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Energy Observer, premier navire à hydrogène autonome en énergie, entame son tour du monde

Le navire à quai à Saint Malo, le 13 février 2020 | Sarah Sermondadaz

Depuis sa mise à l’eau 2017, le catamaran Energy Observer a vu du pays: il a parcouru plus de 30’000 km. En 2019, il a mis le cap sur l’océan Arctique, direction le Spitzberg, tout cela sans consommer de carburant fossile grâce à ses panneaux solaires et ses systèmes à hydrogène. A quai à Saint-Malo, le bateau a subi de nouvelles améliorations techniques, et doit repartir ce 22 février à 16h30 pour un tour du monde. Heidi.news a eu l’occasion de visiter ce concentré de technologies quelques jours avant le grand départ.

Pourquoi c’est intéressant. Au-delà de la première d’un catamaran ambitionnant d’être autonome en énergie, le navire se présente comme un laboratoire flottant. Tout l’enjeu est de tester, grâce à de nombreux partenariats, des technologies, soit développées sur mesure, soit déjà disponibles sur le marché, et de voir si elles se prêtent bien au contexte naval pour y être généralisées. La CGA-CGM, l’un des plus grands armateurs de porte-conteneurs français, ne s’y est pas trompée, et a signé un partenariat avec Energy Observer le 10 février dernier pour développer des solutions de propulsion propres.

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La carapace des crabes se dissout à cause de l'acidité du Pacifique

DR

Selon une étude publiée dans Science of the total environment, l'océan Pacifique devient de plus en plus acide. Une situation directement liée aux émissions de CO2 en hausse. Lors des deux derniers siècles, il est estimé que les océans se sont acidifiés d’environ 30%, rappelle Géo.

Pourquoi on en parle. Parmi les conséquences direct: les crabes de Dungeness (Metacarcinus magister) vivant sur la côte ouest des Etats-Unis, très prisés pour leur chair, en font les frais. Les scientifiques ont observé une dissolution de leur carapace.

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A lire dans Géo

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Une poche d'eau chaude entraîne la mort d'un million d'oiseaux dans l'océan Pacifique

Image d'illustration | Oregon State University

Il s’agissait au départ de deux phénomènes a priori séparés: d’une part, des zones de l’océan Pacifique jusqu’à 6°C plus chaudes que la moyenne, et d’autre part, des quantités d’oiseaux morts (des guillemots) charriés sur les rivages de la côte américaine: 62’000 ont été dénombrés. Des chercheurs font désormais un lien clair entre les deux: au total, un million d’oiseaux seraient morts de faim à cause de la canicule marine, qui aurait dépeuplé ces zones de l’océan de nombreuses espèces de poissons, raconte le Guardian.

Pourquoi on en parle. Ces poches d’eau plus chaude, et leurs effets dévastateurs sur la faune et la flore marine — on a aussi observé des moments d’efflorescence d’algues toxiques le long des côtes américaines — sont la conséquence du changement climatique. Et en particulier d’une vague de chaleur océanique déclenchée par un épisode El Niño de forte ampleur en 2015, qui a résulté en une augmentation durable de la température de certaines zones océaniques.

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Lire l'article du Guardian

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En s'accélérant, l'élévation du niveau des mers a été de 4,8 mm sur ces cinq dernières années

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La vie secrète du plancton, révélée par les expéditions Tara Oceans

Fondation Tara Oceans

Les expéditions de Tara Oceans n’en finissent plus de documenter l’écologie des océans. Dans leurs dernières productions scientifiques, elles construisent une encyclopédie génétique et morphologique du plancton à travers le globe, qui permet d’extrapoler l’évolution de ces écosystèmes en réponse au changement climatique. Une modélisation qui souligne, une fois de plus, la grande fragilité des zones polaires et renforce l’argumentaire scientifique en faveur de politiques environnementales plus ambitieuses à la veille de la COP25.

Pourquoi c’est important. Le plancton, et les innombrables bactéries, virus, microalgues et autres microorganismes qui le constituent, forment la base de la chaîne alimentaire océanique. Mais c’est aussi un acteur essentiel des cycles géochimiques. Comprendre et prédire les changements qui l’impactent est crucial dans une démarche d’anticipation des bouleversements climatiques globaux.

