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Enfants du monde, élevez la voix: les océans montent et votre avenir prend l'eau

Des enfants jouent sur une plage au sud de Kiribati, un Etat insulaire du Pacifique centrale menacé par la montée des eaux. | Organisation mondiale de la santé

Les cinquante-quatre pages du rapport Quel avenir pour les enfants du monde? sont éloquentes: aucun pays ne protège de manière appropriée la santé des enfants, leur environnement et leur avenir. Rendu public mercredi 19 février, le document est l’œuvre de plus de 40 experts de la santé de l’enfant et de l’adolescent réunis au sein d’une commission ad hoc placée sous l’égide de l’OMS, de l’Unicef et du Lancet. Ceux-ci mettent en lumière la menace imminente que représentent la dégradation écologique, les changements climatiques et les pratiques commerciales abusives pour les adultes de demain.

Pourquoi il y a encore de l’espoir. La commission d’experts réclame un nouvel engagement mondial et veut intégrer les jeunes dans le processus de décision politique. Afin de guider les politiques publiques, les chercheurs ont créé un index de performance globale mesurant les conditions fondamentales permettant aux enfants de survivre et de s'épanouir aujourd’hui. Cet outil permet de comparer les pays et d’aider à planifier un sursaut jugé nécessaire.

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Covid-19: pourquoi le dernier bilan chinois est (plutôt) rassurant

Courbe épidémique de Covid-19. Voir ci-dessous pour le graphe détaillé | China CDC

Les autorités sanitaires chinoises viennent de publier, lundi 17 février, le premier bilan à grande échelle de l’épidémie de Covid-19. L’analyse, qui porte sur plus de 70'000 patients infectés ou probablement infectés par le nouveau coronavirus, est riche en enseignements sur la maladie et la progression de l’épidémie.

Pourquoi c’est intéressant. C’est la première fois que le Center for Disease Control (CDC) chinois est en mesure de présenter un bilan portant sur la quasi-totalité des cas de Covid-19. Il permet de se faire une bonne idée de la dynamique à l’œuvre et confirme l’idée d’une maladie peu létale mais extrêmement contagieuse, en dépit des mesures de confinement extrêmes prises par la Chine. Pour autant, il semble qu’un pic épidémique ait été atteint fin janvier.

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1716 médecins et soignants chinois ont été infectés par le nouveau coronavirus

Le directeur général de l’OMS, Tedros Ghebreyesus, a annoncé vendredi 14 février que l’épidémie de Covid-19 a affecté 1716 professionnels de santé en Chine. Six d’entre eux sont morts de la maladie, dont le Dr Li Wenliang, qui avait tenté d’alerter ses confrères sur la survenue d’une épidémie de nature inconnue à Wuhan dès le 30 décembre 2019.

Pourquoi c’est important. C’est la première fois que la Chine communique sur le nombre de médecins et de soignants affectés par Covid-19. Ces derniers sont en première ligne dans la bataille contre l’épidémie et le risque de contamination peut avoir un effet extrêmement démoralisant pour les troupes. L’OMS a annoncé investiguer pour mieux comprendre la dynamique et les causes de ces infections.

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Quels sont les pays pauvres en première ligne de l’épidémie de Covid-19?

Pixabay / Arek Socha

L’analyse des flux de voyageurs entre la Chine et les autres régions du monde aide à cibler les pays concernés par la propagation de l’épidémie de Covid-19, rapporte Nature. D’après un modèle de l’université de Southampton, la Thaïlande et l’Indonésie sont les plus à risque en Asie du Sud-Est. Sur le continent africain, des chercheurs de l’Inserm placent l’Egypte, l’Algérie et l’Afrique du sud en première ligne. Mais au regard de la situation politique et de l’état des systèmes de santé, ils se disent surtout préoccupés par sept pays africains, parmi lesquels le Nigeria, l’Ethiopie ou encore le Soudan.

