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Les volcans seuls n'ont pas pu provoquer la disparition des dinosaures

Le tyrannosaure Sue, exposé au Musée Field de Chicago | Katie Rose / Pixabay

Impact de météorite ou volcanisme? Les deux phénomènes naturels sont depuis longtemps les deux principaux suspects impliqués dans la disparition, entre autres, des dinosaures. Leur rôle mutuel semble enfin se préciser. Une équipe internationale de géologues, paléontologues et paléoclimatologues soutiennent en effet dans Science que le volcanisme n’aurait pas été suffisant pour déclencher une extinction de masse. Ce qui laisse à l’astéroïde de Chicxulub le rôle principal dans cette affaire, raconte le New York Times.

Pourquoi on en parle. Le trapps du Deccan, en Inde, représentent un des plus forts exemples de volcanisme dans l’histoire de la Terre: 500’000km3 de coulées de lave s’y sont écoulés sur une période de près d’un million d’années, il y a près de 66 millions d’années. Soit au même moment que la disparition des dinosaures. Les éruptions ont été accompagnées de grandes quantités de gaz à effet de serre, CO2 en tête. Mais son effet n’aurait pas été suffisant pour provoquer ce qui est connu comme la cinquième plus grande crise de la biodiversité dans l’Histoire de la planète.

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Un cerveau britannique de 2600 ans, incroyablement conservé, livre peu à peu ses secrets

Photographie du cerveau de 2600 ans | Axel Petzold

Il avait été retrouvé en 2008 à Heslington, petit village anglais de la banlieue d’York. Ce crâne humain de 2600 ans contenait un cerveau exceptionnel par son état de préservation, ce qui n’a pas manqué d’étonner la communauté scientifique. Des chercheurs du University College London ébauchent désormais un début d’explication, à travers des résultats publiés dans le Journal of The Royal Society Interface, relayés par The Irish News.

Pourquoi c’est intéressant. Les chercheurs ont passé un an à méticuleusement déplier certains filaments de protéines servant de support aux cellules du cerveau, incroyablement bien préservées. Et cela alors qu’elles se décomposent normalement rapidement après la mort sous l’action de plusieurs enzymes, un phénomène appelé autolyse. «Quelque chose de cruel a dû arriver à cette personne », explique l’auteur principal Axel Petzold, soulignant que la personne a vraisemblablement été décapitée. Les chercheurs imaginent qu’un fluide acide, ayant par la suite pénétré le cerveau, aurait permis l’incroyable préservation de ces protéines, mais au prix d’une dégradation accrue d’autres matières biologiques, comme le collagène.

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Une araignée fossile publiée cette année était un faux

Mongolarachne chaoyangensis, une araignée qui n'a en réalité jamais existé | Paul A. Selden et al.

Que faire d’un banal fossile d’écrevisse? Le rendre unique à coup de ciment et de peinture, semblent s’être dit des fraudeurs asiatiques pour en faire monter le prix. C’est en tout cas le cas de ce fossile présenté comme celui d’une nouvelle espèce d’araignée, Mongolarachne chaoyangensis, publié début 2019. Mais, comme le raconte Sciences et Avenir, une étude plus minutieuse de l’objet et publié dans Palaeoentomology a permis de révéler la supercherie.

Pourquoi on en parle. Les fossiles sont un marché important en Asie, surtout auprès de touristes souhaitant rapporter un souvenir de leur voyage. Ce qui peut pousser certains à la fraude. La méthode est alors souvent la même: on prend un fossile courant et à portée de main, ici une écrevisse, puis on le modifie afin de le faire passer pour un spécimen beaucoup plus rare. Ici, la transformation a été telle qu’elle est parvenue à berner les premiers paléontologues qui s’étaient penchés dessus.

