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L'OMS pointe du doigt l'absence de données sur la santé des détenus en Europe

Dans son rapport publié ce jeudi 21 novembre l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’alarme de la santé des détenus dans les prisons européennes. L’organisation a récolté les données disponibles sur l’état de santé des prisonniers et les systèmes de santé carcéraux de 39 des 53 pays inclus dans la zone OMS-Europe, l’un des six bureaux régionaux de l’OMS dans le monde.

Le rapport révèle que les systèmes de surveillance de la santé des détenus est médiocre. En effet, peu de pays ont été en mesure de fournir des données sur la population carcérale:

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La poliomyélite est en voie d'être éradiquée mais certains vaccins offrent une seconde vie au virus

Une soignante administre le vaccin antipoliomyélitique à une enfant à Kandahar, Afghanistan, le 15 octobre 2019 | Muhammad Sadiq / Keystone

Ce jeudi 24 octobre, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la polio, l’OMS a officialisé la nouvelle de l’éradication du poliovirus sauvage de type 3 (WPV3) à travers le monde. Seul le type 1 existe encore, en Afghanistan et au Pakistan. Mais rien n’est gagné pour autant rapporte Le Monde dans un article publié la veille. Les virus vaccinaux (mutés) peuvent effectivement retrouver leur capacité de paralyser. En 2018, la version mutée du virus a fait 4,5 fois plus de victimes que sa variante sauvage. Un article de Statnews du 13 septembre détaille toute cette problématique.

Comment ça marche. Les vaccins oraux contiennent des poliovirus «atténués», c’est à dire que même s’ils ont perdu leur capacité de rendre une personne malade, ils sont encore vivants. Une partie de ces virus vaccinaux terminent dans les selles puis dans l’environnement. Or, ces virus sont très résistants et peuvent par exemple survivre plusieurs années dans une rivière avant d’être à nouveau ingéré. Pendant ce temps, ces virus vaccinaux peuvent occasionnellement retrouver leur virulence initiale.

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Lire l'article sur Le Monde

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5 milliards de personnes privées de soins en 2030? L’OMS lance un appel pour éviter ce scénario

Dispensaire à Madagascar. | USAID

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) publie son «Monitoring 2019» sur la couverture maladie universelle ce dimanche 22 septembre, la veille d’une réunion dite «de haut niveau» à l’Assemblée générale des Nations unies. Ce rapport salue les progrès réalisés dans l’accès aux services de santé de base depuis l’an 2000. Il constate aussi un ralentissement depuis 2010, surtout dans les pays les plus pauvres, où de plus en plus de personnes doivent payer leurs soins eux-mêmes.

Pourquoi c’est urgent. Au rythme actuel, l’OMS évalue à cinq milliards le nombre de personnes qui seront privées d’accès aux soins de santé essentiels dans le monde en 2030. En investissant au moins 1% de leur PIB dans le secteur de la santé primaire, les Etats pourraient corriger le tir.

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Malgré les progrès, une femme enceinte ou un nouveau-né meurt toutes les 11 secondes dans le monde selon l'OMS

Une maman et son nouveau-né à Karenga (Ouganda)| Unicef / Zahara Abdul

L’OMS et l’Unicef publient, ce 19 septembre, les nouveaux chiffres de mortalité maternelle et infantile dans le monde. Depuis l’an 2000, la mortalité maternelle a diminué d’un tiers et celle des petits enfants de près de la moitié. Malgré les progrès enregistrés, les nouvelles estimations évaluent à 2,8 millions le nombre de femmes enceintes et de nouveau-nés qui meurent chaque année, soit un toutes les onze secondes.

Pourquoi c’est important. Le rapport révèle de grandes disparités au niveau mondial. Les femmes d'Afrique subsaharienne ont un taux de mortalité 50 fois plus élevé que dans le reste du monde. Leurs bébés ont un risque dix fois plus élevé de mourir durant le premier mois de vie que dans les pays dont le revenu est élevé. Ainsi, un enfant sur treize dans cette région du monde a perdu la vie avant son cinquième anniversaire. L’OMS estime que c’est quinze fois plus qu’en Europe.