Pourquoi c’est important. La propagation de l’épidémie à des pays incapables de mettre en œuvre une réponse sanitaire efficace est un sujet de préoccupation majeur à l’OMS, qui insiste sur la nécessité impérieuse de faire preuve de solidarité. La propagation de l’épidémie à un pays comme le Nigeria, extrêmement peuplé (190 millions d’habitants) et au système de santé fragile, serait par exemple une catastrophe de santé publique. Des tests diagnostiques et du matériel médical de base ont déjà été envoyés par l’OMS à une vingtaine de pays africains. À terme, le principal espoir pour enrayer l’épidémie repose sur le développement de vaccins.

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À lire sur Nature (EN)

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Covid-19: ce qu'il faut retenir du forum de recherche de l’OMS

Les Drs Sylvie Briand (en charge des infections) et Soumya Swaminathan (directrice scientifique), lors de la conférence de presse de l'OMS du 12 février 2020

Les 11 et 12 février se tenait à Genève un forum scientifique organisé par l’OMS afin de coordonner les efforts de recherche contre l’épidémie de Covid-19. Au rang des mesures les plus urgentes figurent le développement de tests diagnostiques rapides et la mise en place de protocoles de soins optimisés. L’OMS a également mis en avant deux pistes de traitements prometteurs.

Pourquoi on vous en parle. Les autorités du Hubei font état de grandes difficultés à diagnostiquer et prendre en charge les patients, au point que le gouvernement central chinois vient de reprendre la main sur la gestion de l’épidémie. La nécessité se fait jour de coordonner les efforts des scientifiques pour aider la Chine à faire face au nouveau coronavirus dans les zones les plus tendues, et préparer la réponse des pays les plus fragiles lorsque l’épidémie se propagera chez eux.

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Covid-19: le nouveau coronavirus a enfin son nom définitif

Fini le surnom provisoire, peu euphonique et fourre-tout, de 2019-nCoV. L’infection à nouveau coronavirus possède désormais un nom officiel et définitif, a annoncé le Dr Tedros Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, en conférence de presse aujourd’hui 11 février 2020. Ce sera: Covid-19.

Prononcé /kovid/, le nouveau label dérive de «COrona VIrus Disease», soit «maladie à coronavirus» dans la langue de Shakespeare. Ce modèle terminologique a d’ailleurs vocation à être employé pour toutes les futures épidémies de coronavirus.

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Coronavirus: le forum de l’OMS tentera d'établir les priorités scientifiques au niveau mondial

Keystone

L’OMS organise un forum mondial destiné à accélérer la recherche au niveau mondial afin de trouver des traitements et des vaccins contre la maladie responsable de plus de mille morts en Chine.

Les détails. «Il est essentiel d'exploiter le pouvoir de la science pour maîtriser cette épidémie», a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS. Afin d'accélérer l'information scientifique et la production de produits médicaux pour minimiser l'impact de l'épidémie de 2019-nCoV, l’OMS va réunir des scientifiques de premier plan, ainsi que des agences de santé publique, des ministères de la santé. La réunion devrait déboucher sur un programme de recherche mondial pour le nouveau coronavirus.

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Wolrd Health Organization

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L’OMS réclame 675 millions de dollars pour faire face au coronavirus

Keystone / Salvatore di Nolfi

En conférence de presse mercredi 5 février 2020, le directeur général de l’OMS a annoncé que l’institution appelait la communauté internationale à participer financièrement à l’effort de lutte contre l’épidémie de coronavirus. L’institution réclame 675 millions de dollars sur trois mois, principalement pour aider les pays aux systèmes de santé défaillants.

Pourquoi c’est important. Le plus grand sujet de préoccupation de l’OMS concerne les pays africains, dont les liens avec la Chine sont importants, mais qui sont peu à même de faire face à l’épidémie. Aucun cas n’a pour l’heure été diagnostiqué sur le continent, mais le risque est grand que ce résultat encourageant soit simplement dû à l’impossibilité de détecter le coronavirus.

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Coronavirus: l’OMS déclare l’urgence internationale tout en saluant l'action chinoise

"Dr Tedros", directeur général de l'OMS, n'a pas ménagé ses efforts pour éviter de froisser la Chine

Le Dr Tedros Ghebereyesus a déclaré jeudi 30 janvier l’épidémie de nouveau coronavirus initiée à Wuhan urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), après décision «presque unanime» du comité d’urgence réuni à cette occasion. Le directeur général de l’OMS a également livré plusieurs recommandations à destination de la communauté internationale, afin notamment d’aider les pays les plus vulnérables à contenir la propagation du virus. «We’re in this together and we can only stop it together», a-t-il déclaré.

