#politique de santé


S'abonner
| | news

Les nouveaux élus au Conseil national recadrent les lobbyistes

Keystone / Peter Klaunzer

Premier vote et premier retournement de situation hier 2 décembre à Berne, en ouverture de la 51e législature. Les nouveaux élus du Conseil national ont fait passer la réglementation sur plus de transparence en matière de lobbyisme, alors que l’assemblée avait rejeté le projet de loi en juin dernier.

Pourquoi on vous en parle. 28% des conseillers nationaux entretiennent des liens d’intérêts avec les milieux de la santé. Heidi.news a entrepris d’évaluer leurs votes, avec ceux de l’ensemble des 200 élus. Quels sont les parlementaires qui ont permis un tel revirement?

| | news

Un tiers des parlementaires ont des liens d’intérêts dans la santé


La 51e législature débute ce lundi 2 décembre à Berne. Le Parlement dévoile son nouveau visage et ses nouveaux équilibres. Heidi.news s’est penché sur les profils des 246 parlementaires pour évaluer leurs ancrages avec les milieux de la santé: diplômés dans le secteur, parcours professionnel dédié, activités en lien avec les milieux médicaux, liens d’intérêts avec les acteurs du secteur (assurances-maladie, industrie pharmaceutique, hôpitaux, cliniques, etc.). Le constat au 1er décembre est simple: il y a peu de professionnels, mais beaucoup de politiciens avec des liens d’intérêts dans les milieux de la santé. Et la situation est appelée à évoluer au cours de cette législature.

Pourquoi c’est important. Être membre d’un groupe de réflexion pour une assurance-maladie, membre du conseil d’administration d’une faîtière hospitalière ou médicale… Autant d’activités extra-parlementaires qui peuvent influencer les politiciens au moment de voter des nouvelles mesures législatives. Connaître les liens d’intérêts, publics, entretenus par nos élus est capital pour comprendre leurs positions.

| | radar

Boston veut interdire le tabac au menthol

CC

Premier État de la côte Est à avoir légalisé le cannabis récréatif, le Massachusetts n’en mène pas moins une guerre sans pitié contre la nicotine. Après avoir adopté la législation anti-vapotage la plus restrictive du pays, il compte maintenant interdire les cigarettes au menthol. Il serait le premier État américain à le faire.

Pourquoi c’est important. Les cigarettes au menthol séduisent tout particulièrement les jeunes. Elles sont tout aussi dangereuses pour la santé que les autres et encore plus addictives. Le menthol masque l’irritation provoquée par la fumée, conduisant les fumeurs à inhaler plus fort et plus longtemps, et renforce le caractère addictif de la nicotine. Il est d’ailleurs présent, à faible dose, dans les cigarettes classiques non aromatisées.

link

A lire dans le New York Times

Nos offres de fin d'année

| | news

Vers un autre système de santé: le grand débat

Il est urgent de se pencher sur le système de santé suisse. | Keystone / Laurent Gilliéron

Du 14 au 17 novembre, Heidi.news était présent au Salon suisse de la santé, organisé cette année à Martigny, en Valais.

Le système de santé suisse est mal en point. Plusieurs conférences, débats et tables rondes ont traité de ce sujet lors du Salon valaisan de la santé, qui se terminait ce 17 novembre à Martigny. Ce dimanche dès 13 heures, la conférence «Vers un autre système de santé» a réuni dix acteurs de ce secteur pour esquisser des pistes de refontes, formuler des propositions innovantes et porteuses d’une véritable réorientation du système.

Pourquoi on vous parle. Michael Balavoine, rédacteur en chef de Planète Santé, et Bertrand Kiefer, rédacteur en chef de la Revue médicale suisse, publient un rapport présentant les enjeux d’une refonte complète du système. Ils estiment que les Suisses «ne pourront pas faire l’économie d’une profonde réflexion et d’un débat démocratique qui dépasse de beaucoup l’actuelle discussion sur l’augmentation des primes.

| | news

«On a un système de santé qui ne parle que de maladie», alors comment penser la santé de demain?

Pixabay / Geralt

Du 14 au 17 novembre, Heidi.news est présent au Salon suisse de la santé, organisé cette année à Martigny, en Valais.

Comment passer d’un système centré sur la maladie à une conception plus ouverte et moderne de la santé? C’était la question centrale d’une conférence organisée vendredi 15 novembre à l’occasion du Salon valaisan de la santé, à Martigny. Une douzaine d’intervenants – professionnels de santé, patients, industriels – ont échangé sur le futur de la santé en Suisse, et la meilleure façon d’engager les révolutions que chacun appelle de ses vœux.

