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Mini-cerveaux en labo: des chercheurs s’inquiètent de dérives éthiques

Cellules d'organoïde cérébral en culture. Les organoïdes parvenus à maturité se présentent sous la forme de minuscules sphères de tissu neuronal d'au plus quelques millimètres de diamètre | NIH, DR

Le «Rubicon» éthique serait sur le point d’être franchi. Des chercheurs du Green Neuroscience Laboratory (San Diego) estiment que les organoïdes de cerveau – de mini-portions de tissu cérébral cultivées en laboratoire – s’approchent du seuil de complexité pouvant donner lieu à une forme de conscience. À l’occasion du congrès Neuroscience 2019, lundi 21 octobre à Chicago, ils appellent à mieux encadrer ces recherches au plan éthique, afin de s’assurer qu’aucun organisme souffrant ne naisse de ces expériences.

Pourquoi on vous en parle. Les organoïdes cérébraux sont en plein essor, et ouvrent la perspective de recherches inédites sur les maladies neurodégénératives et ophtalmologiques, ou même infectieuses (Zika, Creutzfeldt-Jakob). Leur degré de complexité permet d’ores et déjà la production d’une activité neuronale synchronisée et spontanée, ce qui peut faire craindre l’émergence d’états de conscience minimaux. Une perspective encore très spéculative, dans la mesure où l’on ignore à peu près tout des conditions d’émergence d’une conscience phénoménale. Mais l’enjeu éthique est vertigineux.

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À lire dans The Guardian

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Des mini-organes en culture pour prédire le succès d’une chimiothérapie

Image au microscope à fond clair d'organoïdes tumoraux de patients en culture. | S. Ooft et M. Mertz / DR

Des chercheurs néerlandais ont cultivé des organoïdes de tumeurs colorectales pour prédire le succès d’une chimiothérapie. En quelques jours, leur test a été capable de prédire la réponse de 80% des patients au traitement. Une avancée intéressante en matière de médecine personnalisée publié ce 8 octobre dans la revue Science Translational Medicine.

Pourquoi c’est important. La chimiothérapie est généralement utilisée dans les cancers au stade métastatique, faute de meilleur traitement disponible. Tous les patients ne répondent pas au traitement, mais beaucoup en subissent les effets indésirables: fatigue, nausées, vomissements, perte de cheveux… Réserver les traitements aux seuls patients répondants permet un vrai gain en qualité de vie pour les autres.