#politique de santé


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Neuchâtel réclame plus de marge de manœuvre en matière d’assurance-maladie

Keystone / Christian Beutler

Après le Tessin, Vaud et Genève, c’est au tour du Conseil d’Etat de Neuchâtel de partir à l’offensive contre les coûts de la santé et les primes d’assurance-maladie. Celui-ci demande aux parlementaires de soumettre trois initiatives cantonales à l'Assemblée fédérale. Les conseillers réclament plus de transparence, un plafond pour les réserves des assurances-maladie et le remboursement des assurés lorsqu'ils ont payé des primes trop élevées.

Pourquoi c’est important. Le Grand Conseil neuchâtelois a aussi accepté une initiative cantonale qui demande à l’Assemblée fédérale de modifier la loi, de façon à permettre la création d’une caisse-maladie cantonale, régionale ou inter-cantonale. L’acceptation de ce texte, par 63 voix contre 37 et 6 abstentions, traduit le désir du canton de jouer un rôle prépondérant dans l’évolution du système. Ce désir semble partagé, au vu de la multitude d’initiatives cantonales qui seront déposées prochainement à Berne. Après Neuchâtel, les cantons du Valais, du Jura et de Fribourg pourraient à leur tour y déposer des textes similaires.

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À lire sur RTS

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Sucre, vignoble, tabac: arrêtons ces subventions à une vie malsaine!

Jérôme  Cosandey

Jérôme Cosandey est directeur romand responsable de recherche en politique sociale chez Avenir Suisse. Dans cette réflexion, il se penche sur les facteurs qui augmentent le risque de développer une maladie chronique, tels que la consommation d’alcool, de tabac, de sucre ou de matières grasses. Plutôt que d’introduire des taxes pour enrayer la demande de ces produits, il serait plus cohérent de réduire les millions de francs de subventions octroyés au complexe agro-industriel pour les produire.

Le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires et les affections chroniques des voies respiratoires sont les principales causes de décès en Suisse. Selon un rapport de l’Office fédéral de la santé publique, ces maladies non transmissibles sont responsables de décès prématurés (c’est-à-dire avant l’âge de 70 ans) chez plus de 50% des hommes et 60% des femmes.

Pourquoi c’est important. Le risque de développer une de ces maladies chroniques dépend fortement de quatre facteurs liés à notre mode de vie: consommation de tabac, consommation excessive d’alcool, alimentation déséquilibrée et manque d’activité physique. En Suisse, une étude démontre que la combinaison de ces quatre facteurs est comparable à une différence d’âge de dix ans. Ainsi, une personne âgée de 65 ans qui a un mode de vie déséquilibré a les mêmes chances de survie pendant les dix prochaines années qu’une personne de 75 ans au mode de vie sain.

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L'étatisation rampante du système de santé pourrait nous plonger dans une dystopie à la «Black Mirror»

Noémie Roten

Ces dix dernières années, le système de santé suisse a peu évolué. Il est surtout devenu hors de prix et l’un des plus chers au monde. Au point que les payeurs de primes ne pourront bientôt plus s’acquitter de leurs factures. Quel avenir pour un système qui menace d’imploser face à la charge qu’il représente? L’analyse de Noémie Roten, économiste de la santé et journaliste chez Heidi.news, apporte un éclairage passionnant.

La nouvelle année qui débute sous peu est propice aux bilans, de préférence chiffrés. Pour envisager la prochaine décennie, il est en effet intéressant de se plonger au préalable dans les faits et statistiques de ces dix, voire même vingt dernières années. Cela permet de mieux comprendre le contexte actuel et d’en dessiner les contours à venir avec plus de précision.