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La lutte finale contre la polio à un tournant difficile, le nouveau vaccin faisant débat

Vaccination contre la polio en Inde | Wikkicommons/CDC

Alors que la polio n’est plus confinée que dans deux pays (le Pakistan et l’Afghanistan), la lutte finale contre cette maladie invalidante est à un tournant: le vaccin introduit il y a trois ans au niveau mondial montre certaines limites et pourrait induire une nouvelle révision de la stratégie global, explique un article important de STATnews.

Le problème. L’ancien vaccin abandonné il y a trois ans contenait une partie protégeant contre le poliovirus de type 2, déclaré en principe éradiqué en 2015. Ce vaccin pouvait induire des paralysies dans certains cas. Les autorités ont donc jugé non éthique de maintenir ce vaccin, pourtant très efficace. Or le poliovirus de type 2 semble avoir été retrouvé dans certaines parties de l’Afrique, plaçant l’OMS devant un dilemme : réutiliser l’ancien vaccin, avec son défaut majeur, ou continuer selon l’actuelle stratégie avec le nouveau vaccin. Des débats ont lieu en haut lieu.

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Lire l'article sur STATnews (EN)

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L'OMS alerte sur l'épidémie de rougeole, qui connaît trois fois plus de cas que l'an dernier

Entre janvier et fin juillet 2019, l’OMS a recensé trois fois plus de cas de rougeole que sur la même période de l’an dernier. En tout, 182 pays ont rapporté 364’808 cas, des résultats provisoires. Aux Etats-Unis, le nombre de personnes ayant contracté la rougeole atteint son niveau le plus élevé depuis 25 ans. Des épidémies majeures sont en cours en Angola, au Nigéria, au Kazakhstan, aux Philippines ou encore en Thaïlande.

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Il n’y a pas pénurie de vaccins Ebola en RDC, mais un acheminement difficile et une ambition limitée

Entre 700 et 1200 personnes se font vacciner quotidiennement en RDC.| Jérome Delay, Keystone

Tous les acteurs l’affirment: le vaccin expérimental rVSV ZEBOV est extrêmement efficace. C’est un élément central dans la stratégie de lutte contre la fièvre hémorragique Ebola, qui a tué plus de 1700 personnes depuis un an exactement, soit le début de l’épidémie en août 2018 en République démocratique du Congo (RDC).

Pourquoi on vous en parle. Depuis deux semaines, le comité d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et Médecin sans Frontières (MSF) alertent sur le manque de vaccins disponibles sur le terrain. Alors que 490'000 doses sont stockées aux Etats-Unis, moins de 10'000 sont accessibles en RDC.

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20 millions d'enfants seraient non vaccinés dans le monde selon l'OMS

Une enfant se fait vacciner contre la rougeole à Rio de Janeiro, au Brésil. | Leo Correa, Keystone

La diphtérie, le tétanos, la coqueluche ou encore la rougeole: ces maladies infectieuses n’ont pas dit leur dernier mot. En effet, plus d’un enfant sur 10 n’est pas vacciné dans le monde, ce qui représente 20 millions d’enfants, rapporte un communiqué publié mercredi par l’OMS. La couverture vaccinale pour les trois doses du vaccin DTP et d’une dose du vaccin contre la rougeole, pour cette tranche d’âge n’est ainsi que de 86%, contre les 95% requis pour atteindre l’immunité de groupe.

Pourquoi on en parle. Depuis 2010, le taux de vaccination stagne. Les statistiques montrent de grandes disparités selon les régions du monde. La majorité des enfants non vaccinés se trouvent dans des pays pauvres, en proie à des conflits.

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L’OMS se numérise pour mieux anticiper les défis sanitaires mondiaux

Dre Soumya Swaminathan dans son bureau de l'OMS | Heidi.news

Soumya Swaminathan, directrice de la nouvelle division scientifique de l’OMS, a présenté ce matin ses objectifs en matière de numérisation de l’OMS. Elle s’est exprimée à la Conférence mondiale des journalistes scientifiques, qui se tient du 1er au 5 juillet sur le campus de l’EPFL.

Pourquoi c’est important. L’OMS est très réactive sur le terrain en ce qui concerne les épidémies. Elle est moins proactive pour les maladies non transmissibles. L’agence onusienne désire améliorer ses capacités à anticiper les enjeux en matière de santé publique mondiale.

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«Notre nouvelle division scientifique va changer l’OMS en profondeur»

Dre Soumya Swaminathan dans son bureau de l'OMS | Heidi.news

La Dre Soumya Swaminathan, jusqu’ici directrice adjointe de l’Organisation mondiale de la santé, a pris en mars dernier la direction de la toute nouvelle division scientifique de l’agence onusienne.

