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Plus de 13'000 cas en Suisse: les grandes étapes de la pandémie

Heidi.news vous propose une carte interactive (actualisée une fois par jour vers 20 heures) permettant de suivre la propagation du virus sur le territoire national avec la répartition cantonale. Ainsi que le suivi des principales informations internationales sur la pandémie.

28 mars. Lors du point de situation de l’OFSP à 14 heures, Daniel Koch, responsable de la division maladies transmissibles à l’OFSP, a rendu public un chiffre que l’OFSP n’avait pas encore dévoilé:

«le pays compte ce 28 mars, 280 personnes sous respirateurs dans le pays. Une chiffre élevé, pour le pays.»

A la mi-journée, l’OFSP a annoncé que la Suisse compte 13’213 cas positifs, soit un bond de plus de 1000 cas en une journée. 235 décès sont également enregistrés. Depuis le 24 février, 106’000 tests ont été effectués pour Covid-19, avec 12% de résultats positifs. La Suisse ne compte pas les guérisons.

Etat du monde le 28 mars

Le monde compte plus de 600'000 personnes testées positives au nouveau coronavirus. Plus de 28’000 décès ont été enregistrés et plus de 135’000 guérisons.

Aux Etats-Unis, le bilan du jour fait état de plus 104'000 cas, pour plus de 1700. L’Italie compte plus de 86'500 cas pour plus de 9100 décès. De son côté, la Chine comptabilise plus de 81'00 cas, pour près de 3300 morts.

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Comment sortirons-nous du confinement? En faisant notre deuil du monde d'avant

Olivier Dessibourg

Il va bien falloir un jour, comme les Chinois depuis mercredi dans le Hubei, sortir de ce confinement.

Chacun et chacune ayant son propre degré de patience, de résilience et de responsabilité, j’élude ici la question de l’abdication personnelle devant la tentation de braver la «distanciation sociale». Mais quelle sera la première mesure à lever? La fermeture des écoles? Celle de mon Garden Center préféré? L’interruption du trafic aérien? La recommandation de télétravailler? Bref, quelles sont les «stratégies de sortie»? Et pour quand?

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Pourquoi la Suisse manque de tests face au coronavirus

Une personne de la protection civile devant l'accueil des HUG, samedi 21 mars 2020. | Keystone / Martial Trezzini

Les Hôpitaux universitaires genevois (HUG) – et l’ensemble des structures diagnostiques en Suisse et en Europe – sont confrontés à une difficulté d’approvisionnement de réactifs permettant de diagnostiquer Covid-19. Nous faisons le point avec le professeur Nicolas Vuilleumier, médecin chef du service de médecine de laboratoire aux HUG.

Heidi.news – On sait aujourd’hui qu’il y a une pénurie des réactifs alimentant les instruments qui permettent de poser le diagnostic du coronavirus en laboratoire. Expliquez-nous.

Nicolas Vuilleumier – Cela fait plusieurs semaines que les différents acteurs de la médecine de laboratoire en Suisse tentent de mobiliser les esprits autour de cette problématique qui, fort heureusement, commence à être relayée dans les médias depuis ces derniers jours. Comme dans toutes pathologies, Covid-19 compris, l’essentiel pour une prise en charge optimale des patients, c’est d’avoir le bon diagnostic pour le bon patient dans les meilleurs délais. Pour ce faire, le recours aux analyses de laboratoire est largement répandu.

Ces analyses requièrent un couple instrument-réactif indispensable, à l’image de l’essence (ou l’électricité) qui est nécessaire pour pouvoir faire fonctionner une voiture. Dès le début de cette pandémie, les structures de soins helvétiques possédaient globalement un nombre relativement adéquat d’instruments très performants, mais les réactifs pour les alimenter se sont faits attendre et ne sont toujours pas délivrés en quantité suffisante.

Chaque jour, la newsletter qui vous livrera infos, témoignages et analyses au cœur des hôpitaux.

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Un doctorant bernois propose un outil open source pour suivre les chiffres du coronavirus en Suisse

Alors que la colère monte contre le manque de transparence des chiffres de l'épidémie de coronavirus en Suisse, un jeune chercheur a programmé un agrégateur en quelques heures. Tout est gratuit: des données au code en passant par cet article tant ces données sont importantes pour bien réagir face à l'épidémie et mieux la comprendre.