Un des phénomènes intéressants que j’ai observé ces dernières années est le glissement du risque lié aux primes d’assurance-maladie impayées des assurés vers les cantons:

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Monthey va accueillir une nouvelle école en soins infirmiers accessible sans maturité

Deux infirmières prennent soin d'un résident d'EMS, à Zurich (image d'illustration). | Keystone / Christian Beutler

Le Conseil d’Etat du Valais a opté pour l’ouverture d’une école en soins infirmiers à Monthey d’ici 2020, rapporte la RTS. Contrairement à l’usage en Suisse romande, cette formation en français sera une «école supérieure» (ES), accessible sans maturité, et non une «haute école spécialisée» (HES). C’est seulement le deuxième établissement de ce type dans le Valais, après l’école de Viège (Visp), ouverte en septembre 2017. Tous deux émaneront d’une seule fondation cantonale, baptisée ES Santé Valais.

Pourquoi cela ne fait pas l’unanimité. Le Valais doit faire face à une pénurie de personnel soignant, en particulier dans sa partie germanophone. «Nous devons former environ 240 personnes supplémentaires par an», a ainsi déclaré la cheffe du département de la Santé à la RTS. Mais le choix d’une filière ES suscite l’ire des organisations infirmières de Romandie, qui y voient une dévalorisation du métier. Cette nouvelle formation risque également de concurrencer les autres écoles francophones, plus sélectives à l’entrée.

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À lire sur le site de la RTS

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Le Conseil national adopte un contre-projet indirect «pour des soins infirmiers forts»

Keystone / Gaetan Bally

Après deux jours de débats et 70 prises de paroles, le Conseil national recommande, par 107 voix contre 82, de rejeter l’initiative populaire «Pour des soins infirmiers forts» qui demande davantage d’investissements dans la formation, un renforcement des compétences et de meilleures conditions de travail pour le personnel soignant. Il adopte en revanche un contre-projet indirect qui prévoit d’encourager la formation en soins infirmiers et d’autoriser les infirmiers à facturer certaines prestations directement à l’assurance-maladie de base.

Pourquoi c’est important. La Suisse ne forme pas suffisamment de personnel soignant pour faire face à la demande croissante de soins. Si ce constat est partagé par presque tout le monde, le coût de certaines mesures adoptées par le Conseil national dans le cadre du contre-projet indirect et leurs effets sur les primes d’assurance-maladie est plus controversé.

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Voici les parlementaires qui auront le plus d'influence en politique de santé à Berne

Le socialiste vaudois Pierre-Yves Maillard est entré à la très convoitée Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du National. | Parlement

Le Parlement a bien choisi son jour… C’est ce vendredi 13 qu’a été rendue publique la composition des très convoitées commissions de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national et du Conseil des Etats.

Pourquoi on vous en parle. Les membres de ces commissions, qu’ils siègent à la chambre haute ou basse, connaissent les dossiers de santé jusque dans leurs moindres détails, participent à l’élaboration des projets de loi dans ce secteur et sont légitimés à évoqués ces sujets. De plus, ils ont de l’influence sur un thème qui arrive en tête des préoccupations des Suisses.

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Les nouveaux élus au Conseil national recadrent les lobbyistes

Keystone / Peter Klaunzer

Premier vote et premier retournement de situation hier 2 décembre à Berne, en ouverture de la 51e législature. Les nouveaux élus du Conseil national ont fait passer la réglementation sur plus de transparence en matière de lobbyisme, alors que l’assemblée avait rejeté le projet de loi en juin dernier.

Pourquoi on vous en parle. 28% des conseillers nationaux entretiennent des liens d’intérêts avec les milieux de la santé. Heidi.news a entrepris d’évaluer leurs votes, avec ceux de l’ensemble des 200 élus. Quels sont les parlementaires qui ont permis un tel revirement?