Pourquoi c’est important. En vertu du règlement sanitaire international de 2005 signé par les pays-membres, la déclaration d’une urgence internationale (USPPI) donne pouvoir à l’OMS d’émettre de recommandations temporaires (3 mois), juridiquement contraignantes, afin de coordonner une réponse sanitaire mondiale. Les enjeux sanitaires et économiques sont majeurs, sans oublier la question géopolitique. Cela explique sans doute en partie les louanges très appuyés de l’institution à l’endroit de la Chine.

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Coronavirus: l’OMS convoque à nouveau le comité d’urgence face à l’«accélération de l’épidémie»

Tedros Ghebreyesus (directeur général), Michael Ryan (programmes sanitaires d'urgence) et Maria Van Kerkhove (maladies émergentes) en conférence de presse au siège de l'OMS, à Genève, le 29 janvier 2020.

Après sa conférence de presse du jour, ce 29 janvier, l’OMS a décidé de convoquer à nouveau son comité d’urgence demain jeudi 30 janvier, afin de statuer sur le caractère d’urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) de l’épidémie de nouveau coronavirus en cours. D’après le Dr Michael Ryan, responsable des programmes d’urgence sanitaire de l’OMS, cette décision «se fonde principalement sur le nombre croissant de cas et les preuves d’une transmission inter-humaine en-dehors de la Chine».

Pourquoi c’est important. L’institution a confirmé l’existence de trois cas de transmission d’humain à humain en-dehors de la Chine. Avec plus de 6000 cas confirmés, l’épidémie ne laisse d’inquiéter les autorités sanitaires. Mais la décision de classer l’épidémie comme USPPI s’est jusqu’à présent heurtée à la volonté de la Chine de conserver son autonomie vis-à-vis de la communauté internationale.

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Coronavirus: les dernières nouvelles sur le front de l'épidémie

Milice paramilitaire chinoise à Shenzhen, proche de la frontière avec Hong Kong, qui suspend dès aujourd’hui les liaisons ferroviaires avec le continent pour contenir l’épidémie de coronavirus. | Keystone / EPA / FEATURECHINA CHINA OUT

La flambée de pneumonies liées au nouveau coronavirus prend de plus en plus d'ampleur et les autorités sanitaires mondiales sont sur le qui-vive. Ce résumé chronologique revient sur les étapes importantes de cette épidémie, qui prend sa source à Wuhan, au centre de la Chine, et menace de devenir mondiale.

25 janvier. Le bilan actualisé, d’après les autorités sanitaires chinoises, est désormais de 1287 cas diagnostiqués et 41 décès.

24 janvier: premiers cas en Europe (France). Les premiers cas européens viennent d’être diagnostiqués en France, deux (liés) à Paris (hôpital Bichat) et un à Bordeaux (hôpital Pellegrin). Il s’agit de voyageurs rentrés de Chine.

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Nouveau coronavirus: pourquoi l’OMS temporise pour statuer sur l'épidémie en cours

L'OMS a tenu une conférence de presse mercredi 22 janvier. | KEYSTONE / Salvatore Di Nolfi

Un comité spécial de l’OMS était réuni mercredi 22 janvier pour déterminer si l’épidémie à nouveau coronavirus de Wuhan devait être classée comme une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), le plus haut niveau de classification en santé publique globale. Après plusieurs heures de délibérations, le comité n’a pas été en mesure de donner un avis. Une nouvelle réunion se tiendra ce jeudi 23 janvier.

Pourquoi c’est important. Le dernier bilan de l’épidémie à nouveau coronavirus (nCoV) fait état de près de 500 personnes contaminées, y compris dans d’autres pays d’Asie (Thaïlande, Japon, Corée du Nord), aux États-Unis (1 cas) et peut-être en Australie (1 cas, à confirmer). On recense à ce jour 17 victimes, toutes chinoises. A l’approche du Nouvel An asiatique, le risque de pandémie pourrait être sérieux. Mais les données présentées à l’OMS par les autorités chinoises laissent encore beaucoup d’éléments dans l’ombre, et quelques soupçons pèsent sur la bonne volonté de Pékin.