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) rencontre des difficultés à chiffrer avec précision la pandémie de coronavirus en Suisse. Neuf collaborateurs de l’OFSP assurent la collecte des données et sont submergés par la tâche à accomplir comme le soulignait Republik (en allemand), le 20 mars, et comme Heidi.news l’a déjà écrit également. Conscient de l’enjeu autour des données chiffrées, Daniel Probst, doctorant en chimie et sciences moléculaires à l’Université de Berne, a automatisé l’agrégation des données publiques fournies par les cantons et leur mise en forme, soit le graphe interactif ci-dessus (faites-le défiler de haut en bas) à consulter aussi sur: www.corona-data.ch

Pourquoi c’est généreux. Daniel Probst a passé une partie du week-end dernier (14-15 mars) a configurer la base de son agrégateur. Ses résultats et le code informatique qui les génère sont disponibles gratuitement pour aider la population à visualiser l’épidémie dans le pays. Une limite à ce travail: il ne donne à voir que les cas testés positivement dans le pays et les chiffres publiés par les cantons.

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Au Mali, il n’y a qu’une dizaine de respirateurs, principalement dans la capitale

Matteo Maillard (Bamako)

Correspondant du quotidien «Le Monde» à Bamako, Matteo Maillard, signe chaque jeudi un Point du Jour pour Heidi.news. Il raconte aujourd'hui comment l'Afrique tente de se préparer à l'arrivée de coronavirus.

Depuis une semaine, le monde semble inversé. Alors que l’Europe est en prise avec la pandémie de coronavirus, de plus en plus de pays africains décident de fermer leurs frontières aux «migrants» du nord, touristes et travailleurs expatriés, venus de zones contaminées. Le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte, le Sénégal, le Cameroun, le Togo, le Tchad, le Mali, la Somalie et Madagascar ont été les premiers à prendre la décision d’arrêter les vols venant de pays contaminés.

Je les comprends. Deux raisons à cela: les premiers cas du virus sont arrivés sur le continent par l’entremise de voyageurs européens qui l’ont propagé. Si les premiers cas importés l’ont souvent été sans la présence de symptômes, ni la volonté d’infecter la population, les plus récents, comme ce Français de 76 ans revenu au Sénégal juste avant la fermeture des frontières, démontre un certain manque de précautions.

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Dix malentendus sur la pandémie de grippe «espagnole» de 1918

Policiers munis de masques contre la grippe, à Seattle en décembre 1918. | Archives nationales américaines, DR

L’épidémie de grippe «espagnole» de 1918 n’était pas particulièrement espagnole, et ses conséquences dévastatrices – entre 50 et 100 millions de morts – sont moins dues au virus en lui-même qu’aux conditions sanitaires en vigueur en ces temps de guerre. Richard Gunderman, professeur émérite de médecine à l’université de l’Indiana, s’attache à battre en brèche quelques idées reçues à ce sujet, pour le site universitaire The Conversation. Autre exemple: la mortalité du virus a été accentuée par une prise en charge médicale inadaptée – notamment la prescription d’aspirine à des doses hautement toxiques.

Pourquoi c’est intéressant. La grippe de 1918 reste dans les mémoires comme une des catastrophes sanitaires les plus terrifiantes de l’histoire, et ajoute à l’anxiété concernant Covid-19. Mais l’étude historique de la «mère de toutes les pandémies» permet de comprendre que ses conséquences sont très dépendantes du contexte sanitaire et de la réponse mise en œuvre. Le virus a frappé un monde à peu près dépourvu de vaccins, d’antiviraux, d’antibiotiques, et où les mesures aujourd’hui préconisées – hygiène des mains, distanciation sociale – n’étaient pas identifiées comme des réponses sanitaires efficaces. Un siècle plus tard, le monde est, à tous points de vue, bien mieux préparé.

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À lire sur The Conversation

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Est-il légitime de comparer le nouveau coronavirus et la grippe?

Pixabay / Geralt

Votre question complète. A l’occasion de la parution de la première version de notre article comparant Covid-19 et la grippe, publié le 27 février et intitulé «Covid-19: pourquoi on est loin d’une petite "grippe"», une lectrice nous interpellait sur Facebook sur la pertinence d’affirmer, comme nous le faisions, que l’épidémie de Covid-19 en cours était bien plus sérieuse que la grippe hivernale. Extrait:

«Le titre de l'article est vraiment limite. On va nous expliquer pourquoi... Alors qu'il est impossible de comparer ces deux virus de cette manière à l'heure actuelle. Pour l’un on a des années d'expérience, des méthodes de suivi et d'estimation, pour l'autre on a à peine deux mois de données, aucun recul, une connaissance incomplète de son comportement et des données qui sont brutes dans des situations de crise.

