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Cette espèce de corneille évolue désormais «à rebours»

Image d'illustration | Flickr

Il y a quelques centaines de milliers d’années, un groupe d’oiseaux isolés par des glaciers évoluait vers une nouvelle espèce: la corneille d’Alaska. Or dans la revue Molecular Ecology, des biologistes constatent qu'elle revient peu à peu à ses caractéristiques d’origine en s’hybridant avec sa cousine, la corneille d’Amérique, raconte Gizmodo.

Pourquoi c’est surprenant. Le phénomène montre que la spéciation (le fait d’évoluer en une espèce à part) n’est pas un processus à sens unique. Cette découverte interroge aussi le concept d’espèce, parfois plus large que ce que nous imaginons.

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A lire dans Gizmodo

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Cette pie-grièche révèle l'utilisation trop intensive des terres agricoles en Suisse

Pie-grièche écorcheur | Patrick Donini

Il est des palmarès qui veulent dire bien plus que ce qu’on en lit au premier abord: la pie-grièche écorcheur a été élue «Oiseau de l’année 2020» par l’association BirdLife Suisse. La lauréate n’a probablement pas encore appris la bonne nouvelle, car en ce moment, cet oiseau facilement reconnaissable à son bandeau noir, sa tête grise et son dos couleur rouille est dans les savanes de l'Afrique de l'Est et du Sud, où il profite de l’abondance d'insectes.

Pourquoi elle. Pour bien vivre, la pie-grièche écorcheur a besoin de buissons épineux pour nicher et de prairies maigres où vrombissent beaucoup d’insectes pour se nourrir. Autant que possible, ces éléments doivent être présents en quantité suffisante dans le paysage. La pie-grièche écorcheur est donc une bonne ambassadrice de l'infrastructure écologique et d'une agriculture respectueuse de la nature. Or en Suisse, en raison de l'utilisation très intensive des terres agricoles, les populations de ce volatil starifié aujourd’hui ont diminué de moitié au cours des 30 dernières années.

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L'araponga blanc, l'oiseau au cri le plus puissant au monde

L'araponga blanc, l'oiseau au cri le plus puissant au monde | Anselmo d’Affonseca

Avec un chant à faire dresser les cheveux des ornithologues les plus aguerris, l’araponga blanc mâle, un oiseau endémique de la forêt amazonienne, serait le volatile au cri le plus puissant au monde, selon une étude publiée lundi 21 octobre dans Current Biology et repérée par le New York Times.

Pourquoi c’est impressionnant. 125 décibels, soit le niveau sonore d’un marteau-piqueur. C’est le record mesuré chez ce petit passereau. De quoi impressionner les femelles au bec desquelles les mâles viennent chanter aussi fortement leur passion? Pas si sûr. Selon les auteurs, aucune de ces bruyantes parades ne s’est conclue par une copulation.

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Lire l'article dans le New York Times

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Des chants d'oiseaux implantés artificiellement dans leur mémoire

Un diamant mandarin, passereau sur lequel l'expérience a été mené |Image d'illustration, Minka2507 / Pixabay

Stimuler le cerveau d’oiseaux pour leur apprendre un nouveau chant: c’est la prouesse que vient de réaliser une équipe du centre médical de l’Université du Texas et qui est publiée ce jeudi 4 octobre dans Science.

Pourquoi on vous en parle. L’apprentissage du langage, ou du chant, ici chez les oiseaux, est un mécanisme complexe basé sur l’écoute des congénères adultes, la mémorisation et l’imitation. Cependant, les mécanismes neuronaux associés à ces différentes étapes restent mal connues dans le détail.

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Depuis les années 1970, les populations d'oiseaux nord-américaines se sont effondrées

Bruant Hudsonien | Skeeze / Pixabay

Près de 3 milliards d’oiseaux en moins en 50 ans. C’est le constat amère établi pour l’Amérique du Nord par une étude publiée dans Science et détaillée par le Scientific American. Comparée aux populations de 1970, cela représente une perte sèche de 29%.

Pourquoi on vous en parle. Le dernier rapport de l’IPBES indiquait déjà qu’un peu plus de 20% des espèces aviaires sont menacées à des degrés divers. Cette nouvelle estimation, au niveau du nombre d’individu, donne une nouvelle idée de l’ampleur que prend cette disparition. Parmi les plus touchés, les oiseaux de campagnes, victimes de la perte d’habitat et de l’utilisation des pesticides.

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Un insecticide néonicotinoïde menace des oiseaux migrateurs

Bruant à couronne blanche, l'oiseau sur lequel a porté cette étude | Margaret Eng

Perte de poids, retard dans la migration… Des oiseaux migrateurs américains seraient victimes de l’imidaclopride, un insecticide néonicotinoïde, révèle une étude publiée ce jeudi dans Science, qui met en lumière les risques posés par ces substances pour la faune aviaire.

Pourquoi c’est important. Les insecticides employés dans l’agriculture et contenant des néonicotinoïdes, utilisés de façon globale depuis le milieu des années 1990, sont régulièrement pointés du doigt pour leur impact potentiel sur la biodiversité. C’était notamment le cas d’une série de méta-analyses publiées entre 2015 et 2017 dans Environmental Science and Pollution Research, qui se concentrait sur les vertébrés et les invertébrés. Cependant, la nature exacte de cet impact reste encore à préciser espèce par espèce.

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Pourquoi les manchots s'appellent-ils «penguins» en anglais alors qu'ils sont très différents des pingouins?

Sarah Sermondadaz, journaliste scientifique, répond à la question.