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Traque aux hippocampes pygmées sur les réseaux sociaux

Photo: Jlarouche CC

Des chercheurs ont sollicité des photographes marins et des plongeurs. Ils ont passé au crible les photos postées sur les réseaux sociaux. Et c'est en partie ainsi que ces scientifiques de l'université Tunghai à Taïwan ont confirmé la présence dans l'île de cinq espèces d'hippocampes pygmées, les plus petits représentants de ces animaux.

Leur taille maximale est 2,7 cm et ils vivent dans des coraux dont ils prennent la couleur et l’apparence. Un article à lire sur Mongabay.

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Mongabay

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L'ampleur de la montée des eaux d'ici 2050 aurait été sous-évaluée

NYT Graphics

D’ici 2050, la montée des eaux pourrait affecter trois fois plus de personnes que prévu, et effacer de la carte du monde des villes entières, en particulier en Asie. C’est ce que révèle une étude parue dans Nature Communications, que le New York Times a illustrée en cartes. Une large partie du Vietnam disparaîtrait, Bangkok serait engloutie dans le golfe de Thaïlande, de même que Mumbai en Inde, Alexandrie en Egypte, ou Basra, deuxième plus grande ville d’Irak. L’étude a été produite par Climate Central, ONG américaine.

Pourquoi c’est important. La submersion de villes comme Alexandrie pourrait faire disparaître à jamais une part de notre patrimoine archéologique. Mais cette question n’est pas seulement territoriale: de par les déplacements humains occasionnés, elle est aussi politique et humanitaire. Cela pourrait nourrir les tensions sociales, voire géopolitiques.

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Lire l'article et visualiser les cartes du New York Times

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La réouverture de zones de pêche menace les populations de baleines franches au large des Etats-Unis

FWC Fish and Wildlife Research Institute/Creative Commons

Washington a décidé de rouvrir une large zone de pêche au large de Boston. Or, les filets utilisés, qui sont disposés de façon verticale, menacent aussi directement les populations de baleines franches, déjà en déclin. Dans une plainte inédite, des scientifiques dénoncent le travestissement de leurs travaux dans le rapport qui a justifié cette décision, raconte le Boston Globe.

Pourquoi c’est important. Il ne subsiste que 400 baleines franches atlantiques (Eubalaena glacialis). Depuis 2010, un cinquième des individus ont péri dans des filets ou ont été percutés par des chalutiers.

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Lire l'article publié par le Boston Globe

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Rapport du Giec: plus de 650 milliards de tonnes de glace fondent chaque année

Morceaux d'icebergs près du fjord d'Ammassalik, au Groenland | Ray Swi-hymn/Flickr/Creative Commons

Les négociations auront nécessité une prolongation jusqu’au 24 septembre à midi. C’est maintenant chose faite, le rapport spécial sur les océans et la cryosphère du Giec a été adopté par les représentants de 195 pays. Y sont présentées les principales conséquences sur l’environnement et les sociétés humaines des changements physiques et chimiques induits sur les océans, les glaciers et les pôles par la hausse de la concentration en CO2 dans l’atmosphère.

Pourquoi c’est important. Dès les premières lignes, les auteurs rappellent la gravité de la situation: tous les humains dépendent de la mer et de la cryosphère (c’est-à-dire les zones où l’eau est gelée: glaciers, calottes glaciaires…). Que ce soit pour l’approvisionnement en eau potable, la pêche ou le tourisme, tous verront leur quotidien affecté par l’état des océans et des glaciers. Il faut aussi prendre en compte les quelque 1,4 milliards d’habitants des régions côtières, insulaires, polaires ou en haute altitude et qui se retrouvent, de fait, en première ligne lorsque ces environnements se détériorent et se déséquilibrent. A l’horizon 2050, ils seront proches de 2 milliards, d’après le rapport.

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Le rapport du GIEC sur les océans et la cryosphère veut souligner l'urgence d'agir

Icebergs au Groenland | Felipe Dana / Keystone

Ce mercredi 25 septembre est publié le nouveau rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), consacré aux interactions entre le climat, les océans, les pôles et les glaciers. Ce document arrive moins de deux mois après le précédent consacré à l’exploitation des sols, et un an après celui dédié à l’impact d’une élévation des températures de 1,5°C. Discuté depuis le 20 septembre à Monaco, en parallèle du sommet onusien pour le climat à New York, il est le fruit de deux ans et demi d’efforts.