Il y a des chances pour que ce virus soit comme la grippe, ou moins dangereux (il n'y a pas de 'petite' grippe), ou pire, voire bien pire. Mais on est juste incapable de le savoir aujourd'hui et donc prétendre nous expliquer que c'est pire que la grippe c'est faire de la sculpture sur nuage. Et faire peur aux gens.»

Cette même lectrice estimait qu’à travers cet angle nous donnions à l’épidémie un tour alarmiste exagéré, voire racoleur.

La réponse d’Yvan Pandelé, journaliste (sculpteur sur nuage) du Flux santé. L’évolution de la situation en Europe et en Suisse ces derniers jours constitue pratiquement une réponse en soi quant à la gravité de l’épidémie de Covid-19, mais vous soulevez des points intéressants, notamment en matière de traitement journalistique. Pour le fond, je vous renvoie à mon article, régulièrement mis à jour. S’il faut le résumer en une idée-force, ce serait la suivante: prenez le nouveau coronavirus au sérieux.

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«L’Europe est désormais l’épicentre de l’épidémie», et il n’est pas sûr que la Suisse s’y prenne bien

Tedros Ghebreyesus, directeur genéral de l'OMS | Keystone / Salvatore di Nolfi

Avec plus de cas déclarés que le reste du monde réuni, l’Europe «est désormais l’épicentre de l’épidémie» de Covid-19, a annoncé vendredi 13 mars l’OMS, par la voix de son directeur général Tedros Ghebreyesus. L’organisation a de nouveau insisté sur la nécessité de maintenir une réponse sanitaire globale, qui inclue une stratégie «agressive» de recherche et isolement des cas.

Pourquoi on vous en parle. Parce que la Confédération a renoncé aux efforts d’endiguement. En limitant le dépistage aux seules personnes vulnérables et aux cas les plus graves, la Suisse a décidé, depuis le 9 mars, de réorienter sa réponse sanitaire vers une détection et une prise en charge ciblée, combinée à des mesures de confinement et de distanciation sociale volontaires. Une stratégie hémiplégique, à en croire l’OMS.

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La Suisse ferme ses écoles et introduit le contrôle aux frontières

Frontière franco-suisse à Genève. | Keystone / Christian Beutler

Lors de sa conférence de presse, très attendue de ce 13 mars, le Conseil fédéral, en présence de Simonetta Sommaruga, Alain Berset, Guy Parmelin et Karin Keller-Sutter, a annoncé que la situation actuelle est sérieuse et a décidé de renforcer les mesures restrictives: fermeture des écoles du pays, introduction de contrôles à toutes les frontières, restrictions d’entrée sur le territoire national, limitation des manifestations publiques et privées à cent personnes et aide d’urgence pour l’économie.

Pourquoi c’est important. La fermeture des écoles doit permettre de limiter la transmission intra-scolaire et, par conséquent, permettre de ralentir la transmission de Covid-19 dans la population. Le Conseil fédéral conseille également de renoncer aux déplacements en transports publics.

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Coronavirus: l'état de nécessité tessinois devrait être étendu à toute la Suisse

Daniel Koch, responsable de la division des maladies transmissibles de l'OFSP, était au Tessin mercredi 11 mars. | Keystone / Ti-Press / Alessandro Crinari

Daniel Koch, responsable de la division maladies transmissibles à l’OFSP, l’a annoncé ce matin 12 mars à l’antenne de la radio alémanique SRF: «le reste de la Suisse appliquera certainement ce qu’il se passe au Tessin». L’extension à l’ensemble du pays de l’état de nécessité déclaré dans le canton italophone doit encore être approuvée par le Conseil fédéral qui tient séance demain 13 mars à Berne.

Pourquoi c’est important. Les mesures en vigueur au Tessin depuis aujourd’hui concernent des pans entiers de la société: fermeture de toutes les écoles post-obligatoires, de tous les cinémas, de tous les centres de fitness et de sport, des théâtres et salles de concerts, des boîtes de nuit. Pour les restaurants, ils doivent limiter le nombre de personnes à 50, personnel compris. Le but: protéger les groupes à risque et ne pas surcharger les infrastructures hospitalières.

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A écouter sur SRF (DE)

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Mondiale ou non, l'épidémie de coronavirus peut toujours être jugulée, jure l'OMS

Tedros Ghebreyesus, directeur de l'OMS | Keystone / Salvatore di Nolfi

Petit pas par petit pas. Alors que la barre des 100 pays vient d’être franchie, l’OMS a admis à demi-mot lundi 9 mars que l’épidémie de Covid-19 avait pris une ampleur mondiale. «Maintenant que le virus a pris pied dans un si grand nombre de pays, la menace de pandémie est devenue très réelle», a déclaré son directeur général Tedros Ghebreyesus. Mais l’organisation se refuse encore à qualifier Covid-19 de pandémie.

