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«L’Europe est désormais l’épicentre de l’épidémie», et il n’est pas sûr que la Suisse s’y prenne bien

Tedros Ghebreyesus, directeur genéral de l'OMS | Keystone / Salvatore di Nolfi

Avec plus de cas déclarés que le reste du monde réuni, l’Europe «est désormais l’épicentre de l’épidémie» de Covid-19, a annoncé vendredi 13 mars l’OMS, par la voix de son directeur général Tedros Ghebreyesus. L’organisation a de nouveau insisté sur la nécessité de maintenir une réponse sanitaire globale, qui inclue une stratégie «agressive» de recherche et isolement des cas.

Pourquoi on vous en parle. Parce que la Confédération a renoncé aux efforts d’endiguement. En limitant le dépistage aux seules personnes vulnérables et aux cas les plus graves, la Suisse a décidé, depuis le 9 mars, de réorienter sa réponse sanitaire vers une détection et une prise en charge ciblée, combinée à des mesures de confinement et de distanciation sociale volontaires. Une stratégie hémiplégique, à en croire l’OMS.

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Coronavirus: l'OMS confirme (enfin) qu'il s'agit d'une pandémie

Le directeur général de l’OMS, Tedros Ghebreyesus, a annoncé en conférence de presse ce mercredi 11 mars que la situation actuelle est qualifiable de pandémie. L’organisation se déclare profondément préoccupée par les niveaux alarmants de propagation et de gravité du coronavirus, ainsi que par le manque d’engagement de certains pays. Durant les deux dernières semaines, le nombre de cas en dehors de la Chine a été multiplié par 13 et le nombre de pays affectés a triplé.

Qu’est ce que ça change. En théorie: rien. La pandémie n’est pas un concept de nature juridique, n’entraîne pas de procédure formelle et ne change pas l'évaluation de l'OMS sur la menace que représente le virus, qui est déjà à son maximum. En pratique, cette qualification se veut un appel à l’action, une incitation à activer et renforcer les mécanismes d'intervention d'urgence. Mais l’organisation insiste aussi pour que les pays les plus touchés maintiennent leurs efforts d’endiguement de l’épidémie, à l’heure où 81 pays n'ont encore signalé aucun cas et 57 autres déclarés 10 cas ou moins.

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Mondiale ou non, l'épidémie de coronavirus peut toujours être jugulée, jure l'OMS

Tedros Ghebreyesus, directeur de l'OMS | Keystone / Salvatore di Nolfi

Petit pas par petit pas. Alors que la barre des 100 pays vient d’être franchie, l’OMS a admis à demi-mot lundi 9 mars que l’épidémie de Covid-19 avait pris une ampleur mondiale. «Maintenant que le virus a pris pied dans un si grand nombre de pays, la menace de pandémie est devenue très réelle», a déclaré son directeur général Tedros Ghebreyesus. Mais l’organisation se refuse encore à qualifier Covid-19 de pandémie.

Pourquoi l’OMS temporise. Il n’existe plus de définition précise de la phase pandémique à l’OMS, et ses officiels se refusent à utiliser le terme de peur que les pays ne s’engouffrent dans la brèche et relâchent leurs efforts pour enrayer l’épidémie. Il faut dire que le terme est chargé et les enjeux, immenses. L’organisation préfère insister sur la possibilité, encore réelle à ses yeux, d’endiguer la vague mondiale.

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| | analyse

Être ou ne pas être une pandémie: ce qui se joue derrière ce simple mot

Shutterstock / Leremy

Pandémie ou pas pandémie de Covid-19? La question secoue la sphère médiatique, face au constat d’une progression rapide du virus dans plusieurs régions du monde. Mais l’OMS, qui fait logiquement référence en la matière, préfère ne pas utiliser le fameux «mot en P»… Qu’est-ce qui se cache derrière cette réticence et quels sont les enjeux pour la réponse sanitaire globale? Tentative de réponse en forme d’analyse.