Pourquoi c’est d’actualité. Peu lisible, coûteux et mauvais en prévention. Les Suisses se retrouvent de moins en moins dans leur système de santé, pourtant réputé parmi les meilleurs au monde. Beaucoup appellent à laisser tomber le modèle maladie-diagnostic-traitement, développé dans un contexte de maladies aiguës, pour une conception de la santé plus adaptée aux maladies chroniques et aux enjeux actuels. Car la santé d’une population dépasse de très loin l’enjeu des seuls soins médicaux.

| | radar

Une tribune dans «Le Monde» appelle à faire de la santé environnementale une priorité publique

Certains plastiques, en interragissant avec le système hormonal, jouent un rôle probable dans la survenue de cancers.| Tung256 / Pixabay

Des personnalités politiques et scientifiques françaises, dont l’adjointe à la santé de la mairie de Paris, appellent dans une tribune au Monde à faire de la santé environnementale et de la lutte contre les perturbateurs endocriniens une cause centrale des politiques de santé. Les signataires souhaitent faire d’Octobre rose (cancer du sein) et Movember (cancers masculins, notamment prostate) les mois de l’engagement contre les cancers hormono-dépendants, en lien avec la pollution environnementale.

Pourquoi ça concerne la Suisse. La prévention en cancérologie se focalise beaucoup sur les facteurs de risques identifiés des cancers hormono-dépendants: surpoids, tabac, alcool, etc. Mais en interagissant avec le fonctionnement du système hormonal, les perturbateurs endocriniens (phtalates, pesticides organochlorés, bisphénol A, etc.) jouent un rôle probable dans la survenue de ces cancers. En Suisse, il n’existe pas encore de mouvement national sur ces sujets, mais la ville de Lausanne s’est déjà dotée d’un programme de sensibilisation aux perturbateurs endocriniens devant limiter l’exposition des enfants.

link

À lire dans Le Monde

newsletter_point-du-jour

Recevez_ chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

| | twitter

Un cancérologue de renom à la tête de l’agence du médicament américaine

Donald Trump a annoncé vendredi 1er novembre la nomination de Stephen Hahn à la tête de la Federal Drug Agency (FDA), l’agence du médicament américaine. Cet oncologue radiothérapeute de renom, spécialiste en photochimiothérapie, dirigeait le centre MD Anderson de lutte contre le cancer, à Houston (Texas), depuis 2017. Il succèdera à Scott Gottlieb, très investi sur la question du vapotage des jeunes, qui avait démissionné en avril 2019, officiellement pour des raisons personnelles.

Doté d’un profil peu politique, Stephen Hahn héritera notamment des dossiers brûlants que sont la crise des opioïdes et l’épidémie de syndromes respiratoires liés au vapotage. Et ce, au sein d’une administration si touffue que, de l’aveu d’un de ses prédécesseurs au New York Times, «il faut six mois pour réussir à trouver les toilettes».

| | news

Pascal Strupler quitte l’Office fédéral de la santé publique

Pascal Strupler dirige l'OFSP depuis 2010. | Peter Schneider / Keystone

Pascal Strupler a annoncé mercredi 23 octobre qu’il quittait la direction de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) fin septembre 2020 «pour se consacrer à de nouveaux projets professionnels». Le Conseil fédéral avait nommé le juriste valaisan de 60 ans à ce poste le 1er janvier 2010.

Le Département fédéral de l’intérieur (DFI), avec à sa tête le conseiller fédéral Alain Berset, a désormais pour tâche de trouver un successeur à la tête de l’OFSP. Le poste sera mis au concours.

| | news

L'absence de remboursement des frais d'interprète entrave l'accès aux soins de santé pour les migrants

Image d'illustration | Jean-Christophe Bott / Keystone

Les frais d’interprétariat dans le domaine des soins de santé ne sont pas remboursés par la LAMal. Le mode de financement de ces prestations varie donc fortement selon l’institution et d’un canton à l’autre. L’Etat de Vaud est le seul à systématiquement rembourser l'interprète lorsque les patients relèvent de l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM).

Pourquoi on vous en parle. Mardi 15 octobre, l’OFSP a organisé une conférence sur l’équité dans le domaine des soins. Différents experts présents ont soulevé la problématique de l’accès aux soins de santé pour les requérants d’asiles et les étrangers. En effet, en plus des problèmes de compréhension et des coûts de la santé, la langue est une barrière non négligeable.

| | news

Genève: les acteurs de la santé se creusent la tête pour diminuer les coûts

Michel Matter, président du comité des Etats généraux de la santé de Genève, et Delphine Bachmann, membre du comité.

Le 27 septembre dernier s’est tenue la deuxième édition des États généraux de la santé de Genève. Un événement qui rassemble les principaux acteurs de la santé du canton, dans l’optique d’améliorer les soins et surtout réduire les dépenses. Quatre thèmes étaient à l’honneur cette année: le handicap, la souffrance du personnel soignant, l’innovation technologique, et la prévention bucco-dentaire. À la clé, peu de propositions concrètes mais un dialogue renoué.