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La plus ancienne forêt fossile découverte près de New York

Le système racinaire d'un arbre primitif, Archaeopteris, trouvé près de New York | Charles Ver Straeten

Une équipe de paléontologues a découvert, au nord de New York, les restes fossilisés d’une forêt datée de 386 millions d’années, soit du Dévonien moyen. Cet âge ferait d’elle la plus ancienne au monde, selon The Guardian qui relate la découverte.

Pourquoi on en parle. Les forêts du Dévonien, époque où les premiers arbres sont apparus, sont encore rare. On en retrouve surtout des traces en Amérique du Nord, comme ici, en Europe, ou en Asie où la plus grande de l’époque a été récemment découverte. Leurs arbres, plus proches de fougères géantes, permettent de reconstituer les premiers paysages terrestres parcourus uniquement par des insectes et autres arthropodes.

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Ce mammifère fossile étonne par son oreille moyenne inédite

Représentation d'artiste de Jeholbaatar kielanae | Yong XU

En Chine, un petit mammifère vieux de 120 millions d’années a étonné ses découvreurs, rapporte New Scientist. Annoncé et décrit dans Nature ce mercredi 27 novembre, Jeholbaatar kielanae présente une oreille moyenne inédite pour les mammifères de cet âge.

Pourquoi c’est étonnant. Les mammifères ont la particularité de posséder trois petits os dans leur oreille moyenne, marteau, enclume et étrier. Ceux-ci sont absents des autres vertébrés. C’est cette particularité qui permet normalement de distinguer les mammifères primitifs. Une évolution généralement perçue comme relativement linéaire. Or, chez Jeholbaatar, la disposition de ces trois os se rapproche de celle d’un autre fossile, Arboroharamiya, dont l’appartenance au groupe des mammifères est fortement débattue. L’origine des mammifères aurait donc été beaucoup plus complexe que ce qu’on pensait.

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Un crâne fossile relance l'énigme de la disparition des pattes chez les serpents

Vue d'artiste du serpent Najash rionegrina et de ses pattes arrière atrophiées | Raúl Orencio Gómez

Comment les serpents, qui descendent de tétrapodes, ont-ils perdu leurs pattes? L’évolution de ces reptiles sans pattes n’est pas un long fleuve tranquille qui serpenterait tranquillement depuis le fond des âges: la découverte d’un fossile de l’espèce Najash rionegrina, vieux d’environ 100 millions d’années, qui disposait encore de pattes arrière, relance le débat, explique le New York Times. Ces travaux ont été publiés dans la revue Science Advances.

Pourquoi c’est intéressant. Parmi les fossiles découverts de cette espèce, on retrouve plusieurs crânes, dont la structure tridimensionnelle a été très bien préservée. Quel rapport entre les pattes et le crâne? Les serpents modernes n’ont pas d’os jugal — qui correspondrait à la pommette chez l’homme. Or, les crânes de Najash rionegrinai découverts montrent un large os jugal, ce qui suggère que la structure crânienne des serpents modernes aurait considérablement changé lorsqu’ils ont perdu leurs pattes.

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De nouveaux fossiles précisent l'évolution des mammifères juste après la fin des dinosaures

Echantillon de fossiles venant du nouveau site américain | HHMI Tangled Bank Studios

Un millier de fossiles et seize espèces de mammifères, c’est le résultat d’une collecte paléontologique réalisée dans le Colorado et annoncé ce mardi 29 octobre par une équipe américaine dans Science. Au delà de cette moisson impressionnante, c’est surtout l’âge de ces fossiles qui les rend exceptionnels, comme l’explique The New York Times. Ces animaux ont en effet vécu dans les tous premiers millénaires qui ont suivi la disparition des dinosaures.

Pourquoi c’est intéressant. La courte période de transition entre l’ère secondaire, âge d’or des dinosaures, et l’ère tertiaire qui a vu l’avènement des mammifères, reste peu documentée d’un point de vue paléontologique. Cette découverte vient donc combler un vide dans les connaissances des paléontologues sur cette époque charnière. Elle montre également qu’il aura fallu à peine 700’000 ans pour passer de petits mammifères de la taille d’une souris, les seuls à avoir survécu à la fin du secondaire, à des animaux de la taille d’un grand cochon.