Pourquoi c’est important. L’année 2019 restera marquée par les actions contre la crise climatique, laissant entrevoir enfin une réelle prise de conscience de la situation. D’après les quelques passages du nouveau rapport du GIEC qu’a fait fuiter l’AFP fin août, ce sursaut arrive alors que la fonte des glaciers s’accélère au point que plusieurs d’entre eux ont déjà disparu. En conséquence directe, le niveau des océans s’élève plus vite que prévu: 280 millions de personnes vivant sur les côtes ou des îles pourraient à terme se voir contraintes de fuir les eaux montantes.

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Les baleines aussi auraient des accents qui trahissent d'où elles viennent

Baleine à bosse (image d'illustration) | Michael Dawes/Flickr/Creative Commons

Les chants des baleines à bosse fluctuent en fonction des lieux qu’elles parcourent, ont découvert des chercheurs britanniques. Ce trait culturel, transmis entre cétacés, s’apparente aux phénomènes de mode dans la pop-culture que connaît bien notre espèce, raconte le New Scientist.

Pourquoi c’est intéressant. L’article propose d’écouter les différentes variations des chants, enregistrées par les chercheurs. Selon eux, ce répertoire musical s’enrichit au fil des rencontres, sur les routes migratoires ou sur les zones d’alimentation, avec des baleines venues d’autres régions.

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Lire l'article publié dans le New Scientist (EN)

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With fate of high seas at stake, governments progress toward a treaty

Liz Karan directs The Pew Charitable Trusts’ work to protect ocean life on the high seas.

By now it’s no secret that our ocean is under assault from multiple threats. Just this spring a United Nations body (the International Platform on Biodiversity and Ecosystem Services IPBES) released a report on the global state of nature, and it paints a bleak picture of habitat degradation and species loss.

  • Industrial fishing fleets are active in more than half of the ocean area, and over one-third of fish stocks are overexploited.

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L'exploitation minière des fonds marins est attractive mais risquée pour l'environnement

Recouvrant les fonds abyssaux, les nodules polymétalliques forment l'environnement naturel de nombreuses espèces | UK's National Oceanography Centre

Faut-il exploiter les ressources minières des fonds marins? La question était débattue à l’occasion de la Conférence Internationale des Journalistes Scientifiques, qui se tient du 1 au 5 juillet à Lausanne.

Pourquoi on en parle. Envisagée depuis les années 1970, l’exploitation minière des abysses intéresse de nouveau les industriels. En cause, la hausse du cours des métaux et les progrès technologiques récents qui rendent l’exploitation non seulement attractive, mais possible.

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Palau révise son sanctuaire marin pour ne pas fâcher le Japon

Dans l'archipel de Palau | Charly W. Karl - Creative Commons

De la difficulté à réconcilier les généreux donateurs avec la protection de l’environnement. L’état insulaire de Palau, dans le Pacifique, avait décidé de fermer à la pêche 80% de sa zone d’exclusivité économique, pour créer une aire de protection marine d’environ 475 000 km2, et une zone de pêche industrielle réservée aux chalutiers de Palau. C’était compter sans l’appétit du Japon, un important bailleur de fonds de ce micro-état.

Pour ne pas fâcher Tokyo, Palau vient de modifier son plan, six mois avant son entrée en vigueur: vingt navires japonais de la région d’Okinawa seront finalement autorisés à pêcher.

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Bactérie, algue et limace, un couple à trois pour la survie

La limace E.rufescens se nourrissant d'une algue Bryopsis sp. | Institute of Marine and Environmental Technology,

Une équipe américaine montre comment une algue, une limace de mer et une bactérie vivent en symbiose.

Pourquoi on vous en parle. La symbiose est un mode de coopération fréquent dans les écosystèmes. Le processus tripartite décrit cette semaine dans Science est inhébituel, avec une bactérie inconnue jusqu’à présent qui produit des molécules chimiques pour le compte de ses partenaires.