Pourquoi c’est notable. Les États généraux ont été fondés en 2018 à l’initiative des cliniques privées de Genève et de l’association des médecins de Genève, à qui se sont ensuite greffés la Fédération des entreprises romandes (FER), les hôpitaux universitaires de la ville (HUG), et des représentants politiques locaux. Ils se veulent une instance de dialogue entre les acteurs de la santé – notamment entre le public et le privé, après la guérilla juridique que se sont livrés le Conseil d’État et les cliniques privées ces dernières années.

| | opinion

La faible augmentation des primes d'assurance-maladie n'est pas une si bonne nouvelle

Les primes d’assurance-maladie vont donc à peine augmenter en 2020. Au niveau national en tout cas. Parce qu’en Suisse romande, la hausse sera partout plus forte que les 0,2% annoncés ce mardi 24 septembre. Partout sauf dans le canton de Vaud avec sa baisse de 0,3%. Globalement, les Alémaniques ont de quoi se réjouir pendant que les Romands trinquent. La rengaine est connue et se répète encore une fois.

C’est pourtant un ministre de la santé heureux qui a présenté ses chiffres. Alain Berset a parlé de «bonne, très bonne nouvelle». Il a raison sur un point: la publication des primes 2020 est historique. Jamais dans l’histoire de la LAMal, on a connu tel répit. Le travail du conseiller fédéral en charge de la santé semble avoir quelque effet.

| | interview

Philippe Eggimann: «Une nouvelle structure tarifaire est indispensable»

Philippe Eggimann, président de la Société vaudoise de médecine et président de la Société médicale de Suisse romande. | DR

Président de la Société vaudoise de médecine et président de la Société médicale de Suisse romande, Philippe Eggimann estime que TARDOC, la nouvelle structure tarifaire soumise vendredi 12 juillet au Conseil fédéral, apportera de substantielles améliorations pour les médecins. Il répond à nos questions.

Pourquoi c’est important. Pour que la nouvelle structure tarifaire ambulatoire, TARDOC, puisse être déployée dès 2021, les prestataires de soins et les assureurs doivent se familiariser avec le nouveau tarif et, surtout, l’accepter avant son introduction.

| | news

Le nouveau tarif médical ambulatoire, TARDOC, est entre les mains du Conseil fédéral

Image d'illustration | Creative Commons

Entré en vigueur en 2004, TARMED est obsolète. La Fédération des médecins suisses (FMH) et curafutura (une des deux faîtières de l’assurance-maladie) ont déposé le projet de nouveau tarif médical ambulatoire, TARDOC, au Conseil fédéral, vendredi 12 juillet. S’il est accepté, il entrera en vigueur le 1er janvier 2021.

Pourquoi c’est important. Les cabinets médicaux suisses appliquent les tarifs réunis dans le TARMED. Dépassé et rigide, il pose problème depuis de nombreuses années: en effet, en quinze ans, les prestations médicales ont beaucoup évolué. Une refonte du système de tarif par position est urgente. La FMH et curafutura ont planché sur une nouvelle structure et sur une nouvelle tarification baptisée TARDOC, en phase avec les pratiques actuelles des médecins et aussi plus souple. Comme le veut la loi, elle ne doit pas générer une hausse des coûts.

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

| news

La médecine moderne est-elle biaisée en défaveur des femmes?

Montage d'après Creative Commons

La médecine moderne soigne-t-elle moins bien les femmes que les hommes? Oui, selon la journaliste britannique Caroline Criado Perez, qui a récemment consacré un ouvrage (en anglais) à cette question. Un extrait long en a été repris par le site Longreads (EN).

Pourquoi c’est important. Les symptômes de certaines maladies, comme l’infarctus, peuvent différer grandement chez l’homme et chez la femme. Or, dans les esprits, ces conditions restent associées aux symptômes masculins, ce qui entraîne des retards de prise en charge chez les femmes, qui s’avèrent dans certains cas fatals: aux États-Unis, une femme souffrant de crise cardiaque a plus de probabilité d’y rester qu’un homme.

link

Lire l'article sur Longreads (EN)

| | news

L’épilepsie cause encore des ravages dans les pays pauvres, alerte l'OMS

Image d'illustration | Keystone

L’épilepsie est loin d’être correctement prise en charge partout dans le monde, affirme le premier rapport mondial de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) consacré à cette pathologie. La grande majorité des personnes atteintes d’épilepsie n’a pas accès à un traitement et se retrouve socialement stigmatisée et discriminée.

Pourquoi on vous en parle. L’épilepsie touche environ 50 millions de personnes à travers le monde, soit presque 1% de la population. Or 80% des personnes touchées résident dans des pays à revenu faible ou intermédiaire: les trois quarts d’entre-elles n’y ont pas accès.