#perturbateurs endocriniens


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Les cosmétiques utilisés par les femmes enceintes favorisent l'obésité chez leurs filles

Les femmes enceintes devraient choisir leurs produits cosmétiques avec soin pour éviter des effets problématiques sur leur enfant à naître. | Shutterstock

Une étude publiée dans Nature Communications le 11 février met en évidence le lien entre l’exposition prénatale à certains parabènes et le surpoids des enfants. Ces travaux, menés par Tobias Polte et son équipe du Centre Helmholtz de recherche environnementale de Leipzig, montrent que l’exposition des mères à ces substances tend à augmenter le poids de leurs filles pendant leurs huit premières années de vie, via une perturbation du circuit cérébral de régulation de l’appétit.

Pourquoi c’est inquiétant. Grâce à leurs propriétés antibactérienne et antifongique, les parabènes sont des substances largement utilisées comme conservateurs dans les cosmétiques, les aliments et les médicaments. Certains parabènes soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens ont été interdits, tandis que d’autres ont été réglementés, dont le butylparabène incriminé ici. Depuis plusieurs années, la question de la nocivité d’une exposition à faibles doses fait l’objet de controverses. Cette étude est la première à évaluer l’exposition maternelle aux parabènes pendant la grossesse comme facteur obésogène chez l’enfant.

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Une tribune dans «Le Monde» appelle à faire de la santé environnementale une priorité publique

Certains plastiques, en interragissant avec le système hormonal, jouent un rôle probable dans la survenue de cancers.| Tung256 / Pixabay

Des personnalités politiques et scientifiques françaises, dont l’adjointe à la santé de la mairie de Paris, appellent dans une tribune au Monde à faire de la santé environnementale et de la lutte contre les perturbateurs endocriniens une cause centrale des politiques de santé. Les signataires souhaitent faire d’Octobre rose (cancer du sein) et Movember (cancers masculins, notamment prostate) les mois de l’engagement contre les cancers hormono-dépendants, en lien avec la pollution environnementale.

Pourquoi ça concerne la Suisse. La prévention en cancérologie se focalise beaucoup sur les facteurs de risques identifiés des cancers hormono-dépendants: surpoids, tabac, alcool, etc. Mais en interagissant avec le fonctionnement du système hormonal, les perturbateurs endocriniens (phtalates, pesticides organochlorés, bisphénol A, etc.) jouent un rôle probable dans la survenue de ces cancers. En Suisse, il n’existe pas encore de mouvement national sur ces sujets, mais la ville de Lausanne s’est déjà dotée d’un programme de sensibilisation aux perturbateurs endocriniens devant limiter l’exposition des enfants.

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À lire dans Le Monde

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La justice européenne a tranché: le bisphénol A est bien un perturbateur endocrinien

Le bisphénol A est facilement utilisé dans le contenants en plastique. | Shutterstock

La justice européenne ne reviendra pas sur la décision de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) de classer le Bisphénol A comme perturbateur endocrinien en 2017. Ceci malgré la plainte de l’association Plastics Europe, représentant les producteurs de matières plastiques. C’est la deuxième décision de justice allant dans ce sens, détaille Le Monde.

Pourquoi c’est important. On qualifie de perturbateur endocrinien les substances ayant un effet néfaste sur l’équilibre hormonal, pouvant entraîner des conséquences grave pour la santé. Aujourd’hui interdit dans bon nombre de plastiques à vocation alimentaire, le Bisphénol A est encore fortement utilisé, notamment pour ses propriétés thermiques. Les alternatives sont encore rares et, comme le Bisphénol S, ne sont pas exempt de risques sanitaires.

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Lire l'article dans Le Monde

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Autopsie d'un «brief» du Commissaire européen à la Santé sur les perturbateurs endocriniens

Le Commissaire européen à la Santé, Vytenis Andriukaitis, en octobre 2016 | Andrej Klizan - Creative Commons

Certains responsables de la santé à la Commission européenne (CE) ont oeuvré des années durant pour – paradoxalement – empêcher l’interdiction d’une trentaine de pesticides suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, comme l’a montré l’enquête de Heidi.news. Leurs services ont préparés des documents orientés à l’attention du Commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis.

Pourquoi c’est important. Le 28 février 2016, ce haut fonctionnaire européen doit recevoir trois représentants de l’Endocrine Society (ES), une société savante qui regroupe 18 000 endocrinologues de la planète, dont une dizaine de Prix Nobel, et qui a souvent alerté sur les conséquence sanitaires des perturbateurs endocriniens. En jeu: l’avenir de toute cette thématique, qui portent aussi des enjeux socio-économiques. Heidi.news décrypte cette note adressée au Commissaire pour le préparer à cette rencontre.

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«Le vrai objectif de la Commission européenne, c’est d'assouplir la législation de 2009 sur les pesticides»

Épandage de pesticides | Creative Commons

L’organisation écologiste Pesticide Action Network Europe (PAN) a révélé des documents internes de la Commission européenne sur les perturbateurs endocriniens. Hans Muilerman, le coordinateur du dossier “Pesticides” de PAN, s’insurge contre ce que révèlent ces documents.

Pourquoi c’est important. Jeudi 9 mai, dans une interview accordée à Heidi.news, Anca Paduraru, de la Commission, a affirmé que la législation européenne sur les pesticides ne serait pas modifiée, ce dont doute l’organisation écologiste.

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Comment la Commission européenne a tenté de torpiller la législation sur les perturbateurs endocriniens

Epandage de pesticides | Dave Hitch-borne - geograph.org.uk

Les responsables de la santé à la Commission Européenne (CE) ont tout fait pour empêcher l’interdiction d’une trentaine de pesticides suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. C’est ce que révèlent des documents internes de la CE rendus publics ce jeudi par le Pesticide Action Network Europe (PAN).

Pourquoi c’est important. Depuis 2009, la législation européenne impose de facto l’interdiction de tous les pesticides qui ont des effets sur le système hormonal. Restait alors à poser les critères permettant de qualifier ces perturbateurs endocriniens. Ce qui semble avoir été fait dans des conditions extrêmement tendues.

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«Il n'est pas question de toucher à la législation de 2009 sur les pesticides»

Fûts de pesticides au rebut | Gene Daniels - US EPA

L’organisation écologiste Pesticide Action Network Europe a dévoilé jeudi des documents internes à la Commission européenne (CE), qui montrent à quelle point la bataille a été féroce en son sein (notre article principal, une exclusivité Heidi.news pour la Suisse romande) pour définir comment des pesticides peuvent êtres considérés comme néfastes pour la santé. Nous faisons réagir Anca Paduraru, une porte-parole de la Direction Générale de la Santé de la Commission européenne.

Ce que nous souhaitons savoir. Aujourd’hui, la législation européenne sur les perturbateurs endocriniens est unique au monde pour sa sévérité. Reste à comprendre comment elle est appliquée.