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Rendre la langue plus neutre atténue les inégalités de genre

Image d'illustration. / Flickr

La Suède a adopté en 2015 le pronom neutre «hen», qui permet de parler d’une personne sans préciser son sexe. Alors que le «hen» a fait sa place dans le quotidien des Suédois, des chercheurs américains concluent que ce changement lexical réduit les biais qui discriminent les femmes et les personnes LGBT.

Pourquoi c’est important. Au sein de sociétés qui s’interrogent de plus en plus sur les meilleurs moyens de réduire les inégalités de genre, le débat fait rage autour de la pertinence et des effets de mesures comme l’écriture inclusive ou l’introduction d’un pronom neutre. Cette étude montre que ces changements ne relèvent pas du politiquement correct, mais ont bel et bien un impact.

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L'administration Trump censure les communiqués de presse d'études sur le climat

En Californie, plus de 600'000 personnes et 150 milliards de dollars de biens immobiliers seraient impactés par la montée des eaux d'ici 2100. | Nasa

En mars 2019, un communiqué de presse de l’U.S. Geological Survey, l’Institut d'études géologiques des Etats-Unis, aurait été modifié en profondeur par l’administration avant publication. Selon E&E News, les résultats de l’étude, portant sur l’impact du réchauffement climatique en Californie, ont été gommés, et le terme «changement climatique» effacé. Le communiqué n’a relayé au final que sa méthodologie.

Pourquoi c’est important. Les relations entre chercheurs et administration se détériorent depuis l’arrivée de Donald Trump à la tête du pays. Cette modification fait partie d’une longue série de «censures». Selon un chercheur interrogé par E&E News, le terme «changement climatique» n’est plus autorisé dans les communiqués de presse. Politico a récemment signalé que des fonctionnaires du ministère de l'Agriculture avaient enterré des dizaines d'études sur le sujet.

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Lire l'article de E&E News (EN)

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Aux Etats-Unis, un leader des machines à voter explique désormais que le papier est essentiel

Barack Obama vote, en 2012, sur une machine électronique | Pete Souza - White House Office

Après avoir longtemps plaidé pour les machines de vote 100% électroniques, le patron d’un des leaders de ce marché aux Etats-Unis a annoncé qu’il ne commercialisera plus que des appareils qui délivrent une copie papier de chaque vote (EN), explique Technology Review.

Pourquoi c’est important. Aux Etats-Unis, 560 000 machines à voter sont utilisées pour les élections. Une polémique récurrente porte sur la protection de ces systèmes contre les manipulations et le piratage. Début juin, un groupe de l’université Stanford a publié une étude (EN) qui conclut que le seul moyen de déterminer qu’une élection n’a pas été truquée est de disposer d’une trace papier de chaque vote.

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Les Suisses veulent des multinationales plus responsables

Action de militants en faveur de l'initiative sur la place Fédérale, à Berne. | Lukas Lehmann / Keystone

Les grandes entreprises basées en Suisse devraient être tenues de respecter les droits humains et l’environnement dans leurs activités à l’étranger. Une étude de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich montre que c’est l’avis d’une majorité de Suisses.

Pourquoi on en parle. Paysans indiens empoisonnés par un insecticide de l’entreprise bâloise Syngenta, champs et rivières pollués au Congo et en Colombie par les mines du groupe zougois Glencore: les ONG dénoncent régulièrement les pratiques controversées d’entreprises helvétiques dans d’autres pays.

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Les chiffres sur les migrations influencent plus l'opinion que les partis qui en sont à l'origine

1000? 100’000? Si l’on demande aux citoyens combien la Suisse doit accueillir de migrants chaque année, la mention d’un nombre dans la question influence fortement leur réponse. Plus étonnant, ce biais reste présent, que la formation politique à l’origine du chiffre soit clairement ancrée à gauche ou à droite, conclut une étude conduite à l’Université de Genève (FR).

Pourquoi c’est problématique. Dans la formation de l’opinion, les chiffres ont donc davantage d’impact que le parti qui les communiquent. Les statistiques brandies par l’UDC au moment d’une votation influenceraient aussi l’avis des électeurs socialistes, et inversement.