Pourquoi l’OMS temporise. Il n’existe plus de définition précise de la phase pandémique à l’OMS, et ses officiels se refusent à utiliser le terme de peur que les pays ne s’engouffrent dans la brèche et relâchent leurs efforts pour enrayer l’épidémie. Il faut dire que le terme est chargé et les enjeux, immenses. L’organisation préfère insister sur la possibilité, encore réelle à ses yeux, d’endiguer la vague mondiale.

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Être ou ne pas être une pandémie: ce qui se joue derrière ce simple mot

Shutterstock / Leremy

Pandémie ou pas pandémie de Covid-19? La question secoue la sphère médiatique, face au constat d’une progression rapide du virus dans plusieurs régions du monde. Mais l’OMS, qui fait logiquement référence en la matière, préfère ne pas utiliser le fameux «mot en P»… Qu’est-ce qui se cache derrière cette réticence et quels sont les enjeux pour la réponse sanitaire globale? Tentative de réponse en forme d’analyse.

Pourquoi on vous en parle. La question se pose face avec la flambée de cas que connaissent, après la Chine, des pays comme l’Italie, la Corée du sud, l’Iran ou, plus récemment, la France. L’ambivalence du terme «pandémie» ne facilite pas la lecture de la situation. Mais la réticence de l’OMS à employer le mot s’explique par au moins trois facteurs: la nécessité de favoriser une stratégie d’endiguement, celle d’éviter la panique et la volonté de tirer les leçons de la grippe H1N1.

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Un premier mort du coronavirus déclaré hors de Chine

Crédits: Keystone

Les Philippines ont signalé dimanche leur premier décès, un homme de 44 ans. L'information ravive les inquiétudes sur la propagation du virus qui a déjà fait 360 morts et contaminé plus de 17'200 personnes.

Selon les informations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’homme aurait été infecté avant d’arriver aux Philippines. Selon les derniers bilans, l’épidémie a fait plus de 300 morts pour 14’000 personnes infectées. Le nombre de personnes infectées a dépassé celui du Sars, en 2003, tandis que le nombre de morts est bien inférieur à cette précédente épidémie.

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BBC

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Coronavirus: l’OMS convoque à nouveau le comité d’urgence face à l’«accélération de l’épidémie»

Tedros Ghebreyesus (directeur général), Michael Ryan (programmes sanitaires d'urgence) et Maria Van Kerkhove (maladies émergentes) en conférence de presse au siège de l'OMS, à Genève, le 29 janvier 2020.

Après sa conférence de presse du jour, ce 29 janvier, l’OMS a décidé de convoquer à nouveau son comité d’urgence demain jeudi 30 janvier, afin de statuer sur le caractère d’urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) de l’épidémie de nouveau coronavirus en cours. D’après le Dr Michael Ryan, responsable des programmes d’urgence sanitaire de l’OMS, cette décision «se fonde principalement sur le nombre croissant de cas et les preuves d’une transmission inter-humaine en-dehors de la Chine».

Pourquoi c’est important. L’institution a confirmé l’existence de trois cas de transmission d’humain à humain en-dehors de la Chine. Avec plus de 6000 cas confirmés, l’épidémie ne laisse d’inquiéter les autorités sanitaires. Mais la décision de classer l’épidémie comme USPPI s’est jusqu’à présent heurtée à la volonté de la Chine de conserver son autonomie vis-à-vis de la communauté internationale.

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Coronavirus: les dernières nouvelles sur le front de l'épidémie

Milice paramilitaire chinoise à Shenzhen, proche de la frontière avec Hong Kong, qui suspend dès aujourd’hui les liaisons ferroviaires avec le continent pour contenir l’épidémie de coronavirus. | Keystone / EPA / FEATURECHINA CHINA OUT

La flambée de pneumonies liées au nouveau coronavirus prend de plus en plus d'ampleur et les autorités sanitaires mondiales sont sur le qui-vive. Ce résumé chronologique revient sur les étapes importantes de cette épidémie, qui prend sa source à Wuhan, au centre de la Chine, et menace de devenir mondiale.

25 janvier. Le bilan actualisé, d’après les autorités sanitaires chinoises, est désormais de 1287 cas diagnostiqués et 41 décès.

24 janvier: premiers cas en Europe (France). Les premiers cas européens viennent d’être diagnostiqués en France, deux (liés) à Paris (hôpital Bichat) et un à Bordeaux (hôpital Pellegrin). Il s’agit de voyageurs rentrés de Chine.