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Un tiers des parlementaires ont des liens d’intérêts dans la santé


La 51e législature débute ce lundi 2 décembre à Berne. Le Parlement dévoile son nouveau visage et ses nouveaux équilibres. Heidi.news s’est penché sur les profils des 246 parlementaires pour évaluer leurs ancrages avec les milieux de la santé: diplômés dans le secteur, parcours professionnel dédié, activités en lien avec les milieux médicaux, liens d’intérêts avec les acteurs du secteur (assurances-maladie, industrie pharmaceutique, hôpitaux, cliniques, etc.). Le constat au 1er décembre est simple: il y a peu de professionnels, mais beaucoup de politiciens avec des liens d’intérêts dans les milieux de la santé. Et la situation est appelée à évoluer au cours de cette législature.

Pourquoi c’est important. Être membre d’un groupe de réflexion pour une assurance-maladie, membre du conseil d’administration d’une faîtière hospitalière ou médicale… Autant d’activités extra-parlementaires qui peuvent influencer les politiciens au moment de voter des nouvelles mesures législatives. Connaître les liens d’intérêts, publics, entretenus par nos élus est capital pour comprendre leurs positions.

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Boston veut interdire le tabac au menthol

CC

Premier État de la côte Est à avoir légalisé le cannabis récréatif, le Massachusetts n’en mène pas moins une guerre sans pitié contre la nicotine. Après avoir adopté la législation anti-vapotage la plus restrictive du pays, il compte maintenant interdire les cigarettes au menthol. Il serait le premier État américain à le faire.

Pourquoi c’est important. Les cigarettes au menthol séduisent tout particulièrement les jeunes. Elles sont tout aussi dangereuses pour la santé que les autres et encore plus addictives. Le menthol masque l’irritation provoquée par la fumée, conduisant les fumeurs à inhaler plus fort et plus longtemps, et renforce le caractère addictif de la nicotine. Il est d’ailleurs présent, à faible dose, dans les cigarettes classiques non aromatisées.

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A lire dans le New York Times

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Vers un autre système de santé: le grand débat

Il est urgent de se pencher sur le système de santé suisse. | Keystone / Laurent Gilliéron

Du 14 au 17 novembre, Heidi.news était présent au Salon suisse de la santé, organisé cette année à Martigny, en Valais.

Le système de santé suisse est mal en point. Plusieurs conférences, débats et tables rondes ont traité de ce sujet lors du Salon valaisan de la santé, qui se terminait ce 17 novembre à Martigny. Ce dimanche dès 13 heures, la conférence «Vers un autre système de santé» a réuni dix acteurs de ce secteur pour esquisser des pistes de refontes, formuler des propositions innovantes et porteuses d’une véritable réorientation du système.

Pourquoi on vous parle. Michael Balavoine, rédacteur en chef de Planète Santé, et Bertrand Kiefer, rédacteur en chef de la Revue médicale suisse, publient un rapport présentant les enjeux d’une refonte complète du système. Ils estiment que les Suisses «ne pourront pas faire l’économie d’une profonde réflexion et d’un débat démocratique qui dépasse de beaucoup l’actuelle discussion sur l’augmentation des primes.

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«On a un système de santé qui ne parle que de maladie», alors comment penser la santé de demain?

Pixabay / Geralt

Du 14 au 17 novembre, Heidi.news est présent au Salon suisse de la santé, organisé cette année à Martigny, en Valais.

Comment passer d’un système centré sur la maladie à une conception plus ouverte et moderne de la santé? C’était la question centrale d’une conférence organisée vendredi 15 novembre à l’occasion du Salon valaisan de la santé, à Martigny. Une douzaine d’intervenants – professionnels de santé, patients, industriels – ont échangé sur le futur de la santé en Suisse, et la meilleure façon d’engager les révolutions que chacun appelle de ses vœux.

Pourquoi c’est d’actualité. Peu lisible, coûteux et mauvais en prévention. Les Suisses se retrouvent de moins en moins dans leur système de santé, pourtant réputé parmi les meilleurs au monde. Beaucoup appellent à laisser tomber le modèle maladie-diagnostic-traitement, développé dans un contexte de maladies aiguës, pour une conception de la santé plus adaptée aux maladies chroniques et aux enjeux actuels. Car la santé d’une population dépasse de très loin l’enjeu des seuls soins médicaux.