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Des doutes pèsent sur l'étude qui localise le berceau de l'humanité dans le Botswana

Delta de l'Okavango, Botswana. Région où l'étude de Nature place l'origine de l'homme moderne | reisigl / Pixabay

Ce devait être une grande annonce sur nos origines. Une étude parue ce lundi dans Nature annonce que l'homme moderne aurait vu le jour dans le sud de l'Afrique, dans l’actuel Botswana, il y a environ 200’000 ans. Mais entre le caractère fragmentaire des données et l’existence d’études contradictoires non prises en compte dans l’analyse, cette publication ne fait pas l'unanimité, comme l'explique The Atlantic.

Pourquoi on en parle. L’étude en question se base sur l’ADN mitochondrial de diverses populations sud-africaines actuelles pour aboutir à sa conclusion. Or de nombreux chercheurs ont émis des doutes quant à la valeur de cette méthode. L’ADN mitochondrial ne serait, selon eux, pas suffisant pour tirer de telles conclusions, surtout sans réaliser d’analyses sur de l’ADN fossile. De plus, il a été noté l’absence de plusieurs études importantes publiées de par le passé, qui auraient pu contredire ces conclusions, dans la discussion de l’article.

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Lire l'article dans The Atlantic

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Cette espèce fossile clarifie le passage des poissons aux vertébrés terrestres

Parmastega aelidae (à gauche) dans son environnement naturel | Mikhail Shekhanov / Ukhta Local Museum

Parmastega aelidae: c’est le nom d’une nouvelle espèce de vertébrés fossile, datant d’environ 372 millions d’années. Présentée dans Nature, elle correspond à unes des premières étapes de l’évolution des tétrapodes, c’est-à-dire les vertébrés possédant quatre pattes et qui finiront par conquérir la terre ferme.

Pourquoi on vous en parle. D’autres espèces proches, légèrement plus anciennes sont déjà connues, mais seulement par quelques fragments osseux qui ne permettent pas d’en dire beaucoup sur leur morphologie. Avec 11 individus représentés par de nombreux restes crâniens ainsi que par leurs omoplates et clavicules (qui ensemble forment la ceinture scapulaire), Parmastega serait donc le plus ancien tétrapode aussi bien préservé, donnant de nouvelles précisions sur cette étape de transition évolutive entre poissons et les vertébrés terrestres.

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Des empreintes de Néandertaliens découvertes sur une plage normande

L'une des empreintes fossilisées découvertes | Dominique Cliquet

Pas moins de 257 empreintes de pas fossilisées âgées de 80’000 ans, attribuées à l’homme de Néandertal. C’est la moisson réalisée en Basse-Normandie (France) par une équipe de paléontologues. Auparavant, on ne connaissait que neuf empreintes fossiles de ce cousin de notre espèce, raconte le New Scientist. Il s’agirait d’un groupe social avec de nombreux enfants, ce que révèle la diversité de la taille des traces.

Pourquoi c’est important. Connu depuis les années 1960, le lieu de ces fouilles, le site du Rozel, est menacé de disparaître à cause de l’érosion. Divers ossements d’animaux ont également été retrouvés, qui suggèrent des activités de boucherie. Des fouilles de sauvetage sont entreprises chaque année depuis 2012. L’espoir est désormais de mettre au jour des vestiges humains.

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Lire l'article sur le site du New Scientist (EN)

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Ce que la trace d'un ver fossile révèle de l’émergence du règne animal

Vue d'artiste de Yilingia spiciformis | Dr. Zhe Chen, Nanjing Institute of Geology and Paleontology

Il y a des pas qui marquent l’histoire, comme ceux d’Armstrong sur la Lune. Et peut-être ceux de cet animal préhistorique semblable à un ver, dont le fossile, vieux de 550 millions d’années (Ma), semble suivi de la trace de son déplacement. Cela suggère que cet animal, quoique très primitif, était capable de mobilité!

