responsable de la répartition des fonds entre ces institutions et de leur stratégie. Il est également impliqué dans les nominations de leurs dirigeants, ainsi que dans leur budget.

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L'UDC Jürg Stahl pressenti à la présidence du FNS

Poignée de main entre Jürg Stahl et le président du comité olympique chinois, en 2017 | Anthony Anex - Keystone

Selon la RTS (FR), Guy Parmelin, le conseiller fédéral en charge de la formation et de la recherche, pencherait pour une nomination de son collègue de l’UDC Jürg Stahl à la tête du Fonds national suisse de la recherche scientifique.

Ex-conseiller national, ce dernier a confirmé à nos confrères qu’il a été approché pour ce poste. La présidence du Conseil de fondation doit être pourvue au début de l’an prochain.

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Tous les détails, en graphiques, du futur programme européen de la recherche Horizon Europe

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Frédéric Kaplan: «Ce serait une terrible erreur de l'Europe d'oublier la préservation de l’héritage culturel»

Frédéric Kaplan, père du Time Machine, reste optimiste | Wikicommons

La Commission européenne ne lancera pas de nouveau projet de recherche géants (nommé «FET Flagships»), tel le Human Brain Project, dotés d’un milliard d’euros sur 10 ans. Comme l’annonce le magazine Science (EN), elle a stoppé le processus de sélection qui avait déjà abouti à nommer six initiatives finalistes, parmi lesquelles le projet Time Machine, de l’EPF de Lausanne.

La réaction de Frédéric Kaplan. Pour le père du projet Venice Time Machine à l’EPFL, qui a servi de base au Time Machine européen et dont il est l’initiateur, la décision européenne est moins importante sur la forme – l’instrument de financement – que sur le fond. Elle envoie un message troublant par rapport à un domaine crucial et émergeant: la numérisation du patrimoine culturel, qui pourrait être relégué dans l’ordre des priorités européennes.

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L’Europe sacrifie ses projets de recherche géants, dont le Time Machine de l’EPFL

Le projet TimeMachine veut notamment reconstruire virtuellement des villes, comme Venise, sur la base de leurs archives | EPFL DHLAB Venise Piazza San Marco

La Commission européenne ne lancera pas de nouveau projet de recherche géants (nommé «FET Flagships»). Elle a stoppé le processus de sélection qui avait déjà abouti à nommer six initiatives finalistes, parmi lesquelles le projet TimeMachine, de l’EPF de Lausanne. Le magazine Science détaille la nouvelle (EN).

Pourquoi c’est gênant. Chacun de ces six vastes projets, choisis en février dernier par la Commission dans une première liste de 33, avait reçu un million d’euros pour développer ses plans de concrétisation. Ces consortiums s’étaient déjà largement engagés, impliquant parfois des centaines de chercheurs de dizaines d’institutions académiques. La Commission européenne calme le jeu.