Pourquoi on vous en parle. La question se pose face avec la flambée de cas que connaissent, après la Chine, des pays comme l’Italie, la Corée du sud, l’Iran ou, plus récemment, la France. L’ambivalence du terme «pandémie» ne facilite pas la lecture de la situation. Mais la réticence de l’OMS à employer le mot s’explique par au moins trois facteurs: la nécessité de favoriser une stratégie d’endiguement, celle d’éviter la panique et la volonté de tirer les leçons de la grippe H1N1.

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Covid-19: les dix conseils du bon docteur Tedros

Keystone / Salvatore Di Nolfi

Le front de l’épidémie de Covid-19 s’est étendu à sept nouveau pays en seulement 24 heures: Brésil, Géorgie, Grèce, Macédoine, Norvège, Pakistan et Roumanie. Au vu de la situation, l’OMS a relevé son évaluation du risque global à «très élevé» – le niveau maximal possible.

Pourquoi c’est important. Le message de l’OMS aux gouvernements est clair: on ne joue plus. Mais l’endiguement de l’épidémie nécessite aussi le concours de chacun, à l’échelle individuelle. A ce titre, le directeur général de l’OMS, Tedros Ghebreyesus – ou «Dr Tedros», comme tout le monde le surnomme – a pris sur lui de délivrer dix conseils:

| | interview

Covid-19: ni la Chine ni les Etats-Unis «ne respectent le règlement sanitaire international»

Pixabay / Peter Janssen

Suerie Moon est co-directrice du Global Health Centre du Graduate Institute à Genève. Cette spécialiste de la santé globale a donné mercredi 19 février une conférence sur la gestion de crise dans l’épidémie de Covid-19 à la Maison de la paix. L’occasion de prendre un peu de recul et de discuter des enseignements – et des défis – que pose cette crise sanitaire mondiale à la communauté internationale. Entretien.

Heidi.news – Vous avec beaucoup critiqué l’OMS pour sa gestion de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014. En quoi la situation a-t-elle changé?

Surie Moon – Beaucoup de gens ont été très critiques de la façon dont l’OMS a géré la crise d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Il y a un consensus pour estimer que l’organisation a mis beaucoup de temps à mobiliser une réponse et à tirer la sonnette d’alarme. Il y avait aussi une volonté, en particulier du gouvernement de Guinée, de minimiser la sévérité de la crise, jusqu’à l’été 2014 quand l’explosion de cas ne pouvait plus passer inaperçue.

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Covid-19: la Chine en passe de devenir un modèle pour la gestion de crise sanitaire

Bruce Aylward en conférence de presse, mardi 25 février, montrant un graphe sur le devenir des patients atteints de Covid-19.

La mission internationale envoyée par l’OMS en Chine vient de rentrer et a livré ses conclusions, mardi 25 février: «En trente ans de carrière, je n’ai jamais vu ça», a confié l’épidémiologiste canadien Bruce Aylward, qui dirigeait le comité de 13 experts internationaux chargés d’évaluer la réponse sanitaire du pays face à l’épidémie de Covid-19. Le niveau d’organisation et d’efficacité de la Chine a impressionné ce vétéran de l’humanitaire, ancien numéro deux de l’OMS, au point d’ériger la gestion de crise chinoise en modèle pour les autres pays.

Pourquoi c’est important. Les experts de l’OMS viennent de passer 9 jours en Chine, y compris au centre de l’épidémie, à Wuhan. Ils ont discuté avec les officiels et les médecins, visité des hôpitaux et des centres de gestion de crise, afin de se faire une idée précise de la réponse sanitaire mise en œuvre par la Chine. Bruce Aylward et ses collègues reviennent donc avec l’image la plus approfondie de l’épidémie à ce jour, et des contraintes rencontrées sur le terrain. Leurs conseils sont d’autant plus d’actualité en Suisse que le premier cas d’infection au coronavirus vient d’être déclaré.