Pourquoi c’est important. Ce fossile date de l’Édiacarien, il y a plus de 540 millions d’années. Cette période précède le Cambrien, lui-même caractérisé par une explosion de la biodiversité. Ces formes de vie annoncent le foisonnement ultérieur des espèces animales, mais leur analyse est âprement discutée par les experts.

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Le doute plane sur l'âge du plus ancien Homo sapiens d'Europe

Les deux crânes fossiles retrouvés ont été respectivement datés à -170'000 et à - 210'000 ans | K.Harvati et al / Nature

Le paléoanthroplogue Jean-Jacques Hublin, directeur du département d’évolution humaine à l’institut Max Planck, a émis dans La Recherche plusieurs doutes sur l’âge présumé du plus ancien Homo sapiens d’Europe, qui a fait l’objet d’une publication en juillet dernier.

Pourquoi c’est important. Découvert dans la grotte d’Apidima, en Grèce, un crâne du genre Homo avait été daté à 210’000 ans et attribué à l’espèce Homo sapiens dans une étude publiée dans Nature. Or d’après Jean-Jacques Hublin, la méthode de datation utilisée ne peut s’appliquer correctement sur ce type de fossile. De plus, la morphologie du crâne pourrait tout autant correspondre à un néandertalien primitif.

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Lire l'article dans La Recherche

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Ce visage de la préhumanité a 3,8 millions d’années, et représente Australopithecus anamensis

Le crâne d'Australopithecus anamensis | Dale Omori, avec l'autorisation du Cleveland Museum of Natural History

Ce crâne a 3,8 millions d’années. Découvert en 2016 en Éthiopie, il constitue un objet exceptionnel: d’abord par son état presque complet, mais aussi parce qu’il montre le visage d’Australopithecus anamensis, la plus ancienne espèce d’australopithèque connue, pour laquelle la communauté scientifique ne disposait que de traces fragmentaires. Il est présenté dans la revue Nature.

Pourquoi c’est exceptionnel. Ces restes préhumains présentent certaines caractéristiques morphologiques d’espèces plus anciennes et d’autres d’australopithèques plus récents. Leur datation indique aussi une cohabitation d’au moins 100’000 ans avec Australopithecus afarensis (une espèce notamment représentée par Lucy). Ces résultats remettent en cause la vision linéaire traditionnelle de l’origine du genre Homo, où chaque espèce aurait succédé à une autre sans chevauchement.

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La présence humaine aurait accéléré le déclin des ours des cavernes

Crâne d'ours des cavernes de la grotte Buso Doppio del Broion en Italie | Matteo Romandini

La diminution de la population des ours des cavernes coïncide avec l’arrivée de l’homme moderne en Europe, il y a 40’000 à 35’000 ans. C’est ce que conclut une étude basée sur l’ADN mitochondrial de 123 fossiles, publiée ce jeudi dans Scientific Reports.

Pourquoi on vous en parle. Les causes de la disparition de la mégafaune préhistorique européenne (lions et ours des cavernes, mammouths, rhinocéros laineux…) fait débat au sein de la communauté paléontologique. Entre autres, la part exacte de la responsabilité de l’homme ne fait pas l’unanimité.

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Les derniers néandertaliens d'Eurasie seraient issus d'une seule population d'Europe de l'Ouest

Crâne néandertalien provenant de la carrière Forbes, en Espagne. | Lukas Bokelmann et al.

Les néandertaliens d’Europe de l’Ouest ont remplacé les autres populations eurasiatiques il y a environ 100’000 ans. C’est la conclusion que tire l’Institut Max Planck, en Allemagne, d’après une étude génétique publiée en deux fois, d’abord dans Science Advances fin juin puis dans PNAS ce lundi.

Pourquoi on en parle. La chronologie exacte du peuplement des différentes régions d’Eurasie par Néandertal reste encore mystérieuse pour les paléontologues, d’où l’intérêt de ces études.