Manchots royaux | Biodiversity Heritage Library

Notre erreur de traduction. On pense maîtriser la langue et savoir appeler un chat, un chat, et un beau jour, patatras! Heidi.news a traduit penguin (en anglais) par pingouin dans la newsletter quotidienne du Point du Jour, alors que les deux mots, quoique très proches dans leur étymologie, désignent des espèces très différentes. D’où vient cet écart pour le moins confondant? Pourquoi l’anglais diffère-t-il tant du français?

La réponse de Sarah Sermondadaz, journaliste scientifique

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Un oiseau de 99 millions d'années et au doigt étonnamment long découvert dans de l'ambre birman

Les paléontologues chinois pensent qu'Elektorornis, une nouvelle espèce d'oiseau fossile, utilisait son doigt étonnamment long pour récupérer des larves dans les troncs d'arbres. | Zhongda Zhang

Elektorornis, un petit oiseau âgé de 99 millions d’années, vient d‘être découvert par une équipe chinoise dans un morceau d’ambre birman. Sa particularité? La longueur peu commune de son doigt central.

Pourquoi c’est étonnant. Un doigt aussi fin et long est unique chez les oiseaux, fossiles ou actuels. Il faut aller chercher chez un lémur, l’aye-aye, pour trouver une morphologie similaire. Le petit primate utilise son doigt pour attraper des larves et des insectes dans les troncs d’arbres. Les paléontologues chinois pensent qu’Elektorornis en faisait de même.

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Lire l'article dans The Guardian

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Un oiseau d'une demi-tonne peuplait déjà l'Europe lors de l'arrivée des premiers hommes

Pachystruthio dmanisensis pesait environ 450 kg, et peuplait la Crimée il y a plus de 1,5 million d'années (Image d'illustration) | Andrey Atuchin

Avec un poids s’élevant de 90 à 150 kg, l’autruche est considérée comme un poids lourd chez les oiseaux. Et pourtant, il y avait jadis plus gros, bien plus gros: Pachystruthio dmanisensis, un géant de 450 kg et bon coureur retrouvé en Crimée par une équipe de paléontologues.

Pourquoi c’est surprenant. Ce n’est pas tout : selon eux, l’oiseau peuplait l’Europe de l’est il y a plus de 1,5 million d’années, et a donc co-existé sur le continent européen avec des ancêtres de l’homme moderne! Les chercheurs ignorent encore si d’un point de vue évolutif, cette espèce est plus proche des autruches actuelles que des autres oiseaux.

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Dispute autour de l'origine de la couleur des œufs d'oiseaux et de dinosaures

L'origine de la couleur des œufs d'oiseaux fait l'objet d'un fort débat scientifique | Pixabay

Fin 2018, une étude publiée dans Nature soutenait l’hypothèse d’une origine unique pour la couleur des œufs des oiseaux et des dinosaures présentant le plus fort degré de parenté avec eux, les eumaniraptoriens. Ce mercredi, toujours dans Nature, deux biologistes de l’université de Gand, en Belgique, réfutent les conclusions de cette étude.

Pourquoi on vous en parle. La couleur des œufs a un fort intérêt écologique chez les oiseaux, du camouflage à la reconnaissance par les parents. La possibilité que certains dinosaures aient pu avoir des œufs colorés serait donc une information importante sur leur mode de vie.

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Une épidémie menace l’un des oiseaux emblématiques de Nouvelle-Zélande

Le Kakapo, plus grand perroquet du monde, est également un des oiseaux les plus menacés | Jake Osborne / Department of Conservation (NZ)

Une infection fongique, l’aspergillose, se répand au sein de la population de kakapos, le plus gros perroquet du monde, endémique en Nouvelle-Zélande, raconte Sciences et Avenir.

Pourquoi c’est grave. Le kakapo est une espèce menacée d’extinction dont on ne compte plus qu’une centaine d’individus matures. Or 36 spécimens ont dû être hospitalisés. Cinq poussins et deux adultes sont morts depuis le 18 avril.

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An exquisite french meal brings a famous songbird close to extinction

The ortolan bunting is a famous songbird | Pierre Dalous, Wikipedia

A large scale study reveals a massive population decline of ortolan bunting, due to traditional hunting mainly in France. The study led by the Institute for Ecology and Evolution of the University of Bern, partnered with an international science team, studied the migration and demographic of the famous songbird (Emberiza hortulana).

Why this is important. The species is near extinction in Northern and Western Europe – in Switzerland the number dwindled to less than twenty. In France the songbird is considered a delicacy and despite its banishment from restaurant’s menus in 1999, its hunting never stopped. Around 30’000 birds are killed every summer in the southwest of France. In December 2016, the European Commission indicted France before the European Court of Justice for breaching the regulations of the Birds Directive.

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En Suisse, BirdLife incite les citadins à compter les oiseaux

Mésange bleue | Creative Commons/Luciano 95

L’association BirdLife veut faire découvrir aux Suisses les oiseaux qui vivent dans leur région. L’opération «Oiseaux de nos jardins», qui aura lieu du 3 au 5 mai, les incite à s’installer à l’extérieur pendant une heure, et à compter les différentes espèces observées. Les participants peuvent ensuite envoyer les résultats de leurs observations à BirdLife, via un formulaire en ligne ou une application.

L’enjeu. L’action cherche à mettre en avant l’importance des arbres, buissons et plantes indigènes dans les jardins, nécessaires aux oiseaux pour trouver de la nourriture et des lieux de nidification. Contrairement aux espaces pleins de plantes exotiques et aux pelouses uniformes, un aménagement naturel favorise une plus grande variété d’espèces animales.

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Le site de l'opération «Oiseaux de nos jardins»