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L’épidémie de Covid-19 «peut être endiguée» assure l’OMS, prenant exemple sur la Chine

Keystone / Salvatore di Nolfi

La pandémie menace, mais l’OMS n’en démord pas: l’heure est encore au confinement de l’épidémie. «Employer le mot ne serait pas conforme aux faits, tout en suscitant la peur», a estimé son directeur général, Tedros Ghebreyesus, ce 24 février en conférence de presse. La mission spéciale de l’OMS en Chine a fourni ses conclusions et estime que le pic épidémique est passé en Chine, preuve qu’elle peut encore être endiguée, selon l’organisation.

Pourquoi on vous en parle. L’épidémie de Covid-19 a pris un nouveau tour ces derniers jours, avec des soupçons de propagation incontrôlée en Asie (Corée du sud), Moyen-Orient (Iran) et en Europe (Italie). La subite flambée de cas en Italie du nord (219 cas, 5 décès confirmés) sème le trouble en Europe, et place la Suisse et les pays de l’UE sous pression. D’autant que les cas n’ont pour l’heure pas pu être retracés, laissant ouverte la possibilité de chaînes de transmission invisibles.

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Enfants du monde, élevez la voix: les océans montent et votre avenir prend l'eau

Des enfants jouent sur une plage au sud de Kiribati, un Etat insulaire du Pacifique centrale menacé par la montée des eaux. | Organisation mondiale de la santé

Les cinquante-quatre pages du rapport Quel avenir pour les enfants du monde? sont éloquentes: aucun pays ne protège de manière appropriée la santé des enfants, leur environnement et leur avenir. Rendu public mercredi 19 février, le document est l’œuvre de plus de 40 experts de la santé de l’enfant et de l’adolescent réunis au sein d’une commission ad hoc placée sous l’égide de l’OMS, de l’Unicef et du Lancet. Ceux-ci mettent en lumière la menace imminente que représentent la dégradation écologique, les changements climatiques et les pratiques commerciales abusives pour les adultes de demain.

Pourquoi il y a encore de l’espoir. La commission d’experts réclame un nouvel engagement mondial et veut intégrer les jeunes dans le processus de décision politique. Afin de guider les politiques publiques, les chercheurs ont créé un index de performance globale mesurant les conditions fondamentales permettant aux enfants de survivre et de s'épanouir aujourd’hui. Cet outil permet de comparer les pays et d’aider à planifier un sursaut jugé nécessaire.

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Covid-19: pourquoi le dernier bilan chinois est (plutôt) rassurant

Courbe épidémique de Covid-19. Voir ci-dessous pour le graphe détaillé | China CDC

Les autorités sanitaires chinoises viennent de publier, lundi 17 février, le premier bilan à grande échelle de l’épidémie de Covid-19. L’analyse, qui porte sur plus de 70'000 patients infectés ou probablement infectés par le nouveau coronavirus, est riche en enseignements sur la maladie et la progression de l’épidémie.

Pourquoi c’est intéressant. C’est la première fois que le Center for Disease Control (CDC) chinois est en mesure de présenter un bilan portant sur la quasi-totalité des cas de Covid-19. Il permet de se faire une bonne idée de la dynamique à l’œuvre et confirme l’idée d’une maladie peu létale mais extrêmement contagieuse, en dépit des mesures de confinement extrêmes prises par la Chine. Pour autant, il semble qu’un pic épidémique ait été atteint fin janvier.

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1716 médecins et soignants chinois ont été infectés par le nouveau coronavirus

Le directeur général de l’OMS, Tedros Ghebreyesus, a annoncé vendredi 14 février que l’épidémie de Covid-19 a affecté 1716 professionnels de santé en Chine. Six d’entre eux sont morts de la maladie, dont le Dr Li Wenliang, qui avait tenté d’alerter ses confrères sur la survenue d’une épidémie de nature inconnue à Wuhan dès le 30 décembre 2019.

Pourquoi c’est important. C’est la première fois que la Chine communique sur le nombre de médecins et de soignants affectés par Covid-19. Ces derniers sont en première ligne dans la bataille contre l’épidémie et le risque de contamination peut avoir un effet extrêmement démoralisant pour les troupes. L’OMS a annoncé investiguer pour mieux comprendre la dynamique et les causes de ces infections.