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Une tribune dans «Le Monde» appelle à faire de la santé environnementale une priorité publique

Certains plastiques, en interragissant avec le système hormonal, jouent un rôle probable dans la survenue de cancers.| Tung256 / Pixabay

Des personnalités politiques et scientifiques françaises, dont l’adjointe à la santé de la mairie de Paris, appellent dans une tribune au Monde à faire de la santé environnementale et de la lutte contre les perturbateurs endocriniens une cause centrale des politiques de santé. Les signataires souhaitent faire d’Octobre rose (cancer du sein) et Movember (cancers masculins, notamment prostate) les mois de l’engagement contre les cancers hormono-dépendants, en lien avec la pollution environnementale.

Pourquoi ça concerne la Suisse. La prévention en cancérologie se focalise beaucoup sur les facteurs de risques identifiés des cancers hormono-dépendants: surpoids, tabac, alcool, etc. Mais en interagissant avec le fonctionnement du système hormonal, les perturbateurs endocriniens (phtalates, pesticides organochlorés, bisphénol A, etc.) jouent un rôle probable dans la survenue de ces cancers. En Suisse, il n’existe pas encore de mouvement national sur ces sujets, mais la ville de Lausanne s’est déjà dotée d’un programme de sensibilisation aux perturbateurs endocriniens devant limiter l’exposition des enfants.

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À lire dans Le Monde

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Un cancérologue de renom à la tête de l’agence du médicament américaine

Donald Trump a annoncé vendredi 1er novembre la nomination de Stephen Hahn à la tête de la Federal Drug Agency (FDA), l’agence du médicament américaine. Cet oncologue radiothérapeute de renom, spécialiste en photochimiothérapie, dirigeait le centre MD Anderson de lutte contre le cancer, à Houston (Texas), depuis 2017. Il succèdera à Scott Gottlieb, très investi sur la question du vapotage des jeunes, qui avait démissionné en avril 2019, officiellement pour des raisons personnelles.

Doté d’un profil peu politique, Stephen Hahn héritera notamment des dossiers brûlants que sont la crise des opioïdes et l’épidémie de syndromes respiratoires liés au vapotage. Et ce, au sein d’une administration si touffue que, de l’aveu d’un de ses prédécesseurs au New York Times, «il faut six mois pour réussir à trouver les toilettes».

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Pascal Strupler quitte l’Office fédéral de la santé publique

Pascal Strupler dirige l'OFSP depuis 2010. | Peter Schneider / Keystone

Pascal Strupler a annoncé mercredi 23 octobre qu’il quittait la direction de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) fin septembre 2020 «pour se consacrer à de nouveaux projets professionnels». Le Conseil fédéral avait nommé le juriste valaisan de 60 ans à ce poste le 1er janvier 2010.

Le Département fédéral de l’intérieur (DFI), avec à sa tête le conseiller fédéral Alain Berset, a désormais pour tâche de trouver un successeur à la tête de l’OFSP. Le poste sera mis au concours.

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L'absence de remboursement des frais d'interprète entrave l'accès aux soins de santé pour les migrants

Image d'illustration | Jean-Christophe Bott / Keystone

Les frais d’interprétariat dans le domaine des soins de santé ne sont pas remboursés par la LAMal. Le mode de financement de ces prestations varie donc fortement selon l’institution et d’un canton à l’autre. L’Etat de Vaud est le seul à systématiquement rembourser l'interprète lorsque les patients relèvent de l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM).

Pourquoi on vous en parle. Mardi 15 octobre, l’OFSP a organisé une conférence sur l’équité dans le domaine des soins. Différents experts présents ont soulevé la problématique de l’accès aux soins de santé pour les requérants d’asiles et les étrangers. En effet, en plus des problèmes de compréhension et des coûts de la santé, la langue est une barrière non négligeable.