Le contexte de l’interview. Avant son intervention jeudi à la World Conference of Science Journalism qui se tient à Lausanne, la Dre Soumya Swaminathan, première chief scientist de l’OMS, a reçu Heidi.news.

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L’épilepsie cause encore des ravages dans les pays pauvres, alerte l'OMS

Image d'illustration | Keystone

L’épilepsie est loin d’être correctement prise en charge partout dans le monde, affirme le premier rapport mondial de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) consacré à cette pathologie. La grande majorité des personnes atteintes d’épilepsie n’a pas accès à un traitement et se retrouve socialement stigmatisée et discriminée.

Pourquoi on vous en parle. L’épilepsie touche environ 50 millions de personnes à travers le monde, soit presque 1% de la population. Or 80% des personnes touchées résident dans des pays à revenu faible ou intermédiaire: les trois quarts d’entre-elles n’y ont pas accès.

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Epidémie d’Ebola: le vaccin est impuissant face à la violence en RDC

Enterrement de victimes d'Ebola, Butembo, RDC | Keystone

L’épidémie d’Ebola qui sévit depuis dix mois en République démocratique du Congo ne faiblit pas. Le cap des 2000 personnes infectées a été passé le 4 juin. Plus de 1350 sont décédées. L’Organisation mondiale de la santé qui pilote la réplique à cette épidémie a organisé une conférence de presse ce jeudi à Genève pour faire le point de la situation. Les spécialistes pointent un manque de moyens mais surtout une insécurité qui annihile les efforts déployés sur le terrain.

Pourquoi c’est inquiétant. Les attaques et les menaces contre les soignants sont fréquentes et mettent en péril la prise en charge des personnes contaminées, et des contacts.

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Le burn-out n'est toujours pas reconnu comme une maladie

Photo d'illustration | Keystone

Suite à une communication de l’Organisation mondiale de la santé, de nombreux médias ont annoncé le 27 mai que le burn-out serait désormais considéré comme une maladie à part entière. Pas du tout, a rectifié l’OMS le lendemain dans un communiqué. Le flou persiste donc autour de ce syndrome qui touche de plus en plus de personnes, toutes catégories socio-professionnelles confondues.

Pourquoi cette confusion. Lors de la 72e Assemblée mondiale de la santé, les Etats-membres ont adopté la onzième version de la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM-11). Le burn-out y apparaît bien. Mais il était déjà présent dans la version précédente (CIM-10) et il n’est mentionné que dans le chapitre «Autres facteurs influençant la santé».

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L'urgence des maladies non transmissibles ne fait pas réagir les gouvernements

Ouverture de la 72e Assemblée mondiale de la santé, Genève | Keystone

Première cause de mortalité dans le monde, les maladies non-transmissibles ne suscitent que peu de mobilisation, en terme de prévention et de lutte, de la part des gouvernements. En marge de la 72e Assemblée mondiale de la santé, qui s’est ouverte lundi à l’OMS à Genève, s’est tenue une réunion de suivi de la feuille de route établie par l’ONU pour contrer ce fléau. Mais une fois de plus, les avancées sont minimes, déplorent les ONG.

Pourquoi c’est regrettable. Souvent considérées comme des maladies des sociétés occidentales, ces pathologies chroniques sont désormais un fardeau sanitaires également pour les pays du Sud, quel que soit leur niveau de revenus. Elles sont responsables de trois morts sur cinq dans le monde, rappelle l’OMS.

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L'OMS déclare la guerre aux morsures de serpents venimeux, fléau des pays pauvres

Le taipan côtier est le principal responsable des décès liés aux serpents en Australie et en Papouasie Nouvelle-Guinée | Daniel J. Williams

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a lancé le 6 mai 2019 un plan d’action pour réduire les effets sanitaires des morsures de serpent (EN). Objectif: abaisser le nombre de personnes tuées ou handicapées par les venins de moitié d’ici 2030.

Pourquoi c’est important. Selon l’OMS, plus de cinq millions de personnes sont mordues chaque année par des serpents. Le bilan est lourd: entre 81 000 et 130 000 décès, et 400 000 personnes amputées ou handicapées. Le fléau touche principalement l’Asie du sud et l’Afrique sub-saharienne.