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Quels sont les pays pauvres en première ligne de l’épidémie de Covid-19?

Pixabay / Arek Socha

L’analyse des flux de voyageurs entre la Chine et les autres régions du monde aide à cibler les pays concernés par la propagation de l’épidémie de Covid-19, rapporte Nature. D’après un modèle de l’université de Southampton, la Thaïlande et l’Indonésie sont les plus à risque en Asie du Sud-Est. Sur le continent africain, des chercheurs de l’Inserm placent l’Egypte, l’Algérie et l’Afrique du sud en première ligne. Mais au regard de la situation politique et de l’état des systèmes de santé, ils se disent surtout préoccupés par sept pays africains, parmi lesquels le Nigeria, l’Ethiopie ou encore le Soudan.

Pourquoi c’est important. La propagation de l’épidémie à des pays incapables de mettre en œuvre une réponse sanitaire efficace est un sujet de préoccupation majeur à l’OMS, qui insiste sur la nécessité impérieuse de faire preuve de solidarité. La propagation de l’épidémie à un pays comme le Nigeria, extrêmement peuplé (190 millions d’habitants) et au système de santé fragile, serait par exemple une catastrophe de santé publique. Des tests diagnostiques et du matériel médical de base ont déjà été envoyés par l’OMS à une vingtaine de pays africains. À terme, le principal espoir pour enrayer l’épidémie repose sur le développement de vaccins.

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À lire sur Nature (EN)

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Covid-19: ce qu'il faut retenir du forum de recherche de l’OMS

Les Drs Sylvie Briand (en charge des infections) et Soumya Swaminathan (directrice scientifique), lors de la conférence de presse de l'OMS du 12 février 2020

Les 11 et 12 février se tenait à Genève un forum scientifique organisé par l’OMS afin de coordonner les efforts de recherche contre l’épidémie de Covid-19. Au rang des mesures les plus urgentes figurent le développement de tests diagnostiques rapides et la mise en place de protocoles de soins optimisés. L’OMS a également mis en avant deux pistes de traitements prometteurs.

Pourquoi on vous en parle. Les autorités du Hubei font état de grandes difficultés à diagnostiquer et prendre en charge les patients, au point que le gouvernement central chinois vient de reprendre la main sur la gestion de l’épidémie. La nécessité se fait jour de coordonner les efforts des scientifiques pour aider la Chine à faire face au nouveau coronavirus dans les zones les plus tendues, et préparer la réponse des pays les plus fragiles lorsque l’épidémie se propagera chez eux.

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Covid-19: le nouveau coronavirus a enfin son nom définitif

Fini le surnom provisoire, peu euphonique et fourre-tout, de 2019-nCoV. L’infection à nouveau coronavirus possède désormais un nom officiel et définitif, a annoncé le Dr Tedros Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, en conférence de presse aujourd’hui 11 février 2020. Ce sera: Covid-19.

Prononcé /kovid/, le nouveau label dérive de «COrona VIrus Disease», soit «maladie à coronavirus» dans la langue de Shakespeare. Ce modèle terminologique a d’ailleurs vocation à être employé pour toutes les futures épidémies de coronavirus.

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Coronavirus: le forum de l’OMS tentera d'établir les priorités scientifiques au niveau mondial

Keystone

L’OMS organise un forum mondial destiné à accélérer la recherche au niveau mondial afin de trouver des traitements et des vaccins contre la maladie responsable de plus de mille morts en Chine.

Les détails. «Il est essentiel d'exploiter le pouvoir de la science pour maîtriser cette épidémie», a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS. Afin d'accélérer l'information scientifique et la production de produits médicaux pour minimiser l'impact de l'épidémie de 2019-nCoV, l’OMS va réunir des scientifiques de premier plan, ainsi que des agences de santé publique, des ministères de la santé. La réunion devrait déboucher sur un programme de recherche mondial pour le nouveau coronavirus.

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