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Nouveau coronavirus en Chine: vrai risque pandémique ou émoi exagéré?

Personnel en combinaison de protection contre les risques biologiques avec un brancard métallique près du service des patients hospitalisés du centre de traitement médical de Wuhan, où certains patients infectés par un nouveau coronavirus sont traités, à Wuhan, en Chine, le mardi 21 janvier 2020. | Keystone / AP / Dake Kang

Se dirige-t-on vers une épidémie sur l’ensemble du continent asiatique? Les annonces de l’OMS lundi 20 janvier 2020 concernant la flambée de pneumonies à nouveau coronavirus (nCoV) inquiètent les autorités: avec les nouveaux tests diagnostiques, 139 nouveaux cas ont été diagnostiqués en Chine en l’espace de deux jours. Alors que le spectre de l’épidémie de Sras de 2002 commence à resurgir, le président Xi Jinping est apparu à la télévision nationale chinoise pour appeler à «enrayer résolument l’épidémie». L’ONU annonce une réunion d’urgence à Genève mercredi.

Pourquoi c’est alarmant. Alors que la flambée était jusque-là limitée à la ville de Wuhan (11 millions d’habitants) et à quelques voyageurs isolés (2 cas en Thaïlande, 1 au Japon, 1 en Corée du sud), le nouveau bilan fait état de trois fois plus de patients, dont certains dans les métropoles très peuplées de Beijing (23 millions d’habitants) et Shenzhen (13 millions). Par ailleurs, les autorités chinoises ont confirmé l’existence d’une transmission d’humain à humain. Avec le Nouvel An chinois en vue, la perspective d’une épidémie se fait plus sérieuse.

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L’OMS prévoit de créer un musée mondial de la santé à Genève

Le musée mondial de la santé devrait ouvrir ses portes sur le site du siège de l'organisation, à Genève. | CC BY-SA 4.0 / Yann Forget

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit de créer un Musée mondial de la santé à Genève. L’annonce, inédite, vient d’être faite par Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’organisation, dans un état des lieux de la Fondation pour Genève sur la Genève internationale, publié le 9 janvier.

Pourquoi c’est important. L’écosystème «Global health» à Genève est un enjeu majeur pour la Suisse et la Health Valley romande. D’un point de vue symbolique mais aussi économique: le pôle santé de la Genève internationale dépense 1,8 milliard de francs par an, dont la moitié au sein de la Confédération. La décision de l’OMS d’installer un Musée mondial de la santé au bout du lac, en dépit de ses contraintes budgétaires de plus en plus serrées, est donc un signal fort.

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On en sait plus sur l’origine de la mystérieuse épidémie chinoise

Pixabay / Gerd Altman

Le 31 décembre 2019, la Chine a informé sur l’apparition de cas de pneumonies d’origine inconnue dans la cité de Wuhan (10 millions d’habitants), à 700 km à l’ouest de Shanghai, à l’intérieur des terres. À ce jour, 59 patients ont été déclarés. Le centre de l’épidémie semble être le marché aux fruits de mer de Wuhan, fermé le 1er janvier 2020 pour faire l’objet d’investigations sanitaires. Les autorités chinoises viennent d’annoncer, mercredi 8 janvier et par la voix de l’agence de presse officielle Xinhua (citée par Reuters), qu’un nouveau virus avait été identifié.

Ce qu’on vient d’apprendre. Sur la base d’un prélèvement chez un patient, les chercheurs ont identifié la séquence génétique d’une nouvelle souche de coronavirus, une grande famille de virus responsables de maladies respiratoires, dont le syndrome respiratoire aigu sévère (Sras) identifié en 2002 ou le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Mers) dix ans plus tard. La séquence génétique a été retrouvée chez 15 patients, mais des vérifications sont encore nécessaires pour s’assurer que ce nouveau virus est bien responsable de l’épidémie.